Catégorie : Actualité

  • Louise SOULIÉ-DUBOL : « J’envisage la pratique de la danse comme un art, un soin et une philosophie de vie »

    Louise SOULIÉ-DUBOL : « J’envisage la pratique de la danse comme un art, un soin et une philosophie de vie »

    Louise SOULIÉ-DUBOL

    Bonjour,

    Je m’appelle Louise Soulié-Dubol. J’ai 29 ans et j’habite rue Oberkampf dans le 11e à Paris.

    Née à l’hôpital Saint Antoine dans le 12e, je suis allée à l’école maternelle de la Baleine située dans ce qui deviendra mon quartier. L’école élémentaire et le Collège Voltaire avenue de la République succèdent. Enfant, j’accompagnais régulièrement mon père à la bibliothèque Parmentier pour emprunter des livres ou des histoires à écouter.

    J’ai beaucoup joué et nagé à la piscine Georges Rigal avec mes frères et sœurs et des amis. J’ai fait des cours de théâtres à l’atelier du Chaudron. J’ai pris des cours de danse classique et de danse jazz au conservatoire Charles Munch. À sa frontière, un autre lieu me permit de faire mes premiers pas de danse afro-brésilienne, l’ex Plateaux Sauvages. Ce territoire-multiple m’a fait grandir. Aujourd’hui, toutes ses particularités (diversité sociale et culturelle, fêtes régulières dans l’espace publique) font partie intégrante de mon équilibre en tant que citoyenne et artiste du territoire. C’est un arrondissement que j’aime. Il cartographie mon sensible.

    Je suis surprise de ressentir un manque de cette vie de quartier quand je voyage pendant une longue période. N’ai-je pas depuis l’enfance commencé à frayer des chemins comme pour aujourd’hui y revenir ?  C’est ce qu’une singulière expérience, vécue le jeudi 2 juin dans le cadre du Forum de l’Emploi à la Mairie du 11e, me permit de vivre. En effet, j’ai eu la chance d’être invitée par Joëlle Morel à imaginer deux performances in situ et de donner un atelier sur la confiance en soi ouvert à toute et tous. Ce fût une expérience sociale et poétique très forte.

    Le chemin a été long avant de pouvoir revenir sur le territoire de mon enfance.

    Suite à une formation en danse jazz à Rick Odums à Paris et en danse contemporaine à la Cobos Mika SEED’s en Espagne, j’obtiens un Master de recherche en danse à l’Université de Paris 8. En 2020, je danse dans la pièce Crépuscule portée par les chorégraphes burkinabés, Bienvenue Bazié et Auguste Ouedraogo. En 2021, je danse dans la performance Out of Sri Lanka du chorégraphe Sarath Amarasingam.

    En 2018, je fonde avec d’autres l’association et compagnie l’Êttre–Louve. La compagnie collabore avec des artistes transdisciplinaires et internationaux. La compagnie produit en 2018 un premier projet de création chorégraphique intitulé l’autre-côté, coécrit avec le danseur et chorégraphe burkinabé Ousseni Dabare.

    Elle remporte en 2019 le Prix du Public lors du Tremplin Propulsion initié par Les Plateaux Sauvages avec la création d’un solo musique et danse intitulé Histoire de(ux) solo(s). En 2020, elle collabore avec la scénographe numérique Pétronille Leroux à deux performances mêlant arts numériques, danse et musique live : Le Souffle des Particules et ALDEBARAN. L’Êttre-Louve intègre la coopérative culturelle CAE Clara & ClaraBis en 2023.

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    Pour rester vivante et résister aux effets du confinement, je crée la partition chorégraphique du titre Danser encore du chanteur HK. Ce flash mob sera par la suite repris un peu partout dans le monde.

    À la même période, je suis à l’initiative du projet intitulé Action-Poétique. Il s’agit d’une improvisation participative géante, transdisciplinaire mêlant danse, musique, voix, texte, image (photos et vidéo) et poème en langues du monde mêlant amateurs et professionnels de tous horizons.

    Je chorégraphie le spectacle Sois pluriel comme l’univers mis en scène par Morena Campani de la Compagnie Re-Exister. En 2022, je collabore avec des artistes vidéos tels que John Sanborn et Xavier Lavernhe pour le projet de portrait vidéo intitulé I AM.

    Aujourd’hui, je transmets la danse contemporaine sous la forme de stages et d’ateliers ponctuels pour tous. Je donne aussi des cours d’éveil initiation à la danse au sein des Centre Paris Anim’ Maurice Ravel (75012), Centre Paris Anim’ Ruth Bader Ginsburg (75001), Centre Paris Anim’ Binet (75018) de la MJC Louis Lepage (94130) de Nogent sur Marne. L’éducation populaire  fait partie intégrante de mes principes pédagogiques fondamentaux.

    De plus, je me forme actuellement aux droits culturels dans le cadre de deux formations-actions. L’une co-portée par la Fondation Ali Zaoua au Maroc et la Compagnie S-composition de Jean-Pierre Seyvos et l’autre par la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs de la Ville de Paris.

    La création participative fait partie de mon actualité créative. En tant que chorégraphe, je m’engage de plus en plus vers des processus de créations collectif faisant participer tous publics. Je suis convaincue de la force d’une ambiance, d’un travail convivial, éthique et solidaire. J’encourage la collaboration et la mise en partage des savoir-faire et des savoirs vivre de chacun. La réciprocité dans la relation est fondatrice pour co-créer un climat de confiance mutuel. L’esprit d’un groupe et le travail en collectif est plein de potentialités.

    J’envisage la pratique de la danse comme un art, un soin et une philosophie de vie. C’est une matière de voir et d’appréhender le monde dans sa dimension sensible et sociale. L’interaction à l’autre est fondatrice dans l’élaboration de son geste. Pour ma part, la pratique du mouvement dansé est une manière de créer une forme d’empowerment personnel au devenir collectif. La création d’un spectacle permet l’ouverture d’un espace d’expérimentation et de  liberté individuelle aux effets d’un soin de soi-même. S’ouvrir à la créativité procure une forme de bonheur et de joie contaminante.

    J’ai eu la chance de pouvoir faire des voyages dans le cadre de mon chemin dansant à travers des pays tels que : l’Écosse, Madagascar, Israël, le Burkina Faso, le Mali, le Cameroun et le Sénégal. La dimension multiculturelle est fondatrice dans mon parcours. La rencontre de l’autre, soit d’une forme d’altérité, m’a permis l’ouverture sur le monde et la mise en partage de différentes formes de langues et de langages. Tout cela pour vous dire combien je suis motivée et disponible pour monter d’autres projets avec des structures du quartier et des gens du territoire.

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  • Découvrez : Texture by Sally

    Découvrez : Texture by Sally

    Salimata Sarah SANÉ

    « Je  suis coiffeuse passionnée de métier mais artiste créatrice capillaire dans l’âme.« 

    Je m’appelle Salimata Sarah Sané, je suis née à Dakar et j’ai 48 ans. Je suis la cadette d’une fratrie de huit frères et sœurs. J’arrive en France en 1987 pour être accueilli chez ma grande sœur à Gentilly , afin de soulager notre mère divorcée. La première année en classe de CM2 fut un peu compliquée car j’avais du mal communiquer par peur des moqueries avec mon français qui paraissait bizarre à cause de mon fort accent Sénégalais. Mais l’année se termine plus que bien car  beaucoup de copines me sollicitent pour leur faire des petites tresses pendant la récréation . 

    Déjà toute petite j’avais la dextérité pour faire des tresses . Un don de ma mère qui était coiffeuse. 

    Après un parcours scolaire simple,  je choisis de m’orienter, dès la fin du collège, dans la mode voulant devenir créatrice de mode. Mais ma vraie passion me rattrape et je me redirige vers un CAP, puis BP coiffure.

    En poursuivant mon chemin je travaille chez deux grands coiffeurs européens, Jean Michel Farettra qui m’initie au “Hairshow”  et Thierry Lothman où j’étais sa spécialiste “coiffure afro”. Chez Peter Mbafore , plus important distributeur, je découvre les produits pour les cheveux frisés à crépus.

    Ces différentes rencontres m’ont beaucoup apporté dans la connaissance des différents types de cheveux, caucasiens, négroïde, asiatique et à maîtriser les différentes techniques  en coupe coloration,  soins etc..

    Toujours dans ma soif d’apprendre et de me perfectionner je fais plusieurs voyages “à la source”  : Londres, États Unis, Inde et Chine. J’en rapporte une connaissance inégalée.

    Aujourd’hui je suis gérante de mon salon à Belleville. Depuis plus de 10 ans, j’allie coiffure, bien vivre et partage dans ce quartier qui est le mien. Animée par mon esprit humaniste et écologique ,j’y crée  des spectacles” capillaires” pour les habitant·es, jeunes et moins jeunes.

    j’ai coiffé des stars, dont 3 Miss France: Sonia Rolland,Corinne Coman, Flora Coquerel, mais aussi Anthony Kavanagh, Titoff, Youssoupha, Nawell Madani ou Aya Nakamura.

     Ma force de frappe dans la coiffure est de mêler les matières, et les textures pour transformer les petits volumes en extra volume pour sublimer les cheveux afin d’émerveiller le monde, tel est mon rêve.

    Textures by Sally

    5 rue de la Présentation – PARIS 11e – à Belleville

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  • Actualités de nos élu·es

    Actualités de nos élu·es

    Nos élu·es  toujours présent·es pour commémorer une lutte toujours actuelle, agir au présent, et préparer l’avenir. Pour le respect de chacun·e, de la qualité de vie aujourd’hui et demain.

    Ici, le Vœu, proposé au dernier Conseil d’Arrondissement, relatif à l’expérimentation d’une Sécurité sociale de l’alimentation à Paris pour un véritable pouvoir de vivre a été déposé au dernier Conseil d’Arrondissement (à retrouver ici).

    Joëlle MOREL en charge de la Semaine de l’Emploi a initié un échange très enrichissant, autour du dispositif ”premières heures” qui propose quelques heures de travail aux personnes à la rue, pour se remobiliser et retrouver le pouvoir d’agir. Accompagnée par “Social Builder” c’est aux femmes qu’elle s’est adressée en créant 2 ateliers destinés à reprendre confiance et oser la “tech”.

    C’est avec plaisir qu’elle est venue saluer l’inauguration de la nouvelle exposition Calouga et Menthe et répondre à l’invitation, lancée par Arteo, à se retrouver entre commerçant·es du quartier.

    Hommages à la Commune de Paris aux côtés des Amies et Amis de la Commune: Joëlle MOREL vient déposer une gerbe rue de la Fontaine au Roi où a eu lieu la dernière barricade tandis que David BELLIARD s’est rendu au mur des Fédérés,

    Alexandre VISCONTINI et Joëlle MOREL, ici en présence de Colombe BROSSEL et Florentin LETISSIER (élu·es à la Ville de Paris), ont organisé la visite de la Remanufacture, ​​acteur local engagé dans le réemploi du bois (33 rue de Montreuil)

    Alexandre VISCONTINI a animé la Rencontre plénière du Réseau économie circulaire. Il a présenté les points d’avancement des travaux accompagné d’échanges fructueux autour des enjeux collecte des biodéchets, consigne, réemploi mobilier et textile, seconde main.

    Les rencontres du réseau Compost 11 ont débuté au composteur de la cité industrielle avec un debrief de l’opération « Tous au compost », échange sur les relations avec les écoles. Une charte du compostage partagé est en cours. Plus d’infos ici

    Chloé SAGASPE a participé à l’animation d’une journée partage à l’ESCP. Entre science-fiction et réalité, on a pensé la ville de demain en imaginant des futurs possibles. Les  échanges furent  passionnants autour #Paris50degrés. Des étudiant·es ont imaginé des solutions pour se préparer au commerce de demain avec IDCommerce_.

    À l’initiative de E2CParis, Chloé a accompagné une « Marche pour l’eau » au profit d’ONG œuvrant pour un accès à l’eau potable universel à travers le monde.

    Elle a également, lors du pré conseil d‘arrondissement, répondu aux questions des habitant·es sur l’accessibilité à l’eau, aux fontaines et Brumisateurs dans le 11e.

  • Conseil d’arrondissement – Mai 2023

    Conseil d’arrondissement – Mai 2023

    Séance du 25 mai 2023

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    Vœu relatif à l’expérimentation d’une Sécurité sociale de l’alimentation à Paris pour un véritable pouvoir de vivre

    Considérant l’importance d’une alimentation saine et équilibrée pour vivre en bonne santé, mais également son rôle social et culturel, construisant l’identité, créant du lien social et luttant contre l’exclusion ;

    Considérant les hausses alarmantes des prix de l’alimentation qui ont atteint 15,9% en mars 2023 selon l’Insee ;

    Considérant que le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire en France a triplé entre 2011 et 2022 d’après le réseau d’aide des Banques alimentaires ; À Paris, l’enquête du Secours populaire français annonce qu’environ 200 000 personnes ont recours à l’aide alimentaire mais que nous pourrions estimer que ce chiffre serait le double voire le triple en tenant compte de tout type de public confondu qui ne franchit pas la porte des associations.

    Considérant que l’aide alimentaire se doit d’être un moyen d’urgence, et non une réponse structurelle, face aux situations de détresse les plus visibles ;

    Considérant le manque d’engagement de l’Etat face à cette situation ne proposant que des solutions d’urgence ne répondant pas à un projet politique alimentaire d’égalité pour tous et toutes ;

    Considérant qu’une mauvaise alimentation est responsable de plus de 40% des décès liés à des maladies chroniques, dont les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète, d’après un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) de 2017 ;

    Considérant les inégalités sociales, économiques et géographiques d’accès à une alimentation de qualité, notamment dans les quartiers prioritaires de la ville, dont le constat a été dressé dans la Stratégie de Paris pour une alimentation durable ;

    Considérant que l’alimentation compte pour 17% dans l’empreinte carbone du territoire parisien et constitue ainsi le deuxième poste d’émissions de gaz à effet de serre à Paris ;

    Considérant la procédure actuelle de révision du Plan Climat pour 2024-2030, dont l’un des trois objectifs est d’être “plus juste” et de renforcer les liens entre enjeux écologiques et sociaux ;

    Considérant les initiatives d’utilité publique qui ont émergé à Paris ces dernières années autour de l’alimentation saine, durable et accessible à toutes et tous. Dans le 11ème arrondissement, plusieurs structures sont implantées ou projets ont vu le jour comme par exemple la Trockette, le projet de halle alimentaire ou encore Nous anti gaspi à Rue Saint-Maur;

    Considérant les politiques de soutien à ce type de structures menées par la Ville de Paris, notamment via des aides à l’installation et à la consolidation dans le cadre de l’appel à projets Alimentation durable et solidaire, ou encore via des aides d’urgence face aux difficultés financières rencontrées depuis l’épidémie de Covid-19 et aujourd’hui renforcées par l’inflation et la crise énergétique ;

    Considérant le besoin de mettre en place des réseaux locaux au plus près des territoires pour lutter contre le gaspillage alimentaire et pour avoir une alimentation saine et durable accessible à toutes et tous, qui ont fait émerger plusieurs initiatives dans le 11 au moment du confinement ;

    Considérant notre volonté de promouvoir et soutenir les commerces de vrac permettant de se nourrir selon la quantité souhaitée ;

    Considérant le vœu du Groupe Les Écologistes relatif au soutien des bailleurs sociaux aux structures de l’alimentation durable et accessible à toutes et tous, adopté en Conseil de Paris des 14, 15, 16 et 17 mars 2023 ;

    Considérant la lettre ouverte de 70 organisations environnementales, de consommateurs, de santé et de solidarité, adressée à la Première ministre pour une véritable stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat qui fasse de l’accès de toutes et tous à une alimentation saine et durable une priorité et qui mette en place des mesures concrètes pour atteindre cet objectif, notamment en donnant le pouvoir d’agir aux populations les plus précaires socialement ;

    Considérant que la Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) propose d’instaurer démocratiquement un droit à l’alimentation grâce à l’allocation d’un budget mensuel pour l’achat de denrées alimentaires fléché dans des structures conventionnées ;

    Considérant qu’au-delà des bénéfices pour les habitant.es, la SSA permet de soutenir une transformation du système alimentaire et agricole, en structurant les filières et en assurant un débouché aux producteur·trices, ainsi qu’aux initiatives de l’ESS et de l’innovation sociale engagées en faveur d’une alimentation durable et de qualité ;

    Considérant les expérimentations de SSA qui émergent dans toute la France, comme par exemple à Montpellier ou en Gironde ;

    Ainsi, sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que :

    • La Mairie de Paris planifie pour 2024 l’expérimentation puis la généralisation d’une politique de Sécurité sociale de l’alimentation, en priorité dans les quartiers prioritaires de la ville et en lien avec les acteurs de l’ESS parisiens.
    • La Mairie de Paris plaide auprès du gouvernement pour la mise en place d’une véritable stratégie volontariste et pérenne dans la réduction des inégalités d’accès à une alimentation saine et durable, en s’appuyant sur les demandes des collectifs et sur les expérimentations SSA mises en place par les collectivités.
  • Nicolas ZIESEL est architecte : » Au fond mon vrai métier c’est de relayer, transmettre, ouvrir des possibles et des dialogues improbables »…

    Nicolas ZIESEL est architecte : » Au fond mon vrai métier c’est de relayer, transmettre, ouvrir des possibles et des dialogues improbables »…

    Nicolas ZIESEL

    J’habite le 11ème depuis 30 ans. 


    Mon premier engagement a été quand à 11 ans j’ai voulu rejoindre Greenpeace qui venait d’ouvrir un bureau à Paris. J’avais vécu 2 ans aux Etats-unis qui m’ont imprégné de la fascination pour la « wilderness » et sa protection – mais en passant à côté de l’aspect colonial de ce récit héroïque. On m’a gentiment expliqué qu’il allait falloir attendre un peu.  

    J’ai continué à lire « National Geographic » et je suis passé à l’anti-nucléaire. « Nein Danke » est à peu près mon seul vocabulaire allemand encore aujourd’hui… J’habitais en Vallée de Chevreuse et mon père, chercheur au CNRS, militait contre les dangers pour la santé du stockage sans précaution des déchets nucléaires du CEA à Saclay au milieu des champs. 


    Je détestais Paris, et je voulais que les écolos gagnent pour que ça ressemble à l’affiche des Amis de la Terre et Brice Lalonde pour les municipales. Un dessin qui m’inspire encore aujourd’hui dans mon travail!


    J’ai fini par rejoindre EELV après 2007 après m’être impliqué dans l’accompagnement des familles sans papiers à l’école de ma fille, et avoir côtoyé des militantes et élu·es. Biberonné à Thoreau et Kafka j’ai toujours du mal avec l’arbitraire, l’abus de pouvoir et la déshumanisation bureaucratique. Je venais aussi de participer au montage d’une AMAP dans le 11ème. Et c’était une façon de passer de l’agir local au penser global!


    À part ça je suis architecte. Quasiment au moment où j’ai monté avec un camarade notre atelier en 2000 on a décidé de s’engager sur la construction bois – alors qu’on venait d’une formation et de premiers boulots 100% béton – la drogue dure du développement urbain!


    On était motivé autant par l’aspect renouvelable du matériau, que par son aspect sensible, « vivant », se patinant. Et le fait de faire se rejoindre des compétences de très haut niveau – les charpentiers ce sont les intellos du BTP- avec un usage « démocratique »: n’importe qui avec une scie et un marteau peut fabriquer et transformer son environnement de vie avec du bois. 


    On a perdu 30 concours d’affilée… construit quelques maisons … et réalisé quelques projets en béton en continuant à forcer tous les freins, du psychologique au réglementaire, au développement du bois. On nous a longtemps regardé avec sympathie et compassion! 


    Le premier projet d’ampleur que nous ayons réalisé ce sont des logements sociaux à Paris. Et la fierté vient autant d’avoir franchi un cap, enfin, que du fait que ça propose une façon de vivre en ville au milieu d’un jardin collectif – on avait prévu une zone en « friche » pour que les habitants installent un potager clandestin- et en relation avec ses voisins, la course du soleil, le vent et la pluie. L’aventure a continué avec le plus haut bâtiment 100% structure bois de France à Strasbourg, et en ce moment une partie du Village des Athlètes (avec une lutte au couteau contre le lobby béton), et le nouveau rectorat de Créteil.

    Sensations, le plus haut projet 100% structure bois de France


    Et puis le bois ce sont des arbres, des forêts, des écosystèmes. On est amené à se penser dans une chaine d’acteurs et d’êtres. J’ai été pas mal influencé par le travail des paysagistes pionniers comme Gilles Clément, et bien sûr par ce qu’on appelle aujourd’hui les humanités écologiques – lire, lire, lire, j’ai tous les jours l’impression de rattraper du temps perdu dans mes années de formation…. Et l’envie de dépasser une approche « techniciste » des questions environnementales dans l’architecture. Ce qui m’a a amené à créer aussi un petit bureau d’ingénierie environnementale, pour concilier approche écosystémique et  tous les calculs réglementaires.


    Et d’autres propositions hasardeuses: une place publique au service de l’appropriation des petits délaissés urbains par les habitants, un quartier agricole (2000 logements 20 fermes de maraichage ) à Nantes – mais en 2012 quelle douleur pour un élu de rendre à l’usage agricole des terres devenues constructibles!, le Camping Vertical proposé pour Réinventer Paris en autofinancement avec Yes We Camp (devenus entre temps des compagnons de route)…

    Jusqu’à notre proposition de transformer le grand site Tour Eiffel en « forêt urbaine » en doublant le nombre d’arbres, réduisant les allées, débitumant massivement et laissant une large part du projet se négocier progressivement. Heureusement en France, les concours d’architecture et de paysage sont rémunérés pour les perdants! Malheureusement les propositions « décalées » sont rarement retenues… y compris dans des villes qui se veulent engagées.


    Depuis 6 ans une autre aventure a commencé pour développer de la construction bois sous les tropiques, en se demandant pourquoi des régions forestières avec des besoins en logement si cruciaux employaient si peu leurs ressources locales. Exode rural, urbanisation spontanée, pillage des ressources, impact démesuré du changement climatique, santé et démographie …

    On est là au cœur des enjeux que nous devrions partager entre êtres humains, en attention constante avec les autres êtres vivants. Là aussi que de belles rencontres! Avec des forestiers au Gabon pour transformer les restes de bois de sciage en matériaux de construction pouvant lutter contre le combo parpaing-tôle: en une année c’est l’équivalent de 1000 logements au moins de bois qui est littéralement brulé dans la forêt parce qu’invendable à l’export. Au Cameroun pour construire un pavillon d’hébergement des familles dans un hôpital.

    En Martinique et Guyane pour développer des logements sociaux utilisant des ressources locales – bois, terre, résidus de canne à sucre … il y a tant d’initiatives et d’énergie sur place, si mal entendue et soutenue localement ou globalement! 


    Au fond mon vrai métier c’est de relayer, transmettre, ouvrir des possibles et des dialogues improbables. Alors je me suis retrouvé enseignant en école d’archi , mais que ce soit à Lille ou à Abidjan autour d’une pédagogie d’apprendre en faisant. A Abidjan par exemple les étudiant·es vont se frotter à des questions d’ingénierie, d’usage et de paysage en réalisant pour de vrai en une semaine de petits aménagements dans l’espace public – arrêt de bus, jeux pour enfants, kiosque. Faire prendre conscience qu’avec peu de moyens et de temps, mais aussi presque en jouant, on peut changer pour le mieux les conditions de vie c’est peut-être ce qui me porte le plus aujourd’hui.

    C’est devenu concret en organisant des petites constructions dans la ville pour le Congrès Woodrise à Bordeaux, entre architectes, avec une classe de CM2, avec des lycée professionnels et peut être cette année avec des jeunes architectes japonais et ukrainiens! Ça nous a conduit à faire une cabane à la Villa Médicis, comme quoi tous les chemins… Ça a été un moyen de faire se rencontrer la sophistication des outils numériques – de la conception à l’usinage- avec une échelle qui soit celle de la main et de petites expériences sensibles.

    Et pour aller plus loin créer notre atelier de fabrication – équipé en vrai outillage de pro ! pour créer du mobilier et des petites structures en bois de réemploi: aujourd’hui pour faire l’aménagement d’une halle en foodcourt avec Ground Control, en utilisant des caisses d’oeuvre d’art qui sinon finissent en déchetterie. Demain pour – peut-être – contaminer tous nos projets en fabriquant presque en direct  des lieux avec celles et ceux qui les vivent.

    Pour tout voir :

    www.koz.fr

    ou sur leur compte Instagram : ici

  • SEMAINE POUR L’EMPLOI : 30 mai au 2 juin 2023

    SEMAINE POUR L’EMPLOI : 30 mai au 2 juin 2023

    « Comme chaque année, le Forum de l’emploi, qui se déroulera le jeudi 1er juin à la Mairie du 11e, vous permettra de découvrir les offres d’emploi recueillies grâce au Rallye emploi du 11e et de rencontrer des entreprises et les services et structures professionnelles et d’insertion qui accompagnent les demandeurs d’emploi.  Plusieurs ateliers vous seront proposés. Outre ce temps fédérateur, d’autres rencontres sont programmées avec des publics et thématiques ciblées. Cette année les actions d’inclusion par l’emploi  sont mises à l’honneur« 

    Joëlle MOREL – Élue écologiste et adjointe au Maire du 11e; en charge de l’Emploi et du Commerce

        

    • MARDI 30 MAI // Etre Entrepreneuse dans le 11e   

    Au Onzième Lieu, 91 bis rue Jean Pierre Rimbaud   8h30 – 12h 

    Atelier confiance en soi et Atelier Femmes et numérique avec Social Builder et la Patronnerie et témoignages d’entrepreneuses      

    •  MARDI 30 MAI // Kiosque Infos Emploi et Accès au droit à Belleville

    116 rue du Faubourg du Temple (angle rue de la Présentation) de 16h à 19h

    Vous avez des questions ou souhaitez être accompagné.e.s sur les questions d’emploi (accompagnement à la recherche d’emploi, allocations chômage, RSA, reconversion professionnelle …) , d’entreprenariat (accompagnement à la création d’activité) ou d’accès à vos droits sociaux (santé, allocations familiales, logement, retraite, numérique, les aides de la ville de Paris…), venez rencontrer des professionnel.le.s qui répondront à vos questions.

    •  MERCREDI 31 MAI // Emploi et Handicap  

    Lieu à définir (sur le site de la Mairie) de 10h à 12h // Rencontre avec FraternELLE

    Venez découvrir le label Telle Quelle :  des produits alimentaires fabriqués par des personnes en situation de handicap dans des ESAT (Etablissements ou services d’aide par le travail) dans toute la France 

    • MERCREDI 31 MAI // Les rendez-vous des acteurs de l’insertion par l’emploi

    Aux Petits plats de Maurice et aux Petits vélos de Maurice de 15h à 16h30

    Suivi d’un échange entre acteurs de l’insertion par l’emploi   

    Places limitées : inscription obligatoires auprès de manon.godefroi@paris.fr

    •  MERCREDI 31 MAI // Table ronde : Souffrance au travail    

    Salle des mariages à la Mairie du 11e de 18h30 à 20h

    Animée par l’association Santé Charonne qui travaille depuis 1978 sur cette question 

    Et si on parlait de ce mécanisme d’autodestruction   qui se met insidieusement en place et qui provoque la perte de l’estime de soi, la perte de l’énergie, la perte de ses moyens intellectuels et l’isolement  

    • JEUDI 1er JUIN // Forum de l’emploi Mairie du 11e   9h – 13h
    •  « L’emploi solidaire » 

    Participants : Secours Emploi, NOVEMPLOI, Régie de Quartier, Carton Plein, Dynamo, Conciergerie Solidaire etc…

    • « Les métiers qui recrutent »

    4 grands secteurs d’activité avec de nombreuses entreprises : Hôtellerie/Restauration ; Aide à la personne/Santé ; sécurité ; commerces/distribution. Participants : Pôle Emploi, La Mission Locale, SNC, Positiv Planet, AIME, EPEC, EPI 11/12, Social Builder, Bureau du recrutement de la Ville de Paris etc…

    • Interventions  sur le Parvis de la Mairie :
      • La Cravate Solidaire
      • Truk CEP 
      • La Cyklette 
      • DM compost 
      • Altrimenti 
      • Lëtre LOUVE : Atelier Reprendre confiance en soi à travers des temps d’improvisations dans l’objectif d’un soin de soi-même avec Louise Soulie -Dubol danseuse et chorégraphe 
    • VENDREDI 2 JUIN // Découverte du dispositif Premières Heures

    Maison de la vie associative de 10h à 12h 

    À travers les témoignages de professionnels, le dispositif PremièresHeures permet une inclusion au travail personnalisée pour les personnes très éloignées de l’emploi, avec la participation de :

    • Monique Demartinho, cheffe du bureau de l’insertion par l’activité économique
    • Armée du Salut
    • Carton Plein 
    • Emmaüs
    • Gaïa
    • Samu Social
  • PARIS SOUS 50°C : le rapport de la Mission d’Information et d’Évaluation à l’initiative des écolos parisien·nes

    PARIS SOUS 50°C : le rapport de la Mission d’Information et d’Évaluation à l’initiative des écolos parisien·nes

    « Après 6 mois de riches travaux, notre Mission d’Information et d’Évaluation (MIE) sur Paris sous 50°C vient de rendre son rapport avec de nombreuses préconisations pour adapter Paris face aux vagues de chaleur et prendre des mesures à la hauteur de l’enjeu » Chloé SAGASPE – élue écologiste du 11e, Conseillère de Paris et membre de cette MIE.

  • UN PLU DE RUPTURE : pour adapter Paris à 50 degrés

    UN PLU DE RUPTURE : pour adapter Paris à 50 degrés

    Le groupe Les Écologistes au Conseil de Paris a obtenu de nombreuses avancé auprès de ses partenaires de la majorité pour un Plan Local d’Urbanisme de rupture, afin d’adapter Paris à 50° degrés et rendre accessible à toutes et tous des logements dignes et abordables :

  • C’est le printemps, les initiatives éclosent!

    David Belliard  soutenu par Joëlle Morel plante le premier arbre d’une série de 15, rue de la Pierre Levée où, à la  place du stationnement, 3 emplacements livraison et 33 emplacements vélos ont été créés . Par ailleurs, rue de la Fontaine au Roi, 10 jardinières en pleine terre ont été créées à la place du stationnement, et 12 arbres (ou plus) seront plantés.

    Pendant qu’ Alexandre Viscontini promeut le “Tous au compost”. Par ci, par là… un nouveau composteur de quartier rue Amelot, des animations pour les enfants , accompagnés des référent·es et partenaires dans les jardins du 11e.

     Les écoles maternelles Emile Lepeu et Beslay n’étaient pas en reste, elles ont été accueillies par les animateurs et animatrices du composteur Mainguet Lepeu ou du jardin Truillot. Les questions fusent, on veut toucher, touiller, semer, caresser un lombric…avant de repartir avec semis, graines…

    Un grand bravo aux accompagnateurs et accompagnatrices !

    Ateliers écocitoyenneté avec les collèges du 11e

    Les élèves des collèges Aubrac, Beaumarchais et Voltaire s’initient, quant à elleux, à l’écocitoyenneté au travers d’ateliers recyclage devenant, sans aucun doute, les futur·es ambassadeur·drices du zéro déchet. Alexandre Viscontini est venu féliciter leurs conseillères pédagogiques

    Puisqu’on évoque le recyclage, on ne peut faire l’impasse sur l’ouverture de la cycklette inaugurée par Joelle Morel, David Belliard, Alexandre Viscontini ainsi que Florentin LETISSIER (Adjoint à la Maire de Paris à l’Économie Sociale et Solidaire)

    Faux procès du vélo

    Qui dit cycklette dit “ faux procès du vélo”, mais dans les règles du droit: une juge, un procureur, une victime et son avocat, et un avocat de la défense. Les jurés, après avoir délibéré ont déclaré le vélo “non coupable”

    Joëlle MOREL et l’athlète Ryadh SALLEM

    L’écologie c’est aussi la solidarité. À l’occasion du vernissage du pop up store du label Telle Quelle rue Sedaine, Joëlle Morel a rencontré Ryadh Sallem, athlète paralympique de haut niveau et son associé Pierre Hoerter, vigneron et entrepreneur de l’inclusion, “Telle Quelle met en lumière l’excellence dans la différence et a vocation à fédérer les acteurs gourmands et gourmets inclusifs. Avec ce label, nous sommes fiers de promouvoir le talent singulier des travailleurs handicapés accompagnés, dans les territoires, par les établissements extraordinaires du secteur protégé.”

  • Projet de piste cyclable sur l’avenue Parmentier

    Projet de piste cyclable sur l’avenue Parmentier

    Le 14 mars dernier se tenait une réunion publique pour présenter l’aménagement provisoire d’une piste cyclable sur l’avenue Parmentier entre la Place Colonnel Fabien et la Place Léon Blum.