Catégorie : Actualité

  • Bilan 2022 Chloé SAGASPE

    Bilan 2022 Chloé SAGASPE

    Chloé Sagaspe Elue Ecologiste 11e, Conseillère de Paris

    Chloé SAGAPSE

    Conseillère de Paris

    Conseillère du 11e arrondissement de Paris

    Déléguée à la Transition Écologique, au Plan Climat, à l’Eau et à l’Énergie.

    Activités pour sensibiliser à l’écologie le grand public et les enfants

    Ayant la conviction profonde que les enfants seront demain les futurs ambassadeurs du climat, j’ai souhaité développer des activités de sensibilisation aux questions environnementales dans les écoles dès le plus jeune âge. Avec Alexandre Viscontini, nous avons mis en place un catalogue d’activités pédagogiques gratuites pour les écoles du 11e qui le souhaitent, en partenariat avec différents acteurs institutionnels comme l’Académie du Climat et associatifs comme Bio’consomacteurs. C’est une première à Paris !

    Nous avons également accueilli en 2022 l’avant-première du film-documentaire “Pacifique, à la rencontre du Costa Rica au Cinéma Majestic Bastille en présence du réalisateur. Ce long métrage, véritable hymne à la biodiversité, nous invite à la réflexion sur la protection de l’environnement et notre rapport à la nature. Plein d’autres activités de sensibilisation à venir en 2023 !

    “Belleville Verte”, fête de l’écologie populaire

    A l’occasion de la Semaine européenne du développement durable, j’ai souhaité unir nos forces avec les Mairies du 10, 19 et 20 pour monter une journée festive en plein air entièrement dédiée aux questions de transition écologique et de climat, sur le terre plein central du Boulevard de Belleville, au coeur d’un quartier populaire. 

    Au programme : 

    ?? Eco-village grandeur nature

    ??50 associations engagées pour le climat

    ??10 ateliers créatifs

    ?Ateliers de sensibilisation aux enjeux climatiques et Do it yourself, un mini escape Game sur le réemploi et l’environnement, une animation vélo smoothie, des performances artistiques en direct-live, du street-art, de la danse, des concert de jeunes talents, de la dégustation de produits bio, frais et locaux et bien plus encore ! 

    Fort de notre succès, nous vous donnons rendez-vous cette année pour une nouvelle édition inter-arrondissement !

    Concertation locale du plan climat dans le 11e !

    La révision de notre Plan Climat est en cours. Une large concertation a été ouverte qui vient de s’achever en décembre dernier pour consulter les habitantes et habitants au plus près des territoires car la transition se mène à l’échelle de chaque quartier.

    Durant trois mois, j’ai monté de nombreux événements (ateliers, débats, balades, etc.) autour des thématiques du Plan Climat Énergie, plus particulièrement sur l’adaptation, l’alimentation durable et l’énergie. 

    De nombreuses activités : balade urbaine climatique à la découverte des plantes comestibles ou des parcours fraicheurs dans le 11e,  café-conférence  » Cuir, fuir ou agir” sur les canicules en ville en présence d’une climatologue, ateliers sur la cuisine végétarienne ou de saison ou encore une fresque collaborative afin d’inviter chacun.e à réfléchir aux enjeux climatiques et à l’impact du réchauffement climatique dans leur quartier. 

    Les propositions des habitantes et habitants du 11e après avoir été étudiées seront soumises au vote dès février, puis présentées au Conseil de Paris et au public avant d’être définitivement adoptées en 2024.

    Rénovation énergétique dans le 11e

    Pour accélérer la rénovation énergétique des copropriétés dans le 11e et sensibiliser les habitantes et habitants, j’ai monté une formation dédiée avec l’Agence parisienne du Climat à destination des conseillères et conseillers de quartier ainsi qu’une réunion d’information à destination des syndics de copropriétés du 11e. 

    J’ai également souhaité donner à voir les réalisations emblématiques du plan climat de notre arrondissement en montant plusieurs visites comme celle d’une copropriété, rénovation exemplaire du 11e avec un programme de travaux ambitieux qui a permis d’atteindre un gain énergétique de + de 35%.

    Près de 50 copropriétés du 11e ont déjà, grâce à l’accompagnement de l’Agence parisienne du climat, réalisé un audit énergétique. Elles ont pu analyser leur situation et leur potentiel d’amélioration énergétique. Nous devons aller encore plus loin.

    Protection des arbres

    Les Parisiennes et Parisiens nous demandent à juste titre des comptes sur notre politique vis-à-vis de la protection des arbres. Nous écologistes demandons le respect des engagements pris et l’application des mesures votées dans le plan arbre. Les arbres ne doivent en aucun cas être la variable d’ajustement des projets urbains. Je suis intervenue à plusieurs reprises pour défendre notre patrimoine arboré. Très heureuse que le  vœu que j’ai porté pour notre groupe afin de préserver le patrimoine arboré de notre ville ait été adopté. C’est une belle victoire écologiste !

    Grâce à l’adoption de notre voeu, la Ville de Paris s’est engagée notamment à réexaminer les prévisions d’abattage dans les projets urbains en cours de développement ou encore mettre en place d’ici 2023, en concertation avec les associations de protection environnementale, une grille des critères pour le futur label de protection des arbres dans le PLU, intégrant notamment la maturité, l’emplacement et l’essence. 

    La vision de l’arbre a évolué notamment sous l’influence des écologistes puisque c’est sur la proposition que j’ai porté que la Ville s’est dotée d’une charte de l’arbre pour protéger et préserver son patrimoine arboré ou encore d’un comité parisien de la nature qui vient d’être officiellement lancé cet été.

    Pour notre groupe, j’ai demandé récemment en Conseil de Paris à l’occasion du premier bilan annuel du plan arbre:

    + Bilan détaillé des plantations passées et à venir par arrondissement

    + Transparence et état d’avancement sur les projets de forêts urbaines

    + Plan de financement du plan arbres et de recrutement des personnels de la direction des espaces verts

    + Préservation et protection des arbres dans le Plan local d’urbanisme

    + Étude comparative sur les différents pieds d’arbre et matériaux utilisés (notamment résine et stabilisé) pour évaluer l’impact environnemental, social et économique que nous avons obtenu à l’issue de négociations avec l’exécutif

    + Privilégier autant que possible les pieds d’arbres végétalisés et la pleine terre pour lutter contre le phénomène d’îlots de chaleur urbain

    Nouveau plan d’alimentation durable de Paris et réduction de l’impact carbone dans les cantines du 11e !

    Cheffe de file sur ce plan aux côtés de ma collègue Alice Timsit pour notre groupe au Conseil de Paris, nous avons obtenu de nombreuses avancées significatives dont nous pouvons nous réjouir comme :

    + la généralisation de 2 repas végétariens dès 2023 dans toute la restauration collective ;

    + la généralisation d’une alternative végétarienne quotidienne dès 2025 dans toute la restauration collective ;

    + la détermination et la présentation d’indicateurs de suivi pour mesurer la progression des objectifs renseignés dans le plan ;

    + une définition claire et précise de ce que la Ville entend par alimentation durable ;

    + un recours privilégié à l’approvisionnement en circuit-court ;

    + l’accompagnement de l’ensemble des caisses des écoles volontaires dans la réduction de leur impact carbone.

    Cette année, nous lançons officiellement l’expérimentation “Climat Cantine” dans le 11e que je piloterai pour travailler sur l’impact carbone des menus dans nos cantines, tout en garantissant la qualité nutritionnelle et la durabilité des produits achetés et en réduisant le gaspillage alimentaire.

    Lutte contre le VIH et droits LGBTQI

    Je suis intervenue à plusieurs reprises en Conseil de Paris sur l’impact de la pandémie et notamment du confinement sur l’épidémie de VIH face à la baisse très inquiétante du nombre de tests de dépistage mais aussi un recul de la Prep. Ce sont les personnes nées à l’étranger contaminées sur le territoire français, les LGBTQIA, les travailleur·se·s du sexe et les personnes transgenres qui sont les populations les plus exposées, particulièrement dans le contexte Covid.  Lutter contre le sida, c’est ouvrir les mêmes droits à toutes et tous et ce sans discrimination. Paris s’est battu pour que chacune et chacun puisse avoir accès aux tests gratuits sans rendez-vous et sans ordonnance dans tous les laboratoires d’analyse médicale de notre ville. J’ai dénoncé la décision irresponsable de ce gouvernement d’exclure du dispositif VIH test les personnes sans couverture sociale, autrement dit les étrangers. Après que ce gouvernement ait pris cette décision honteuse, il a nommé un ministre de la Transition écologique qui a interdit une campagne nationale de prévention sur le VIH dans sa ville, destinée à la communauté homosexuelle, estimant qu’elle constituait « un trouble à l’ordre public » qui pourrait choquer l’âme des enfants. Affiches qu’à Paris nous sommes fièr.es de porter.

    Je suis revenue également sur la question des droits LBGTQi et de la libre circulation des personnes séropositives au Qatar pour rappeler la nécessité de prévenir et lutter contre la sérophobie.

    Chloé SAGASPE - Conseillère de Paris
    Chloé Sagaspe – Élue écologiste 11e, Conseillère de Paris

    Email:  chloe.sagaspe@paris.fr 

  • Bilan 2022 Alexandre VISCONTINI

    Bilan 2022 Alexandre VISCONTINI

    Alexandre Viscontini élu écologiste du 11e arrondissement de Paris

    Alexandre VISCONTINI

    Conseiller du 11e arrondissement de Paris

    Délégué à l’économie circulaire, du recyclage et de la trajectoire zéro déchet.

    Quelle est la situation au regard des déchets aujourd’hui à Paris et dans le 11e ?

    En 75 ans, la poubelle des ménages parisiens doublé de volume, passant de 239 kg par habitant en 1940 à 485 kg en 2015. Pourtant, 75 % du contenu de cette poubelle pourrait être détourné de l’enfouissement et de l’incinération par des actions de réduction, de réemploi et de valorisation. Ce constat induit nécessairement un changement de modèle conduisant à la fin du « tout jetable », à la réduction des déchets ou à leur valorisation.

    Pour se rendre compte du volume des déchets produits dans l’arrondissement, mais aussi pour mesurer l’impact de nos actions, nous avons élaboré des indicateurs zéro déchet qui seront publiés tous les 3 mois. Voilà les premières données :

    Nous produisons par mois dans le 11e (données oct. 2022)

    + 4 000 tonnes d’ordures ménagères (bacs verts + poubelles de rue)

    + 600 tonnes de matériaux recyclable (bacs jaunes + trilib)

    + 450 tonnes de verres (bacs blancs + trilib + colonnes à verres)

    + 6 tonnes de biodéchets (bacs marrons marchés alimentaires + cantine)

    Les services de la Ville collectent tous les mois :

    +  8000 dépôts d’encombrants (6200 signalés, 1800 sauvages)

    Quelles sont les avancées actées en 2022 ?

    Les temps forts de l’année 2022 autour de 3 axes :

    Axe 1 : Engager tous les acteurs et partenaires de l’arrondissement dans la trajectoire zéro déchet

    + Lancement du second territoire zéro déchet à Popincourt avec l’association ASQP (novembre)

    + Comité de pilotage des acteurs zéro déchet de Fontaine au Roi, restitution du diagnostic des habitants (mars)

    + Lancement réseau des entreprises zéro déchet (octobre), après une étude des étudiants de l’ESCP sur les actions des entreprises en matière de zéro déchet dans le 11è (juin)

    + Lancement de la consigne pour réemploi dans le quartier Popincourt (juin)

    + Etat des lieux du cycle des déchets chez les commerçants de Belleville (décembre)

    + Démarrage du projet Catalogue action climat pour accompagner les écoles dans le cadre de la transition écologique

    + Un village zéro déchet scolaires avec la participation de 23 écoles et + de 500 élèves (octobre) 

    + Un défi zéro déchet pour les collègien.es avec la participation des collèges Beaumarchais, Aubrac, Voltaire et une restitution des actions au cours d’un événement commun (juin)

    + Déploiement des trilib sur la voie publique (tout au long de l’année)

    + Passage à la collecte des bacs jaunes 3 fois / semaine (septembre)

    Axe 2 : Proposer pour chacun.e un système de tri et de collecte des biodéchets

    + Animation du RéseauCompost11, avec 8 composteurs de quartier (3 nouveaux en 2022) et 70 en pied d’immeuble (6 nouveaux)

    + Elaboration d’une stratégie de développement des composteurs de pied d’immeuble (octobre)

    + Participation aux évènements Tous au compost (avril) et SERD (novembre)

    + Organisation d’une expérimentation de livraison de broyat en circuit court, venant de l’élagage des arbres du bois de Vincennes et livré par Carton plein (juin)

    + Lancement de la collecte des biodéchets de la cantine du groupe scolaire Cavaignac

    + Poursuite du projet de composteur électromécanique sur le site Bréguet

    Axe 3 : Renforcer l’économie circulaire et le réemploi à l’échelle de l’arrondissement

    + Soutien aux actions de La petite rockette (tout au long de l’année)

    + Création de la recyclerie Petite enfance – 21 rue du Chemin vert (février)

    + Lancement du label seconde main Popincourt (novembre)

    + 2 recycleries éphémères dans les cours d’écoles 

    + Soutien au projet de la Tablerie, recyclerie des arts de la Table

    + 2e opération 24h des encombrants (octobre) 

    + Installation du Repair café a la MVAC (décembre)

    + 10 collectes solidaires avec Ecosystem 

    Perspectives 2023

    + Engager tous les acteurs et partenaires de l’arrondissement dans la trajectoire zéro déchet

    + Proposer pour chacun·e un système de tri et de collecte des biodéchets

    + Renforcer l’économie circulaire et le réemploi à l’échelle de l’arrondissement

    Alexandre VISCONTINI - Elu à la mairie du 11e arrondissement de Paris
    Alexandre VISCONTINI – Élu écologiste du 11e arrondissement de Paris

    Email : alexandre.viscontini@paris.fr

    Tel : 06 63 02 11 68

  • Bilan 2022 David BELLIARD

    Bilan 2022 David BELLIARD

    David Belliard conseiller de Paris adjoint à la Maire de Paris

    David BELLIARD

    Conseiller de Paris,

    Conseiller métropolitain,

    Adjoint à la Maire de Paris en charge de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie.

    Avec mon équipe, les services et mes collègues élu·es, je transforme la ville pour la rendre plus agréable à vivre : moins polluée, plus calme, plus belle, plus accessible et plus accueillante. On rééquilibre l’espace public, jusqu’ici majoritairement occupée par la voiture, au profit des piétons, des vélos, des bus, et de la végétalisation. On adapte la ville aux conséquences du changement climatique. La mise en œuvre de ces projets est exigeante et nécessite souvent plusieurs années : analyse de la faisabilité, études, concertation, validations, travaux. Il faut un peu de patience mais de nombreuses transformations ont déjà été opérées en 2022 dans le 11e :

    Le plan vélo avance et on compte de nombreuses réalisation (toutes les infos ici) :

    + L’Avenue de la République (piste et végétalisation des pieds d’arbres) a été réaménagée, c’est certainement l’axe le plus marquant de l’année. 

    + Le carrefour République/Gambetta/Charonne a été sécurisé.

    + Les pistes cyclables de l’avenue du Faubourg Saint-Antoine (Nation/Ledru Rollin) ont été terminées. 

    + Sur les boulevards de Belleville et de Ménilmontant, le revêtement de chaussée et de la piste cyclable ont été refaits dans le cadre du programme d’entretien, et on en a profité pour élargir les pistes cyclables, qui sont très fréquentées.

    On a également aménagé et végétalisé là où il n’y avait pas de réseaux en sous-sol des rues aux écoles, comme Rue de la Présentation, rue Pihet et rue Amelot (devant le collège Beaumarchais). 

    Les trottoirs de la Pasteur Wagner, ainsi que ceux de la rue Jean-Pierre Timbaud ont été agrandis. Là, comme rue Pelée 7, arbres ont été plantés.De nombreuses places de stationnement sont supprimées au profit des trottoirs, de pistes cyclables ou de plantations, mais à l’échelle de la ville , 1000 places PMR supplémentaires seront créés et 1000 zones livraison également !

    Pour 2023

    + L’année 2023 sera surtout marquée par la réalisation du cœur piéton Oberkampf  (entre le boulevard Richard Lenoir et l’avenue Parmentier) : Les travaux de piétonisation, d’aménagement et de végétalisation des rues démarrent : de janvier à mars les interventions seront réalisées sur les réseaux en sous-sol . Ils seront suivis, au printemps, par des travaux d’aménagement de la rue Oberkampf et des rues Marché Popincourt, Ternaux, Neuve Popincourt, Gambey, Nemours, Folie Méricourt.  L’apaisement des rues St Sébastien et Alphonse Baudin va démarrer début 2023.

    + Un aménagement cyclable provisoire, préfigurant un aménagement plus complet sera mis en œuvre début 2023 avenue Parmentier. Le carrefour Oberkampf/Parmentier/République sera sécurisé.

    + Des études d’aménagements cyclables sont en cours pour le réaménagement de l’avenue Ledru Rollin, de l’avenue Parmentier, de la rue Faubourg du Temple, de la rue du Chemin vert, du Bd Richard Lenoir, et du Bd Beaumarchais, avec comme objectif une réalisation dans le mandat. De la même façon une dizaine de rues aux écoles supplémentaires vont être étudiées.

    + La pose d’arceaux vélos a été ralentie en 2022 du fait de la pénurie de métal, mais dès janvier 100 arceaux seront installés chaque mois.

    + L’élargissement des trottoirs et la plantations d’arbres dans les rues Fontaine au Roi (12 arbres) et rue de la Pierre Levée (17 arbres) est en cours. Une dizaine d’autres rues seront plantées.

    David BELLIARD - Adjoint à la Maire de Paris
    David BELLIARD – Élu écologiste 11e et Adjoint à la Maire de Paris

    Email : david.belliard@paris.fr

  • Bilan 2022 – Nour DURAND-RAUCHER

    Bilan 2022 – Nour DURAND-RAUCHER

    Nour Durand-Raucher Conseiller de Paris

    Nour DURAND-RAUCHER

    Conseiller de Paris

    Conseiller du 11e arrondissement de Paris

    Délégué à la sûreté, à la prévention, à la médiation et à la protection de l’enfance.

    Comment être un élu de proximité en arrondissement, investir le conseil de Paris et rester un militant ?

    J’essaie, depuis le début du mandat, de concilier le travail de l’élu tout en restant fidèle aux convictions militantes qui m’ont amené là. Le plus gros hiatus depuis le début étant le sujet de la Police Municipale Parisienne.

    Mise en place de la Police Municipale

    La notion même de police municipale déplait aux écologistes. Pour nous, la sécurité est de l’ordre du régalien et tous les territoires ont droit à la tranquillité et à la sécurité indépendamment des moyens des communes. Le désengagement systématique de l’état là où se créent des polices municipales est un problème grave et nous continuerons donc à nous y opposer.

    Néanmoins, avec les voix de la droite, elle est aujourd’hui créée.

    C’est donc à moi à la faire vivre dans l’arrondissement, je veux une police municipale qui connaisse les problématiques des habitantes et des habitants et qui soit disponible.

    En multipliant les points de contact avec les habitant.es, en favorisant l’ilotage, en faisant œuvre de médiation et en insistant sur des rencontres de coordination régulière, je compte que la police municipale soit, dans le 11e, au service de toutes et tous.

    La question des terrasses et des nuisances sonores dans l’espace public est aussi un point sur lequel j’ai continué d’avancer cette année. En demandant toujours un bilan précis et en insistant sur le nécessaire équilibre entre le maintien de la vie nocturne et des moments de convivialité et la régulation des nuisances parfois insupportables.

     J’ai ainsi multiplié les rencontres avec les riverain.es, la police municipale et la police nationale. 

    La coordination Roquette a été créée en 2021 à mon initiative pour pallier aux difficultés du quartier. Elle est composée de tous les acteurs sociaux du quartier continue de se réunir régulièrement afin de mettre en place une action conjuguée et cohérente pour améliorer la prévention et le vivre ensemble autour du square de la Roquette.

    Je reste très inquiet de la situation rue de Lappe où les agressions demeurent fréquentes les week-ends. Nous, Mairie du 11e, avons discuté avec un certain nombre de gérants des établissements de la rue pour les responsabiliser. J’organise avec la police municipale et la police nationale des actions coordonnées les vendredis et samedis soir sur place afin de prévenir au mieux les débordements. 

    Des effectifs de nuit de la police municipale parisienne viennent en renfort de nos équipes de secteur. Mais le besoin d’effectifs sur place reste important, voilà pourquoi nous sollicitons la préfecture de police pour que, chaque week-end, des effectifs de police nationale viennent renforcer les équipes sur place, je pousserai pour que ces renforts restent aussi longtemps que nécessaire.

    En plus d’une présence forte sur Oberkampf/Timbaud, pour ne pas délaisser les autres quartiers, la police municipale fait, depuis cette année, des heures supplémentaires le week-end pour apaiser l’espace public également dans les autres quartiers du 11e.

    À l’Hôtel de Ville

    La Mission d’Information et d’Evaluation de l’Education Artistique et Culturelle (EAC) à laquelle j’ai participé en tant qu’élu à la Mairie de Paris, a rendu ses conclusions cette année. Si certains établissements ne faisaient pas vraiment de l’EAC, nous allons continuer de la soutenir partout car la pratique et la rencontre avec les artistes participe de l’éveil et du développement mais permet aussi de développer la citoyenneté chez les jeunes. Au sein du groupe des écologistes j’ai en particulier défendu le budget de la Maison du Geste et de l’Image qui mène un travail admirable. Nous avons également soutenu fortement le budget de la Maison des Pratiques Artistiques Amateures (11e).

    Je n’oublie pas les Afghans et en particulier les femmes et les jeunes, nous avons pu organiser des conférences à l’Hôtel de Ville, j’ai porté encore un vœu au conseil de Paris, espérant que le peuple afghan livré au régime taliban ne soit pas abandonné de la communauté internationale. Je suis également intervenu pour interpeller la préfecture sur la mise à l’abri des afghans à la rue à Paris.

    J’ai encore accompagné cette année des manifestations de personnes à la rue, en particulier des étrangers. Je me joins au travail des associations visant à ce que l’Etat et la Ville remplissent leur mission et mettent à l’abri les personnes en situation de rue. J’ai porté à de nombreuses reprises le sujet en conseil de Paris, je suis particulièrement inquiet de la politique de déplacement et d’éparpillement des personnes à la rue à Paris. Je m’inquiète beaucoup de la politique du ministère de l’intérieur qui vise plus à invisibiliser les pauvres qu’à s’attaquer aux causes du mal logement. Les interpellations successives, en particulier au conseil de Paris, liées à des actions de terrain des associations ont parfois permis d’importantes mises à l’abri. Merci à tous les riverains et les bénévoles engagés pour le soutien aux plus fragiles. Encore peu avant Noël, les écologistes ont plaidé la cause auprès du ministre du logement pour qu’aucun enfant ne soit à la rue en hiver. Ce qui pouvait sembler une évidence n’est malheureusement aujourd’hui plus du tout systématique.

    En 2023, mes prochains chantiers dans le 11e sont la lutte contre le harcèlement de rue et la protection de l’enfance.

    Nour DURAND RAUCHER - Conseiller de Paris
    Nour DURAND-RAUCHER – Élu écologiste 11e et Conseiller de Paris

    Email : nour.durand-raucher@paris.fr

  • Rejoignez le réseau d’entreprises zéro déchet dans le 11e !

    Rejoignez le réseau d’entreprises zéro déchet dans le 11e !

    L’objectif de ce réseau est de mobiliser et accompagner les entreprises du 11e dans leurs démarches de réduction et de valorisation de leurs déchets et dans leurs actions en faveur de l’économie circulaire.

    Toutes les infos sur le fonctionnement, les réunions, les groupes thématiques dans ce document à télécharger :

    Pour s’inscrire ou simplement s’informer, contactez votre élu écologiste Alexandre Viscontini adjoint en charge de la trajectoire zéro déchet dans notre arrondissement :

    alexandre.viscontini@paris.fr

    Alexandre VISCONTINI - Elu à la mairie du 11e arrondissement de Paris
    Alexandre VISCONTINI
  • Voeux 2023 – préparons ensemble cette nouvelle année

    Voeux 2023 – préparons ensemble cette nouvelle année

    RDV // mercredi 11 janvier // dès 18H30 // à la Mairie du 11e // Salle des Fêtes

    A l’occasion de ces voeux les élu·es écologiste du 11e vous proposent de partager votre expertise et votre connaissance de l’arrondissement, lors d’ateliers participatifs, pour proposer des solutions concrètes et préparer ensemble cette nouvelle année.

    Pour s’inscrire, merci de nous écrire sur : lescheminsvertsdu11eme@free.fr

    Invitation aux voeux 2023 des élu·es écologistes du 11e
  • Conseil d’arrondissement – Novembre 2022

    Conseil d’arrondissement – Novembre 2022

    Séance du 8 novembre 2022

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    Vœu relatif à la mise en berne des drapeaux des bâtiments municipaux, en mémoire des victimes de féminicides [ADOPTÉ]

    Considérant qu’en moyenne annuelle sur la période 2011 à 2018, 213 000 femmes sont victimes de violences conjugales (violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex/conjoint) en France métropolitaine, selon l’enquête Cadre de vie et sécurité ;

    Considérant qu’en 2021, 122 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoints ou ex-conjoints, selon le Ministère de l’intérieur ; 

    Considérant ainsi une hausse de 20% du nombre de féminicides en un an, alors que 106 femmes avaient été tuées dans les mêmes circonstances en 2020 ;

    Considérant la mise en berne des drapeaux comme l’un des symboles de deuils les plus universellement reconnus ;Considérant que le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une lutte prioritaire pour la Ville de Paris qui s’engage à mener des politiques féministes de protection des femmes et des enfants ;

    Ainsi, sur proposition des élu·es écologistes émet le voeu :

    • De mettre en berne les drapeaux des bâtiments municipaux du 11e chaque 25 novembre, en mémoire aux victimes de féminicides.

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    Vœu relatif à un accompagnement des personnes les plus fragiles qui vivent dans des espaces infectés par les punaises de lit [ADOPTÉ]

    Considérant que les punaises de lit ont toujours existé sur terre et qu’elles résistent de plus en plus aux différents insecticides

    Considérant que ces 40 dernières années, certaines espèces de punaise prolifèrent en France, particulièrement en milieu urbain, dans les immeubles, les appartements y compris dans les hôtels, les hôpitaux, les maisons de retraites, les transports en commun

    Considérant qu’entre 2016 et 2020, plus de 4, 4 millions de français ont été infestés par les punaises de lit (soit 7% de la population)

    Considérant que ces animaux sont nocturnes, et difficilement repérables mais lorsque la population augmente ils peuvent se déplacer le jour.  

    Considérant que les punaises de lit sont des hématophages : les adultes mâles et femelles piquent et sucent le sang de leur hôte mais peuvent survivre sans manger jusqu’à plus d’un an et demi. Une seule punaise peut piquer 90 fois dans une seule nuit

    Considérant que la disparition des  punaises de lit des habitats sera donc  lente, difficile   et  nécessite un réel  suivi au quotidien des espaces infectés  afin de tenter de limiter leur développement 

    Considérant que la prolifération de ces insectes n’est pas en rapport avec la propreté des espaces mais avec plutôt avec les voyages (44% des cas), des proches ou des voisins touchés (30% des cas), l’emménagement dans un nouveau logement (20% des cas) et un achat d’occasion (10%)

    Considérant que les piqûres provoquent des démangeaisons et des dermatites et peuvent provoquer des réactions allergiques importantes   mais  qu’elles  ne transmettent toutefois pas de maladies infectieuses

    Considérant que la punaise de lit n’est pas ou peu vectrice de maladie, mais a un impact sur la santé des personnes infestées et en particulier sur le plan psychiatrique avec le développement de fortes d’insomnies et des troubles anxiogènes 

    Considérant que suite à leur prolifération le gouvernement a mis en place en 2020   un plan national de lutte contre les punaises de lit

    Considérant que des sociétés privées se sont spécialisées dans les actions d’éradication et que des procédures longues et onéreuses sont mises en place pour traiter les endroits infectés : un protocole stricte et minutieux doit être réalisé plusieurs fois,  en plusieurs étapes   – pendant une  ou plusieurs années – 

    Considérant que le traitement nécessite en amont la participation  active des personnes et  nécessite l’interdiction  à  l’accès  de l’espace traité afin de  laisser agir les produits pendant 6 heures, puis une ventilation de l’espace pendant 2 heures   

    Considérant que ces protocoles peuvent être engagés à condition que l’ensemble des propriétaires des logements dans un immeuble infecté acceptent la démarche collective, engagent les frais nécessaires et respectent les procédures scrupuleusement 

    Considérant que les personnes vivant dans une seule pièce, les personnes âgées, seules, handicapées, précaires ont énormément de difficultés  à respecter le protocole et souvent refusent d’ouvrir leur porte, malgré l’accompagnement des voisins  bienveillants

    Considérant que la ville de Paris a mis en place des actions de prévention et des actions de désinfestation tout particulièrement avec les bailleurs sociaux dans les limites des dispositions législatives, règlementaires et opérationnelles. Paris Habitat a mis en place par exemple un  financement spécifique  pour ce type de procédure qui se traduit par une charge complémentaire : participation financière  mensuelle de tous les locataires. Considérant que les agents de la DPE 11e de la Ville constatent une forte augmentation des matelas infectés, sans aucune protection et emballage hermétique,   déposés  dans l’espace public.  

    Considérant que ces mesures sont insuffisantes   et manquent de coordination à l’échelle de l’arrondissement  et à l’échelle parisienne. 

    Le groupe des élu·es écologistes émet le vœu suivant auprès de la Ville de Paris :

    • – La ville de Paris rende public le bilan des actions menées par les services concernés par la prolifération des punaises de lit à Paris et  dans les arrondissements  ainsi que les actions  menées avec l’ensemble des bailleurs sociaux parisiens 
    •  – La ville de Paris mette en place une large communication sur les risques du développement des punaises de lit à Paris et engage avec l’ensemble des services concernés des actions de prévention et d’éducation auprès des institutions, des syndics privés et sociaux et plus largement auprès des parisiens et parisiennes
    • – Que la Ville de Paris développe un dispositif de médiation auprès des bailleurs, copropriétaires, syndics et locataires afin de garantir l’accessibilité des habitats lors de traitements et leur efficacité ;
    • – Que la Ville de Paris interpelle le Gouvernement afin de clarifier le cadre législatif concernant l’accessibilité de l’ensemble des habitats lors de désinfestations ;
    • – A l’heure de la préparation des JO 2024 et de l’arrivée d’un très grand nombre de tourisme, la ville de Paris crée une plateforme spécifique pour que les parisiens puissent signaler la présence de punaises de lit, ce qui  permettrait par les services de suivre l’évolution  des interventions de désinfection  
    • – Que la Mairie du 11e, particulièrement touchée par la prolifération des punaises dans certains quartiers, engage  avec  les services médicaux et celui  du  centre d’Action Sociale de l’ arrondissement des actions d’accompagnement pour convaincre les propriétaires et les locataires signalés des logements privés.   

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    mairie du 11e arrondissement de Paris

    Vœu relatif à une valorisation du chantier de restauration de la Mairie du 11e [ADOPTÉ]

    Considérant que la Mairie du 11e est un équipement public d’une grande richesse patrimoniale, 

    Considérant le nombre restreint des bâtiments patrimoniaux  dans le 11e

    Considérant que la Mairie du 11e est la première Mairie d’arrondissement réalisée sous le second empire, construite par l’architecte Etienne-François Gancel et a donc servi de modèle à un grand nombre de Mairies parisiennes 

    Considérant que les façades et les toitures sont l’objet de travaux de restauration conséquents depuis  février 2022. La première phase façade d’entrée se terminera en fin d’année, les autres ailes se poursuivront dans les années à venir

    Considérant que les façades en pierre de taille présentent des ornementations ordonnancées, des chapiteaux corinthiens et des cariatides exceptionnelles puisque ce sont les seules cariatides enfantines de la Ville de Paris 

    Considérant la restauration du clocheton qui permettra la remise en état des cloches et leurs usages occasionnels 

    Considérant la présence de nichées d’une colonie de moineaux, qui sont en voie de disparition à Paris, qui sont l’objet donc d’une étude pour leur préservation:  Les travaux des restauration intègre la mise en place de nichoirs 

    Considérant la restauration de la façade menée avec beaucoup d’attention à tous les niveaux 

    Considérant la richesse  des professionnels qui interviennent tour à tour sur cet édifice : la diversité des métiers, des savoirs faire des différents artisans et artisanes Considérant les visites de chantiers à destination du personnel de la Mairie, des élu-es  et des membres du Conseil de quartier

    Sur proposition de Joëlle Morel, les élu·es écologistes émettent le vœu que la Mairie du 11e   :

    • – Communique plus largement et de manière régulière sur la restauration de notre Mairie à travers les différents réseaux sociaux et outils de communication 
    • – Elabore un livre pour valoriser la richesse patrimoniale et les diversités des professionnels qui interviennent à la restauration du bâtiment 
    • – Crée des vidéos et enregistrements réguliers des savoirs faire des artisans et artisanes qui interviennent sur le site 
    • – Organise plusieurs visites de chantiers tout particulièrement à destination des jeunes  
  • Julien NAVAS est parisien depuis toujours…

    Julien NAVAS est parisien depuis toujours…

    Julien NAVAS

    Julien Navas est parisien depuis toujours et vit dans le 11e depuis plus de 20 ans. Du canal Saint Martin à Ménilmontant, cet hyperactif cumule les activités, artisanale en tant que céramiste ou associatives comme ses engagements auprès de VLC (vous savez, le videoplayer Français avec comme logo le cône de chantier), auprès de Mycolego (fabrication d’isolants à base de mycélium sur carton recyclé) ou encore avec la création du collectif des « glaneurs » qui récoltent les produits naturels insoupçonnés de Paris.

    Séchage du tilleul et du houblon au soleil

    Plaque d’isolant en champignon

    Que ce soit pour la cueillette du tilleul rue Sorbier ou celle du houblon cité Durmar, Julien aime valoriser chaque fleur du bitume parisien. Cueilli à Paris, séché à Paris, transformé à Paris en sachet de tisane ou en bière… on trouvera également des nèfles, des noix ou même des tomates et des citrons amers.

    Porte de la Cité Durmar au 154 rue Oberkampf

    Est-ce une coïncidence ? Son activité de glanage résonne comme un écho avec l’histoire maraîchère de la cité Durmar dans laquelle il vit et travaille. Ce lieu aujourd’hui protégé d’artisanat en accueille encore quelques-uns qui font l’âme de ce site classé.

    Ouverture d’une tranchée pour raccorder la fibre, installation de la lumière dans l’impasse

    Aujourd’hui, si la cité Durmar est un lieu chargé d’histoire, le site a encore bien besoin d’être retapé. Entre voisins, ils réparent l’électricité, ils y amènent la fibre ou y installent même un magnifique lampadaire du vieux Paris.

    Bricolage dans la cité Durmar

    A 2 ans, il n’est jamais trop tôt pour sa fille, pour aider à la peinture des potspot de fleurs ou à la réparation de la porte d’entrée.

    Végétalisation de la Cité Durmar, plusieurs tonnes de terre pour la création de plate-bande

    « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir ». Ce que dit Matisse est encore plus vrai à Paris. Et on verra souvent Julien les mains dans la terre, occupé à verdir l’allée, toujours avec l’aide de sa fille très concentrée sur son activité d’arrosage.

    Et comme on ne s’ennuie jamais, d’autres projets secrets sont à l’étude, comme ces graines de tomates de la NASA revenues de l’espace en 1990, qui ont fini par germer grâce aux conseils avisés des équipes de la carpothèque du Jardin des Plantes. Aujourd’hui, les tomates rougissent à présent cité Durmar et deviendront peut-être bientôt le premier Space Tomato Ketchup de l’histoire pour le plus grand plaisir de nos papilles !

    Pour retrouver les produits des glaneurs ( disponibilité selon saison) cliquez ici :

    www.glaner.paris

  • Lisa, spécialiste de l’agriculture urbaine

    Lisa, spécialiste de l’agriculture urbaine

    Lisa BERTRAND

    Lisa est spécialiste de l’agriculture urbaine : elle conseille les collectivités territoriales sur ce sujet, et gère dans le même temps sa propre exploitation parisienne de plantes aromatiques et médicinales.

    Parisienne d’origine et de cœur, Lisa a toujours eu accès à des espaces de nature préservée : dans les dunes de l’île de Ré d’abord, puis dans les paysages verts et vallonnés du Berry. 

    Enfance dans le Berry

    Cette alternance entre le foisonnement de la vie citadine et les plaisirs du contact avec la nature ont sans doute forgé l’envie de réunir le meilleur des deux univers dans son cadre de vie.

    Après un bac scientifique et une classe préparatoire, Lisa intègre l’Ecole Normale Supérieure et l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales dans le cadre d’un Master co-habilité portant sur les sciences humaines : sociologie, anthropologie, histoire… C’est là qu’elle choisit comme sujet pour son mémoire de fin d’études l’étude des relations entre les citadins et la nature en ville. Pour cela, elle s’engage durant 6 mois auprès de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en Île-de-France.

    Elle s’étonne que de nombreux bénévoles choisissent de se lever aux aurores le weekend pour aller écouter en forêt les chants d’oiseaux, et découvre par la même occasion des travaux des anthropologues sur la perception occidentale de la nature, une vision utilitariste et délétère. 

    Forte de cette expérience d’observation et de lectures, et après une année de césure à l’étranger, elle décide de compléter sa formation en suivant les enseignement du Muséum National d’Histoire Naturelle : elle y apprend comment il est possible d’intégrer des espaces de nature en ville dans l’aménagement des villes, et pourquoi il est urgent de rendre nos villes plus vertes dans la perspective du changement climatique. Son stage de fin d’année l’amène à intégrer l’association de protection de la biodiversité Noé.

    Le rôle de Lisa est d’y développer un Observatoire Socio-écologique de la Biodiversité Urbaine, c’est-à-dire d’aller à la rencontre de porteurs de projets qui fabriquent la ville durable et d’émettre des recommandations pour le développement de ce type d’initiatives.Après ce poste, son regard se porte de façon évidente vers les collectivités territoriales, car ce sont elles qui façonnent les villes et qui ont l’opportunité de les rendre plus vivables.

    Elle travaille durant 3 ans auprès du maire de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) qui mène une politique ambitieuse de développement de l’agriculture urbaine : jardins partagés, micro-ferme participative, installation d’une maraîchère sur les toits du théâtre… 

    Analiacid

    Lisa découvre alors les perspectives offertes par l’agriculture urbaine et réalise que cette expertise fait le pont entre ses compétences sociales et environnementales, car les projets de ce type apporte à la fois de nombreux services aux citadins, encouragent la rencontre et la mixité sociale, et permettent une meilleure infiltration des eaux de pluie, créent des îlots de fraîcheur, accueillent les pollinisateurs sauvages…

    C’est en 2019 que Lisa décide qu’il est temps de mener son propre projet d’agriculture urbaine. Elle intègre alors l’équipe de l’association Urbanescence, spécialiste de la préservation de la biodiversité en ville et de l’agriculture urbaine, et propose un projet de production de tisanes 100% parisiennes. Grâce au concours Parisculteurs lancé par la Ville de Paris, l’association obtient la gestion de l’un des tronçons en friche de la Petite Ceinture, ce chemin ferroviaire inexploité depuis des décennies. C’est dans le 13èmearrondissement, à Poterne des Peupliers, que se situe la parcelle de 1400m² le projet prend le nom de 13’Infuz – Les tisanes de la Petite Ceinture

    Terrain de 13’Infuz

    Sur place, il n’y a que des cailloux et un container de stockage de matériel. Commence alors une phase d’installation de deux années où Lisa et son équipe créent un sol fertile à partir de matériaux récupérés en petite couronne (compost, paille, marc de café, drêches de bières…), plantent, récoltent et font venir un deuxième container aménagé pour l’accueil du public. Les premiers ateliers sont organisés, le public du quartier commence à identifier le lieu, et les premières tisanes sont vendues ! En 2022, 13’Infuz entre dans une phase de fonctionnement : le lieu ouvre toutes les semaines pour la vente des tisanes, et organise plusieurs fois par semaine des ateliers avec les scolaires, EHPAD, et autres structures du quartier. 

    Les tisanes sont pour le moment uniquement vendues sur place à ces occasions, mais la prochaine labellisation en bio de 13’Infuz permettra de les distribuer dans les épiceries Biocoop !

    En parallèle de cette activité, Lisa travaille au sein du bureau Exp’AU (Expertises en Agricultures Urbaines) d’AgroParisTech, l’école d’ingénieurs agronomes. Spécialiste du conseil aux collectivités territoriales, Lisa est missionnée pour conseiller les acteurs publics sur l’intégration de l’agriculture urbaine dans leurs politiques publics. En amont des projets, elle réalise des diagnostics à l’échelle des territoires pour déterminer ce qu’il est possible de mettre en place. Lorsque les projets existent, elle est chargée de leur évaluation et de la formulation de recommandations techniques pour leur amélioration.

    Lisa anime également un blog sur le sujet de la nature en ville intitulé La Ville Pousse.

    13’Infuz – Les tisanes de la Petite Ceinture, ouvert tous les mercredis de 10h à 18h, en face du 9 rue Augustin Mouchot Paris 13e.

  • Monétisation des RTT : le cheval de Troie d’une régression sociale

    Monétisation des RTT : le cheval de Troie d’une régression sociale

    Sous couvert de « redonner du pouvoir d’achat à celles et ceux qui veulent travailler plus », la monétisation des jours de RTT votée par l’Assemblée Nationale constitue un « strike » social contre le mouvement historique de réduction du temps de travail, la négociation collective et le financement de la protection sociale. 

    Au détour du projet de loi de finances rectificative 2022, la majorité relative présidentielle, soutenue par les Républicains et le Rassemblement National, a réussi le tour de force de faire voter une mesure dérogatoire au code du travail, qui accroit le lien de subordination entre le salarié et l’employeur, affaiblit le dialogue social en entreprise et porte un coup sans précédent aux « 35h ».

    Celle-ci stipule ainsi que « le salarié, quelle que soit la taille de l’entreprise, peut, sur sa demande et en accord avec l’employeur, renoncer à tout ou partie des journées ou demi-journées de repos acquises au titre des périodes postérieures au 1er janvier 2022 et jusqu’au 31 décembre 2023 en application d’un accord ou d’une convention collective instituant un dispositif de réduction du temps de travail ». De plus, il est précisé également que « les heures correspondantes ne s’imputent pas sur le contingent légal ou conventionnel d’heures supplémentaires », ce qui permettrait de ne pas comptabiliser ces heures monétisées, et donc de s’affranchir de toute référence à la durée légale du travail.

    Aujourd’hui, le paiement des jours de RTT n’est possible que si un accord d’entreprise ou de branche signé par des organisations syndicales représentant la majorité des personnels le prévoit ou si l’absence de prise de RTT est imputable à l’employeur. 

    Derrière cet amendement qui se pare des vertus du « gagnant/gagnant » se cache en réalité la fin du cadre et des garanties collectives du temps de travail et la consécration du gré à gré laissant le salarié seul face à l’employeur. L’absence de conditionnalité de négociation sociale pour activer ce dispositif offre un formidable outil unilatéral de remise en question des « 35h » et ce, au moment où se matérialisent les effets indésirables des Ordonnances Macron de 2017 en termes de baisse de la couverture des entreprises par les délégués syndicaux et les institutions représentatives du personnel.  

    Comment ne peut pas y voir un puissant levier pour l’employeur, lui permettant de refuser l’attribution de jours de repos en arguant du paiement de ceux-ci, face à un salarié tiraillé entre son besoin de repos et l’amélioration de son pouvoir d’achat ? Amélioration relative au demeurant car proposer de payer des RTT majorées à 10% plutôt que des heures supplémentaires majorées à 25%, c’est offrir de « travailler beaucoup plus pour gagner peu ». 

    Ainsi à l’instar des multiples dispositifs de primes, cette disposition constitue surtout un élément de plus pour éviter de traiter le vrai sujet du pouvoir d’achat : les augmentations de salaire. Enjeu qui devrait donner lieu à de grandes négociations collectives au niveau interprofessionnel, dans les branches et dans les entreprises.

    Mais ce n’est pas tout : aujourd’hui la possibilité « encadrée » de monétisation est soumise à cotisations sociales contribuant ainsi au financement de la protection sociale. La nouvelle disposition, elle, exonère l’employeur du versement de cotisation patronale affaiblissant encore le financement de la protection sociale.

    Enfin, que penser du revirement du « candidat président », qui avait fait sien, lors de sa campagne, le concept de « banque du temps » ? 

    Cette idée, qui s’inscrit dans la perspective libératrice de redonner aux individus une maîtrise sur leur choix de vie, permettrait d’adapter son temps de travail au fil de sa vie professionnelle via un « compte épargne temps universel », portable et non-monétisable. Le sujet est censé figurer au menu d’une concertation à l’automne avec les partenaires sociaux, dont personne ne connait encore réellement les contours. Cette manière de le préempter dans une optique radicalement opposée à la philosophie souhaitée par ses promoteurs, pour sceller une majorité de circonstance, est une triste illustration des faux-semblants du « en même temps ». Elle témoigne surtout d’une confusion entretenue à dessein entre logique de marchandisation et logique d’émancipation. 

    Que les équilibres parlementaires imposent de construire des compromis on le comprend. Mais pas à n’importe quel prix.


    Eric Ferreres, directeur des ressources humaines adjoint, expert relations sociales

    Olivier Mériaux, docteur en sciences politiques, ex-directeur général adjoint de l’ANACT

    François Desriaux, expert santé et conditions de travail

    Eva Sas, députée de la 8e circonscription de Paris

    François Hommeril, président de la CFE-CGC

    Yannick Jadot, député européen

    Aurore Lalucq, députée européenne

    Eric Piolle, maire de Grenoble

    Dominique Méda, professeure de sociologie, Université Paris Dauphine

    Frédéric Lerais, économiste, directeur de l’IRES

    David Belliard, maire adjoint de Paris

    Guillaume Duval, ancien rédacteur en chef d’alternatives économiques

    Michèle Chay, vice-présidente de la commission travail emploi du CESE

    Pierre Mériaux, adjoint au maire de Grenoble chargé du personnel et du dialogue social

    Bruno Palier, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po

    Laurent Mahieu, secrétaire général CFDT Cadres