Catégorie : Actualité

  • Conseil d’arrondissement – Mai 2021

    Conseil d’arrondissement – Mai 2021

    Séance du 20 mai 2021

    Vœu déposé par les élu·e·s du groupe écologiste

    Action au square de Tibhirine

    Relatif à la participation des habitant·e·s dans les jardins Truillot et Tibhirine et dans la rue végétale Lacharrière

    Considérant que la parcelle Truillot a été inscrite dès les années 70 comme emplacement réservé pour espace vert dans le plan local d’urbanisme (PLU) ; les premières études de transformation de la parcelle ont été lancées en 2012 et le jardin a finalement ouvert à l’été 2018 ;

    Considérant que le réaménagement de cet îlot a été un grand et long chantier, sur plusieurs années, qui a rencontré de nombreux aléas et adaptations ; 

    Considérant que ces différentes phases, plus ou moins longues, nécessitent de la part de l’ensemble des acteurs institutionnels et des citoyen·ne·s beaucoup de souplesse, d’ajustement et de créativité ;

    Considérant le caractère novateur du jardin Truillot, ouvert 24h/24h, et que son bon fonctionnement repose en partie sur les citoyen·ne·s puisque les gardien·ne·s sont des agent·e·s qui ont la responsabilité d’effectuer des rondes, mais ne sont plus affectés à la surveillance d’un jardin ;

    Considérant que les citoyen·ne·s qui s’engagent pour accompagner cette transformation sont des partenaires privilégiés qui aident à créer du lien social, mais aussi des relais d’information essentiels pour développer la confiance et le respect entre les différents intervenant·e·s, usager·e·s et partenaires ;   

    Considérant la volonté du conseil de quartier, des associations de quartier, de la direction des espaces verts, de l’équipe municipale de 2014-2020, de la Ville de Paris, de créer dans ce nouveau jardin un jardin partagé comprenant une parcelle pédagogique et une parcelle de jardinage ; celui-ci a été inscrit dans l’Article 5.2.5 Jardin partagé dans le cahier des charges pour la mise au point du programme en 2014 et mentionné également dans la réserve PLU dans le document Tissu Vert et ouvert, présenté le 24 juin 2013 ;

    Considérant que la création d’un jardin partagé est une démarche qui nécessite la mise en place d’un processus collectif d’apprentissage avec l’ensemble des acteurs/actrices d’un quartier ;  

    Considérant qu’une première expérience de jardin partagé a commencé au printemps 2016, portée par l’association du jardin partagé Truillot ;

    Considérant que, lorsque les travaux ont commencé sur la parcelle Truillot, le jardin partagé a eu l’autorisation de la Ville de déménager et de poursuivre ses activités dans le jardin des moines de Tibhirine, le jardinage ne pouvant s’effectuer uniquement dans des jardinières, avec interdiction de planter en pleine terre ;

    Considérant que le service de la DEVE a mis à disposition du jardin une « cage » pour le stockage du matériel, comme dans plusieurs autres jardins du 11e, et non une cabane de jardin correspondant mieux à l’identité d’un jardin traditionnel ;

    Considérant qu’avant l’arrivée de l’association du jardin partagé, le jardin des moines de Tibhirine était inaccessible aux riverain·e·s, fréquemment squatté par des personnes dont certaines vivaient à la rue, souvent très alcoolisées, parfois violentes ;

    Considérant que le jardin partagé Truillot est dénommé par lui-même : « le jardin éducatif et culturel qui prend soin des autres » ;

    Considérant qu’un travail d’accompagnement a été entrepris par les membres du jardin partagé pour accompagner quelques-unes de ces personnes ; ce travail relationnel a notamment permis à l’une d’entre elle, très investie dans le fonctionnement du jardin partagé, de retrouver du travail et un logement ;

    Considérant l’autorisation donnée au jardin partagé d’investir la première parcelle dite « pédagogique » au moment de l’ouverture du jardin Truillot en juin 2018, qui a donné lieu ensuite, jusqu’à l’été 2019, à plusieurs animations avec les crèches et les écoles, ainsi qu’avec les associations de solidarité locale du quartier ;

    Considérant les confinements successifs depuis mars 2020 qui, jusqu’à aujourd’hui, ont empêché la bonne tenue des activités régulières ;

    Considérant que la chute du mur mitoyen du jardin Truillot en mai 2020, puis les travaux entrepris pendant plusieurs mois pour sa reconstruction à l’identique, ont eu pour conséquence la destruction de tous les végétaux sur une grande partie du jardin, y compris sur la parcelle pédagogique puisque des outils et du matériel liés audits travaux y étaient stockés ;

    Considérant la réouverture du jardin Truillot le 3 avril 2021 et la possibilité d’investir de nouveau la parcelle pédagogique par le jardin partagé, qui a donné lieu depuis quelques semaines à des activités avec les enfants, favorisant les rencontres intergénérationnelles ;

    Considérant la volonté de la Ville de Paris de créer, à la mandature précédente, dans chaque arrondissement, une rue végétale et de confier sa gestion à une association ; la rue Lacharrière, le long de l’église Saint Ambroise, a été choisie par la Ville ; cette transformation de la rue, qui s’inscrit dans l’objectif de  création d’une trame verte reliant le jardin Gardette au jardin Truillot, a permis d’installer le premier composteur collectif de  quartier dans une rue, à la suite d’une longue mobilisation des habitant·e·s ; la gestion de ce composteur a été confiée par la Mairie du 11e  en janvier 2020 à l’association du jardin partagé Truillot ; 

    Considérant que cette activité de compostage connait depuis son lancement un large succès auprès des riverain·ne·s et habitant·e·s de ce quartier, ce qui a conduit l’association du jardin partagé Truillot à demander l’extension de ce composteur en novembre 2020 par l’installation de nouveaux bacs, mais aussi à proposer en janvier 2020 l’ouverture d’un nouveau composteur, en lien avec l’école Pihet et un collectif de parents d’élèves, dans le jardin Pihet ;

    Considérant les multiples actions initiées par le jardin partagé dans le quartier depuis sa création : jardinage, animations propices à récréer du lien social, compostage, fêtes de quartier à chaque saison, fêtes de la musique, mise en réseau des volontaires à la végétalisation avec la dynamique des Cocccinell’idées, animations zéro déchet, organisation du festival artistique les Coquelic’Arts incluant des ateliers de poésie, un grand repas de rue, un salon des projets écologiques et solidaires avec les commerçants et entrepreneurs du quartier, des animations musicales… ;

    Considérant que toutes ces actions menées depuis 5 ans par les membres du jardin partagé l’ont été en ouvrant celles-ci à la participation de nombreux acteurs et partenaires, notamment le conseil de quartier, les crèches alentours, les écoles Pihet et Beslay, le collège Beaumarchais, l’association Agir Solidairement pour le Quartier Popincourt (ASQP), l’ANRH, Action Handicap France, l’Espace jeunes adultes, la fondation Croix Saint Simon, le Samu social, La Cloche, les Musi’Terriens, Label’Recup, la librairie La tête ailleurs, l’Atelier Folicourt, Secours emploi, la paroisse Saint Ambroise, le Comité métallos… ;

    Considérant la création sur un réseau social de la Radio Jardin Truillot pendant le premier confinement qui, en relayant les initiatives solidaires locales et en donnant la parole aux habitant·e·s et artistes du quartier, a permis à de nombreuses personnes de l’arrondissement de supporter cette période si particulière du premier confinement ;

    Sur proposition des élu·e·s du groupe écologiste, le Conseil d’arrondissement émet le vœu que :

    • La Ville de Paris maintienne une parcelle pédagogique dans le jardin Truillot, afin que les enfants du quartier puissent venir y jardiner, que ce soit pendant le temps scolaire, le temps périscolaire, le temps de la crèche ou avec leurs parents en dehors du temps d’école ; que cette parcelle soit confiée à l’association du jardin partagé Truillot qui a déjà entrepris des actions de jardinage collectif sur cette parcelle avec ses partenaires solidaires ;
    • Interpelle l’Académie de Paris pour qu’elle mette en pratique les recommandations du Ministère de l’Education nationale invitant les enseignant.e.s à adopter des alternatives aux enseignements en classe et à « Faire classe dehors » ;
    • La Ville de Paris confie de plus nombreux espaces de jardinage collectif aux habitant·e·s à travers les associations qu’elles et ils animent, tout en mettant à leur disposition les moyens nécessaires pour accomplir cette mission ; que la Mairie du 11ème respecte le cahier des charges du jardin Truillot et confie la deuxième parcelle partagée du jardin Truillot à l’association du jardin partagé Truillot, comme prévu depuis 5 ans ;
    • La Ville de Paris s’engage à accorder la reconnaissance « jardins solidaires » aux associations de jardins partagés, dès lors qu’elles mènent des activités avec et en faveur des personnes en difficulté d’insertion sociale ou professionnelle ;
    • La Ville de Paris mette en place un dispositif de médiation sociale dans le jardin des moines de Tibhirine, notamment par l’implantation d’un kiosque citoyen dans le jardin ouvert à tous les partenaires, et par le biais d’un aménagement du mobilier urbain qui permet à chacun·e de ne pas se sentir exclu·e, et qui sensibilise à la prévention des déchets ;
    • La Ville de Paris étende les espaces de compostage dans le quartier, en particulier dans le jardin Pihet et dans la rue végétale Lacharrière, où les demandes des habitant·e·s pour participer aux actions de compostage sont très fortes.

    Vœu déposé par les élu·e·s du groupe écologiste

    Relatif à l’affichage libre 

    Considérant que la par

    Considérant l’obligation d’installation de panneaux d’affichage libre et d’opinions qui découle de l’article L.581-13 du code de l’environnement ;

    Considérant que la surface minimale d’affichage d’opinion et de publicité relative aux activités des associations sans but lucratif telle que définie par l’article R.581-2 du code de l’environnement devrait être pour le 11e arrondissement 87m2 et qu’elle est actuellement très en dessous de ce niveau ;

    Considérant la vitalité associative de notre arrondissement et la place de plus en plus importante que prennent les structures de l’économie sociale et solidaire dans l’activité économique du 11e, mais aussi les initiatives artistiques et culturelles qui ont besoin d’affichage dans l’espace public ; 

    Considérant les demandes d’équipes éducatives d’afficher dans la rue les poèmes des élèves, en particulier à l’occasion de la semaine de la poésie ;

    Considérant le recours trop important à l’affichage sauvage, avec les pollutions que cela entraine, contre lequel la Ville de Paris mène une politique dynamique, mais qui indique surtout un besoin pour des surfaces réservées à cet affichage libre ;

    Considérant le besoin important qui s’est fait jour lors de la crise sanitaire et sociale que nous traversons de relayer des informations sur les initiatives de solidarité qui ont vu le jour au sein de notre arrondissement et de chaque quartier ;

    Considérant l’impact positif de l’installation de nouveaux panneaux, libres d’accès, en accord avec la politique ambitieuse de la Ville en matière de démocratie participative et citoyenne et l’importance pour notre démocratie de permettre l’expression publique des idées et des opinions ;

    Considérant l’existence de panneaux dédié à l’affichage associatif, sous verre, en trop faible nombre et unanimement considérés comme trop difficile d’accès par le monde associatif ;

    Sur proposition des élu·e·s du groupe écologiste, le Conseil d’arrondissement émet le vœu que :

    • La Mairie du 11e installe dans l’arrondissement au moins 5 panneaux d’affichage libre et d’opinions, un dans chaque quartier, afin de se mettre en conformité avec les exigences légales ;
    • La Mairie du 11e publie une carte indiquant la localisation de ceux-ci sur le site internet de la Mairie ;
    • La Mairie du 11e informe les structures associatives et les conseils de quartier de l’installation de ces panneaux. 
  • Conseil d’arrondissement – Avril 2021

    Conseil d’arrondissement – Avril 2021

    Séance du 1er avril 2021

    Vœu déposé par les élu·e·s du groupe écologiste

    Démocratie participative
    Démocratie participative

    Vœu relatif aux démarches de participation citoyenne

    Le Conseil du 11e arrondissement,

    Considérant le succès global des dispositifs mis en place ces dernières années à l’échelle locale, nationale et se revendiquant de la démocratie participative (budgets participatifs, conférences et conventions citoyennes…) ;

    Considérant l’intérêt plus particulier des conventions et conférences citoyennes mises en place à l’échelle locale et nationale, celles-ci permettant l’expression directe des citoyen·ne·s, d’approfondir le débat public et d’y impliquer largement toute la société par sa médiatisation ;

    Considérant les bénéfices qu’apportent ces conventions et ces conférences citoyennes à l’action publique, par la responsabilité qu’elles donnent aux acteurs et actrices politiques et la possibilité de prendre des décisions éclairées et adaptées à l’ensemble des citoyen·ne·s, de la société et acceptée par le plus grand nombre, et d’en rendre compte ;

    Considérant la volonté de la Ville de Paris de développer la démocratie participative, marquée par l’adoption de la charte de la participation en décembre 2017, et d’en améliorer sans cesse les dispositifs comme ceux des conférences citoyennes ;

    Considérant les différentes conférences citoyennes déjà organisées par la Ville de Paris sur le Plan Local d’Urbanisme, la 5G ou l’alimentation durable ;

    Considérant le recrutement des citoyen·ne·s participants à ces conférences comme une étape essentielle pour que les débats permettent l’expression de toutes les opinions et la prise en compte de tous les enjeux qu’ils soulèvent, et donc pour la légitimité des recommandations émises lors de ces conférences citoyennes ;

    Considérant la nécessité pour garantir la pertinence de ces démarches de formaliser un mandat de participation clair et partagé ;

    Considérant la nécessité de garantir des conditions de participations adéquates des citoyen.ne.s pour garantir la bonne tenue des débats et une représentativité effective du tissu social ;

    Considérant les auditions réalisées dans le cadre de ces conventions, et parfois l’absence d’acteurs et d’actrices de la société civile considéré·e·s pourtant comme incontournables dans les débats qui ont d’ores et déjà été organisés ;

    Considérant que la mise en place d’un comité des garants permet une analyse plus fine des enjeux et un meilleur respect du droit à la participation et à l’information ;

    Considérant que la démocratie est un exercice et une exigence continue, qui ne saurait intervenir qu’en amont de l’action publique, mais bien également en aval, pour l’évaluation des politiques publiques ;

    Considérant l’utilité de ce type de démarches tant à l’échelle parisienne qu’à celle des arrondissements ;

    Considérant la nécessité d’expliciter, harmoniser et rendre transparentes les conditions d’organisation de ces conférences citoyennes afin d’améliorer la compréhension de ces dispositifs par toutes et tous et renforcer leur légitimité ;

    Émet le vœu :

    • Une nouvelle version de la charte parisienne de la participation soit soumise au vote du Conseil de Paris pour harmoniser l’organisation des dispositifs de participation, parmi lesquels les conférences citoyennes, au niveau parisien mais aussi dans les arrondissements ;
    • Cette charte fixe les conditions pour lesquelles le déploiement de ces dispositifs est exigé, et la typologie de la réponse opérationnelle à envisager selon l’objet soumis à délibération (projet d’aménagement, orientations budgétaires sur un territoire, conception d’un dispositif de politique publique, etc.) ;
    • S’agissant des conférences citoyennes, cette charte ainsi rédigée :
    • –  systématise la formalisation d’un mandat de participation pour chaque conventionmise en place, précisant ses objectifs et son déroulement ;
      • –  explicite les conditions de recrutement par tirage au sort et échantillonnage desparticipant·e·s ;
      • –  prévoit l’indemnisation des participant·e·s afin de favoriser leur assiduité et unereprésentation effective de l’ensemble du tissu social ;
      • –  systématise la mise en place d’un comité des garants du débat pour chaqueconférence citoyenne ;
      • –  organise une démarche en quatre étapes : recueil des perceptions et de la parole desparticipant·e·s, information & formation, investigation, délibération et production collective ;
      • –  assure l’audition de personnes expertes aux avis contradictoires ;
      • –  prévoit la rédaction d’une réponse argumentée par l’exécutif aux propositionsformulées, rendue publique et diffusée largement ;
      • –  prévoit, suite à la prise de décision politique, une nouvelle réunion de cesconférences afin d’évaluer les politiques publiques mises en place et sur lesquelles elles avaient été convoquées pour émettre des recommandations.
    L'école en temps de Covid
    L’école avec la Covid-19

    Vœu relatif à la mise en place d’un protocole de maintien des établissements scolaires ouverts pendant la crise sanitaire relatif aux démarches de participation citoyenne

    Le Conseil du 11e arrondissement,

    Considérant que tous les spécialistes de l’enfance s’accordent sur le fait que les enfants doivent continuer d’aller à l’école, se sociabiliser, suivre des cours, pour leur apprentissage scolaire ainsi que pour leur développement ;

    Considérant le vœu du 21 septembre 2020 relatif à la possibilité de « Faire classe dehors », adopté à l’unanimité par le conseil d’arrondissement du 11e, qui rappelle que se dépenser dehors contribue au développement des aptitudes sociales des enfants et favorise le travail en équipe, le sentiment de soi et diminue les anxiétés ;

    Considérant que lors des annonces faites par le Premier Ministre le 18 mars 2021, les crèches, écoles, collèges et lycées de la capitale ont échappé à des mesures restrictives dures ;

    Considérant qu’au 19 mars 2021, 112 classes ont été fermées dans la capitale avec 912 élèves et 142 personnels dépisté∙e∙s positifs et positives au Covid-19 et que ces chiffres ont presque doublé en une semaine ;

    Considérant que les protocoles de sécurité renforcés mis en place dans les établissements scolaires (de la crèche au lycée) semblent peu clairs, difficiles à appliquer et changent trop régulièrement ;

    Considérant que seuls les lycées sont concernés par les mesures de dédoublement de classe ;

    Considérant que les mesures de dédoublement de classe doivent être mises en application dans l’ensemble des établissements scolaires et qu’ils doivent être accompagnés de moyens humains et d’équipements adaptés pour la sécurité des équipes éducatives et aux enfants ;

    Considérant que certains lycées n’ont pas été en mesure de faire respecter les consignes de dédoublement de classe en étant contraint de continuer à maintenir les classes en présentiel subi ;

    Considérant que certains lycées passés en classe dédoublée compensent les heures non dispensées en présence par des heures dispensées à distance, mais que d’autres ne sont pas en mesure d’effectuer ce rattrapage, ce qui accroît les inégalités entre les lycéennes et lycéens parisien·ne·s en l’absence de directives claires de la part du rectorat ;

    Considérant qu’il ne peut exister de dispositif de surveillance et de protection efficace dans les établissements scolaires sans tester massivement les élèves et les professionnel·le·s ;

    Considérant que les tests salivaires ont un meilleur taux d’acceptation par les élèves et leurs parents que les tests naso-pharyngés, et que ce taux d’acceptation pourrait être amélioré par une campagne d’information lors de la demande de consentement aux parents ;

    Considérant que seuls les tests PCR (naso-pharyngés ou salivaires) peuvent donner lieu à un ciblage pour détecter les variantes du virus dépisté ;

    Considérant que les tests salivaires sont réservés aux élèves du premier degré et que les professeur·e·s doivent payer 1 euro, correspondant au reste à charge appliqué par l’assurance- maladie, non compensé par l’Éducation nationale ;

    Considérant que les professionnel·le·s de l’Éducation nationale et les autres personnels qui travaillent dans les écoles ne figurent toujours pas parmi les personnes prioritaires pour la vaccination, alors même que la priorité est donnée à l’enseignement ;

    Considérant que certains pays européens, comme l’Italie ou l’Espagne, ont fait le choix de vacciner les professionnel·le·s de l’éducation afin de leur permettre d’exercer leur métier en étant protégé·e·s ;

    Considérant que dans nombre d’établissements parisiens, les personnel·le·s de l’Éducation nationale n’ont été livré·e·s ni en masque ni en gel hydroalcoolique par le Rectorat et sont ainsi laissé·e·s sans protection ;

    Considérant que les professeur·e·s des écoles maternelles et élémentaires qui le demandent doivent pouvoir bénéficier de masques inclusifs, en particulier en présence d’enfants à besoins spécifiques ;

    Considérant que les élèves ont également besoin d’être rassuré·e·s grâce à des mesures sanitaires cohérentes et efficaces dont ils et elles perçoivent qu’elles les protègent, elles et eux et leur famille ;

    Considérant le décret n° 2020-1524 du 5 décembre 2020 portant création d’une prime d’équipement informatique allouée aux personnels enseignants relevant du ministère chargé de l’éducation et aux psychologues de l’éducation nationale, excluant les professeurs de la discipline de documentation et les conseillers principaux d’éducation (CPE) ;

    Émet le vœu que la Ville de Paris :

    • Interpelle le Gouvernement pour que les professionnel·le·s de l’Éducation nationale soient considéré·e·s comme prioritaires concernant la vaccination et n’aient pas à payer de reste à charge pour les tests dans l’attente et aussi pour qu’ils et elles soient fourni·e·s en masques et en gel hydroalcoolique ;
    • Interpelle le Gouvernement pour que des directives claires soient données pour permettre la tenue de classes en extérieur aux enseignant·e·s et animateurs·trices qui le souhaitent ;
    • Interpelle le Gouvernement pour que les professeurs de la discipline de documentation et des conseillers principaux d’éducation (CPE) soient intégrés à la prime d’équipement informatique pour maintenir la continuité pédagogique et qu’elle soit versée rapidement ;
    • Déploie de façon massive les tests salivaires dans tous les établissements scolaires, de la maternelle au lycée ;
    • Organise des dépistages systématiques par test salivaire, accompagnés de sensibilisation en direction des parents d’élèves, dès qu’un cas est déclaré dans une classe et recrute pour ce faire du personnel formé ;
    • S’assure auprès du rectorat de l’application stricte des mesures sanitaires dans l’ensemble des établissements scolaires et de la mise en place de mesures permettant que des cours en distanciel compensent les heures perdues en présentiel et ce notamment dans les lycées ;
    • Exige du rectorat la mise en place d’un protocole d’information en temps réel pour le suivi de la situation épidémique en milieu scolaire à destination des élu.es, des équipes éducatives et des instances représentatives au sein des établissements ;
    • Généralise l’installation de capteurs de CO2 dans les salles de classes et autres espaces collectifs afin de mesurer le niveau de concentration de toxicité de l’air et inciter à la bonne aération des locaux ;
    • Réitère sa proposition au rectorat de mise à disposition de plusieurs centaines de locaux qui pourraient permettre un dédoublement des classes ;
    • Maintienne son effort pour l’embauche d’agents d’entretien et de personnels d’animation pour assurer les remplacements (notamment les ASEM en maternelle), et interpelle le rectorat afin qu’il embauche des professeur·e·s remplaçant·e·s pour assurer la continuité du service public d’éducation ;
    • Demande à ce que les dispositifs d’aide sociale pour accompagner les familles confrontées à des difficultés de garde d’enfants à domicile (testés positifs ou cas contact) dans le cadre de Covisan soient renforcés.
  • Conseil d’arrondissement – Mars 2021

    Conseil d’arrondissement – Mars 2021

    Séance du 1er mars 2021

    Vœu déposé par les élu·e·s du groupe écologiste

    LP/Élise Viniacourt

    Vœu relatif à l’évaluation et la prise en charge des mineurs isolés étrangers

    Le Conseil du 11ème arrondissement,

    Considérant qu’en 2019, selon la mission mineurs non accompagnés du Ministère de la Justice, 2348 personnes ont été reconnues ineurs non accompagnés (MNA) par le Département de Paris, ce qui signifie pour la majorité de ces personnes un passage par le Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers (DEMIE), situé 5 rue du Moulin Joly (Paris 11è) ; 

    Considérant qu’au moins le double de personnes se présentent au DEMIE pour une évaluation de leur âge et de leur isolement ;

    Considérant que les chiffres de l’activité du DEMIE sont difficiles à obtenir, en particulier le nombre de personnes qui se présentent en tant que mineur·e·s pour une évaluation ; 

    Considérant qu’il s’agit d’une population particulièrement vulnérable, de par leur âge, leur isolement, leurs traumatismes et le risque de tomber dans des réseaux de traite ou de drogue ; 

    Considérant que le DEMIE se trouve dans le 11ème arrondissement de Paris et que de fait les associations qui accompagnent ces jeunes sont très souvent en lien avec les services et les élu·e·s de la Mairie du 11ème ;  

    Considérant le campement de mineurs non accompagnés en juillet 2020 dans le square Jules Ferry dans le 11èmearrondissement et la mobilisation des élu·e·s de l’arrondissement pour soutenir les jeunes et les associations ;

    Considérant le vœu relatif à la prise en charge des jeunes évalués majeurs en recours installés au campement Jules Ferry adopté par le Conseil d’arrondissement du 11e le mardi 21 juillet 2021 ;

    Considérant le vœu adopté par le Conseil de Paris en décembre 2020 qui demande l’organisation d’une remise à plat des modalités de l’évaluation de minorité et d’isolement en lien avec tou·te·s les actrices et acteurs concerné·e·s ;

    Considérant l’annonce faite en janvier 2021 par M. Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles, d’une loi prévue pour 2022 afin d’améliorer le sort des mineur·e·s confié·e·s à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) ;

    Considérant que cette nouvelle loi vise à faire des enfants placés des enfants comme les autres ;

    Considérant que cette loi compte faire des exceptions de traitement à l’encontre des « mineurs isolés étrangers pendant la période durant laquelle leur âge est en train d’être évalué », et que ces mineurs sont selon l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) majoritairement hébergés dans des hôtels sans accompagnement ;

    Considérant que cette différence de traitement correspond à une véritable discrimination liée à la nationalité ; 

    Sur proposition du groupe des élu.es écologistes, le Conseil d’arrondissement du 11ème émet le vœu que : 

    • Les données d’activité du DEMIE soient partagées avec les élu·e·s du 11ème arrondissement ;
    • Les élu·e·s du 11ème arrondissement soient associé·e·s à la réflexion sur les modalités de l’évaluation ; 
    •  D’autres lieux, à taille humaine, comme le centre Emile Zola qui accueille des mineur·e·s en recours, soient ouverts afin que plus aucun·e jeune se présentant comme mineur.e ne se retrouve en errance dans les rues de Paris sans protection ;
    • La Ville de Paris s’engage à ne faire aucune différence de traitement et de prise en charge entre les mineur·e·s confié·e·s à l’ASE, quelle que soit leur nationalité, et en particulier,  dès 2021 à ne plus héberger dans des hôtels les mineur·e·s isolé·e·s étrangers.
    La TEP de Ménilmontant

    Question orale sur la préservation des arbres et des sols

    Présentée par le groupe des élu·e·s écologistes 11e

    Dans l’optique de préserver le patrimoine arboricole existant dans le 11e arrondissement, particulièrement dense et peu végétal, et d’informer la population de ses actions,  

    Compte tenu du vœu du Conseil de Paris du 16 et 17 novembre 2020, des fonctions écologiques, patrimoniales et sociales assurées par les arbres à Paris,

    Considérant que le programme publié en ligne sur Paris.fr le 19 février 2021 l’a été plusieurs jours après les premiers abattages pourtant annoncés à partir du 22 février, 

    Considérant que les abattages indiqués comme « à réaliser » entre le 22 février et le 5 mars sur l’Avenue Parmentier et d’autres axes du 11e le sont pour « raisons sanitaires » et que ces arbres doivent être remplacés par de jeunes sujets de même essence, 

    Monsieur le Maire, pouvez-vous préciser comment l’information complète sur les arbres abattus est rendue publique, celle-ci devant préciser selon le vœu précité leur essence, leur développement, leur diagnostic phytosanitaire et l’essence proposée pour la replantation, par exemple en améliorant l’affichage public et sous la forme d’une carte interactive sur Paris.fr ? 

    Par ailleurs, des éléments de calendrier et de méthode peuvent-ils être fournis sur les éléments suivants inscrits dans le vœu précité : 

    • demander à l’ensemble des porteurs de projets urbains du 11e de lancer un réexamen des prévisions d’abattage sur leurs opérations et de présenter systématiquement, dans le cas où l’abattage ne peut être évité, un motif motivé, basé sur un diagnostic phytosanitaire des sujets et transmis au Maire d’arrondissement ? 
    • proposer dans le 11e arrondissement des sessions de sensibilisation aux problématiques de l’arbre en ville (bienfaits des arbres, description du parc arboré, pathologies, évolutions des essences, …) ? 
    • La Ville de Paris s’engage à ne faire aucune différence de traitement et de prise en charge entre les mineur·e·s confié·e·s à l’ASE, quelle que soit leur nationalité, et en particulier,  dès 2021 à ne plus héberger dans des hôtels les mineur·e·s isolé·e·s étrangers.
    Fresque publicitaire H&M au 143 rue Oberkampf

    Question orale sur la fresque publicitaire  au 143 rue Oberkampf

    Présentée par le groupe des élu·e·s écologistes 11e

    Au début de l’année 2021, les riverains ont découvert une fresque publicitaire sur le mur de l’immeuble du bailleur social, Paris Habitat, situé 143 rue Oberkampf,  fresque réalisée par la société H&M.  

    Cet emplacement avait été fléché pour accueillir une fresque murale artistique, dans le cadre du budget participatif de 2015.  

     Nous rappelons fermement à cette occasion que nous préférons l’art à la publicité dans l’espace public.

    Suite à mes interrogations et enquêtes auprès des services, le groupe des élu-es écologistes a compris le 18 janvier dernier

    1 que la ville de Paris n’avait pas donné son autorisation à la création de cette fresque.  Cette fresque est temporaire et transitoire en attendant le ravalement   de la façade – prévue en septembre 2021- 

     2 que la direction à l’urbanisme est chargée d’entamer une procédure à l’encontre du bailleur afin que les inscriptions publicitaires soient retirées. Pour ce faire un courrier a dû leur être adressé, préalable à la mise en demeure. Si nécessaire, une mise en demeure d’effacer les mentions publicitaires avec une astreinte de 200 euros/ jour jusqu’au retrait serait entreprise.

    Un mois s’est écoulé et la fresque avec les inscriptions publicitaires sont toujours sur le mur. Le montant de l’amende pour le bailleur est approximativement à ce jour de 6000 euros.Monsieur le Maire, pouvez-vous nous confirmer que la procédure est engagée auprès du bailleur ? quel est le calendrier de la procédure ?  Le règlement publicitaire de la ville de Paris sera-t-il  respecté ?  Pouvez-vous nous indiquer à quelle période les inscriptions publicitaires seront-elles retirées ?

  • Hommage à Samuel PATY

    Hommage à Samuel PATY

    Malgré les jours et les semaines qui se sont écoulées, l’effroi ne s’est pas dissipé, l’effroi de voir un homme décapité en pleine rue, Samuel Paty, un professeur, assassiné pour avoir mené sa mission, celle d’enseigner la liberté d’expression et l’esprit critique à ses élèves.

    Puis trois morts, tués dans une église, à Nice. Ces morts, ce sont les victimes de l’islamisme radical, ce sont les victimes d’un lent processus de délitement des fondements de notre République et d’un affaiblissement profond de ses promesses d’égalité et de liberté. 

    La mort de Samuel Paty nous rappelle que depuis trop d’années, la République subit les pressions d’un repli identitaire qui porte atteinte aux valeurs fondatrices de notre État de droit et de notre société. Ce mouvement n’est pas propre à la France, mais si nous sommes aujourd’hui la cible privilégiée de prêches vindicatifs et d’appels au boycot, c’est que nos valeurs sont – à condition d’être comprises et partagés – le meilleur rempart à la folie de passions tristes instrumentalisées pas des fanatiques. L’égalité entre les femmes et les hommes, le respect des droits des minorités, dont les minorités LGBTQIA et la laïcité, sont attaquées par des machines idéologiques régressives, qui trouvent une audience grandissante, en particulier chez les jeunes.

    Cela d’autant plus que les politiques d’austérités et de libéralisation de l’économie laissent sur le bas côté nombres de personnes qui vivent sur notre sol. Démantèlement systématique des services publics, qui a laissé à l’abandon des territoires et des populations entières, explosion des inégalités sociales et environnementales depuis 20 ans, surdité des gouvernements face aux difficultés rencontrées par nos professeurs, soutien aux dictatures islamistes par des responsables politiques qui, aujourd’hui, créent la confusion en cherchant à déstabiliser notre communauté nationale, sentiment grandissant, enfin, d’abandon et de rejets de nombres de musulmans face à des discriminations qui sont souvent légitimées, quand elles ne sont pas purement et simplement niées. 

    Il y a aujourd’hui trop d’oubliés de la République. Cette situation alimente chez une partie de la communauté nationale des vélléités de secessions des institutions et des valeurs républicaines, et fait le lit de la violence et du terrorisme.

    La France est fragilisée, nous ne pouvons continuer ainsi. Pour combattre l’islamisme politique, il nous faut impérativement retrouver les fondements de la promesse républicaine qui nous lie, en nous redonnant collectivement les moyens de garantir l’égalité entre les citoyennes et les citoyens, de protéger la laïcité comme garante du libre exercice de sa liberté de penser et de croire, de donner à la République les moyens financiers de se défendre face aux attaques de l’islamisme radical. 

    Pour que les tous les Samuel Paty de ce pays puissent continuer librement à enseigner ce que notre pays a le mieux partagé d’avec le monde, son désir de liberté.

    David BELLIARD

  • Le Paris que nous voulons #04

    Le Paris que nous voulons #04

    Pour discuter d’un:

    Paris avec plus de place pour les piétons et les vélos

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    MERCREDI 8 OCTOBRE

    au Kiwanda // 50 rue de Montreuil // 19H30 // Buffet offert

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  • Le Paris que nous voulons #03

    Le Paris que nous voulons #03

    Pour discuter d’un:

    Paris plus accueillant pour les réfugié.e.s

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    MERCREDI 20 JUIN

    au Kiwanda // 50 rue de Montreuil // 19H30 // Buffet offert

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  • Le Paris que nous voulons #02

    Le Paris que nous voulons #02

     

    Pour discuter d’un:

    Paris sans Pollution

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    MERCREDI 11 AVRIL

    au Kiwanda // 50 rue de Montreuil // 19H30 // Buffet offert

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    ///// Participez dès à présent à notre consultation sur le sujet /////

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  • Manifestation

    Manifestation

    Les projets de réforme ferroviaire du gouvernement, dans la foulée du rapport Spinetta, menacent de dégrader le service public ferroviaire. Les écologistes se mobilisent pour défendre le train, un moyen de transport allié du climat et de l’égalité des territoires.

    *******Retrouvons nous le jeudi 22 mars à 13h******

    pour rejoindre le cortège des cheminots puis celui des fonctionnaires à Bastille.

  • le Paris que nous voulons #01

    le Paris que nous voulons #01

    La première d’une série de 3 rencontres citoyennes avec les élu.e.s écologistes du 11ème arrondissement

    pour échanger, proposer, critiquer et partager des moments dans la bonne humeur!

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    « un Paris moins cher »

    Ce premier rendez-vous s’est déroulé le 13 février dernier

    Les solutions des intervenants et les échanges sont à retrouver sur le site de nos élu.e.s

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    Les prochaines rencontres

     

  • Sauvons les berges

    Sauvons les berges


     

    Ensemble, luttons contre le retour d’un autoroute en plein Paris!

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