Le plan d’actions à l’horizon 2030 et une vision à 2050 pour une ville neutre en carbone, 100% énergie renouvelables, résiliente, juste et inclusive :




À l’occasion de la SERD, Alexandre Viscontini, Joëlle Morel et les engagé·es du 11e ont décidé de créer un moment festif destiné aux citoyen·nes du 11e: Offrir un défilé de mode responsable et circulaire ainsi qu’un marché autour de la seconde main au Consulat
Autour d’une même vision. Créations, valorisation, réemploi, upcycling ont été la ligne conductrice de cet évènement.
Ce projet a généré des échanges, partages entre les boutiques, écoles, designers, étudiant·es, associations et bénévoles. Pendant que le marché de la seconde main , la remanufacture et croq ciné s’installent , on s’affaire en coulisses :





Calme apparent avant le défile…on réserve ses places, on discute et on prend la pose




Alexandre Viscontini, Joelle Morel et David Belliard ont remercié les engagé·e·s en rappelant l’importance de leur engagement lors de l’introdution du défilé.

Maintenant, place au défilé :










BRAVOOOOOO

Le marché de la seconde main prend le relais pour finir cette soirée qui illustre le dynamisme, le respect des acteurs et actrices du 11e

Un grand, immense merci
Pour la mode :
Les lycées Paul Poiret et Turquetil, le collectif 2nd main ,The good club, ,Bleu Simone, Emmaüs Résilientes ,Gabrielle Barré, N’go, corail, Eanelle Paris, Noyoco, Hedison ainsi que L’association Run away ESCP. La Remanufacture
Pour l’animation : Crock ciné, ASQP, MVAC, Cultures autrement, Pia M-W
Pour le logo : Osmo design
Pour l’accueil : Le Consulat


Étant petite, je recevais régulièrement comme appréciation et réflexion, discrète et tête en l’air, et cela a toujours été interprété comme “une enfant la tête dans les nuages”. Beaucoup de choses ont changé. Mais une chose est sûre, j’ai su préserver une partie de cet univers pour y divaguer au quotidien dans mon métier.
Aujourd’hui, designer d’espace, conceptrice en design global, et jeune entrepreneuse dans le collectif Osmo que j’ai co-créé, je m’épanouie dans des projets divers où je peux exprimer mes idées créatives.

Quand l’on est enfant, nous sommes immergés dans le jeu de l’imaginaire. De fait, nous dessinons, nous testons de nouvelles choses et pratiques jusqu’à obtenir le résultat que l’on désire, sans crainte de l’échec. Il y a une relation sans entrave au processus créatif. Dès qu’une personne perd son lien avec son expression créative, elle perd une partie de sa liberté personnelle. C’est incroyable le nombre de personnes que j’ai entendu dire : “Je ne suis pas créatif”. Tout ce que vous avez à faire, c’est passer du temps avec un enfant pour comprendre que la liberté est innée.
Ce besoin d’imaginaire m’a continuellement porté, j’ai toujours été intimement convaincue que je souhaitais être architecte ou décoratrice. 13 ans de cours de dessin, ont forgé mon envie de me réaliser en concevant des espaces, en les comprenant et en imaginant les interactions qu’il pouvait y avoir. La rencontre avec ma professeure de dessin, a abrité en moi ce besoin irrésistible de dessiner, même une sorte d’aliénation à retranscrire tout ce que je ressentais sur le papier. Je suis restée très longtemps dans cette bulle protectrice de la création.
À présent, mes pratiques ont changé, et surtout, je me suis ouverte et j’ai grandi dans ce monde du design et de l’architecture, en étant diplômée d’un Bts/bachelor en Design d’Espace. Mais ce qui a fondamentalement ancré mon travail actuel, mes valeurs, et mes intentions, est mon parcours dans le master de Design Global, recherche et innovation. Déjà de par les rencontres pendant ce master et par cette folle envie de découvrir de nouvelles pratiques.


Mon envie de liberté et de découverte était tellement forte que je me suis mise en tête de partir absolument à Bali en stage, en pleine pandémie de covid en 2021. Après des mois de préparation de ce voyage professionnel, malgré les frontières fermées, et des conditions d’entrée et de séjour plus qu’instables, j’arrive sur cette île pour 5 mois. J’intègre en tant que designer d’espace, une agence d’architecture et de design autour de l’éco-responsabilité et de la connexion avec la nature. Cela a été une vraie révélation, d’apprendre auprès de ces architectes, ingénieurs, et artisans indonésiens, qui conçoivent et construisent en harmonie avec la biodiversité et localement. Au-delà de cette ouverture entre l’intérieur et l’extérieur, qui a été très enrichissante, cela a été aussi ma propre expérience à l’étranger qui a forgé mon leitmotiv d’entreprendre pour des projets qui ont du sens et qui portent une attention particulière au territoire et au social.
Cette approche autour du territoire s’est donc amorcée grâce à ce voyage. Nulle autre expérience n’est aussi permissive et ouverte que le voyage. Et il a été très initiatique, pour moi-même et pour mon métier de designer. J’ai réitéré l’expérience, l’année qui a suivi, dans une agence d’architecture à Marrakech. Une plus petite entreprise, mais de très grands projets, pour une femme qui a su construire son réseau seule dans ce monde masculin. Un véritable exemple d’entrepreneuriat, qui m’a conforté dans mon choix de création de collectif de design et d’auto-entreprenariat.
Actuellement, avec Marie Ousten, cofondatrice de notre studio Osmo, designer de produits, et conceptrice de design global, nous déployons une attention toute particulière d’imaginer des projets ancrés dans le territoire. Osmo, c’est l’histoire de jeunes designers, qui souhaitent avant tout entamer de nouvelles réflexions sur notre rapport à l’espace, au territoire, au paysage, à l’architecture, à l’objet et bien plus encore.
Mais en fait, qu’est ce que le design ? Et surtout, quel est notre rôle ? C’est la création au service d’une fonction, notre rôle c’est de concevoir, nous sommes des observateurs et prescripteurs engagés des usages de nos espaces intérieurs et extérieurs, sur toutes les échelles du territoire, de l’habitat et de l’humain.
Nous développons chez Osmo, une approche pluridisciplinaire et exploratoire. Nous nous axons sur des questions territoriales et sociales qui suscitent notre intérêt commun. Le collectif s’oriente autour d’une vision éthique et responsable. Osmo est engagé autour des problématiques du territoire, de son environnement et de ses acteurs.
Notre démarche prend forme à travers des workshops, des balades et ateliers pédagogiques, s’adressant à un public varié (familles, scolaires, étudiants, entreprises, etc.), par le biais de la cartographie sensible et subjective.
Notre objectif principal est de sensibiliser les individus à différentes typologies de territoire afin de les encourager à se réapproprier l’environnement qui les entoure, en mobilisant leurs sens et en partageant des expériences enrichissantes.
Parmi, des projets de médiation et sensibilisation, nous animons des ateliers pour toutes les générations. Il y a notamment des temps périscolaires, pour le CAUE de Paris (Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement), en école élémentaire sur le thème de l’architecture, l’histoire et l’environnement. Cela me permet de rester immergé dans le jeu de l’imaginaire.
En parallèle, nous développons également des projets d’aménagement, de scénographie ou encore de mobilier autour de cette éthique. Notamment dernièrement, avec notre participation à la Paris Design Week 2023, et notre projet “De l’eau à la terre”, exposé à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Il tend à mettre en avant des savoir-faire et à utiliser, au maximum, des matériaux issus du réemploi et/ou naturels. Nous avons conçu des totems urbains pour nos villes. Reprenant l’imaginaire des forêts, les totems questionnent le mobilier urbain, à Paris. En se confrontant à ces derniers déjà présents, ils initient une approche sensible avec les habitants et les passants. L’installation attire, interroge et sensibilise sur le rapport et la présence de la nature au sein des villes.


En récupérant des terres de chantier, elle rend compte de la diversité des sols présents en Île-de-France et de leurs capacités d’absorption de l’eau et de la faculté à nourrir un espace. Par l’ensemble des techniques et matériaux qui la composent, une micro-économie circulaire se crée, instaurant des îlots de fraîcheur pouvant être auto-suffisants.
Les totems amènent un échange avec les habitants, à mesure de son évolution. Le renouvellement des matériaux permet d’allonger la durée de vie de l’installation et invite ces derniers à interagir avec elle.
La terre irrigue, nourrit et contient un éco-système permanent, montrant la diversité de ses possibles.
Présente sous différentes formes, la terre est l’élément central de l’installation.
En terre cuite, les drains captent et stockent l’eau qui vient ensuite irriguer les végétaux. Les drains proviennent d’un agriculteur, à Saint-Mars-Vieux-Maisons (Seine-et-Marne), qu’il avait hérité de son père. Auparavant enfouis sous terre, les drains servaient à irriguer les exploitations. Ils sont aujourd’hui délaissés au profit de matériaux tels que le PVC.
En terre crue, les briques sont fabriquées selon la technique traditionnelle du pisé, sans liant ni matière supplémentaire autre que la terre. Elles sont moulées et compressées à la main, artisanalement.

Dans cette volonté, d’insuffler de nouvelles réflexions autour de la protection du territoire, par le réemploi et la sensibilisation à ces derniers, nous avons participé à la communication de la SERD (La Semaine Européenne de la réduction des déchets) pour la Mairie du 11e arrondissement de Paris. Avec Marie Ousten, nous avons imaginé un logo et une signalétique, pour cet événement qui se déploiera du 18 au 26 novembre dans le quartier sous forme de déambulation avec des acteurs œuvrant pour le réemploi autour du textile et du bois.

Avec le collectif, notre but est d’avoir une approche globale autant dans la sensibilisation au public, que de nos projets autour du réemploi et de la biodiversité ou même de notre rôle en tant que designer pour d’autres entreprises autour de la scénographie, l’architecture d’intérieur, de la signalétique, de graphisme, de cartographie ou du mobilier. Notre leitmotiv est de faire germer nos idées et celles des autres en tant que conceptrices et designers.

Rue Nicolas Appert : reprise des trottoirs en cours
Saint-Sébastien/Baudin : travaux réalisés : plantation d’arbres isolés, recalibrage, création de jardinières et d’un espace de biodiversité : des petites reprises de travaux mal réalisés par les entreprises prestataires ou pas terminés en cours jusqu’au 20 octobre
Rue Gambey : Réouverture le 16/10
Rue Oberkampf : dépose du Trilib’ à partir du 16/10.
Avenue Ledru-Rollin : Reprise de 6 pieds d’arbres – travaux réalisés le 9 octobre non satisfaisants – nouvelle intervention en fonction de la météo et Rue Pelée d’ici fin octobre.
Marché Popincourt (bd Richard Lenoir) : reprise des pieds d’arbre et du dallage : démarrage le 26 septembre pour 10 mois de travaux
Piste cyclable Vellefaux-Parmentier : fin des travaux prévue pour début novembre
Rue Alexandre Dumas : entre les boulevards de Charonne et Voltaire – réfection de la chaussée avec aménagement cyclable – en cours jusqu’au 15 décembre 2023.
Rue du Moulin Joly : démarrage des travaux le 23/10.
Place Marek Edelman, rues du Moulin Joly et de la Fontaine-au-Roi : projet qui prévoit la plantation de 21 arbres, création de jardinières et d’une placette (piétonnisation du bout de la rue Fontaine au roi) – démarrage des travaux à partir des vacances de la Toussaint et jusqu’à fin juin
o Avenue de la République
o Boulevard Voltaire : traitement à définir
o Place du Père Chaillet

Séance du 7 novembre 2023
Vœu déposé par les élu·es du groupe les Écologistes
Vœu relatif à l’aménagement concerté d’une trame verte des boulevards Jules Ferry et Richard Lenoir
Considérant la nécessité que les processus participatifs s’inscrivent dans des temps longs pour installer la confiance avec les habitant·es, les associations, les collectifs et que l’ensemble des partenaires acceptent les allers et retours ;
Considérant l’urgence face aux changements climatiques et l’obligation de changer nos modes de vie et les aménagements urbains
Considérant la complexité des situations, les contradictions des acteurs qui agissent sur un même territoire et l’objectif à poursuivre d’agir dans l’intérêt général
Considérant que chaque collectif (spontané, éphémère, utilisateurs ou non des réseaux sociaux) est singulier et mérite toute notre attention
Considérant l’existence des différents lieux et modalités pour favoriser la participation des citoyens et citoyennes à Paris : transformation des maison des associations en maison de la vie associative et citoyenne, l’installation des kiosques citoyens, la création de la carte citoyenne, l’évolution en 2017 de la Charte de la participation pour définir le cadre de la participation, la création des Volontaires de Paris
Considérant les dispositifs pour inciter la participation : le fond de participation des habitants·es dans les quartiers politique de la ville, le budget participatif, les nouvelles opérations « Embellir le quartier » depuis 2020, les plateformes numériques participatives
Considérant les instances participatives au niveau parisien : Assemblées Citoyennes, Conseil parisien des Européens, Conseil des jeunes, Conseil de la nuit…
Considérant les instances spécifiques au niveau du 11 arrondissement : un Conseil citoyen dans le quartier Politique de la ville, 5 conseils de quartier dans le 11e, Conseil des enfants et un Conseil spécifique : le pré conseil pour préparer le Conseil municipal du 11e
Considérant les nouveaux outils qui peuvent être proposés depuis quelques années : marches exploratoires, panel de citoyens, conventions citoyennes, conférence citoyenne pour approfondir le débat public et impliquer toutes les catégories de la population
Considérant l’écart entre la multiplication de l’ensemble de ces dispositifs et l’expression d’une insatisfaction des parisiens et des parisiennes animés par de nouvelles exigences démocratiques
Considérant les effets d’annonce de ces dispositifs qui entrainent parfois plus de suspicion que d’adhésion
Considérant les expérimentations dans le 11e : comité des usagers du jardin Truillot et comité des jardiniers citoyens impulsés à la mandature précédente, et depuis 2020 : le kiosque citoyen place Roger Linet et la mise en place du pré conseil pour aider les citoyens à suivre le conseil municipal, la création du réseau compost11 qui anime et structure plusieurs collectifs de citoyens engagés autour d’un site de compostage
Considérant la professionnalisation des acteurs pour aider à la participation , les subventions qui sont accordés à ces structures, les coûts que cela engendre pour les arrondissements
Considérant le vœu des écologistes en avril 2021 relatif aux démarches de participation citoyenne et particulièrement sur les conventions et conférences citoyennes pour aider à la prise de décision éclairées et adaptées à l’ensemble des citoyens
Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Mairie du 11e :
Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :
Question du groupe les Écologistes
Question relative à l’élaboration du PLU Bioclimatique
Le plan local d’urbanisme bio climatique a été présenté le 25 mai dernier. Lors de cette présentation, j’ai demandé au nom des élu-es écologistes qu’une réunion spécifique soit organisée entre les élu-es pour acter parcelle par parcelle nos accords et nos désaccords. A ce jour, malgré mes nombreuses demandes, cette réunion plusieurs fois programmée et annulée n’est toujours pas à l’ordre du jour et n’est même plus annoncée .
Les sujets à analyser sont pourtant nombreux.
Je pense tout particulièrement à la parcelle située au 127 rue du Chemin vert, qui appartient à Paris Habitat et qui est une parcelle particulièrement sensible. A la mandature précédente j’étais déjà intervenue pour exprimer l’inquiétude des écologistes concernant la densification de cette parcelle et le risque de l’abattage de plusieurs arbres. Malgré les demandes d’information des élu-es parisiens auprès du cabinet d’Emmanuel Grégoire, les élu·es écologistes n’ont toujours pas obtenu le projet d’aménagement du fond de la parcelle du 127 rue du Chemin vert
Selon les écologistes, le plan local d’urbanisme est un sujet qui mérite toute notre attention. Et si nous sommes fiers d’avoir pu le faire évoluer en juin dernier, nous souhaitons prévenir nos différents et co-construire lors de temps de négociations.
L’enquête publique débutera probablement en janvier 2024. Est-il encore temps, Monsieur le Maire de s’installer autour de la table pour traiter le Plan local d’urbanisme bio climatique dans le 11e ?


Je m’appelle Arthur KANENGIESER – « Kanengiz », une prononciation inattendue pour un sens qui l’est tout autant : « fondeur de cruches » en alsacien – et on m’a sollicité pour raconter un peu qui je suis, d’où ce bref portrait, tourné vers mes engagements. Rémois de naissance, je me suis installé à Paris à 18 ans avec de belles images et quelques clichés en tête, pour suivre des études scientifiques ; loin, dans un premier temps, du champ politique et associatif.
Je vis dans le 11e arrondissement depuis 8 ans. J’ai commencé à m’impliquer dans la vie de quartier via les 400 Coops, un supermarché coopératif qui venait de voir le jour. Le principe était simple : contre quelques heures par mois passées devant la caisse ou dans l’arrière-boutique, on pouvait acheter des produits – choisis par les membres, bio et locaux – à prix réduit. J’y ai passé une tête avec des amis, et puis j’ai fini par y rester 18 mois. Ce lieu était inspirant : on échangeait facilement avec l’ensemble des membres, et on construisait pas à pas un modèle alternatif auto-géré. Au-delà du supermarché solidaire, les 400 Coops est une vraie expérience de lien social et de convivialité entre riverain·es.

L’engagement a longtemps été pour moi une sorte d’animal difficile à appréhender. Il a pris de multiples aspects. Notamment une indignation profonde, et un refus de participer à l’émergence de l’empire Bolloré. Après mes études, j’ai travaillé dans le groupe Canal+, à la direction financière de iTélé. Une période douloureuse où j’ai vu une rédaction dont j’admirais le travail se faire démanteler pièce par pièce, avec violence. Malgré la grève qui avait duré un mois, les journalistes ont fini par partir (je leur ai emboité le pas). Puis iTélé est devenu CNews. S’en est suivi Europe 1, le JDD, etc. À chaque média sous la coupe du businessman idéologue, c’est un bout de démocratie qui se décroche de l’édifice républicain.

Je me suis ensuite essayé à plusieurs formes d’engagement, en tant que délégué du personnel ou au sein de quelques associations. Je suis notamment parti au Sénégal pour travailler avec les services départementaux d’une zone rurale près de la frontière gambienne. Les pluies se décalaient année après année, les périodes sèches s’allongeaient et les rendements agricoles diminuaient. Pour faire face, le département a souhaité diversifier son agriculture, historiquement dépendante de l’arachide, vers des céréales plus résistantes. Avec l’aide d’une association, je suis parti seul donner des formations bénévoles aux tableurs de calcul afin de monter des dossiers de financement. Une petite goutte, mais une goutte malgré tout.

J’ai ensuite adhéré à EELV fin 2021. Je n’y connaissais personne et je n’avais jamais milité pour un parti politique. Mais tout partait d’un constat : la planète meurt, les inégalités se creusent, on le sait, on regarde et rien ne se passe. Le constat scientifique est établi, les associations font un travail incroyable, l’opinion publique se sensibilise peu à peu… le frein venait du politique, d’où cet engagement à l’approche de l’élection présidentielle. J’ai commencé par distribuer des tracts, parler aux passant.e.s, débattre avec des militant.e.s, et puis… j’y suis resté. Même en ayant un sentiment initial de petit engrenage au sein d’une grande machine militante qui s’actionne pour propulser quelques-un.e.s dans des positions de responsabilité, cela me semblait important d’au moins y faire ma part. Le champ politique n’est pas parfait, mais il reste central pour lutter face à un système néolibéral destructeur, au sein duquel une minorité accapare toutes les ressources, naturelles comme financières. Durant ces périodes électorales, j’ai également pu rencontrer des militant.e.s formidables.

Aujourd’hui j’ai la chance d’être avec Michèle Priser co-secrétaire de EELV Paris 11. C’est un rôle passionnant, au sein d’un groupe local rempli de personnalités diverses, toutes investies par une volonté de changement, pour une société plus sociale et plus écologique. Espace public, zéro déchet, soutien aux commerçants, solidarités… grâce aux actions des élu.e.s et à l’engagement des militant.e.s, nous pouvons agir sur des aspects essentiels de notre ville, défendre nos idées, et sensibiliser au long cours sur les dangers qui pèsent sur la planète et notre démocratie.

« Dans le civil », je travaille dans le développement territorial au sein du groupe de la Caisse des Dépôts et des Consignations. Ce métier m’amène à aller d’un bout à l’autre de la France : Haute-Marne, Indre-et-Loire, Landes, Moselle, etc. pour soutenir les projets des collectivités locales. Je me suis notamment spécialisé dans l’accompagnement de projets culturels. Je suis fier de pouvoir œuvrer pour l’intérêt général, et particulièrement pour les territoires.

Séance du 25 septembre 2023
Aménagement des boulevards Jules Ferry et Richard Lenoir
L’aménagement du boulevard Richard Lenoir / Jules Ferry est un projet qui figure dans notre feuille de route définie au début de la mandature en 2020 au moment où notre équipe municipale a été élue à la Mairie du 11e.
Cet axe traverse de part et d’autre notre arrondissement. C’est une trame verte essentielle dans un arrondissement qui a très peu d’espace vert. Elle joue un rôle primordial. Penser dans les années 90 pendant la mandature de Georges Sarre, accompagné par l’architecte David Mangin et la paysagiste Jacqueline Osty, cet axe mérite que nous nous y attardions et que nous, élu-es et citoyens et citoyennes nous travaillions avec transparence à partir de données, d’analyses, d’études, de diagnostics et de projections chiffrés et fiables, qui nous permettent de nous projeter avec confiance dans l’avenir.
Les objectifs des écologistes sont de faire évoluer cet axe de manière qualitative, pour que cette trame verte joue pleinement son rôle. C’est à partir de l’usage que peuvent en avoir les piétons et cyclistes que nous, nous réfléchissons.
Une fois que l’on a dit que l’on va prendre en compte les différents usages, les nouveaux besoins en raison du changement climatiques de la multiplication des pics de chaleur, des pollutions atmosphériques, du déclin de la biodiversité, de la disparition par exemple des moineaux dans le 11e, des attentes des parisiens, du constat de la nécessite du partage de l’espace public indispensable dans une ville, surtout dans un arrondissement aussi dense que le 11e.
Que nous n’oublions pas bien évidemment les moments tragiques du 11e, de la volonté partagée par les écologistes et je crois par tous les habitants du 11e de déplacer la stèle commémorative en souvenir des attenta du Bataclan.
Eh bien, Il faut prendre maintenant à bras le corps la transmission des aménagements possibles à tous les niveaux : auprès des élu·es d’arrondissement, des citoyen·nes, des riverain·nes, des commerçant·es, des acteurs économiques.
Et arrêter de travailler en silo et dans la précipitation.
Cet aménagement est passionnant, il soulève pleins de questions, Alors, partageons les cheminements et les appropriations
Les écologistes utilisent les mots information, concertation, participation, démocratie et souhaitent les faire vivre avec les parisiens Aujourd’hui, nous avons l’impression que dernières ces mots, tous les partis politiques ne mettent la même chose.
La participation des citoyens et des citoyennes n’est pas quelques choses en plus, si nous obtenons plus d’argent de la Ville de Paris. La participation citoyenne est une volonté politique
La participation aux projets d’aménagement de l’espace public, est la base du travail des élu-es lorsque les services ont réalisé et transmis les études. On ne lance pas un projet en cherchant des crédits complémentaires dans un second temps pour la participation et l’entretien et le bon usage des espaces. On a l’impression de marcher à l’envers… C’est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons concernant le vœu présenté par Paris en commun
Nous savons aussi combien les oppositions se focalisent essentiellement contre le retrait des grilles. Le vœu de Changer Paris réduit d’ailleurs sa proposition a cette unique demande. Le projet d’aménagement mérite une plus large réflexion et les écologistes évidement ne se retrouvent pas dans cet unique attendu.
Les écologistes entendent les oppositions au sujet des grilles, nous réaffirmons fortement notre attachement aux haies qui les longent les grilles , indispensables à la biodiversité. Nous demandons que les études préalables au retrait des grilles, au regard de l’impact environnemental soient communiquées largement et que nous puissions étudier ensemble les conséquences afin de pouvoir nous positionner avec discernement.
Vœu déposé par les élu·es du groupe les Écologistes

Vœu relatif à l’aménagement concerté d’une trame verte des boulevards Jules Ferry et Richard Lenoir
Considérant l’accélération du changement climatique, la multiplication des pics de chaleur et des pollutions atmosphériques, le déclin de la biodiversité et en particulier la disparition des colonies de moineaux dans Paris et le 11e arrondissement ;
Considérant la volonté des élu-es écologistes dès 2014 de créer des trames vertes qui convergent vers les boulevards Richard Lenoir et Jules Ferry, afin de préserver la biodiversité et développer la végétalisation dans notre arrondissement ;
Considérant la carence d’espaces verts dans l’arrondissement le plus dense de Paris ;
Considérant la nécessité de débitumer et déminéraliser notre arrondissement;
Considérant que les haies sont des refuges pour la biodiversité végétale et animale;
Considérant que la préservation du patrimoine végétal existant doit rester prioritaire lors de tout aménagement urbain ;
Considérant le couvert végétal remarquable de l’axe, principal îlot de fraîcheur de l’arrondissement et la volonté des élu.e.s écologistes de renforcer les continuités piétonnes et végétales de cette promenade;
Considérant la nécessité d’avoir un espace public partagé et apaisé notamment pour les enfants;
Considérant la nécessité de développer l’usage des mobilités douces, la réduction du nombre de voitures et la nécessité de développer les transports collectifs ;
Considérant le sous-dimensionnement actuel des pistes cyclables de cet axe reliant Bastille à République et la nécessité d’apaiser cet axe pour sécuriser les trajets cyclables et piétons ;
Considérant l’aménagement des boulevards Richard Lenoir-Jules Ferry lors de la mandature de Georges Sarre et la création de fontaines, squares, grilles dans les années 1990 par l’agence Seura et la paysagiste Jacqueline Osty, reconnu comme du mobilier urbain esthétique et de grande qualité ;
Considérant les fortes réticences de Jacqueline Osty aux modifications trop conséquentes de l’aménagement des Boulevards Richard Lenoir et Jules Ferry,
Considérant la proposition de campagne de Paris en Commun en 2020 de créer une promenade plantée sur ces boulevards puis les changements annoncés par la Maire de Paris de réaménager cet axe principal du 11ème pour créer une promenade à l’image des Ramblas de Barcelone ;
Considérant la publication du dépliant par la Mairie du 11e : Paris se transforme, la preuve par le 11e en 2022 qui propose la création d’une promenade de l’est parisien : Requalification du bd Jules ferry
de Stalingrad à Bastille. Première étape réalisée à l’été 2022 avec l’expérimentation d’une piétonisation partielle du boulevard les jours de marchés;
Concernant la parution d’une plaquette par le Maire d’arrondissement : Création d’une promenade de l’Est parisien : découvrez la première étape distribuée lors du forum des associations le 9 septembre 2023;
Considérant la mobilisation importante des citoyennes et citoyens depuis le début de l’été 2023 dénonçant le manque de concertation sur cet aménagement;
Considérant le devoir de mémoire et la volonté des associations de victimes des attentats du 13 novembre de déplacer la stèle commémorative en face du Bataclan ;
Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :


Je m’appelle Alexandre, je suis habitant du 11e depuis plus de 3 ans, dans le quartier de la place Voltaire. Je suis médecin à l’AP-HP (assistance publique Hôpitaux de paris) ce qui prend une bonne partie de mon temps.
J’ai eu la chance de grandir en banlieue parisienne dans une ville verte des Yvelines. Au lycée, j’étais membre du conseil de la vie lycéenne. J’ai ensuite fait mes études de médecine à l’UFR des sciences de la santé Simone Veil de St-Quentin-en-Yvelines durant lesquelles j’ai passé beaucoup de temps en activité associative ( BDE, association solidarité en santé).
C’est au cours de mes études que j’ai été le plus confronté aux inégalités sociales, aux inégalités d’accès aux soins, et à la violence de la précarité d’une partie de la population. J’ai assisté à la dégradation du système de santé hospitalier, le départ de beaucoup de soignant·es d’exception, à cause d’un mode de gestion à contretemps des problématiques du personnel de terrain.

Parallèlement, la prise de conscience des problématiques liées au changement climatique, les images d’élevages et d’abattages intensifs diffusées par L214 et l’absurdité de certaines activités humaines sur terre m’ont poussé à aller un peu plus loin.
J’ai donc adhéré à EELV en mai 2021. J’ai longtemps hésité entre m’investir dans une association ou dans un parti, mais c’est l’envie de comprendre les mécanismes politiques, la possibilité d’avoir accès aux élu·es, qui mettent en œuvre concrètement des actions au sein de la société, qui m’ont poussé à prendre ma carte. Je suis heureux d’être dans un parti qui défend les choses auxquelles je crois, le service public, la justice sociale et environnementale.
J’aime notre 11e arrondissement, l’ambiance qui s’y dégage et la population diversifiée qui y habite. Nous avons de la chance d’avoir des quartiers aussi vivants en terme de vies associatives, militantes et culturelles (de nuit, comme de jour).
En ce moment, je tente de poursuivre mes combats pour la défense du service public dans différents collectifs : « collectif inter hôpitaux » (CIH) et « Nos services publics ».


En aout, travaux réalisés sur la voirie, rencontre avec les commerçants, animations pour les jeunes qui ne partent pas en vacances, préparations des évènements de la rentrée…
Joëlle MOREL a rencontré des associations de commerçant·es et continue avec une prochaine rencontre, plus collaborative le 25 septembre : Soyez attentifs !
Le forum emploi culture aura lieu le 19 octobre. Je vous en dis plus dans la prochaine édition.
Alexandre VISCONTINI :
David BELLIARD, Les principaux travaux réalisés cet été :
Nour DURAND-RAUCHER,
« Cet été encore, dans le cadre de ma délégation à la prévention, nous avons organisé des activités pour les jeunes qui ne partent pas en vacances.
Tous les jeudis du mois de juillet sur le boulevard de Belleville de nombreuses animations et activités gratuites dédiées aux jeunes en partenariat avec des associations du 11e.
Mais aussi des activités sportives, des sorties loin de Paris, et des animations square de la Roquette avec notamment un barbecue pour les jeunes et les familles pour le 14 juillet.
Un arrondissement qui vit bien prend soin de sa jeunesse, pendant les vacances et tout au long de l’année.
Bonne rentrée à toutes et tous. »

Les élu·es écologistes toujours impliqué·es dans la vie du 11e de la qualité de vie aujourd’hui et demain.
Joëlle MOREL :

Joëlle MOREL et Alexandre VISCONTINI inauguraient le premier salon de coiffure « entreprise d’insertion » dB Nova au 58 avenue République dans le 11e.
Par ailleurs, avec de nombreux partenaires : assos, entreprises, commerces du 11e, Joelle et Alexandre ont commencé à préparer La Semaine Européenne Réduction des Déchets en vue de proposer des animations. Une belle dynamique s’engage autour du textile : réduire, recycler, upcycler.
Alexandre VISCONTINI continu son combat pour le zéro déchet et invite à la convivialité, que ce soit dans les quartiers, avec les commerçants, dans les collèges. Son crédo :
Dans le 11e, il visite les composteurs de quartier cité Industrielle et Mainguet-Lepeu, où il viendra fêter le 1er anniversaire en compagnie des riverain·nes.

Au Jardin Truillot, il accompagne la reprise des permanences du composteur avec des nouveaux bacs livrés en juin et participe à l’élaboration de la fête de la musique.
Chloé SAGASPE alerte toujours et encore au travers du plan « Paris à 50° » et découvre avec cette équipe un lieu exceptionnel sur les toits de l’Opéra Bastille où des cultures maraîchères en agro-écologie fournissent les restaurants aux alentours en produits frais.


David BELLIARD présente son bilan de mi mandat et continue son action.
Il organise une concertation sur l’aménagement de la vélorue FG du Temple 10e-11e et la prochaine piétonisation rue Oberkampf (Parmentier/ Richard Lenoir).

Avec Joëlle Morel, ils s’octroient une pause au repas solidaire organisé par le CQ à la MJC Mercœur.

Ensemble, élu·es écologistes, citoyen·nes du 11e soutiennent les Soulèvements de la Terre, participent aux Marches des Fiertés et à la marche blanche pour Nahel.
