Catégorie : Actualité

  • Voeux 2023 – préparons ensemble cette nouvelle année

    Voeux 2023 – préparons ensemble cette nouvelle année

    RDV // mercredi 11 janvier // dès 18H30 // à la Mairie du 11e // Salle des Fêtes

    A l’occasion de ces voeux les élu·es écologiste du 11e vous proposent de partager votre expertise et votre connaissance de l’arrondissement, lors d’ateliers participatifs, pour proposer des solutions concrètes et préparer ensemble cette nouvelle année.

    Pour s’inscrire, merci de nous écrire sur : lescheminsvertsdu11eme@free.fr

    Invitation aux voeux 2023 des élu·es écologistes du 11e
  • Conseil d’arrondissement – Novembre 2022

    Conseil d’arrondissement – Novembre 2022

    Séance du 8 novembre 2022

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    Vœu relatif à la mise en berne des drapeaux des bâtiments municipaux, en mémoire des victimes de féminicides [ADOPTÉ]

    Considérant qu’en moyenne annuelle sur la période 2011 à 2018, 213 000 femmes sont victimes de violences conjugales (violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex/conjoint) en France métropolitaine, selon l’enquête Cadre de vie et sécurité ;

    Considérant qu’en 2021, 122 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoints ou ex-conjoints, selon le Ministère de l’intérieur ; 

    Considérant ainsi une hausse de 20% du nombre de féminicides en un an, alors que 106 femmes avaient été tuées dans les mêmes circonstances en 2020 ;

    Considérant la mise en berne des drapeaux comme l’un des symboles de deuils les plus universellement reconnus ;Considérant que le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une lutte prioritaire pour la Ville de Paris qui s’engage à mener des politiques féministes de protection des femmes et des enfants ;

    Ainsi, sur proposition des élu·es écologistes émet le voeu :

    • De mettre en berne les drapeaux des bâtiments municipaux du 11e chaque 25 novembre, en mémoire aux victimes de féminicides.

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    Vœu relatif à un accompagnement des personnes les plus fragiles qui vivent dans des espaces infectés par les punaises de lit [ADOPTÉ]

    Considérant que les punaises de lit ont toujours existé sur terre et qu’elles résistent de plus en plus aux différents insecticides

    Considérant que ces 40 dernières années, certaines espèces de punaise prolifèrent en France, particulièrement en milieu urbain, dans les immeubles, les appartements y compris dans les hôtels, les hôpitaux, les maisons de retraites, les transports en commun

    Considérant qu’entre 2016 et 2020, plus de 4, 4 millions de français ont été infestés par les punaises de lit (soit 7% de la population)

    Considérant que ces animaux sont nocturnes, et difficilement repérables mais lorsque la population augmente ils peuvent se déplacer le jour.  

    Considérant que les punaises de lit sont des hématophages : les adultes mâles et femelles piquent et sucent le sang de leur hôte mais peuvent survivre sans manger jusqu’à plus d’un an et demi. Une seule punaise peut piquer 90 fois dans une seule nuit

    Considérant que la disparition des  punaises de lit des habitats sera donc  lente, difficile   et  nécessite un réel  suivi au quotidien des espaces infectés  afin de tenter de limiter leur développement 

    Considérant que la prolifération de ces insectes n’est pas en rapport avec la propreté des espaces mais avec plutôt avec les voyages (44% des cas), des proches ou des voisins touchés (30% des cas), l’emménagement dans un nouveau logement (20% des cas) et un achat d’occasion (10%)

    Considérant que les piqûres provoquent des démangeaisons et des dermatites et peuvent provoquer des réactions allergiques importantes   mais  qu’elles  ne transmettent toutefois pas de maladies infectieuses

    Considérant que la punaise de lit n’est pas ou peu vectrice de maladie, mais a un impact sur la santé des personnes infestées et en particulier sur le plan psychiatrique avec le développement de fortes d’insomnies et des troubles anxiogènes 

    Considérant que suite à leur prolifération le gouvernement a mis en place en 2020   un plan national de lutte contre les punaises de lit

    Considérant que des sociétés privées se sont spécialisées dans les actions d’éradication et que des procédures longues et onéreuses sont mises en place pour traiter les endroits infectés : un protocole stricte et minutieux doit être réalisé plusieurs fois,  en plusieurs étapes   – pendant une  ou plusieurs années – 

    Considérant que le traitement nécessite en amont la participation  active des personnes et  nécessite l’interdiction  à  l’accès  de l’espace traité afin de  laisser agir les produits pendant 6 heures, puis une ventilation de l’espace pendant 2 heures   

    Considérant que ces protocoles peuvent être engagés à condition que l’ensemble des propriétaires des logements dans un immeuble infecté acceptent la démarche collective, engagent les frais nécessaires et respectent les procédures scrupuleusement 

    Considérant que les personnes vivant dans une seule pièce, les personnes âgées, seules, handicapées, précaires ont énormément de difficultés  à respecter le protocole et souvent refusent d’ouvrir leur porte, malgré l’accompagnement des voisins  bienveillants

    Considérant que la ville de Paris a mis en place des actions de prévention et des actions de désinfestation tout particulièrement avec les bailleurs sociaux dans les limites des dispositions législatives, règlementaires et opérationnelles. Paris Habitat a mis en place par exemple un  financement spécifique  pour ce type de procédure qui se traduit par une charge complémentaire : participation financière  mensuelle de tous les locataires. Considérant que les agents de la DPE 11e de la Ville constatent une forte augmentation des matelas infectés, sans aucune protection et emballage hermétique,   déposés  dans l’espace public.  

    Considérant que ces mesures sont insuffisantes   et manquent de coordination à l’échelle de l’arrondissement  et à l’échelle parisienne. 

    Le groupe des élu·es écologistes émet le vœu suivant auprès de la Ville de Paris :

    • – La ville de Paris rende public le bilan des actions menées par les services concernés par la prolifération des punaises de lit à Paris et  dans les arrondissements  ainsi que les actions  menées avec l’ensemble des bailleurs sociaux parisiens 
    •  – La ville de Paris mette en place une large communication sur les risques du développement des punaises de lit à Paris et engage avec l’ensemble des services concernés des actions de prévention et d’éducation auprès des institutions, des syndics privés et sociaux et plus largement auprès des parisiens et parisiennes
    • – Que la Ville de Paris développe un dispositif de médiation auprès des bailleurs, copropriétaires, syndics et locataires afin de garantir l’accessibilité des habitats lors de traitements et leur efficacité ;
    • – Que la Ville de Paris interpelle le Gouvernement afin de clarifier le cadre législatif concernant l’accessibilité de l’ensemble des habitats lors de désinfestations ;
    • – A l’heure de la préparation des JO 2024 et de l’arrivée d’un très grand nombre de tourisme, la ville de Paris crée une plateforme spécifique pour que les parisiens puissent signaler la présence de punaises de lit, ce qui  permettrait par les services de suivre l’évolution  des interventions de désinfection  
    • – Que la Mairie du 11e, particulièrement touchée par la prolifération des punaises dans certains quartiers, engage  avec  les services médicaux et celui  du  centre d’Action Sociale de l’ arrondissement des actions d’accompagnement pour convaincre les propriétaires et les locataires signalés des logements privés.   

    Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste

    mairie du 11e arrondissement de Paris

    Vœu relatif à une valorisation du chantier de restauration de la Mairie du 11e [ADOPTÉ]

    Considérant que la Mairie du 11e est un équipement public d’une grande richesse patrimoniale, 

    Considérant le nombre restreint des bâtiments patrimoniaux  dans le 11e

    Considérant que la Mairie du 11e est la première Mairie d’arrondissement réalisée sous le second empire, construite par l’architecte Etienne-François Gancel et a donc servi de modèle à un grand nombre de Mairies parisiennes 

    Considérant que les façades et les toitures sont l’objet de travaux de restauration conséquents depuis  février 2022. La première phase façade d’entrée se terminera en fin d’année, les autres ailes se poursuivront dans les années à venir

    Considérant que les façades en pierre de taille présentent des ornementations ordonnancées, des chapiteaux corinthiens et des cariatides exceptionnelles puisque ce sont les seules cariatides enfantines de la Ville de Paris 

    Considérant la restauration du clocheton qui permettra la remise en état des cloches et leurs usages occasionnels 

    Considérant la présence de nichées d’une colonie de moineaux, qui sont en voie de disparition à Paris, qui sont l’objet donc d’une étude pour leur préservation:  Les travaux des restauration intègre la mise en place de nichoirs 

    Considérant la restauration de la façade menée avec beaucoup d’attention à tous les niveaux 

    Considérant la richesse  des professionnels qui interviennent tour à tour sur cet édifice : la diversité des métiers, des savoirs faire des différents artisans et artisanes Considérant les visites de chantiers à destination du personnel de la Mairie, des élu-es  et des membres du Conseil de quartier

    Sur proposition de Joëlle Morel, les élu·es écologistes émettent le vœu que la Mairie du 11e   :

    • – Communique plus largement et de manière régulière sur la restauration de notre Mairie à travers les différents réseaux sociaux et outils de communication 
    • – Elabore un livre pour valoriser la richesse patrimoniale et les diversités des professionnels qui interviennent à la restauration du bâtiment 
    • – Crée des vidéos et enregistrements réguliers des savoirs faire des artisans et artisanes qui interviennent sur le site 
    • – Organise plusieurs visites de chantiers tout particulièrement à destination des jeunes  
  • Julien NAVAS est parisien depuis toujours…

    Julien NAVAS est parisien depuis toujours…

    Julien NAVAS

    Julien Navas est parisien depuis toujours et vit dans le 11e depuis plus de 20 ans. Du canal Saint Martin à Ménilmontant, cet hyperactif cumule les activités, artisanale en tant que céramiste ou associatives comme ses engagements auprès de VLC (vous savez, le videoplayer Français avec comme logo le cône de chantier), auprès de Mycolego (fabrication d’isolants à base de mycélium sur carton recyclé) ou encore avec la création du collectif des « glaneurs » qui récoltent les produits naturels insoupçonnés de Paris.

    Séchage du tilleul et du houblon au soleil

    Plaque d’isolant en champignon

    Que ce soit pour la cueillette du tilleul rue Sorbier ou celle du houblon cité Durmar, Julien aime valoriser chaque fleur du bitume parisien. Cueilli à Paris, séché à Paris, transformé à Paris en sachet de tisane ou en bière… on trouvera également des nèfles, des noix ou même des tomates et des citrons amers.

    Porte de la Cité Durmar au 154 rue Oberkampf

    Est-ce une coïncidence ? Son activité de glanage résonne comme un écho avec l’histoire maraîchère de la cité Durmar dans laquelle il vit et travaille. Ce lieu aujourd’hui protégé d’artisanat en accueille encore quelques-uns qui font l’âme de ce site classé.

    Ouverture d’une tranchée pour raccorder la fibre, installation de la lumière dans l’impasse

    Aujourd’hui, si la cité Durmar est un lieu chargé d’histoire, le site a encore bien besoin d’être retapé. Entre voisins, ils réparent l’électricité, ils y amènent la fibre ou y installent même un magnifique lampadaire du vieux Paris.

    Bricolage dans la cité Durmar

    A 2 ans, il n’est jamais trop tôt pour sa fille, pour aider à la peinture des potspot de fleurs ou à la réparation de la porte d’entrée.

    Végétalisation de la Cité Durmar, plusieurs tonnes de terre pour la création de plate-bande

    « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir ». Ce que dit Matisse est encore plus vrai à Paris. Et on verra souvent Julien les mains dans la terre, occupé à verdir l’allée, toujours avec l’aide de sa fille très concentrée sur son activité d’arrosage.

    Et comme on ne s’ennuie jamais, d’autres projets secrets sont à l’étude, comme ces graines de tomates de la NASA revenues de l’espace en 1990, qui ont fini par germer grâce aux conseils avisés des équipes de la carpothèque du Jardin des Plantes. Aujourd’hui, les tomates rougissent à présent cité Durmar et deviendront peut-être bientôt le premier Space Tomato Ketchup de l’histoire pour le plus grand plaisir de nos papilles !

    Pour retrouver les produits des glaneurs ( disponibilité selon saison) cliquez ici :

    www.glaner.paris

  • Lisa, spécialiste de l’agriculture urbaine

    Lisa, spécialiste de l’agriculture urbaine

    Lisa BERTRAND

    Lisa est spécialiste de l’agriculture urbaine : elle conseille les collectivités territoriales sur ce sujet, et gère dans le même temps sa propre exploitation parisienne de plantes aromatiques et médicinales.

    Parisienne d’origine et de cœur, Lisa a toujours eu accès à des espaces de nature préservée : dans les dunes de l’île de Ré d’abord, puis dans les paysages verts et vallonnés du Berry. 

    Enfance dans le Berry

    Cette alternance entre le foisonnement de la vie citadine et les plaisirs du contact avec la nature ont sans doute forgé l’envie de réunir le meilleur des deux univers dans son cadre de vie.

    Après un bac scientifique et une classe préparatoire, Lisa intègre l’Ecole Normale Supérieure et l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales dans le cadre d’un Master co-habilité portant sur les sciences humaines : sociologie, anthropologie, histoire… C’est là qu’elle choisit comme sujet pour son mémoire de fin d’études l’étude des relations entre les citadins et la nature en ville. Pour cela, elle s’engage durant 6 mois auprès de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en Île-de-France.

    Elle s’étonne que de nombreux bénévoles choisissent de se lever aux aurores le weekend pour aller écouter en forêt les chants d’oiseaux, et découvre par la même occasion des travaux des anthropologues sur la perception occidentale de la nature, une vision utilitariste et délétère. 

    Forte de cette expérience d’observation et de lectures, et après une année de césure à l’étranger, elle décide de compléter sa formation en suivant les enseignement du Muséum National d’Histoire Naturelle : elle y apprend comment il est possible d’intégrer des espaces de nature en ville dans l’aménagement des villes, et pourquoi il est urgent de rendre nos villes plus vertes dans la perspective du changement climatique. Son stage de fin d’année l’amène à intégrer l’association de protection de la biodiversité Noé.

    Le rôle de Lisa est d’y développer un Observatoire Socio-écologique de la Biodiversité Urbaine, c’est-à-dire d’aller à la rencontre de porteurs de projets qui fabriquent la ville durable et d’émettre des recommandations pour le développement de ce type d’initiatives.Après ce poste, son regard se porte de façon évidente vers les collectivités territoriales, car ce sont elles qui façonnent les villes et qui ont l’opportunité de les rendre plus vivables.

    Elle travaille durant 3 ans auprès du maire de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) qui mène une politique ambitieuse de développement de l’agriculture urbaine : jardins partagés, micro-ferme participative, installation d’une maraîchère sur les toits du théâtre… 

    Analiacid

    Lisa découvre alors les perspectives offertes par l’agriculture urbaine et réalise que cette expertise fait le pont entre ses compétences sociales et environnementales, car les projets de ce type apporte à la fois de nombreux services aux citadins, encouragent la rencontre et la mixité sociale, et permettent une meilleure infiltration des eaux de pluie, créent des îlots de fraîcheur, accueillent les pollinisateurs sauvages…

    C’est en 2019 que Lisa décide qu’il est temps de mener son propre projet d’agriculture urbaine. Elle intègre alors l’équipe de l’association Urbanescence, spécialiste de la préservation de la biodiversité en ville et de l’agriculture urbaine, et propose un projet de production de tisanes 100% parisiennes. Grâce au concours Parisculteurs lancé par la Ville de Paris, l’association obtient la gestion de l’un des tronçons en friche de la Petite Ceinture, ce chemin ferroviaire inexploité depuis des décennies. C’est dans le 13èmearrondissement, à Poterne des Peupliers, que se situe la parcelle de 1400m² le projet prend le nom de 13’Infuz – Les tisanes de la Petite Ceinture

    Terrain de 13’Infuz

    Sur place, il n’y a que des cailloux et un container de stockage de matériel. Commence alors une phase d’installation de deux années où Lisa et son équipe créent un sol fertile à partir de matériaux récupérés en petite couronne (compost, paille, marc de café, drêches de bières…), plantent, récoltent et font venir un deuxième container aménagé pour l’accueil du public. Les premiers ateliers sont organisés, le public du quartier commence à identifier le lieu, et les premières tisanes sont vendues ! En 2022, 13’Infuz entre dans une phase de fonctionnement : le lieu ouvre toutes les semaines pour la vente des tisanes, et organise plusieurs fois par semaine des ateliers avec les scolaires, EHPAD, et autres structures du quartier. 

    Les tisanes sont pour le moment uniquement vendues sur place à ces occasions, mais la prochaine labellisation en bio de 13’Infuz permettra de les distribuer dans les épiceries Biocoop !

    En parallèle de cette activité, Lisa travaille au sein du bureau Exp’AU (Expertises en Agricultures Urbaines) d’AgroParisTech, l’école d’ingénieurs agronomes. Spécialiste du conseil aux collectivités territoriales, Lisa est missionnée pour conseiller les acteurs publics sur l’intégration de l’agriculture urbaine dans leurs politiques publics. En amont des projets, elle réalise des diagnostics à l’échelle des territoires pour déterminer ce qu’il est possible de mettre en place. Lorsque les projets existent, elle est chargée de leur évaluation et de la formulation de recommandations techniques pour leur amélioration.

    Lisa anime également un blog sur le sujet de la nature en ville intitulé La Ville Pousse.

    13’Infuz – Les tisanes de la Petite Ceinture, ouvert tous les mercredis de 10h à 18h, en face du 9 rue Augustin Mouchot Paris 13e.

  • Monétisation des RTT : le cheval de Troie d’une régression sociale

    Monétisation des RTT : le cheval de Troie d’une régression sociale

    Sous couvert de « redonner du pouvoir d’achat à celles et ceux qui veulent travailler plus », la monétisation des jours de RTT votée par l’Assemblée Nationale constitue un « strike » social contre le mouvement historique de réduction du temps de travail, la négociation collective et le financement de la protection sociale. 

    Au détour du projet de loi de finances rectificative 2022, la majorité relative présidentielle, soutenue par les Républicains et le Rassemblement National, a réussi le tour de force de faire voter une mesure dérogatoire au code du travail, qui accroit le lien de subordination entre le salarié et l’employeur, affaiblit le dialogue social en entreprise et porte un coup sans précédent aux « 35h ».

    Celle-ci stipule ainsi que « le salarié, quelle que soit la taille de l’entreprise, peut, sur sa demande et en accord avec l’employeur, renoncer à tout ou partie des journées ou demi-journées de repos acquises au titre des périodes postérieures au 1er janvier 2022 et jusqu’au 31 décembre 2023 en application d’un accord ou d’une convention collective instituant un dispositif de réduction du temps de travail ». De plus, il est précisé également que « les heures correspondantes ne s’imputent pas sur le contingent légal ou conventionnel d’heures supplémentaires », ce qui permettrait de ne pas comptabiliser ces heures monétisées, et donc de s’affranchir de toute référence à la durée légale du travail.

    Aujourd’hui, le paiement des jours de RTT n’est possible que si un accord d’entreprise ou de branche signé par des organisations syndicales représentant la majorité des personnels le prévoit ou si l’absence de prise de RTT est imputable à l’employeur. 

    Derrière cet amendement qui se pare des vertus du « gagnant/gagnant » se cache en réalité la fin du cadre et des garanties collectives du temps de travail et la consécration du gré à gré laissant le salarié seul face à l’employeur. L’absence de conditionnalité de négociation sociale pour activer ce dispositif offre un formidable outil unilatéral de remise en question des « 35h » et ce, au moment où se matérialisent les effets indésirables des Ordonnances Macron de 2017 en termes de baisse de la couverture des entreprises par les délégués syndicaux et les institutions représentatives du personnel.  

    Comment ne peut pas y voir un puissant levier pour l’employeur, lui permettant de refuser l’attribution de jours de repos en arguant du paiement de ceux-ci, face à un salarié tiraillé entre son besoin de repos et l’amélioration de son pouvoir d’achat ? Amélioration relative au demeurant car proposer de payer des RTT majorées à 10% plutôt que des heures supplémentaires majorées à 25%, c’est offrir de « travailler beaucoup plus pour gagner peu ». 

    Ainsi à l’instar des multiples dispositifs de primes, cette disposition constitue surtout un élément de plus pour éviter de traiter le vrai sujet du pouvoir d’achat : les augmentations de salaire. Enjeu qui devrait donner lieu à de grandes négociations collectives au niveau interprofessionnel, dans les branches et dans les entreprises.

    Mais ce n’est pas tout : aujourd’hui la possibilité « encadrée » de monétisation est soumise à cotisations sociales contribuant ainsi au financement de la protection sociale. La nouvelle disposition, elle, exonère l’employeur du versement de cotisation patronale affaiblissant encore le financement de la protection sociale.

    Enfin, que penser du revirement du « candidat président », qui avait fait sien, lors de sa campagne, le concept de « banque du temps » ? 

    Cette idée, qui s’inscrit dans la perspective libératrice de redonner aux individus une maîtrise sur leur choix de vie, permettrait d’adapter son temps de travail au fil de sa vie professionnelle via un « compte épargne temps universel », portable et non-monétisable. Le sujet est censé figurer au menu d’une concertation à l’automne avec les partenaires sociaux, dont personne ne connait encore réellement les contours. Cette manière de le préempter dans une optique radicalement opposée à la philosophie souhaitée par ses promoteurs, pour sceller une majorité de circonstance, est une triste illustration des faux-semblants du « en même temps ». Elle témoigne surtout d’une confusion entretenue à dessein entre logique de marchandisation et logique d’émancipation. 

    Que les équilibres parlementaires imposent de construire des compromis on le comprend. Mais pas à n’importe quel prix.


    Eric Ferreres, directeur des ressources humaines adjoint, expert relations sociales

    Olivier Mériaux, docteur en sciences politiques, ex-directeur général adjoint de l’ANACT

    François Desriaux, expert santé et conditions de travail

    Eva Sas, députée de la 8e circonscription de Paris

    François Hommeril, président de la CFE-CGC

    Yannick Jadot, député européen

    Aurore Lalucq, députée européenne

    Eric Piolle, maire de Grenoble

    Dominique Méda, professeure de sociologie, Université Paris Dauphine

    Frédéric Lerais, économiste, directeur de l’IRES

    David Belliard, maire adjoint de Paris

    Guillaume Duval, ancien rédacteur en chef d’alternatives économiques

    Michèle Chay, vice-présidente de la commission travail emploi du CESE

    Pierre Mériaux, adjoint au maire de Grenoble chargé du personnel et du dialogue social

    Bruno Palier, directeur de recherche du CNRS à Sciences Po

    Laurent Mahieu, secrétaire général CFDT Cadres

  • Conseil d’arrondissement – Juin 2022

    Conseil d’arrondissement – Juin 2022

    Séance du 27 juin 2022

    Vœu déposé par les élu·e·s du groupe écologiste

    Vœu relatif à la prise en charge des jeunes migrants évalués majeurs en recours [ADOPTÉ]

    Le Conseil du 11ème arrondissement,

    Considérant la soixantaine de jeunes évalués majeurs et en recours devant le juge des enfants sans solution de logement, dormant place de la Bastille depuis le 28 mai ;

    Considérant qu’il n’est pas mis à disposition de ces jeunes de solution de logement et d’orientation lorsque ceux-ci ne se voient pas reconnaître la minorité ;

    Considérant que selon les recommandations nationales, les jeunes évalués majeurs relèvent du dispositif d’hébergement de droit commun géré par l’État ;

    Considérant les valeurs de solidarité, d’accueil, de protection de l’enfance et d’égalité en droit défendues par la Ville de Paris ;

    Considérant que tous les jeunes se présentant à Paris comme mineurs non accompagnés sont mis à l’abri le temps de l’évaluation ;

    Considérant le vœu adopté au Conseil de Paris de juillet 2020 suite à l’occupation du square Jules Ferry avec des mineurs non accompagnés en recours de minorité ;

    Considérant l’augmentation significative du nombre de jeunes se présentant comme mineurs non accompagnés (1300 jeunes en 2015, 7700 en 2021) ;

    Considérant l’importance du 11e arrondissement dans la prise en charge des mineurs non accompagnés, notamment via le Dispositif d’évaluation des Mineurs Isolés Etrangers (DEMIE) situé pendant 5 ans (2016-2022) au 5 rue du Moulin Joly dans le 11e arrondissement ;

    Considérant les moyens déjà engagés par la Ville de Paris et la refonte du DEMIE géré par France Terre D’Asile à partir du 30 juin au sein d’un accueil pour les mineurs non accompagnés, afin d’améliorer l’évaluation de la minorité des jeunes migrants et leur accompagnement ;

    Considérant les efforts déjà déployés par la Ville de Paris et en particulier par la Mairie du 11e arrondissement pour trouver des lieux d’hébergements malgré le manque d’équipements municipaux dans un arrondissement qui compte parmi les territoires les plus denses de France ;

    Considérant que la Ville a proposé à de nombreuses reprises à l’État de co-créer un dispositif adapté à ces jeunes ;

    Considérant que la Ville a pu ouvrir en février 2021 un centre d’hébergement d’urgence spécialement dédié aux jeunes en recours de minorité financé par l’État mais dont la capacité s’avère insuffisante compte-tenu des besoins ;

    Considérant que certains jeunes, bien que majeurs, n’en sont pas moins vulnérables et peuvent avoir besoin d’une prise en charge adaptée à leur parcours et à leur âge ;

    Considérant la dégradation de plus en plus importante des conditions de vie sur les campements particulièrement en période de fortes chaleurs comme la semaine du 13 juin ;

    Considérant que les incertitudes sur l’évolution de la situation sanitaire actuelle exigent des mesures d’hygiène stricte ;Considérant que les associations bénévoles n’ont pas à pallier les carences des pouvoirs publics ;

    Sur proposition de Monsieur François VAUGLIN, Maire du 11e arrondissement, et des élu·e·s du groupe Paris 11 en Commun : socialistes, écologistes et apparentés, du Groupe Ecologiste du 11e, et du groupe Communiste et Citoyen,

    Le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que :

    • la Mairie de Paris interpelle à nouveau l’État et la Préfecture sur l’urgence de mettre à l’abri les jeunes évalués majeurs, relevant de leur compétence, dans un dispositif adapté ;
    • l’ensemble des mairies d’arrondissement œuvrent toutes de bonne foi afin d’identifier un lieu dédié à la prise en charge de ces jeunes le plus rapidement possible en lien avec la Ville de Paris, l’État et les partenaires dédiés ;
    • la Ville de Paris réitère sa proposition à l’État de participer à l’ouverture d’un lieu dédié, assortie d’un co-financement ;
    • la Ville de Paris continue d’interpeller l’État sur la nécessité de reconnaître la vulnérabilité des jeunes dont la minorité n’a pas été reconnue par le DEMIE (ou désormais l’Accueil MNA), le temps de l’évaluation du recours par le juge des enfants ;
    • que l’État œuvre à une harmonisation par le haut entre tous les départements de l’évaluation et de la mise à l’abri des migrants mineurs avec de possibles sanctions pour les départements non coopérants ;
    • soit reconnue, au plan national, la présomption de minorité pour les jeunes déboutés tant que dure leur recours.

    Vœu déposé par les élu·e·s du groupe écologiste

    Vœu relatif aux Terrasses estivales 11: Pour une cohabitation pacifique de l’espace public [ADOPTÉ]

    Le Conseil du 11ème arrondissement,

    Considérant la publication du nouveau Règlement des Étalages et Terrasses (RET) par arrêté de la Maire de Paris le 18 juin 2021 qui a donné lieu à une communication lors du Conseil de Paris mais aucun débat au conseil d’arrondissement ;

    Considérant que ce nouveau RET vient pérenniser le dispositif des terrasses éphémères créé en 2020 pour soutenir les cafés et restaurants parisiens lors de la crise sanitaire en leur permettant de s’étendre sur les places de stationnement afin de respecter les mesures barrières et les consignes sanitaires alors en vigueur ;

    Considérant que les terrasses éphémères ont été reconduites en 2022, réglementées par le RET et sont désormais devenues des terrasses dites “estivales” ;

    Considérant loi du 22 août 2021 portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets dont le décret d’application du 31 mars 2022 stipule que « l’utilisation sur le domaine public de systèmes de chauffage ou de climatisation consommant de l’énergie et fonctionnant en extérieur est interdite à compter du 1er avril 2022” ;

    Considérant que depuis l’entrée en vigueur de cette interdiction, des abus ont été constatés ;

    Considérant qu’avant son interdiction, l’on estimait que le chauffage des terrasses extérieures émettait un demi-million de tonnes de CO2 annuellement, constituant une aberration écologique devenue intenable ;

    Considérant les vœux déposés par le Groupe Ecologiste de Paris relatif à la révision du règlement des étalages et terrasses au Conseil de Paris de juin 2021 et le vœu relatif au déploiement des terrasses sur l’espace public et à leur régulation du 31 mai 2022 ;

    Considérant le vœu n°18 bis déposé par l’Exécutif et adopté par le Conseil de Paris de juin 2021 ;

    Considérant que plusieurs associations et collectifs de riverain·e·s alertent depuis deux ans sur les nuisances générées, sur la nécessaire régulation du dispositif et tout particulièrement sur le bruit ; 

    Considérant que ces nuisances discréditent l’ensemble du dispositif et peuvent à terme provoquer le rejet de ces terrasses alors même qu’elles sont appréciées par un grand nombre d’usager·e·s et bienvenues pour revitaliser certains quartiers ;

    Considérant que certains quartiers de Paris, dont le 11e,  sont étouffés par un phénomène de mono activité festive et que le RET proposait d’y établir des chartes spécifiques et adaptées à ces situations particulières (Saint-Michel, Oberkampf, Bastille, Marais, Butte-Montmartre) ;

    Considérant que les Maires d’arrondissement sont les plus à même d’évaluer les situations particulières rue par rue et comptables des nuisances au niveau local et que le 11e a mis en place une charte spécifique dans certains quartiers du 11e, charte validée lors de la réunion  commission des débits de boissons ;

    Considérant  que le 11e est l’arrondissement le plus commercial et  compte un très grand nombre de terrasses, la Mairie du 11e a élaboré dès février 2022  une liste  de  critères d’attribution des terrasses, à savoir :  les terrasses ne peuvent dépasser la longueur de la devanture, les traversés de chaussée sont interdites, les terrasses doivent respecter le cheminement piétons, respecter la sortie des immeubles et permettre le ramassage  des poubelles, les terrasses ne sont pas autorisées sur les places de livraison ;  

    Considérant que la Ville de Paris doit être garante de l’équilibre de l’occupation de l’espace public afin que chacun·e s’y sente bienvenue, particulièrement les plus vulnérables (personnes à mobilité réduite, seniors, enfants) ;

    Considérant que cet équilibre passe par des règles strictes dont la plupart figurent dans le RET mais que certains restaurateurs peinent à respecter ; 

    Considérant que les chiffres annoncés par la Ville de 3 000 terrasses estivales autorisées cette année contre 12 000 en 2021 témoignent d’une régulation du phénomène ;

    Considérant la nécessité de réajuster le RET au regard des alertes formulées par les associations de riverain·ne·s, les nuisances mesurées et la recherche d’un juste équilibre ;

    Considérant que la Police Municipale est chargée de faire respecter le Règlement des Étalages et Terrasses (RET) ;

    Considérant la faiblesse des effectifs de Police Municipale dévolue à la tâche du contrôle des terrasses estivales au regard de leur nombre, à fortiori en soirée où les effectifs sont considérablement réduits ;

    Considérant que l’équilibre commercial passe par une adéquation entre les places disponibles en intérieur et les places disponibles en terrasse pérenne ou estivale, afin de garantir des modèles d’exploitation qui ne reposent pas uniquement sur l’exploitation des terrasses ;

    Considérant le nombre encore important de terrasses ne respectant pas les règles d’urbanisme et d’occupation de l’espace public ;

    Considérant que les demandes de terrasses sont encore très importantes  dans le 11e et que la surcharge  de travail ne permet pas au service de la Direction de l’urbanisme de répondre à toutes les demandes du 11e ;

    Considérant que les commerçant·e·s sont par définition en concurrence les uns envers les autres et que les relations entre eux se détériorent en raison du RET ;Considérant le risque de déstructuration du tissu commercial parisien, en particulier dans le 11e ;

    Sur proposition de Madame Joëlle MOREL et des élu·e·s du Groupe Écologiste du 11e,

    émet le vœu que la Mairie du 11e demande à la Ville de Paris de :

    • s’engager à communiquer aux élu-es en charge de ce dispositif la liste des terrasses autorisées et non autorisées dans le 11e en date du 15 juin 2022 et au 15 septembre 2022 ;
    • s’engager à réviser à l’automne le RET au regard du bilan présenté à l’issue de la saison estivale 2022, révision qui devra intégrer :
      • La mise en place de règles d’adéquation entre le nombre de places disponibles en intérieur et en extérieur afin de garantir une gestion commerciale viable,
      • Une réduction de la période d’autorisation pour les terrasses estivale (du 1er mai au 31 octobre) pour donner plus de temps aux services d’étudier les demandes,
      • L’instauration de l’arbitrage final du Maire d’arrondissement après consultation de la commission de régulation de l’espace public ;
    • affecter plus de moyens au suivi coordonné entre les services de la Ville, en particulier à la direction de l’urbanisme ;
    • faciliter les mesures de retrait d’autorisation de terrasse ;
    • clarifier et faciliter les mesures d’enlèvement de la terrasse et de saisie du mobilier en cas de non-respect du RET et du code de l’urbanisme ;
    • multiplier drastiquement les mesures de contrôle conjointes entre services (urbanisme, DAE, DPMP notamment) ;
    • communiquer aux élu·e·s en charge  de ce dispositif dans le 11e (élue au commerce, élu à la sécurité, élu à l’espace public)  le coût de la mise en place du dispositif des terrasses estivales pour la Ville de Paris ainsi que les recettes d’occupation de l’espace public afférentes ;
    • procède à des mises en demeure des restaurateurs et cafetiers qui ne respectent pas l’interdiction de chauffer les terrasses en vigueur depuis le 1er avril 2022.
  • Sur mes papiers, vous lirez Camille Mariane Laffitte…

    Sur mes papiers, vous lirez Camille Mariane Laffitte…

    Camille Mariane LAFFITTE

    Mariane avec un seul « n », mon père en ayant égaré un lors de la déclaration à l’État-civil (l’émotion paraît-il). Quant à Laffitte, il est le garant d’une origine 100% Sud-Ouest. Née à Dax (et raflant au passage le prix du plus gros bébé de l’année), je grandis à Gujan-Mestras, ville paisible sur le bassin d’Arcachon. 

    Mes racines marines s’enfoncent jusqu’à l’Entre-Deux-Mers, à une heure de route. Petite fille de viticulteurs millésimée 1994, j’aurai 28 ans le 23 mai.

    Contrairement au film, mon enfance fût un long fleuve tranquille. L’innocence des baignades après l’école, des vacances à explorer la forêt landaise ou à courir dans les vignes ont bercé mes dix premières années. Plutôt réservée et très scolaire, j’ai nourri tôt une passion dévorante pour l’apprentissage de choses nouvelles et pour la lecture. (un attrait pour la cause animale dès le plus jeune âge)

    Peu de choses ont changé les années passant: j’aime toujours autant lire, j’aime toujours autant apprendre… 

    Seule ma timidité à disparu, laissant place à un goût prononcé pour la sociabilité et les autres. Si nous poussons l’honnêteté à son paroxysme, peut-être bien que mes goûts en lecture ont changé aussi.

    Petite, l’intégrale de « Jessica et les dauphins » constitue l’écrasante majorité de ma petite bibliothèque personnelle. Désormais, ma bibliothèque idéale pourrait être constituée de seulement trois livres: Paroles de Jacques Prévert, Le monde selon Garp, de John Irving et Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. 

    Dans la vie, je suis orthophoniste. J’aime parler (et faire parler), j’aime aider les autres et j’aime surtout la grande liberté qu’offre ce métier. J’y apprends beaucoup également: de l’hôpital dans lequel je travaille, mais surtout des enfants croisés depuis 2 ans.

    Il m’ouvre aussi un formidable terrain de recherche sur le bilinguisme, enjeu sociétal à la croisée de la linguistique, de l’éducation et de la politique. En effet, je rencontre souvent des parents n’osant pas parler leur langue maternelle à leurs enfants, dans un souci d’adaptation maximale à la culture française.

    On observe ainsi quotidiennement des exemples de hiérarchisation des langues qui supposent des enjeux considérables au plan personnel et sociétal. Ces concepts ont été théorisés sous l’opposition de bilinguisme d’élite (des enfants maîtrisant le français et l’anglais/espagnol/allemand…) et de bilinguisme de masse (pour les enfants maîtrisant le français et l’arabe/tagalog/turc…), ce dernier représentant une part écrasante du bilinguisme en France actuellement.

    Ainsi, dans une optique de promouvoir la pluralité des langues auprès des populations concernées, j’anime des groupes à destination d’enfants bilingues pour revaloriser leurs langues (comptines dans leurs langues maternelles, contes traditionnels de leurs pays racontés par leurs parents, etc…), mais également des ateliers destinés aux parents afin de leur présenter les nombreux avantages cognitifs et psychologiques à évoluer dans un environnement multilingue.

    C’est donc, pour le moment, un métier presque taillé sur mesure pour moi. Pour le moment seulement, car rien n’indique que je serai orthophoniste jusqu’à 65 ans (ou 62 ans, qui sait). 

    Plus jeune, je voulais être plongeuse-archéologue, mais ce n’est sûrement pas cette voie que je privilégierai désormais. Mes études m’ont ouvert le champ de la linguistique, domaine qui depuis me passionne. J’aime l’idée d’une discipline à la croisée de la sociologie, des langues, mais aussi de la politique.

    Peut-être serai-je amenée un jour à travailler plus précisément dans ce domaine là? J’ai aussi toujours aimé écrire. Alors, en attendant de devenir la prochaine J.K Rowling ou grande reporter au Monde, je me contente d’écrire mes carnets de voyage. En effet, j’adore voyager, notamment seule.

    Ici en Estonie, à quelques mètres de la frontière russe

    J’ai un attrait particulier pour les pays délaissés du grand public (la Chine, l’Estonie et la Pologne en tête des voyages non conventionnels). 

    En attendant le prochain départ, j’habite  le quartier Saint-Ambroise, dans le 11ème arrondissement. Après six années passées à Lille pour mes études, je me suis installée à Paris. J’aime follement cette ville: son dynamisme intellectuel et culturel, ses habitants, la beauté et la symbolique de ses monuments… et puis le groupe local du 11ème aussi, évidemment.

    Vous m’avez peut-être croisée aux côtés d’EELV lors de la campagne des régionales, à moins que vous ne m’ayez ouvert votre porte pendant la campagne des présidentielles, car je suis persuadée qu’un sursaut politique sera nécessaire pour affronter la crise climatique à venir.

    Ici avec mes amis Benoît et Arthur
  • Le 24 avril 2022 faisons barrage à l’extrême droite

    Le 24 avril 2022 faisons barrage à l’extrême droite

    Statue place de la République Paris

    Face à nous se dresse un péril majeur pour le second tour de l’élection présidentielle, celui de la menace sur la démocratie, sur le vivre ensemble, sur la solidarité.

    Nous appelons à choisir le bulletin « Emmanuel Macron » le 24 avril.

    Ce choix sans complaisance, ni ambiguïté, n’est en rien une caution.

    Nos désaccords sont connus, et ils persisteront au-delà de ce second tour.

    Nous ne nous trompons pas : il y a les adversaires politiques et les ennemis de la République.

    Dimanche 24 avril, les écologistes ne souffriront d’aucune ambiguïté : l’abstention fera le jeu de l’extrême droite, le bulletin Macron s’impose.

  • Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle 2022

    Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle 2022

    7 577 habitant.e.s du 11e arrondissement de Paris ont voté Yannick Jadot au 1er tour de l’élection présidentielle.

    Elles et ils ont fait le choix de faire face aux défis immenses qui sont les nôtres : réchauffement climatique, disparition du vivant, injustices, explosion des inégalités, discriminations, démocratie à bout de souffle.

    Malheureusement, le score au niveau national est une déception et l’avenir de l’écologie est en péril.

    En faisant moins de 5% au premier tour de l’élection présidentielle, les écologistes ne seront pas remboursés des frais engagés.

    C’est une très mauvaise nouvelle pour la planète car elle met en grande difficulté le parti de ceux et celles qui la défendent.

    Le combat pour l’écologie est pourtant plus urgent que jamais.

    Pour poursuivre le combat qui les animent, au niveau national et local, les écologistes doivent rassembler 2 millions d’euros d’ici au 15 mai 2022.

    L’écologie a besoin de vous.

    C’est possible, si chaque votant pour Yannick Jadot donne 2€ ! (Don défiscalisé à 66%)

    Pour donner rdv sur :

  • Balade PLU 11e – Square Maurice Gardette

    Balade PLU 11e – Square Maurice Gardette

    1 – Rue du Général Renault (devant le square Gardette) : Plus de végétalisation nécessaire.

    2 – 21 avenue Parmentier : dent creuse
    Permis de construire autorisé (en novembre 2020) : Surélévation de quatre niveaux d’un bâtiment de 2 étages à usage de commerce à rez-de-chaussée et d’habitation avec travaux d’accessibilité pour le commerce, création d’un ascenseur du rez-de-chaussée au r+6 et restructuration d’un bâtiment de r+2, à usage d’habitation et de commerce en habitation.

    3 – 25 avenue Parmentier : dent creuse

    4 – Square Saint-Irénée : Cœurs d’îlot

    5 – 1 rue Saint-Ambroise : dent creuse

    6 – 52 avenue Parmentier : dent creuse

    7 – 58 avenue Parmentier : parking
    Permis de construire autorisé (en novembre 2020): Changement de destination d’un bâtiment de 6 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage de parking en habitation avec conservation de surfaces de commerce à rez-de-chaussée, surélévation de 3 étages côté avenue, démolitions partielles pour la création de cours et jardins, création de 63 logements sociaux.