Catégorie : Actualité

  • Joëlle MOREL : l’Europe du quotidien

    Joëlle MOREL : l’Europe du quotidien

     » Élue au Commerce, développement économique et emploi, mes actions dans le 11e s’appuient sur les valeurs défendues par les député·es Européens Écologistes .

    Depuis le COVID et les dérèglements climatiques les prix et le coût de la vie ont explosé. Les coûts des énergies et nos factures augmentent et de plus en plus de personnes sont menacées par la pauvreté.

    L’Union européenne est à l’initiative de nombreuses lois en vigueur relatives à l’emploi : amélioration des conditions de travail, temps de travail maximal, protection contre les discriminations, droits en matière de maternité et de paternité dans toute l’Europe. Il faut continuer nos combats ! « 

    Avec les élu·es européens nous continuerons à nous battre pour que chacun·e puisse mener une vie digne. Ceci nécessite une fiscalité juste et de s’éloigner de l’ancien modèle économique qui empêche d’investir dans les services publics, les biens communs nécessaires pour assurer les droits fondamentaux des citoyen·ne·s.

    Nous nous battons pour une Europe Sociale : pour un revenu minimum à l’échelle de l’UE afin de garantir que chaque Européen·ne puisse vivre correctement. Un revenu minimum permettrait de faire face à la crise du coût de la vie d’une manière équitable, et de faire en sorte que chaque citoyen·ne de l’UE puisse se loger, acheter des aliments sains, poursuivre ses études, bénéficier d’un accès garanti aux soins de santé et, ce qui est de plus en plus difficile aujourd’hui, payer ses factures d’énergie.

    Une première directive a été votée. Cela signifie, concrètement, une augmentation de salaire de 20% pour 25 millions de travailleurs et de travailleuses en Europe. La directive qui le prévoit permettra d’augmenter le salaire minimum dans deux tiers des États membres. C’est une manière très directe pour l’Union européenne de lutter contre la pauvreté, d’augmenter les salaires des plus précaires en particulier pour les travailleuses et travailleurs qui sont lié·es par des contrats zéro heures ou exercent des emplois précaires en tant que travailleuses et travailleurs de plateforme.

    Le parlement grâce aux actions des élu·es écologistes a défendu fermement les travailleurs et les travailleuses des plateformes. Grâce à une nouvelle directive, ils et elles auront les mêmes droits que les autres : droit à des congés payés et le salaire minimum leur sera garanti.

    Nous luttons aussi pour la santé et la sécurité de 170 millions de travailleurs et de travailleuses dans l’Union européenne. Trop d’accidents du travail et trop de décès, de maladies professionnelles sont encore dénombrés, en particulier les cancers liés au travail.  Saviez-vous que, dans l’Union européenne, 88 000 personnes meurent encore chaque année de leur exposition antérieure à l’amiante ?  Les députés écologistes ont réussi à convaincre le Parlement européen de réclamer une Union européenne débarrassée de l’amiante. Maintenant, il faut que les gouvernements l’acceptent !

    C’est par ce que je partage cette volonté de développer les emplois d’avenir : ceux liés à la transition vers une économie verte, à l’inclusion sociale, aux commerces de proximité indépendants qui favorisent les circuits courts et le bio , à l’agriculture locale, à l’économie circulaire , aux énergies renouvelables   que j’aspire à la construction d’une Europe inclusive, sobre, solidaire et innovante

    Enfin les inégalités salariales entre hommes et femmes sont encore trop importantes en Europe.  Les femmes courent presque deux fois plus le risque de dépendre du salaire minimum que les hommes. À emploi équivalent, ceux-ci gagnent toujours 13% de plus que les femmes. En France cet écart est de 24,4%. L’Europe doit se renouveler en adoptant un tournant résolument féministe ! Brisons le plafond de verre ! Ce sera l’occasion de participer aux Circuits de l’emploi, de réfléchir sur notre rapport au travail qui est bouleversé depuis le COVID : nouveaux rythmes, développement du télétravail, absentéisme, démissions en augmentation… Y a-t-il une perte de sens au travail ? Et où en sont les métiers dits invisibles, tant applaudis pendant la période de confinement ?  Ce sera aussi l’occasion de rencontrer les professionnel.le.s de l’emploi, qui vous accueilleront tout particulièrement lors du Kiosque Infos Emploi et du Forum Emploi.

    Les élections européennes auront lieu le 9 juin !

    Nous voulons construire une Europe qui protège

    Avec Marie TOUSSAINT, tête de liste des Écologistes, et toute son équipe,  nous continuerons à travailler pour la Paix et la Sécurité, pour développer les Solidarités, pour lutter contre les changements climatiques, développer une alimentation saine, pour préserver les Services publics et l’Emploi local et mettre fin aux paradis fiscaux.

    Les Écologistes comptent sur vous pour affirmer l’enracinement des valeurs et des combats écologistes tant au Parlement Européen que dans nos quartiers

  • David BELLIARD : l’Europe du quotidien

    David BELLIARD : l’Europe du quotidien

    Tous les jours, nous transformons Paris. Rue par rue, place par place, nous cherchons à réduire la place de la voiture pour changer nos manières de nous déplacer et récupérer de l’espace. Avec un objectif : planter et végétaliser chaque fois que nous le pouvons, pour rafraichir notre ville en période de très fortes chaleurs. Pour réussir cette petite révolution “en bas de chez soi”, nous avons besoin d’une Europe verte puissante et déterminée. Parce que c’est au niveau de l’Europe que les normes pour des véhicules plus propres sont décidées. Pour que ces normes soient les plus ambitieuses possibles, il faut des élu·es qui résistent aux lobby. Les écologistes ont largement montré leur solidité et leur probité.

    Parce que c’est au niveau européen que se font les choix, d’investissement encore et encore dans l’automobile, ou investissement dans le secteur du vélo par exemple ou dans les transports en commun.

    Parce que c’est là aussi que l’Europe peut nous aider à agir, dans la mise en place de zone à trafic limitée ou dans la prévention des angles morts, qui continuent à tuer sur nos routes. Bref, du local au global, votons le 9 juin pour une Europe verte et écolo, pour nous aider à transformer Paris !

    Les élections européennes auront lieu le 9 juin !

    Nous voulons construire une Europe qui protège

    Avec Marie TOUSSAINT, tête de liste des Écologistes, et toute son équipe,  nous continuerons à travailler pour la Paix et la Sécurité, pour développer les Solidarités, pour lutter contre les changements climatiques, développer une alimentation saine, pour préserver les Services publics et l’Emploi local et mettre fin aux paradis fiscaux.

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  • Alexandre VISCONTINI : l’Europe du quotidien

    Alexandre VISCONTINI : l’Europe du quotidien

    Pour développer le réemploi, la seconde vie des objets, la réparation, l’économie circulaire, nous devons agir à la fois localement et au niveau européen ! Et c’est ce que les élu·es écologistes font au quotidien, pour améliorer la vie de tous les jours et préserver les ressources de la planète.

    Ainsi, au niveau européen, le Parlement a adopté récemment plusieurs textes qui vont dans ce sens :  

    – En mars 2024,le Parlement européen a adopté sa position sur la révision de la directive-cadre relative aux déchets : il souhaite réduire les déchets d’au moins 20 % dans la transformation et la fabrication des aliments et d’au moins 40 % dans le commerce de détail, les restaurants, les services alimentaires et les ménages.

    – En avril, le Parlement a adopté un projet de directive sur le « droit à la réparation pour les consommateurs », un projet de règlement sur l’écoconception, et un règlement en faveur d’emballages plus durable, visant à lutter contre l’augmentation des déchets et à encourager l’économie circulaire.

    Au niveau local, dans le 11e aussi nous agissons :

    – Pour réduire nos déchets alimentaires qui partent actuellement à l’incinération, en proposant de les collecter dans les nouvelles bornes Trilib (infos en cliquant ici)

    – Pour faire durer nos objets plus longtemps, en soutenant les initiatives de réparation : rdv le 29 juin en face du square Gardette pour une opération Repar’Onze pendant laquelle vous pourrez apprendre à réparer vous-mêmes vos objets ;

    – Pour développer une économie circulaire, en organisant des coopérations entre acteurs économiques du territoire, afin que les déchets des uns deviennent les ressources des autres, et en mutualisant certains services pour limiter leur impact carbone : c’est l’objet du Réseau économie circulaire, dont la dernière rencontre a permis à une 50aine d’acteurs d’échanger sur ces enjeux le 26 avril dernier : Reseau des entreprises engagées économie circulaire Paris11 (@reseau_eco_circulaire_paris11) • Photos et vidéos Instagram Alors le 9 juin, pour une Europe qui s’engage pour la réduction des déchets et le réemploi, votez Les Écologistes.

    Les élections européennes auront lieu le 9 juin !

    Nous voulons construire une Europe qui protège

    Avec Marie TOUSSAINT, tête de liste des Écologistes, et toute son équipe,  nous continuerons à travailler pour la Paix et la Sécurité, pour développer les Solidarités, pour lutter contre les changements climatiques, développer une alimentation saine, pour préserver les Services publics et l’Emploi local et mettre fin aux paradis fiscaux.

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  • Juliette CAULIER : « il n’est jamais trop tard …… »

    Juliette CAULIER : « il n’est jamais trop tard …… »

    Juliette CAULIER

    La naissance de mon projet entrepreneurial 

    J’ai souhaité commencer cet article en entrant directement dans le vif du sujet : ce qui m’a menée à ouvrir une boutique de mode seconde main sous la forme d’un dépôt-vente.

    Après une enfance partagée entre la région Parisienne, l’Argentine et la Normandie, je poursuis mes études secondaires à Nancy dans une école de commerce. Ces études débouchent sur un stage chez Coca-Cola, entreprise que je quitterai finalement 10 ans plus tard pour des raisons que nous verrons dans la suite dans cet article.

    C’est donc après 10 ans de bons et loyaux services au sein de ce géant de l’agroalimentaire, entre Paris et Londres, navigant dans les différents métiers du marketing, que je décide de voguer vers des horizons pas très lointains puisque je démarre un CDD de 9 mois au sein du groupe Meta en charge des partenariats et de l’événementiel.

    Carrière toute tracée, route qui mène à un confort financier évident, c’est à l’issue de ces (presque) 11 ans au sein de grands groupes internationaux que je décide de tout plaquer pour ouvrir un dépôt-vente à Paris.

    Ce n’est pas l’envie d’entreprendre absolument qui m’a conduite ici, mais plutôt l’envie de mettre l’énergie que je mettais dans de grands groupes au service d’une cause plus noble. Je ne suis pas née avec des engagements écologiques plein la tête, au début de ma carrière au sein de multinationales, ce n’était même pas quelque chose que je prenais en compte. Sur les pauses dej je me revois faire un tour chez h&m pour compenser la frustration d’une réunion par un achat compulsif.

    Ce n’est qu’à partir des années Covid que j’ai eu une révélation : quand l’activité humaine s’arrête alors la nature reprend ses droits. C’est aussi simple que cela. J’ai commencé à militer en interne chez Coca-Cola pour revoir nos actions en faveur de l’environnement, et revoir nos priorités de manière générale. J’ai par ailleurs proposé une optimisation de nos opérations marketing autour de la Coupe du Monde au Qatar, je trouvais cela complètement délirant de proposer un plan marketing ‘business as usual’ pour une Coupe du Monde en dessous de tout (environnement, droits humains et j’en passe). La réponse du groupe a été claire : on ne change rien. C’est là que l’envie de faire autre chose a commencé à me titiller. J’ai rencontré des personnes merveilleuses chez Coca-Cola, c’est une belle boite, qui a un profond respect pour ses collaborateurs. Les projets sont tous plus intéressants les uns que les autres et les opportunités de carrière sont nombreuses. Dommage que les enjeux de société et d’avenir soient si peu pris en compte car ce sont les grands groupes à l’instar de ceux que j’ai connus qui ont les moyens financiers, humains et R&D de faire vraiment changer les choses.

    Se révéler l’âme d’une militante

    Tout cela pour dire qu’il n’est jamais trop tard pour se réveiller militant. Après 2 ans en Angleterre en tant que responsable des partenariats et de l’événementiel pour toutes les marques du portefeuille Coca-Cola, de retour à Paris, j’ai été recrutée chez Meta pour un CDD de 9 mois, à l’issu duquel je n’ai pas voulu rester, toujours un peu pour les mêmes raisons : pourquoi mettre autant d’énergie au service d’un groupe qui ne répond pas à mon besoin de faire les choses correctement.

    Après 11 ans dans le monde de l’entreprise donc, forte du soutien de mon mari, entrepreneur lui-même et descendent de chefs d’entreprise, j’ai décidé de mettre une première pierre à l’édifice de ce projet qui me tenait tant à cœur : ouvrir un dépôt-vente de mode contemporaine.

    L’industrie de la mode est la 2ème industrie la plus polluante au monde, et je vous passe les détails sur le traitement des travailleurs de la mode à l’autre bout de la planète.

    La fast fashion est un fléau. Nous avons tous perdu la vraie valeur des choses. Il faut toujours se demander comment il est possible qu’un tee-shirt coute 3€. Il est évident qu’à ce prix là c’est soit la planète soit l’être humain (soit les deux) qui trinque.

    Consommer seconde main c’est réduire son impact négatif sur l’environnement de 90%. C’est donc assez naturellement, étant une fan de seconde main moi-même, que j’ai voulu prouver que nous pouvions tous agir à notre échelle. Amener une seconde main premium et contemporaine au plus grand nombre représentait donc ma nouvelle mission.

    C’est d’ailleurs pour lutter contre les fameux ‘à mon échelle je ne peux rien faire’ que j’ai aussi ouvert ma boutique. Nous avons tous des cartes en main pour faire bouger les choses, consommer 2nde main en fait partie, et c’est même agréable.

    Une fois qu’on a goûté à un mode de consommation des vêtements plus responsable, il est assez naturel que notre style de vie tout entier évolue vers tout un fonctionnement plus responsable de l’environnement. Aussi, je ne prends presque plus l’avion et je ne mange ni viande ni poisson. Encore une fois, ce sont vraiment des actions à portée de main pour tous.

    Joindre l’utile à l’agréable

    Dans ce climat difficile où le pouvoir d’achat est fortement impacté, la 2nde main permet aussi pour mes déposantes (personnes qui déposent leurs vêtements pour qu’ils soient vendus) de récupérer un petit pécule ou bien de renouveler leur garde-robe directement en boutique grâce au fruit de leurs ventes. La boucle est bouclée, c’est un schéma super logique finalement.

    La boutique

    Ma boutique est située au 24b rue Popincourt, en plein cœur du 11ème arrondissement de Paris.

    Je ne fonctionne qu’en dépôt-vente : ce sont les particuliers qui me déposent ce qu’ils ne portent plus, je vends pour eux (moyennant une commission de 55% sur le prix TTC) et ils récupèrent leur chèque au bout de 2 mois. Les invendus sont ensuite donnés à des associations.

    Après 1,5 ans d’activité, j’ai un vrai sentiment de fierté :

    • J’ai réussi à construire un véritable réseau de déposantes et clientes qui me récompensent tous les jours par leur fidélité
    • Je suis parvenue à atteindre une certaine rentabilité de mon activité malgré toutes les charges qui nous incombent et surtout après 1 année et demi d’ouverture, il parait que c’est pas mal, même si j’ai du mal à m’en contenter
    • J’ai une belle petite notoriété dans le quartier et sur les réseaux
    • J’ai découvert une nouvelle casquette de ma personnalité en tant que militante écologique et soutien aux petits commerces de proximité. Je suis d’ailleurs co-présidente d’une association, Le Collectif 2nde main, visant à promouvoir les boutiques de 2nde main mode et déco du quartier et je suis très active au sein de l’association du Village Popincourt qui regroupe environ 70 commerçants qui se retrouvent autour des valeurs d’authenticité et de proximité. J’ai eu la chance de rencontrer et d’être soutenue par les élu.es du 11ème arrondissement mais aussi par les député.es des 7ème et 8ème circonscriptions, qui ont  entendu nos problématiques et se sont engagé.es à porter certains sujets à l’assemblée
    • J’ai réussi à convertir des réticentes à la 2nde main de ne s’habiller presque qu’exclusivement chez Shift

    Mais tout n’est pas rose tous les jours

    Malgré un tableau plutôt positif, ce qui pêche en revanche c’est la difficulté du quotidien car il n’est pas facile de se verser une rémunération chaque mois. Je suis capable de payer tout ce que je dois, ce qui reste c’est mon salaire, et parfois c’est 0, et cela n’est pas lissé sur l’année. Les charges sont très élevées et les aléas nombreux. C’est à se demander si c’est rentable d’avoir des convictions et de lutter pour des causes qui nous semblent juste. Est-ce que les convictions rapportent un salaire décent ? De nombreuses boutiques de notre quartier ferment leurs portes, faute de pouvoir payer leur loyer, et leurs fondateurs se réorientent vers le salariat qui apporte des garanties plus confortables.

    On dit qu’il faut 3 ans pour atteindre un rythme de croisière lorsque l’on ouvre une boutique, l’impatience est aussi le propre de certains entrepreneurs dont je fais partie. L’essentiel c’est de planter toutes les graines possibles aujourd’hui pour en récolter les fruits d’ici quelques mois.

    Et la suite ?

    Même si le contexte actuel est compliqué, je crois énormément en mon projet. Le marché de la seconde main n’a de cesse que de gagner du terrain, répond aux enjeux actuels de réduction de notre empreinte carbone, de reprise du pouvoir d’achat et de recherche d’authenticité par les consommateurs.

    C’est pourquoi je lance mon offre de commercialisation de la franchise. J’ai réussi à créer une marque qui peut facilement être déployée à Paris ou dans d’autres grandes villes françaises.
    J’ouvre d’ailleurs ma première boutique franchisée à la mi-juin dans le 17ème arrondissement de Paris. S’il y a des intéressés par ce concept, qu’ils n’hésitent pas à me contacter via l’Instagram de la boutique. Outre l’idée de développer le parc de boutiques Shift, mon souhait c’est d’accompagner des entrepreneurs en herbe qui ne savent pas par où commencer mais qui ont envie de fonder quelque chose qui a du sens. Je propose donc de booster et d’accompagner l’entreprenariat féminin en donnant de mon temps et de mon expérience pour rendre encore plus accessible la mode en 2nde main.

    SHIFT << Dépôt-vente

    24bis rue Popincourt – PARIS 11e

  • Alexandre BOUTON : « La forêt, on l’avait chevillée au corps dans la famille… »

    Alexandre BOUTON : « La forêt, on l’avait chevillée au corps dans la famille… »

    Alexandre BOUTON

    Enfance rurale et ouvrière

    On est de là où l’on nait !

    Issu d’une famille où l’on est ouvrier de père en fils je comprendrai plus tard que des ouvriers il y en a à la pelle dans la famille, chez Peugeot à Vesoul et Sochaux, dans le monde agricole où mon père travaillait dans une coopérative laitière, mais aussi dans l’horlogerie chez Kelton où ma mère travaillait. La diversité, puis l’unité du milieu des ouvriers j’ai aussi appris à le connaître et notamment lorsque ma mère m’a dit lorsque j’avais 15 ans que je ne devrai pas tarder à aller bosser comme tout le monde ! J’ai vécu l’ascension de mes parents, leurs combats pour boucler les fins de mois et le travail en plus pour permettre cela. Quand on vient d’un milieu ouvrier, on est très dépendant des autres et cette dépendance elle vous suit et ne vous quitte pas. J’ai lu Bourdieu et j’ai compris beaucoup de chose sur cette reproduction dont on est l’esclave. Dans la vie, on se rend vite compte, au fur et à mesure des expériences, qu’elle est faite de rencontres, de parcours et moments partagés avec des gens qui vous ouvrent des horizons alors que d’autres en ferment.

    Adolescence dans les bois

    En Franche Comté, il y a cette forêt infinie et ces champs qui sont enchainés les uns aux autres par des fils de fer barbelés pas toujours évident à franchir.

    Mon plaisir quand j’avais entre 12 et 18 ans était de partir à travers champs avec mon chien, marcher tout droit sans savoir où j’allais. De champs en champs, dans ma région on arrive vite à la lisière d’une forêt. Là on perd l’horizon, les odeurs changent et on zig-zag en évitant les arbres. Les forêts, plus difficiles à cultiver, sont toujours sur les coteaux et dans les revers. Alors, d’arbres en arbres ont fini par tomber sur un point d’eau, une mare, ou une bauge, et à travers les bruits qu’on entend, on prend conscience que le vent fait parler les arbres. On entre dans un monde plus mystérieux aux limites moins strictes, plus nuancées, plus profondes. De balades en balades, on prend conscience que dans cette forêt on n’est plus sur la terre, mais dans la terre. Les arbres sont des racines inversées qui s’enchevêtrent et prennent corps avec le ciel. J’aime cette idée que les arbres relient la terre aux nuages et que lorsqu’on est allongé au pied d’un arbre c’est tout une partie de notre énergie qu’on relie à l’univers. On reprend le chemin, on marche et on finit toujours par tomber sur une route. La forêt on l’avait chevillée au corps dans la famille. Le bois était une corvée en même temps qu’une ressource et une réelle liberté avec ces moments partagés en famille à nettoyer la forêt, tronçonner, les branchages, trier les rondins, fendre les buches trop grosses, bruler les petites branches pas exploitables. L’affouage, une tradition qui date du moyen-âge, est plus que jamais d’actualité avec la crise énergétique. Les communes forestières de Haute-Saône tirent une grande partie de leurs ressources de la gestion des bois communaux. Chaque année, avec l’ONF, les communes identifient les arbres arrivés à maturité qu’il faut abattre et commercialiser. Les déchets c’est à dire les branchages sont distribués aux ménages de la commune pour qu’ils puissent se chauffer durant l’hiver. En les récupérant, ils participent à entretenir la forêt et s’assurent une belle économie. Il faut y passer du temps à scier les buches pour qu’elles rentrent dans la chaudière. Mon goût pour le bois qui réchauffe et le bois qui use est certainement, en partie, né là.. De cette manière avec laquelle toute la famille s’organisait pour s’assurer l’hiver au chaud.

    Des bois à l’école du bois !

    Je suis arrivé en 3° avec des notes très faibles et pas beaucoup d’envie pour la suite. Alors mes parents m’ont orienté vers le Lycée du bois de Mouchard dans le Jura. On y trouvait des formations dans toute la filière bois de l’exploitation forestière, la scierie jusqu’à l’import-export. Une belle école où j’ai eu la chance d’être retenu pour être formé comme technicien en construction et aménagement d’ensemble. Dans cette école j’ai été formé par des Compagnons qui avaient fabriqué leurs outils en les dimensionnant à la taille de leur paume, de leurs mains et de leurs pouces. Alors qu’ils avaient appris à manier ces outils comme le prolongement de leur bras et de leur force dans la matière, (comme le lien entre la pensée et la matière en transformation) ; ils nous apprenaient à programmer des machines à commande numérique et à industrialiser nos productions.

    Dès mon premier stage en seconde j’ai régulièrement travaillé dans une entreprise de charpente et construction à ossature bois. Au contact des chantiers et des charpentiers, j’ai appris à construire des épures, à monter des charpentes traditionnelles et industrielles, à couvrir et étancher, à courir sur les toits en hiver comme en été, sous la neige, la pluie ou 40°C. Certains de mes collègues ne savaient ni lire, ni écrire, mais ils pouvaient planter une pointe de 16cm en un seul coup de marteau. Un jour, alors que nous n’avions qu’une semaine pour couvrir 6 maisons sur un chantier où il avait bien plu, j’ai vu arriver un homme en costume qui marchait dans la boue en danseuse pour éviter les flaques. Lorsque j’ai demandé à mon collègue s’il ne s’était pas planté d’adresse pour le mariage, il me répondit « t’inquiète, on appelle ça un architecte, quand il va un peu moins pleuvoir il va sortir de la cabane de chantier et va venir nous expliquer des trucs. Là tu fermes ta gueule, tu dis oui de la tête et après il se casse et on termine le travail »… tout s’est passé comme il me l’avait décrit ! Arrivé en terminal je redouble car si mon efficacité à l’atelier s’améliorait chaque semaine au contact des compagnons, mon niveau en cours était resté au plus bas. Au même moment, Camille, mon patron, me propose de reprendre sa société de charpente. Il était horloger de formation et était devenu charpentier sur le tard. Il était un peu courbé car il s’était cassé le dos sur une poutre en tombant d’un toit, mais il était très perspicace et pariait sur la construction bois. J’avais 20 ans et personne ne m’avait jamais fait confiance à ce point. Ce fut pour moi comme un électrochoc et je saisis cette chance. Après une deuxième terminale et un diplôme obtenu avec mention, j’ai pu intégrer un BTS agencement de l’environnement architectural au Lycée Ledoux de Besançon que j’ai suivi en parallèle de mon travail en entreprise.

    De la forêt à la rue

    À la fin de mon BTS mes profs me motivaient pour me lancer dans des études d’ingénieur au vu de mes bons résultats en résistance des matériaux, maths et physique. À ce moment, j’ai réalisé que mon patron cherchait un bon directeur d’atelier plutôt que quelqu’un qui puisse reprendre sa société. En BTS nous avions un cours d’initiation à l’architecture durant lequel j’avais pu réaliser une maquette pour un centre spirituel et cela m’avais bien plu. En synthèse je me suis dit que j’avais encore beaucoup à apprendre et j’ai décidé de me lancer dans des études d’architecture, mais, lorsque mes parents ont vu les 6 années nécessaires pour cela, ils ont pris peur et m’ont demandé de me débrouiller. Je n’avais pas les moyens pour cela et j’ai dû réaliser mon service militaire. J’étais d’abord reçu comme parachutiste et j’ai pu motiver mes supérieurs pour réaliser mon service en milieu civil comme travailleur social dans une boutique d’accueil de jour Emmaus. Là, j’ai vécu une année bouleversante au contact des personnes les plus fragiles et d’un milieu d’une extrême violence. J’ai pris conscience qu’il n’y avait pas de limites dans la capacité des êtres humains à se détruire eux même. Dans la boutique, notre rôle était de les accueillir et de leur proposer une douche, de laver leur linge, ils avaient accès à des toilettes propres que je nettoyais chaque soir.

    J’ai réalisé qu’une grande majorité des publics qui dorment dans la rue sont des personnes ayant des problèmes psychiatriques. Les hôpitaux psychiatriques, en s’appuyant sur les nouveaux traitements (camisoles chimiques) laissaient sortir des personnes très fragiles que l’on retrouvait dans la rue. Certaines de ces personnes pouvant être dangereuses pour elles-mêmes et pour autrui, un psychiatre est venu nous former pour nous préparer à l’accueil de ces publics. Dans cette boutique beaucoup de personnes se croisaient en étant dans des parcours très différents les uns des autres. Des punks avec leurs chiens, des personnes isolées parfois âgées, beaucoup de personnes de l’Europe de l’Est, des personnes rejetées de leur familles et pour certaines en rupture administrative. Au départ j’étais un peu perdu avec une réelle difficulté à trouver ma place. Alors je faisais le ménage, je cuisinais et j’ai proposé mes services aux personnes présentes. Un jour, en plein hiver, une personne qui dormait dans la rue est venue avec son sac de couchage déchiré. Il se plaignait d’avoir froid durant la nuit dans la rue. Un bénévole avait laissé une machine à coudre. Alors je me suis dit que cela ne devait pas être plus compliqué à utiliser qu’une toupie ou un rabot. J’ai pris la machine à coudre et nous avons recousu et réparé la couture déchirée. En nous voyant ainsi sur l’ouvrage, une autre personne et venue avec son blouson déchiré sous l’épaule, puis une autre avec un pull déchiré. Il faisait très froid dehors et l’atelier est devenu une sorte d’habitude que nous avons reproduit une après-midi par semaine. En été c’est un atelier coiffure que j’ai mis en place. Je rasais les cheveux mal lavés et j’ai fini par me raser la tête.

    De la rue à l’architecture, de l’objet à l’usage, de la pensée à la matière

    Après cette année de césure plus que bénéfique et riche en expérience, je suis entré à Strasbourg en première année l’école d’architecture. J’ai découvert une ville superbe, à taille humaine, mais cette première année m’a un peu dérouté. Je ne comprenais pas grand-chose et j’ai failli tout arrêter plus d’une fois étant donné le travail important que cela me demandait pour joindre les deux bouts.

    En deuxième année, j’ai eu la chance de rencontrer des professeurs qui m’aideront à prendre un peu de hauteur. Deux architectes me permettront de trouver confiance en moi et de créer ma méthode de construction du projet par itération créative, en réalisant de multiples maquettes de projets pour arriver au bon projet. Cette méthode ne m’a jamais quitté. Une géographe urbaine et sociologue me fera prendre conscience du poids des interactions socio-spatiales dans l’organisation des villes et des territoires.

    Juin 2001 : je me passionne pour ce lien entre l’espace et l’usage, je visite les tours du World Trade Center et réalise mon mémoire de 5° année sur les Garden’s Communities dans le Greenwich village, à Harlem et dans le Bronx à New-York. Je prends conscience du combat des minorités dans l’espace public pour renforcer leurs liens sociaux et leurs solidarités fasse aux promoteurs du capitalisme qui cherchent à valoriser financièrement les fonciers délaissés. Je réalise aussi le rôle important de la ville pour trouver le bon compromis entre les enjeux économiques et les enjeux sociaux d’intégration de ces minorités. En traversant Harlem et le Bronx, je réalise aussi que les plus fragiles aux US sont soudés par des liens de solidarité à ceux de leurs communautés qui ont réussis. Je prends conscience du fait qu’il n’y a pas d’idéal d’universalité, d’égalité, de fraternité et de liberté dans ce pays mais un pragmatisme des situations locales et de « l’empowerment « qui en découle.

    La même année, je travaille chez RFR où je reviens en quelque sorte à mon premier métier de charpentier en dessinant des détails d’assemblage et en réalisant des maquettes à l’échelle 1. Des boulons, des écrous, des soudures, des poutres poutrelles et poteaux. Des encorbellements, des portes à faux, des trémies… tout un monde d’ingénieurs architectes qui me passionne et dont je suis si proche.

    Je suis ensuite retenu pour la bourse de stage chez Renzo Piano à Gênes où je rencontre l’Italie en compagnie d’ étudiants d’Harvard, du MIT de Boston, des écoles polytechniques de Prague et de Tokyo. Cette agence qui habite la colline me fait prendre conscience que l’architecture doit être une partie intégrante du paysage et du sol dans lequel elle prend forme.

    L’architecturbaniste naît en moi

    Je saisis l’opportunité de travailler dans les bidonvilles de Casablanca pour réaliser mon diplôme. Le roi du Maroc commande à ce moment au groupe Suez la connexion de l’ensemble des bidonvilles de la ville à l’eau potable, à l’eau usée et à l’électricité. Nous sommes missionnés pour évaluer la manière avec laquelle ces morceaux de ville précaires peuvent être connectés aux réseaux.

    En réalisant des enquêtes et des observations dans ces bidonvilles, je découvre une grande précarité en même temps qu’une organisation sociale et familiale très rigoureuse. Je fais la connaissance de Françoise Navez Bouchanine qui me fait prendre conscience de l’intégrité des relations sociales au sein des bidonvilles. Un jour, je me suis perdu dans une rue, entre les draps qui étaient pendus d’une maison à l’autre. Je slalomais entre les draps et me suis retrouvé sans m’en rendre compte au milieu d’un groupe de femmes qui étaient assises en train de palabrer. Elles m’ont lancé un regard inquiet et inquisiteur et j’ai pris conscience que je venais de transgresser leur intimité en entrant dans le salon éphémère qu’elles s’étaient façonné au sein des draps pendus qu’elles venaient de laver pour qu’ils sèchent. Je me suis excusé et j’ai rebroussé chemin entre les draps. Françoise prenait souvent en référence Edward T Hall et son livre « la dimension cachée » où il démontre qu’il y a autour de chaque personne une dimension invisible, une sorte de limite d’intimité qu’on ne doit pas transgresser et qui varie selon les cultures. Maintenant, je suis certain que cette limite invisible existe autour de toutes les maisons. C’est ce territoire, cher à Gille Deleuze, qu’ont en commun tous les animaux. Ce territoire qui fait qu’on habite là et pas ailleurs. Les bornes fontaine sont des lieux étonnants en termes d’échanges et de tensions dans les bidonvilles. J’ai vécu et eu la chance de découvrir un pays d’une beauté et d’une générosité unique. J’ai vu des portes et des portes accueillantes et ouvertes aux échanges

    J’ai vu plusieurs fois des enfants jouer dans des petites rigoles d’eau qui ruisselait aux confins des bidonvilles. Qui n’a pas fait de barrages dans son enfance ?  Malheureusement, ils jouaient dans les eaux usées sans savoir les risques qu’ils prenaient et que nous tentions de leur expliquer. Aujourd’hui encore, dans le monde, des millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et des milliards d’autres n’ont pas accès aux services hygiéniques et sanitaires. Chaque jour, des enfants meurent des suites du manque d’eau propre et de suivi sanitaire et d’hygiène de l’eau.

    Urbanisme bioclimatique et écologie territoriale

    En 2003, j’obtiens donc mon diplôme d’architecte avec mention et je sors complétement perdu de ces études étourdissantes. J’ai le sentiment d’être là sans aucune compétence réelle. Je panique et je fais dans l’urgence le concours d’entrée de Sciences Po que je réussis in extrémis.

    Je travaille jours et nuit et en parallèle de mes études je commence à travailler sur des projets pour mon compte. Au fur et à mesure que je construis des projets j’interroge mes différents professeurs qui me répondent en toute bienveillance et me questionnent à leur tour. Certains deviendront mes premiers maitres d’ouvrage et je ne les remercierai jamais assez de la confiance qu’ils m’ont faite alors que je n’avais pratiquement pas d’expérience.

    2005 : Création de mon agence Urban Act. En parallèle, je sors de Sciences-po où j’enseignerai pendant 10 ans, d’abord en suivi de projet puis rapidement en montant un cours sur les enjeux écologiques et énergétiques et sur l’écologie territoriale. Je m’appuie sur de nombreux témoignages à travers l’Europe. Durant ces 10 années je traverse l’Allemagne, l’Angleterre, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark pour comprendre les modes de production des projets urbains et architecturaux ainsi que la relation avec les productions énergétiques décentralisées.

    J’interviens en parallèle à l’école des Ponts et Chaussées, à l’EIVP et à l’école d’architecture de la ville et des territoires.

    E2018 :création de l’atelier la Remanufacture. Aujourd’hui nous engageons la transformation en atelier ESS. Je souhaite orienter mes projets dans un design écologique et une rénovation énergétique globale de bâtis déjà là pour passer à l’action et participer à répondre aux enjeux climatiques colossaux auxquels nous allons être confrontés. Je veux partir, avec les riverain.nes , de la matière déjà là et ainsi transformer, ensemble, leur territoire afin qu’iels en prennent possession. Je veux sortir de l’objeification du monde décrite par Bruno Latour et m’appuyer pour cela sur le design inversé défendu par Enzo Mari en Italie. Pour cela je veux effacer les limites entre le menuisier, le charpentier, l’architecte d’intérieur, l’architecte et l’urbaniste qui sont en moi.

    Retour aux sources

    Décrire un parcours, c’est décrire une danse funeste entre l’ombre et la lumière, entre vie et survie.

     Il n’y a plus de vérités dans « le beau », il y a du carbone en trop dans l’atmosphère qu’il faut stocker et il y a une esthétique qui répond à cette éthique. Cette esthétique c’est celle qui dépense le moins de matière neuve, d’énergie et de carbone, qui optimise les assemblages et les finitions. Cette architecture inversée est le design, l’ébénisterie, la menuiserie et la charpente dans une seul et même objet. Le triangle en est la forme primaire car elle est la seule figure indéformable du charpentier depuis l’antiquité.

    Nous sommes situés entre la Cité de l’Ameublement et la Cours de l’industrie.

    On ira là où on a décidé d’aller. L’univers est mon toit, l’atmosphère est ma maison, la terre est mon sol.

    Alexandre BOUTON

    LA REMANUFACTURE

    33 rue de Montreuil – PARIS 11e

  • CONSEIL DE QUARTIER : réunions !

    CONSEIL DE QUARTIER : réunions !

    BELLEVILLE – SAINT-MAUR

    Mardi 5 mars // à 19h // Centre Picoulet – 59 rue de la Fontaine au Roi

    BASTILLE – POPINCOURT

    Mercredi 6 mars // à 19 // École élémentaire Froment – 13 rue froment

    NATION – ALEXANDRE DUMAS

    Jeudi 7 mars // à 19h // École élémentaire – 39 rue Alexandre DUMAS

    RÉPUBLIQUE – SAINT-AMBROISE

    Mardi 12 mars // à 19h // École élémentaire – 109 avenue Parmentier

    LÉON BLUM – FOLIE RÉGNAULT

    Mercredi 13 mars // à 19h // Maison de la vie associative et citoyenne – 8 rue du Général Régnault

  • Les savons « Glaner » fabriqués dans le 11e

    Les savons « Glaner » fabriqués dans le 11e

    Julien NAVAS dont nous avons déjà fait le portrait nous étonne encore et encore avec sa nouvelle
    création « made in 11e »

    Glaner est un éco-savon ménager fabriqué à Paris à partir d’huiles de fritures usagées glanées chez
    les restaurateurs locaux.

    Les huiles sont filtrées puis purifiées avant d’entrer dans le processus de saponification. Le savon
    ainsi produit est moulé en « petits disques » qui viendront s’empiler.


    Il n’y a plus qu’à dissoudre une pastille dans de l’eau chaude pour obtenir un nettoyant ménager
    local, biodégradable et respectueux de l’environnement avec, notamment un emballage.

  • Mon collègue Zéro Déchet : rejoignez le mouvement

    Mon collègue Zéro Déchet : rejoignez le mouvement

    Alexandre VISCONTINI propose aux collégiennes et aux collégiens de notre arrondissement de participer à la trajectoire ZÉRO DÉCHET. Pour s’informer, découvrir les actions des éditions précédentes et participer :

    CONTACTS

    Alexandre VISCONTINI : alexandre.viscontini@paris.fr

  • Vœu relatif à la gestion des pieds d’arbres parisiens

    Vœu relatif à la gestion des pieds d’arbres parisiens

    Lors du Conseil de Paris du 6 au 9 février dernier, les élu·es écologistes ont déposé un vœu pour améliorer l’entretien des pieds d’arbres dans notre ville :

    Déposé par Chloé SAGASPE, Sylvain RAIFAUD, Aminata NIAKATÉ, Fatoumata KONÉ et les élu·es du groupe Les Écologistes

    Considérant la nécessité de promouvoir et de développer la nature en milieu urbain ;

    Considérant que la gestion des pieds d’arbres à Paris représente un enjeu d’importance, touchant à la fois à l’écologie, au patrimoine, à l’économie, et à l’accessibilité ;

    Considérant le besoin de répondre aux préoccupations des parisien·nes quant à la gestion des pieds d’arbres, notamment en ce qui concerne le choix des matériaux utilisés, la propreté et l’esthétique des espaces végétalisés ;

    Considérant la révision en cours du Plan Biodiversité ;

    Considérant le vœu de l’exécutif relatif à l’aménagement des pieds d’arbres parisiens rattaché à la délibération 2022 DEVE 98 ;

    Considérant que celui-ci d’une part engageait la Ville de Paris à produire une étude comparative des différentes typologies de pieds d’arbres, et d’autre part précisait les orientations en la matière, à savoir: favoriser les bandes végétalisées en pleine terre, harmoniser les pieds d’arbres existants tout en garantissant leur perméabilité et  réserver l’utilisation des alternatives en stabilisé ou résine aux cas particuliers  ;

    Considérant que cette étude demandée par les Écologistes devait voir le jour à l’été 2023 ;

    Considérant la nécessité d’établir une doctrine en matière de gestion des pieds d’arbres à Paris ;

    Considérant la préconisation de la Mission d’information et d’évaluation “Paris à 50 degrés” qui vise à “débitumer et végétaliser les espaces intercalaires entre les pieds d’arbres dans les espaces peu passants pour créer des “bandes vertes” végétalisées ;

    Considérant la nécessité de garantir aux arbres la perméabilité des sols dans lesquels ils sont plantés afin de leur apporter l’oxygène, l’eau et les nutriments dont ils ont besoin, et les capacités de tous les végétaux d’enrichir et d’améliorer la qualité des sols ;

    Considérant qu’un nombre significatif de pieds d’arbres se trouve sans grille suite à des demandes de retrait en urgence formulées par le Préfet de Police ;

    Considérant la nécessité de réserver l’utilisation des alternatives en stabilisé aux cas particuliers et de donner la priorité aux surfaces en pleine terre ;

    Considérant que les revêtements organo-minéraux, mis en œuvre à Paris à titre expérimental, offrent une meilleure perméabilité que des sols stabilisés ;

    Ainsi, sur proposition de Chloé SAGASPE, Sylvain RAIFAUD, Aminata NIAKATÉ, Fatoumata KONÉ et des élu·es du groupe Les Écologistes, le Conseil de Paris émet le vœu que la Ville de Paris :

    • Présente l’étude comparative des types de pieds d’arbres à Paris et un état des lieux de l’existant en 3e et 8e commissions du Conseil de Paris ;
    • Déploie une signalétique pédagogique sur les sites des pieds d’arbres afin de sensibiliser les citoyen·nes aux choix de gestion adoptés et aux matériaux utilisés, et renforce l’information sur les sites internet des Mairies d’arrondissement ;
    • Poursuive l’expérimentation des revêtements organo-minéraux sur les pieds d’arbres situés dans le cheminement des piétons et des personnes à mobilité réduite et qui ne peuvent pas être dotés d’une grille ;
    • Poursuive avec le concours des Mairies d’Arrondissement le recensement des pieds d’arbres en pleine terre sans grille à traiter de manière prioritaire ;
    • Poursuive les études et la réalisation de nouvelles grandes bandes végétalisées en pleine terre.
  • PLU Bioclimatique dans le 11e

    PLU Bioclimatique dans le 11e

    Jusqu’au 29 février, vous pouvez participer à l’nequête publique pour donner votre avis sur le futur PLU Bioclimatique de notre ville. Pour mieux comprendre les enjeux, retrouvez notre petit guide :

    Vous pouvez également télécharger la carte du 11e