Catégorie : Actualité

  • Les infos travaux voirie – Novembre 2023

    Rue Nicolas Appert : reprise des trottoirs en cours

    Saint-Sébastien/Baudin : travaux réalisés : plantation d’arbres isolés, recalibrage, création de jardinières et d’un espace de biodiversité : des petites reprises de travaux mal réalisés par les entreprises prestataires ou pas terminés en cours jusqu’au 20 octobre

    Rue Gambey : Réouverture le 16/10

    Rue Oberkampf : dépose du Trilib’ à partir du 16/10.

    Avenue Ledru-Rollin : Reprise de 6 pieds d’arbres – travaux réalisés le 9 octobre non satisfaisants – nouvelle intervention en fonction de la météo et Rue Pelée d’ici fin octobre.

    Marché Popincourt (bd Richard Lenoir) : reprise des pieds d’arbre et du dallage : démarrage le 26 septembre pour 10 mois de travaux

    Piste cyclable Vellefaux-Parmentier : fin des travaux prévue pour début novembre

    Rue Alexandre Dumas : entre les boulevards de Charonne et Voltaire – réfection de la chaussée avec aménagement cyclable – en cours jusqu’au 15 décembre 2023.

    Rue du Moulin Joly : démarrage des travaux le 23/10.

    Place Marek Edelman, rues du Moulin Joly et de la Fontaine-au-Roi : projet qui prévoit la plantation de 21 arbres, création de jardinières et d’une placette (piétonnisation du bout de la rue Fontaine au roi) – démarrage des travaux à partir des vacances de la Toussaint et jusqu’à fin juin

    Travaux à venir sur les pieds d’arbres :

    o Avenue de la République

    o Boulevard Voltaire : traitement à définir

    o Place du Père Chaillet

  • Conseil d’arrondissement – Novembre 2023

    Conseil d’arrondissement – Novembre 2023

    Séance du 7 novembre 2023

    Vœu déposé par les élu·es du groupe les Écologistes

    Vœu relatif à l’aménagement concerté d’une trame verte des boulevards Jules Ferry et Richard Lenoir

    Considérant la nécessité que les processus participatifs s’inscrivent dans des temps longs pour installer la confiance avec les habitant·es, les associations, les collectifs et que l’ensemble des partenaires acceptent les allers et retours ;

    Considérant l’urgence face aux changements climatiques et l’obligation de changer nos modes de vie et les aménagements urbains

    Considérant la complexité des situations, les contradictions des acteurs qui agissent sur un même territoire et l’objectif à poursuivre d’agir dans l’intérêt général

    Considérant que chaque collectif (spontané, éphémère, utilisateurs ou non des réseaux sociaux) est singulier  et mérite  toute notre attention

    Considérant l’existence des différents lieux et modalités pour favoriser la participation des citoyens et citoyennes à Paris : transformation des maison des associations en maison de la vie associative et citoyenne, l’installation des kiosques  citoyens, la création de la carte citoyenne, l’évolution en 2017  de la Charte de la participation  pour définir le cadre de la participation, la création des Volontaires de Paris

    Considérant  les dispositifs pour inciter la participation : le fond de participation des habitants·es dans les quartiers politique de la ville, le budget participatif, les nouvelles opérations « Embellir le quartier » depuis 2020, les plateformes numériques participatives

    Considérant les instances participatives au niveau parisien : Assemblées Citoyennes, Conseil parisien des Européens, Conseil des jeunes, Conseil de la nuit…

    Considérant les instances spécifiques au niveau du 11 arrondissement : un Conseil citoyen dans le quartier Politique de la ville, 5 conseils de quartier dans le 11e, Conseil des enfants et un Conseil spécifique : le pré conseil pour préparer le Conseil municipal du 11e

    Considérant les nouveaux outils qui peuvent être proposés depuis quelques années : marches exploratoires, panel de citoyens, conventions citoyennes, conférence citoyenne pour approfondir le débat public et impliquer toutes les catégories de la population

    Considérant l’écart entre la multiplication de l’ensemble de ces dispositifs et l’expression  d’une insatisfaction des parisiens et des parisiennes animés par de nouvelles exigences démocratiques

    Considérant les effets d’annonce de ces dispositifs qui entrainent parfois plus de suspicion que d’adhésion

    Considérant les expérimentations dans le 11e : comité des usagers du jardin Truillot et comité des jardiniers citoyens impulsés à la mandature précédente, et depuis 2020 : le  kiosque citoyen place Roger Linet et la mise en place du pré conseil pour  aider les citoyens à suivre le conseil municipal,  la création du réseau compost11 qui anime et structure plusieurs collectifs de citoyens  engagés autour d’un site de compostage

    Considérant la professionnalisation des acteurs pour aider à la participation , les subventions qui  sont accordés à ces structures, les coûts que cela engendre pour les arrondissements

    Considérant le vœu des écologistes  en avril 2021 relatif aux démarches de participation citoyenne et particulièrement sur les conventions  et conférences  citoyennes pour  aider à la prise de décision éclairées et adaptées à l’ensemble des citoyens

    Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Mairie du 11e :

    • L’évaluation du fonctionnement du Pré conseil et préconisent l’expérimentation d’une expression des citoyens sur les vœux  rédigés par les différents groupes politiques
    • L’évaluation de la programmation et la fréquentation de l’ouverture des cours d’école aux citoyens et citoyennes le samedi
    • Une information détaillée sur la gestion et le fonctionnement du kiosque citoyen installé place Roger Linet
    • Une communication régulière  sur le site de la Mairie du 11e des initiatives citoyennes et associatives  dans les différents quartiers
    • Une évaluation du fonctionnement du nouveau règlement des Conseils de quartier et des groupes  inter conseil de quartier thématiques mis en place  depuis 2020
    • La création  de Vélos Tour  de la démocratie locale dans le 11e pour faire connaître les différents dispositifs ( sur les marchés alimentaires, devant les écoles) pour donner des informations locales et recueillir la paroles des habitant·es

    Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :

    • La création d’une ligne spécifique   concernant les montants des budget dédiés à la participation  afin de faire  vivre les différents  processus participatifs  pour chacun des projets
    • Une large communication sur l’organisation de l’ Enquête publique  du plan local d’urbanisme bio climatique et les modalités pour y participer à partir de janvier prochain
    • La transmission systématique des documents préparatoires : diagnostic, études sociologiques et environnementales préalables,  en amont de toutes réunions publiques  afin de favoriser le développement de  réunions sous forme d’atelier plutôt que des réunions «tribunes descendantes »
    • Organisation des modalités de la concertation et  participation des citoyens sur le projet d’aménagement de Richard Lenoir et Jules Ferry
    • La présentation du processus participatif auprès des collectifs qui gèrent la Terre d’Ecologie populaire de Ménilmontant
    • La présentation aux citoyens et citoyennes du fonctionnement  des nouveaux Comité local Paris commerce qui regroupera les bailleurs de Paris commerce, la Mairie d’arrondissement, les associations de commerçant·es, les habitant·es dans les quartiers

    Question du groupe les Écologistes

    Question relative à l’élaboration du PLU Bioclimatique

    Le plan local d’urbanisme bio climatique a été présenté le 25 mai dernier. Lors de cette présentation, j’ai demandé au nom des élu-es écologistes qu’une réunion spécifique soit organisée entre les élu-es pour acter parcelle par parcelle nos accords et nos désaccords. A ce jour, malgré mes nombreuses  demandes, cette réunion plusieurs fois programmée et annulée n’est toujours pas à l’ordre du jour et n’est même plus annoncée .

    Les sujets à analyser sont pourtant nombreux.

    Je pense tout particulièrement à la parcelle située au 127 rue du Chemin vert, qui appartient à Paris Habitat et qui est une parcelle particulièrement sensible. A la mandature précédente j’étais déjà intervenue pour exprimer l’inquiétude des écologistes concernant la densification de cette parcelle et le risque de l’abattage de plusieurs arbres. Malgré les demandes d’information des élu-es parisiens auprès du cabinet d’Emmanuel Grégoire, les élu·es écologistes n’ont toujours pas obtenu le projet d’aménagement   du fond de la parcelle du 127 rue du Chemin vert

    Selon les écologistes, le plan local d’urbanisme est un sujet qui mérite toute notre attention. Et si nous sommes fiers d’avoir pu le faire évoluer en juin dernier, nous souhaitons prévenir nos différents et co-construire lors de temps de négociations. 

    L’enquête publique débutera probablement en janvier 2024. Est-il encore temps, Monsieur le Maire   de s’installer autour de la table pour traiter le Plan local d’urbanisme bio climatique dans le 11e ?

  • Arthur KANENGIESER : « Tout partait d’un constat : la planète meurt, les inégalités se creusent, on le sait, on regarde et rien ne se passe… »

    Arthur KANENGIESER : « Tout partait d’un constat : la planète meurt, les inégalités se creusent, on le sait, on regarde et rien ne se passe… »

    Arthur KANENGIESER

    Je m’appelle Arthur KANENGIESER – « Kanengiz », une prononciation inattendue pour un sens qui l’est tout autant : « fondeur de cruches » en alsacien – et on m’a sollicité pour raconter un peu qui je suis, d’où ce bref portrait, tourné vers mes engagements. Rémois de naissance, je me suis installé à Paris à 18 ans avec de belles images et quelques clichés en tête, pour suivre des études scientifiques ; loin, dans un premier temps, du champ politique et associatif.

    Je vis dans le 11e arrondissement depuis 8 ans. J’ai commencé à m’impliquer dans la vie de quartier via les 400 Coops, un supermarché coopératif qui venait de voir le jour. Le principe était simple : contre quelques heures par mois passées devant la caisse ou dans l’arrière-boutique, on pouvait acheter des produits – choisis par les membres, bio et locaux – à prix réduit. J’y ai passé une tête avec des amis, et puis j’ai fini par y rester 18 mois. Ce lieu était inspirant : on échangeait facilement avec l’ensemble des membres, et on construisait pas à pas un modèle alternatif auto-géré. Au-delà du supermarché solidaire, les 400 Coops est une vraie expérience de lien social et de convivialité entre riverain·es.

    L’engagement a longtemps été pour moi une sorte d’animal difficile à appréhender. Il a pris de multiples aspects. Notamment une indignation profonde, et un refus de participer à l’émergence de l’empire Bolloré. Après mes études, j’ai travaillé dans le groupe Canal+, à la direction financière de iTélé. Une période douloureuse où j’ai vu une rédaction dont j’admirais le travail se faire démanteler pièce par pièce, avec violence. Malgré la grève qui avait duré un mois, les journalistes ont fini par partir (je leur ai emboité le pas). Puis iTélé est devenu CNews. S’en est suivi Europe 1, le JDD, etc. À chaque média sous la coupe du businessman idéologue, c’est un bout de démocratie qui se décroche de l’édifice républicain.

    Je me suis ensuite essayé à plusieurs formes d’engagement, en tant que délégué du personnel ou au sein de quelques associations. Je suis notamment parti au Sénégal pour travailler avec les services départementaux d’une zone rurale près de la frontière gambienne. Les pluies se décalaient année après année, les périodes sèches s’allongeaient et les rendements agricoles diminuaient. Pour faire face, le département a souhaité diversifier son agriculture, historiquement dépendante de l’arachide, vers des céréales plus résistantes. Avec l’aide d’une association, je suis parti seul donner des formations bénévoles aux tableurs de calcul afin de monter des dossiers de financement. Une petite goutte, mais une goutte malgré tout.

    J’ai ensuite adhéré à EELV fin 2021. Je n’y connaissais personne et je n’avais jamais milité pour un parti politique. Mais tout partait d’un constat : la planète meurt, les inégalités se creusent, on le sait, on regarde et rien ne se passe. Le constat scientifique est établi, les associations font un travail incroyable, l’opinion publique se sensibilise peu à peu… le frein venait du politique, d’où cet engagement à l’approche de l’élection présidentielle. J’ai commencé par distribuer des tracts, parler aux passant.e.s, débattre avec des militant.e.s, et puis… j’y suis resté. Même en ayant un sentiment initial de petit engrenage au sein d’une grande machine militante qui s’actionne pour propulser quelques-un.e.s dans des positions de responsabilité, cela me semblait important d’au moins y faire ma part. Le champ politique n’est pas parfait, mais il reste central pour lutter face à un système néolibéral destructeur, au sein duquel une minorité accapare toutes les ressources, naturelles comme financières. Durant ces périodes électorales, j’ai également pu rencontrer des militant.e.s formidables.

    Aujourd’hui j’ai la chance d’être avec Michèle Priser co-secrétaire de EELV Paris 11. C’est un rôle passionnant, au sein d’un groupe local rempli de personnalités diverses, toutes investies par une volonté de changement, pour une société plus sociale et plus écologique. Espace public, zéro déchet, soutien aux commerçants, solidarités… grâce aux actions des élu.e.s et à l’engagement des militant.e.s, nous pouvons agir sur des aspects essentiels de notre ville, défendre nos idées, et sensibiliser au long cours sur les dangers qui pèsent sur la planète et notre démocratie.

    « Dans le civil », je travaille dans le développement territorial au sein du groupe de la Caisse des Dépôts et des Consignations. Ce métier m’amène à aller d’un bout à l’autre de la France : Haute-Marne, Indre-et-Loire, Landes, Moselle, etc. pour soutenir les projets des collectivités locales. Je me suis notamment spécialisé dans l’accompagnement de projets culturels. Je suis fier de pouvoir œuvrer pour l’intérêt général, et particulièrement pour les territoires.

  • Conseil d’arrondissement – Septembre 2023

    Conseil d’arrondissement – Septembre 2023

    Séance du 25 septembre 2023

    Aménagement des boulevards Jules Ferry et Richard Lenoir

    L’aménagement du boulevard Richard Lenoir / Jules Ferry est un projet qui figure dans notre feuille de route définie au début de la mandature en 2020 au moment où notre équipe municipale a été élue à la Mairie du 11e.    

    Cet axe traverse de part et d’autre notre arrondissement. C’est une trame verte essentielle dans un arrondissement qui a très peu d’espace vert.  Elle joue un rôle primordial.   Penser dans les années 90 pendant la mandature de Georges Sarre, accompagné par l’architecte David Mangin et la paysagiste Jacqueline Osty, cet axe mérite que nous nous y attardions et que nous, élu-es et citoyens et citoyennes   nous travaillions   avec transparence à partir de données, d’analyses, d’études, de diagnostics et de projections chiffrés et fiables, qui nous permettent de nous projeter avec confiance dans l’avenir.

    Les objectifs des écologistes sont de faire évoluer cet axe   de manière qualitative, pour que cette trame verte joue pleinement son rôle. C’est à partir de l’usage que peuvent en avoir les piétons et cyclistes que nous, nous réfléchissons.

    • Y développer   plus de végétaux, plus de biodiversité, plus d’espaces de promenade, plus d’espaces de tranquillité, plus d’espaces de jeux pour les enfants, pour y installer un espace canin tant attendu dans le 11e, pour des fontaines en bon état, des espaces de tri, des marchés alimentaires dynamiques et attrayants,
    • Pour y développer aussi des vélos rues afin de réduire la place des voitures tout en respectant les activités économiques, les artisans de gros, les commerces de détails. Ils ont besoin aussi de place de circulation, de livraison Cet axe est un vrai pôle économique   de l’est parisien, qui risque de disparaitre au détriment des villes de la petite ou grande couronne . Bien entendu l’activité des Urgences (Police Samu) est respectées dans le cadre des Velos –rues

    Une fois que l’on a dit que l’on va prendre en compte les différents usages, les nouveaux besoins en raison du changement climatiques de la multiplication des pics de chaleur, des pollutions atmosphériques, du déclin de la biodiversité, de la disparition par exemple des moineaux dans le 11e, des attentes des parisiens, du constat de la nécessite du partage de l’espace public indispensable dans une ville, surtout dans un arrondissement aussi dense que le 11e.

    Que nous n’oublions pas bien évidemment   les moments tragiques du 11e, de la volonté partagée par les écologistes et je crois par tous les habitants du 11e de déplacer la stèle commémorative en souvenir des attenta du Bataclan.  

    Eh bien, Il faut prendre maintenant à bras le corps la transmission des aménagements possibles à tous les niveaux : auprès des élu·es d’arrondissement, des citoyen·nes, des riverain·nes, des commerçant·es, des acteurs économiques.

    Et arrêter de travailler en silo et dans la précipitation.  

    Cet aménagement est passionnant, il soulève pleins de questions, Alors, partageons les cheminements  et les appropriations

    Les écologistes utilisent les mots information, concertation, participation, démocratie et souhaitent les faire vivre avec les parisiens Aujourd’hui, nous avons l’impression que dernières ces mots, tous les partis politiques ne mettent   la même chose.

    La participation des citoyens et des citoyennes n’est pas quelques choses en plus, si nous obtenons plus d’argent de la Ville de Paris.  La participation citoyenne est une volonté politique

    La participation aux projets d’aménagement de l’espace public, est la base du travail des élu-es lorsque les services ont réalisé et transmis les études.   On ne lance pas un projet en cherchant des crédits complémentaires dans un second temps pour la participation et l’entretien et le bon usage des espaces. On a l’impression de marcher à l’envers… C’est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons  concernant  le vœu présenté par Paris en commun

    Nous savons aussi combien les oppositions   se focalisent essentiellement contre le retrait des grilles. Le vœu  de Changer Paris réduit d’ailleurs sa proposition a cette unique demande. Le projet d’aménagement   mérite une plus large réflexion et les écologistes évidement ne se retrouvent pas dans cet unique attendu.

    Les écologistes  entendent  les oppositions  au sujet des grilles, nous réaffirmons  fortement notre attachement aux haies qui les longent les grilles , indispensables à la biodiversité.   Nous demandons que les études préalables au retrait des grilles, au regard de l’impact environnemental  soient communiquées largement et que nous puissions étudier ensemble les conséquences afin de pouvoir  nous positionner avec discernement.

    Vœu déposé par les élu·es du groupe les Écologistes

    Antoine Polez - Ville de Paris - Boulevard Richard Lenoir

    Vœu relatif à l’aménagement concerté d’une trame verte des boulevards Jules Ferry et Richard Lenoir

    Considérant l’accélération du changement climatique, la multiplication des pics de chaleur et des pollutions atmosphériques, le déclin de la biodiversité et en particulier la disparition des colonies de moineaux dans Paris et le 11e arrondissement ;

    Considérant la volonté des élu-es écologistes dès 2014 de créer des trames vertes qui convergent vers les boulevards Richard Lenoir et Jules Ferry, afin de préserver la biodiversité et développer la végétalisation dans notre arrondissement ;

    Considérant la carence d’espaces verts dans l’arrondissement le plus dense de Paris ;

    Considérant la nécessité de débitumer et déminéraliser notre arrondissement;

    Considérant que les haies sont des refuges pour la biodiversité végétale et animale;

    Considérant que la préservation du patrimoine végétal existant doit rester prioritaire lors de tout aménagement urbain ;

    Considérant le couvert végétal remarquable de l’axe, principal îlot de fraîcheur de l’arrondissement et la volonté des élu.e.s écologistes de renforcer les continuités piétonnes et végétales de cette promenade;

    Considérant la nécessité d’avoir un espace public partagé et apaisé notamment pour les enfants;

    Considérant la nécessité de développer l’usage des mobilités douces, la réduction du nombre de voitures et la nécessité de développer les transports collectifs ;

    Considérant le sous-dimensionnement actuel des pistes cyclables de cet axe reliant Bastille à République et la nécessité d’apaiser cet axe pour sécuriser les trajets cyclables et piétons ;

    Considérant l’aménagement des boulevards Richard Lenoir-Jules Ferry lors de la mandature de Georges Sarre et la création de fontaines, squares, grilles dans les années 1990 par l’agence Seura et la paysagiste Jacqueline Osty, reconnu comme du mobilier urbain esthétique et de grande qualité ;

    Considérant les fortes réticences de Jacqueline Osty aux modifications trop conséquentes de l’aménagement des Boulevards Richard Lenoir et Jules Ferry,

    Considérant la proposition de campagne de Paris en Commun en 2020 de créer une promenade plantée sur ces boulevards puis les changements annoncés par la Maire de Paris de réaménager cet axe principal du 11ème pour créer une promenade à l’image des Ramblas de Barcelone ;

    Considérant la publication du dépliant par la Mairie du 11e : Paris se transforme, la preuve par le 11e en 2022 qui propose la création d’une promenade de l’est parisien : Requalification du bd Jules ferry

    de Stalingrad à Bastille. Première étape réalisée à l’été 2022 avec l’expérimentation d’une piétonisation partielle du boulevard les jours de marchés;

    Concernant la parution d’une plaquette par le Maire d’arrondissement : Création d’une promenade de l’Est parisien : découvrez la première étape distribuée lors du forum des associations le 9 septembre 2023;

    Considérant la mobilisation importante des citoyennes et citoyens depuis le début de l’été 2023 dénonçant le manque de concertation sur cet aménagement;

    Considérant le devoir de mémoire et la volonté des associations de victimes des attentats du 13 novembre de déplacer la stèle commémorative en face du Bataclan ;

    Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :

    • Commence sans tarder les travaux relatifs au déplacement de la stèle commémorative en face du Bataclan pour la commémoration du 13 novembre 2023 en hommage aux victimes ;
    • Organise un processus de dialogue et de concertation en lien avec les habitantes et habitants, les associations comme Sauvons Jules et Richard et FNE Paris ainsi que les conseils de quartier sur l’ensemble du projet de réaménagement et une campagne d’information des riveraines et riverains sur les étapes du processus;
    • Revoie de manière concertée l’ensemble du projet, afin de garantir la préservation de la biodiversité existante notamment par le maintien des haies, développer l’accès à l’eau et aux fontaines, créer éventuellement un espace canin et d’installer du mobilier dédié à la collecte des biodéchets;
    • Demande à ce que le projet actuel envisagé au Square Jules Ferry offre une réelle diversité végétale favorable au développement de la biodiversité;
    • Réalise et communique une étude préalable au retrait des grilles au regard de l’impact environnemental et urbain et donne accès libre aux plans et études déjà existantes relatives à cet aménagement;
    • Réalise et communique une étude sur un potentiel réaménagement du marché Popincourt pour garantir un meilleur partage de l’espace et favorise le tissu commercial et économique
    • Assure la sécurité des espaces de jeux pour enfants et associe le Conseil des enfants à des ateliers pédagogiques de concertation et sensibilisation à l’environnement ;
  • Alexandre BRAS : « Médecin à l’AP-HP, je tente de poursuivre mes combats pour la défense du service public »

    Alexandre BRAS : « Médecin à l’AP-HP, je tente de poursuivre mes combats pour la défense du service public »

    Alexandre BRAS

    Je m’appelle Alexandre, je suis habitant du 11e depuis plus de 3 ans, dans le quartier de la place Voltaire. Je suis médecin à l’AP-HP (assistance publique Hôpitaux de paris) ce qui prend une bonne partie de mon temps.

    J’ai eu la chance de grandir en banlieue parisienne dans une ville verte des Yvelines. Au lycée, j’étais membre du conseil de la vie lycéenne. J’ai ensuite fait mes études de médecine à l’UFR des sciences de la santé Simone Veil de St-Quentin-en-Yvelines durant lesquelles j’ai passé beaucoup de temps en activité associative ( BDE, association solidarité en santé).


    C’est au cours de mes études que j’ai été le plus confronté aux inégalités sociales, aux inégalités d’accès aux soins, et à la violence de la précarité d’une partie de la population. J’ai assisté à la dégradation du système de santé hospitalier, le départ de beaucoup de soignant·es d’exception, à cause d’un mode de gestion à contretemps des problématiques du personnel de terrain.

    Parallèlement, la prise de conscience des problématiques liées au changement climatique, les images d’élevages et d’abattages intensifs diffusées par L214 et l’absurdité de certaines activités humaines sur terre m’ont poussé à aller un peu plus loin. 


    J’ai donc adhéré à EELV en mai 2021. J’ai longtemps hésité entre m’investir dans une association ou dans un parti, mais c’est l’envie de comprendre les mécanismes politiques, la possibilité d’avoir accès aux élu·es, qui mettent en œuvre concrètement des actions au sein de la société, qui m’ont poussé à prendre ma carte. Je suis heureux d’être dans un parti qui défend les choses auxquelles je crois, le service public, la justice sociale et environnementale.


    J’aime notre 11e arrondissement, l’ambiance qui s’y dégage et la population diversifiée qui y habite. Nous avons de la chance d’avoir des quartiers aussi vivants en terme de vies associatives, militantes et culturelles (de nuit, comme de jour).


    En ce moment, je tente de poursuivre mes combats pour la défense du service public dans différents collectifs : « collectif inter hôpitaux » (CIH) et « Nos services publics ».

  • Actualités de nos élu·es

    Actualités de nos élu·es

    En aout, travaux réalisés sur la voirie, rencontre avec les commerçants, animations pour les jeunes qui ne partent pas en vacances, préparations des évènements de la rentrée…

    Joëlle MOREL a rencontré des associations de commerçant·es et continue avec une prochaine rencontre, plus collaborative le 25 septembre : Soyez attentifs !

    Le forum emploi culture aura lieu le 19 octobre. Je vous en dis plus dans la prochaine édition.

    Alexandre VISCONTINI :

    • Alors que 2 nouvelles bornes de collecte textiles ont été installées à Babelville et Popincourt, visons la réduction des achats de vêtements neufs, la promotion de la 2nde main, le réemploi, l’upcycling et, à défaut, le recyclage.
    • Préparation SERD (Semaine Européenne de la Réduction des Déchets) avec un focus sur le textile qui aura lieu du 18 au 26 novembre. Pour participer à l’organisation 2023 : Inscriptions en cliquant ici.

    David BELLIARD, Les principaux travaux réalisés cet été :

    • Entretien des chaussées : alors qu’il y a moins de circulation, l’été est propice, aux réfections de chaussée pour assurer l’entretien du patrimoine et la circulation en toute sécurité des vélos notamment (par exemple rue Jean-Pierre Timbaud, au droit de l’esplanade Roger Linet, du 26 juin au 30 septembre : réfection de la structure de chaussée et renouvellement des pavés)
    • Aménagement provisoire sur l’avenue de Bouvines en attendant des travaux plus lourds : réfection de huit pieds d’arbres, marquage ludique, pose d’une fontaine.
    • Saint-Sébastien/Baudin : plantation d’arbres isolés, réduction de la largeur de la voirie pour limiter la vitesse et donner plus de place aux piétons, création de jardinières et d’un espace de biodiversité.

    Nour DURAND-RAUCHER,

    « Cet été encore, dans le cadre de ma délégation à la prévention, nous avons organisé des activités pour les jeunes qui ne partent pas en vacances.

    Tous les jeudis du mois de juillet sur le boulevard de Belleville de  nombreuses animations et activités gratuites dédiées aux jeunes en partenariat avec des associations du 11e.

    Mais aussi des activités sportives, des sorties loin de Paris, et des animations square de la Roquette avec notamment un barbecue pour les jeunes et les familles pour le 14 juillet.

    Un arrondissement qui vit bien prend soin de sa jeunesse, pendant les vacances et tout au long de l’année.

    Bonne rentrée à toutes et tous. »

  • Actualités de nos élu·es

    Actualités de nos élu·es

    Les élu·es écologistes toujours impliqué·es dans la vie du 11e de la qualité de vie aujourd’hui et demain.

    Joëlle MOREL :

    • a assisté à la réunion MJC Mercœur qui, à la Mairie du 11e, présentait son « futur » ;
    • est intervenue à la soirée « Vie Associative et Citoyenne » au Consulat où, quelques jours plus tard, aux portes ouvertes des Ateliers d’artistes elle s’est entretenue avec Tom Lellouche, l’artiste qui y est hébergé ;
    • était présente à l’inauguration de l’exposition rue de Rivoli « zéro chômeur longue durée » et serait partante pour que le 11e rejoigne cette démarche innovante ;
    • inaugurait le kiosque citoyen pour les associations et développement du Territoire Zéro Déchet, devant la Maison des Metallos ;
    • était heureuse d’accueillir la lauréate du « goût d’entreprendre » la boulangerie « Frappe » rue Sedaine.

    Joëlle MOREL et Alexandre VISCONTINI inauguraient le premier salon de coiffure « entreprise d’insertion » dB Nova au 58 avenue République dans le 11e.


    Par ailleurs, avec de nombreux partenaires : assos, entreprises, commerces du 11e, Joelle et Alexandre ont commencé à préparer La Semaine Européenne Réduction des Déchets en vue de proposer des animations. Une belle dynamique s’engage autour du textile : réduire, recycler, upcycler.

    Alexandre VISCONTINI continu son combat pour le zéro déchet et invite à la convivialité, que ce soit dans les quartiers, avec les commerçants, dans les collèges. Son crédo :

    • Élargir et maintenir notre quartier politique de la ville,
    • Renforcer les équipes de la ville pour accroître les actions de prévention des déchets
    • Massifier la collecte des biodéchets, c’est pourquoi Il était invité à l’inauguration du site de logistique urbaine des alchimistes à Bercy.

    Dans le 11e, il visite les composteurs de quartier cité Industrielle et Mainguet-Lepeu, où il viendra fêter le 1er anniversaire en compagnie des riverain·nes.

    Au Jardin Truillot, il accompagne la reprise des permanences du composteur avec des nouveaux bacs livrés en juin et participe à l’élaboration de la fête de la musique.

    Chloé SAGASPE alerte toujours et encore au travers du plan « Paris à 50° » et découvre avec cette équipe un lieu exceptionnel sur les toits de l’Opéra Bastille où des cultures maraîchères en agro-écologie fournissent les restaurants aux alentours en produits frais.

    David BELLIARD présente son bilan de mi mandat et continue son action.

    Il organise une concertation sur l’aménagement de la vélorue FG du Temple 10e-11e et la prochaine piétonisation rue Oberkampf (Parmentier/ Richard Lenoir).

    Avec Joëlle Morel, ils s’octroient une pause au repas solidaire organisé par le CQ à la MJC Mercœur.

    Ensemble, élu·es écologistes, citoyen·nes du 11e soutiennent les Soulèvements de la Terre, participent aux Marches des Fiertés et à la marche blanche pour Nahel.

  • Conseil d’arrondissement – Juin 2023

    Conseil d’arrondissement – Juin 2023

    Séance du 22 juin 2023

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    Vœu relatif au renfort des moyens des divisions territoriales de la propreté pour accompagner la politique de réduction des déchets vivre

    Considérant l’ambition de la Ville de Paris en matière de réduction des déchets, l’engagement de l’exécutif parisien sur le sujet et le renforcement progressif de l’expertise en matière d’économie circulaire au sein de la direction de l’attractivité et de l’emploi (DAE) et de la direction de la propreté et de l’eau (DPE) au niveau parisien,

    Considérant la réglementation européenne qui rend obligatoire au 1er janvier 2024 le tri à la source des déchets alimentaires et l’obligation faite aux collectivités de proposer des solutions de collecte séparée et de valorisation,

    Considérant l’engouement des parisiennes et des parisiens pour les premières bornes d’apport volontaires des déchets alimentaires sur les marchés et le compostage de proximité dont les dispositifs saturent rapidement,

    Considérant la nécessité de développer et d’accompagner à l’échelle locale l’exploitation des sites de compostage ainsi que leurs usagers,

    Considérant que les capacités d’incinération du SYCTOM seront réduites de 350 000 tonnes en 2025, risquant de renforcer le recours à l’enfouissement et l’augmentation significative du coût de traitement de ces ordures,

    Considérant l’urgence environnementale à réduire drastiquement la proportion de nos déchets collectés dans les ordures ménagères résiduelles,

    Considérant la territorialisation de la politique d’entretien de l’espace public de la Ville de Paris et la création de « territoires zéro déchet » s’appuyant sur les acteurs associatifs locaux,

    Considérant la mise en place dans l’arrondissement de deux territoires zéro déchet (Fontaine au Roi et Sédaine Popincourt), d’un Réseau Compost 11 et d’un Réseau des entreprises engagées en faveur de l’économie circulaire, qui requièrent un accompagnement et une animation par les services de la Ville de Paris ;

    Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :

    • renforce les moyens des divisions territoriales pour accompagner la politique de réduction des déchets ;
    • crée un poste à temps plein au sein de chaque division territoriale de propreté, chargé de :
      • promouvoir et développer localement la politique publique de prévention et de valorisation des déchets,
      • développer les pratiques de tri des biodéchets et de compostage, animer le réseau local des sites,
      • développer et superviser des projets d’économie circulaire, de tri et de sensibilisation en partenariat avec le tissu économique, associatif et citoyen locale, ainsi que des directions déconcentrées de l’arrondissement, notamment en mobilisant les moyens des partenaires institutionnels de la Ville,
      • mettre en œuvre des actions de réduction des déchets au sein des directions déconcentrées,
    • forme les responsables de quartier aux enjeux et outils de la réduction des déchets.
    • renforce les moyens des divisions territoriales pour accompagner la politique de réduction des déchets ;

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    Vœu relatif à la massification de la collecte des biodéchet

    Considérant la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, qui prévoit la généralisation du tri à la source et de la collecte sélective des biodéchets à partir du 1er janvier 2024 ;

    Considérant que la Ville devra mettre à disposition de chaque Parisien·ne une solution de collecte des biodéchets à moins de 250m de son domicile ;

    Considérant que tous les établissements produisant des déchets alimentaires auront l’obligation de les trier et de les faire collecter ;

    Considérant que les déchets alimentaires représentent à Paris presque un tiers des ordures ménagères jetées dans la poubelle verte, étant ainsi incinérés ;

    Considérant que la Ville déploie progressivement des dispositifs afin de répondre à cette exigence règlementaire, notamment par l’installation des bornes aux abords des marchés alimentaires, ou en prévoyant d’équiper l’ensemble des Trilib’ présents sur la voie publique d’un module supplémentaire destiné aux déchets alimentaires ;

    Considérant que, malgré ses efforts, la Ville et les établissements privés seront difficilement au rendez-vous de cette exigence en janvier prochain ;

    Considérant qu’il est programmé de supprimer la collecte en porte-à-porte des biodéchets pour les particuliers, expérimentée depuis 2017 dans les 2e et 12e arrondissements et depuis 2019 dans le 19e arrondissement, notamment en raison de son coût jugé trop élevé au regard des volumes collectés ;

    Considérant que la suppression de ce service dans les arrondissements où elle se pratique déjà peut mettre à mal les habitudes des personnes qui font l’effort de trier leur déchets alimentaires, en particulier si les solutions d’apport volontaire ne sont pas encore pleinement opérationnelles;

    Considérant que la collecte en apport volontaire du verre n’a pas remis en cause sa collecte en porte-à-porte et que les deux modes de collecte se complètent ;

    Considérant que les composteurs de proximité rencontrent un succès grandissant et sont rapidement saturés, obligeant à rechercher de nouveaux exutoires pour le compost mature et de nouveaux emplacements ;

    Considérant que les Caisses des écoles sont autonomes et que leur état de préparation à la généralisation de la collecte des déchets alimentaires, prévu en 2024, est inégal, parfois en raison de coûts d’investissement élevés et malgré les aides financières à leur disposition ;

    Considérant la Stratégie zéro déchet non valorisé, adoptée en 2014 par la Ville de Paris ;

    Considérant la mise en place depuis décembre 2020 dans l’arrondissement d’un RéseauCompost11 dynamique, et le développement de sites de compostage partagé, en particulier en remplacement des places de stationnement (rueLacharrière, rue Amelot, rue Baudin…) ;

    Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :

    • Que la collecte en porte-à-porte soit maintenue et encouragée dans les arrondissements où elle se pratique déjà, au moins pendant une année et pas avant que ne soient atteints les objectifs réglementaires relatifs aux points d’apport volontaire ;
    • Qu’en sus du futur module de Trilib consacré à ce flux, d’autre bornes plus légères puissent compléter le maillage de points d’apport volontaire, sur le modèle des bornes installées devant les marchés alimentaires ;
    • Qu’une solution de collecte publique soit proposée aux professionnel·les concerné·es au travers de contrats de redevance pour l’enlèvement et l’élimination de déchets non ménagers et qu’une expérimentation soit mené avant la fin de l’année 2023 ;
    • Que les Caisses des écoles soient accompagnées par la Ville afin de faciliter le financement de la collecte des déchets alimentaires et l’installation des tables de tri, ainsi que la formation du personnel et des élèves, en vue de la généralisation de la collecte en janvier 2024 ;
    • Qu un plan territorialisé de développement du compostage de proximité soit mis à jour et que sa mise en soit pilotée par la Ville et les divisions territoriales de la DPE, afin de faciliter la mise en réseau des sites, la formation des animateurs, le financement de la maintenance, la livraison du broyat, ainsi que la création des protocoles permettant l’exploitation des sites de compostage par la Ville de Paris et l’utilisation du compost mature dans ses parcs et jardins.

    Vœu de l’exécutif

    Vœu relatif à la géographie prioritaire du 11e arrondissement

    La Politique de la Ville a pour but de réduire les inégalités sociales et territoriales et d’améliorer les conditions de vie des habitant·es des quartiers populaires.

    La Ville de Paris est pleinement mobilisée dans la réduction de ces inégalités, par l’engagement de nombreuses politiques publiques municipales renforcées dans ces territoires, comme l’éducation et la petite enfance, la santé, l’emploi et la formation, la tranquillité publique, l’accès à la culture, la transition écologique ou bien encore l’alimentation durable.

    Le contrat de ville 2015-2022 a acté le besoin d’intervenir sur le quartier Fontaine Au Roi. Ce territoire, malgré les lourdes conséquences des crises successives sur les habitants les plus précaires, a pu bénéficier de la dynamique générée par la Politique de la Ville, mais il reste très fragile. Il est indispensable, dans l’intérêt des habitants de ce quartier, que cette dynamique puisse se poursuivre dans les années qui viennent.

    Les contrats de ville arrivent désormais à échéance, après deux votes du Parlement qui les ont prolongés de 2020 jusqu’à la fin de l’année 2023. Actuellement, le contrat de ville fait l’objet de discussions entre l’État et la Ville de Paris, avec comme indicateur de base à la discussion, le revenu médian de la population.

    Le revenu médian de la population ne saurait, dans la conjoncture économique actuelle, être le seul facteur pertinent pour définir la géographie dans laquelle une intervention renforcée et conjointe des collectivités territoriales et de l’État est indispensable pour réduire les inégalités territoriales. Les données de l’INSEE datant de 2019, elles n’intègrent pas les bouleversements majeurs qu’a connu notre économie depuis lors, avec les conséquences toujours présentes de la pandémie de SARS-CoV 2 d’une part qui ont renforcé les inégalités territoriales, mais également la forte inflation de ces derniers trimestres, qui touche plus fortement les foyers aux revenus les plus modestes.

    La seule étude du salaire médian de la population ne permet pas non plus de prendre en compte plusieurs spécificités de l’aire urbaine parisienne, ni de ses quartiers populaires. C’est, par exemple, le cas de la prévalence bien plus forte du coût du logement dans le budget des foyers, les différences de coût de la vie, la plus forte densité de population affectée par des facteurs de fragilité (nombre de chômeurs, de familles monoparentales, de jeunes ni en emploi ni en formation, nombre de personnes sous le seuil de pauvreté, nombre de foyers à bas revenus, etc…). L’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) a réalisé en 2023 des travaux permettant d’identifier les territoires concentrant le plus de fragilités socio-économiques, permettant d’appréhender de façon plus précise, la réalité des besoins des quartiers populaires parisiens.

    Sur proposition de l’Exécutif, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que :

    • Au regard de la dégradation de la situation économique générale provoquée par les différentes crises s’étant additionnées depuis 2019, caractérisée par un nouvel accroissement des inégalités territoriales et non encore prises en compte dans les données de l’INSEE, l’ensemble des quartiers prioritaires du 11e arrondissement restent dans le futur contrat de ville ;
    • D’autres indicateurs que le revenu médian des foyers soient pris en compte par l’État comme indicateur de fragilité de la population, permettant d’intégrer le quartier de la Roquette, quartier également fragile du 11e arrondissement, à la géographie prioritaire.
  • Louise SOULIÉ-DUBOL : « J’envisage la pratique de la danse comme un art, un soin et une philosophie de vie »

    Louise SOULIÉ-DUBOL : « J’envisage la pratique de la danse comme un art, un soin et une philosophie de vie »

    Louise SOULIÉ-DUBOL

    Bonjour,

    Je m’appelle Louise Soulié-Dubol. J’ai 29 ans et j’habite rue Oberkampf dans le 11e à Paris.

    Née à l’hôpital Saint Antoine dans le 12e, je suis allée à l’école maternelle de la Baleine située dans ce qui deviendra mon quartier. L’école élémentaire et le Collège Voltaire avenue de la République succèdent. Enfant, j’accompagnais régulièrement mon père à la bibliothèque Parmentier pour emprunter des livres ou des histoires à écouter.

    J’ai beaucoup joué et nagé à la piscine Georges Rigal avec mes frères et sœurs et des amis. J’ai fait des cours de théâtres à l’atelier du Chaudron. J’ai pris des cours de danse classique et de danse jazz au conservatoire Charles Munch. À sa frontière, un autre lieu me permit de faire mes premiers pas de danse afro-brésilienne, l’ex Plateaux Sauvages. Ce territoire-multiple m’a fait grandir. Aujourd’hui, toutes ses particularités (diversité sociale et culturelle, fêtes régulières dans l’espace publique) font partie intégrante de mon équilibre en tant que citoyenne et artiste du territoire. C’est un arrondissement que j’aime. Il cartographie mon sensible.

    Je suis surprise de ressentir un manque de cette vie de quartier quand je voyage pendant une longue période. N’ai-je pas depuis l’enfance commencé à frayer des chemins comme pour aujourd’hui y revenir ?  C’est ce qu’une singulière expérience, vécue le jeudi 2 juin dans le cadre du Forum de l’Emploi à la Mairie du 11e, me permit de vivre. En effet, j’ai eu la chance d’être invitée par Joëlle Morel à imaginer deux performances in situ et de donner un atelier sur la confiance en soi ouvert à toute et tous. Ce fût une expérience sociale et poétique très forte.

    Le chemin a été long avant de pouvoir revenir sur le territoire de mon enfance.

    Suite à une formation en danse jazz à Rick Odums à Paris et en danse contemporaine à la Cobos Mika SEED’s en Espagne, j’obtiens un Master de recherche en danse à l’Université de Paris 8. En 2020, je danse dans la pièce Crépuscule portée par les chorégraphes burkinabés, Bienvenue Bazié et Auguste Ouedraogo. En 2021, je danse dans la performance Out of Sri Lanka du chorégraphe Sarath Amarasingam.

    En 2018, je fonde avec d’autres l’association et compagnie l’Êttre–Louve. La compagnie collabore avec des artistes transdisciplinaires et internationaux. La compagnie produit en 2018 un premier projet de création chorégraphique intitulé l’autre-côté, coécrit avec le danseur et chorégraphe burkinabé Ousseni Dabare.

    Elle remporte en 2019 le Prix du Public lors du Tremplin Propulsion initié par Les Plateaux Sauvages avec la création d’un solo musique et danse intitulé Histoire de(ux) solo(s). En 2020, elle collabore avec la scénographe numérique Pétronille Leroux à deux performances mêlant arts numériques, danse et musique live : Le Souffle des Particules et ALDEBARAN. L’Êttre-Louve intègre la coopérative culturelle CAE Clara & ClaraBis en 2023.

    L’Êttre-Louve à retrouver sur Instagram et sur Facebook

    Voir les vidéos

    Pour rester vivante et résister aux effets du confinement, je crée la partition chorégraphique du titre Danser encore du chanteur HK. Ce flash mob sera par la suite repris un peu partout dans le monde.

    À la même période, je suis à l’initiative du projet intitulé Action-Poétique. Il s’agit d’une improvisation participative géante, transdisciplinaire mêlant danse, musique, voix, texte, image (photos et vidéo) et poème en langues du monde mêlant amateurs et professionnels de tous horizons.

    Je chorégraphie le spectacle Sois pluriel comme l’univers mis en scène par Morena Campani de la Compagnie Re-Exister. En 2022, je collabore avec des artistes vidéos tels que John Sanborn et Xavier Lavernhe pour le projet de portrait vidéo intitulé I AM.

    Aujourd’hui, je transmets la danse contemporaine sous la forme de stages et d’ateliers ponctuels pour tous. Je donne aussi des cours d’éveil initiation à la danse au sein des Centre Paris Anim’ Maurice Ravel (75012), Centre Paris Anim’ Ruth Bader Ginsburg (75001), Centre Paris Anim’ Binet (75018) de la MJC Louis Lepage (94130) de Nogent sur Marne. L’éducation populaire  fait partie intégrante de mes principes pédagogiques fondamentaux.

    De plus, je me forme actuellement aux droits culturels dans le cadre de deux formations-actions. L’une co-portée par la Fondation Ali Zaoua au Maroc et la Compagnie S-composition de Jean-Pierre Seyvos et l’autre par la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs de la Ville de Paris.

    La création participative fait partie de mon actualité créative. En tant que chorégraphe, je m’engage de plus en plus vers des processus de créations collectif faisant participer tous publics. Je suis convaincue de la force d’une ambiance, d’un travail convivial, éthique et solidaire. J’encourage la collaboration et la mise en partage des savoir-faire et des savoirs vivre de chacun. La réciprocité dans la relation est fondatrice pour co-créer un climat de confiance mutuel. L’esprit d’un groupe et le travail en collectif est plein de potentialités.

    J’envisage la pratique de la danse comme un art, un soin et une philosophie de vie. C’est une matière de voir et d’appréhender le monde dans sa dimension sensible et sociale. L’interaction à l’autre est fondatrice dans l’élaboration de son geste. Pour ma part, la pratique du mouvement dansé est une manière de créer une forme d’empowerment personnel au devenir collectif. La création d’un spectacle permet l’ouverture d’un espace d’expérimentation et de  liberté individuelle aux effets d’un soin de soi-même. S’ouvrir à la créativité procure une forme de bonheur et de joie contaminante.

    J’ai eu la chance de pouvoir faire des voyages dans le cadre de mon chemin dansant à travers des pays tels que : l’Écosse, Madagascar, Israël, le Burkina Faso, le Mali, le Cameroun et le Sénégal. La dimension multiculturelle est fondatrice dans mon parcours. La rencontre de l’autre, soit d’une forme d’altérité, m’a permis l’ouverture sur le monde et la mise en partage de différentes formes de langues et de langages. Tout cela pour vous dire combien je suis motivée et disponible pour monter d’autres projets avec des structures du quartier et des gens du territoire.

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  • Découvrez : Texture by Sally

    Découvrez : Texture by Sally

    Salimata Sarah SANÉ

    « Je  suis coiffeuse passionnée de métier mais artiste créatrice capillaire dans l’âme.« 

    Je m’appelle Salimata Sarah Sané, je suis née à Dakar et j’ai 48 ans. Je suis la cadette d’une fratrie de huit frères et sœurs. J’arrive en France en 1987 pour être accueilli chez ma grande sœur à Gentilly , afin de soulager notre mère divorcée. La première année en classe de CM2 fut un peu compliquée car j’avais du mal communiquer par peur des moqueries avec mon français qui paraissait bizarre à cause de mon fort accent Sénégalais. Mais l’année se termine plus que bien car  beaucoup de copines me sollicitent pour leur faire des petites tresses pendant la récréation . 

    Déjà toute petite j’avais la dextérité pour faire des tresses . Un don de ma mère qui était coiffeuse. 

    Après un parcours scolaire simple,  je choisis de m’orienter, dès la fin du collège, dans la mode voulant devenir créatrice de mode. Mais ma vraie passion me rattrape et je me redirige vers un CAP, puis BP coiffure.

    En poursuivant mon chemin je travaille chez deux grands coiffeurs européens, Jean Michel Farettra qui m’initie au “Hairshow”  et Thierry Lothman où j’étais sa spécialiste “coiffure afro”. Chez Peter Mbafore , plus important distributeur, je découvre les produits pour les cheveux frisés à crépus.

    Ces différentes rencontres m’ont beaucoup apporté dans la connaissance des différents types de cheveux, caucasiens, négroïde, asiatique et à maîtriser les différentes techniques  en coupe coloration,  soins etc..

    Toujours dans ma soif d’apprendre et de me perfectionner je fais plusieurs voyages “à la source”  : Londres, États Unis, Inde et Chine. J’en rapporte une connaissance inégalée.

    Aujourd’hui je suis gérante de mon salon à Belleville. Depuis plus de 10 ans, j’allie coiffure, bien vivre et partage dans ce quartier qui est le mien. Animée par mon esprit humaniste et écologique ,j’y crée  des spectacles” capillaires” pour les habitant·es, jeunes et moins jeunes.

    j’ai coiffé des stars, dont 3 Miss France: Sonia Rolland,Corinne Coman, Flora Coquerel, mais aussi Anthony Kavanagh, Titoff, Youssoupha, Nawell Madani ou Aya Nakamura.

     Ma force de frappe dans la coiffure est de mêler les matières, et les textures pour transformer les petits volumes en extra volume pour sublimer les cheveux afin d’émerveiller le monde, tel est mon rêve.

    Textures by Sally

    5 rue de la Présentation – PARIS 11e – à Belleville

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