Étiquette : Urbanisme

  • Une antenne relais à côté de l’école maternelle et l’école élémentaire Parmentier ?

    Un projet d’antenne relais inquiétant dans le 11e

    Le collectif des parents d’élèves de Parmentier nous a récemment alertés sur un projet d’installation d’une antenne relais de téléphonie mobile de 23 mètres au numéro 107 de l’avenue Parmentier.

    Or, l’école maternelle 111 Parmentier et l’école élémentaire 109 Parmentier sont situées dans l’immeuble mitoyen. Les parents d’élèves des deux écoles ont constitué un collectif afin de se mobiliser contre ce projet (pour plus d’informations, voir leur site).

    Le groupe local d’EELV 11e est aussi préoccupé par ce projet d’installation et suivra de près cette affaire. Nous soutenons l’action du collectif et vous appelons à signer leur pétition : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N32721

    Une réunion d’information concernant cette antenne aura lieu le jeudi 13 décembre à 19h à la mairie du 11e, place Léon Blum. L’opérateur Free sera présent.

     

    Nous rappelons qu’EELV est généralement mobilisée sur le sujet des antennes relais. En effet, les ondes électromagnétiques qu’elles émettent représentent un danger pour les populations vivant à proximité.

    Pour en savoir plus sur l’engagement d’EELV :

     

     

  • Terrain d’Education Physique de Ménilmontant, quel est le projet de la Mairie ?

    Terrain d’Education Physique de Ménilmontant, quel est le projet de la Mairie ?

    La Mairie du XIe arrondissement souhaiterait profiter d’une opportunité foncière au 49, 53 Bd de Ménilmontant pour réaliser un réaménagement complet du Terrain d’Education Physique qui y est situé.

    Ce projet est présenté comme définitif par la Mairie du 11e arrondissement afin d’éviter tout débat, cependant le projet est loin d’être bouclé. D’après nos informations, au meilleur des cas les travaux débuteront après les élections municipales et les premières réunions entre services municipaux commenceront à être programmés l’année prochaine.

     

     

    Description du projet

    Selon nos informations, voici le projet actuellement prévu par la Ville de Paris et la Mairie du 11e.

    Le terrain est propriété de la Ville de Paris, mais sa gestion sera confiée à Paris Habitat par une convention de transfert de maîtrise d’ouvrage pour la réalisation :

    • De logements sociaux (déficitaires dans le XIe : 10, 8% au lieu de l’objectif de 20 %)
    • D’un gymnase (déficitaires sur la Ville de Paris)
    • D’un centre de valorisation et d’apport des encombrants en sous-sol qui sera exploité par la Direction de la Propreté et de l’Eau (ne pas confondre encombrants et déchets)
    • D’un ré-aménagement du Terrain d’Education Physique (handball/ tennis + basket) par la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS). Le terrain sera grandement diminué
    • Un jardin

    Constructibilité :

    • h= 31m
    • réserve pour équipement sportif
    • mise en valeur du végétal
    • ancienne carrière et poches de gypse

    Ce terrain est en fait aux limites de la « constructibilité », en effet la surface de pleine terre réglementaire est pile celle qui est prévue.

     

    Le 11e arrondissement est le district urbain le plus densément peuplé de Paris. Et d’Europe! Nous manquons cruellement d’espaces verts. Voici les espaces verts du 11e arrondissement :

     

    État de la concertation

    Les grandes étapes du projet

    • Finalisation du programme et modalités de financement,
    • Concours d’architecture et choix du projet,
    • Permis de construire (dépôt et autorisation de construire),
    • Transferts des activités sportives existantes,
    • Désignation des entreprises et chantier de construction

    La concertation sur ce projet aurait dû démarrer le plus en amont possible du projet et connaître un processus itératif avec les riverains et les associations. Le questionnaire proposé par la mairie était fermé à tout apport citoyen et ne correspond pas à ce que nous entendons par « concertation ».

    Il faut savoir que ce projet est loin d’être abouti. Il est encore temps pour se mobiliser pour le modifier !

     

    Notre opinion

     

    Sur le projet en lui même

    Il présente un intérêt public réel

    • Le 11e manque de logement social
    • La ville de Paris manque de lieux d’accueil pour les personnes handicapées et d’infrastructures sportive
    • La rénovation du terrain de sport de Ménilmontant nécessaire

    Un projet qui manque d’ambition

    Nous pensons que si ce projet est réalisé, il pourrait être à la pointe du Plan Biodiversité adopté par le Conseil de Paris, notamment par la végétalisation du bâtiment, comme nous le présentions dans un article précédent (cliquer ici).

    Dans l’état actuel, le projet n’est pas satisfaisant afin de préserver le lien social qu’offrent le terrain de sport et le jardin partagé des Jeunes Pousses. Il est donc nécessaire de préserver l’accès libre au Terrain d’Education Physique et de préserver le jardin partagé. Nous avons détaillé nos propositions pour l’aménagement de ce terrain dans un autre article (cliquer ici).

     

    Sur la localisation du projet

    Nous pensons qu’il y a des solutions alternatives de localisations, alors même que le lieu actuel possède des configurations rares dans le 11e

     

    Sur la gestion du projet par la mairie

    • Non présentation de l’avancement réel des études
    • Non présentation de solutions alternative quant au projet lui-même.
    • L’intérêt d’un centre de collecte et/ou de tri des encombrants dans le 11e à démontrer, notamment au regard des nuisances potentielles sur l’environnement et le cadre de vie.

    Si le programme du Maire élu du 11e semble être respecté sur le logement social, il a aussi souhaité faire de son arrondissement un exemple de prise en compte du développement durable.
    Il semble qu’avec ce projet, des fausses bonnes idées rapides ont été prises (collecte d’encombrants) et que sur d’autres aspects il pourrait aller encore plus loin!

     

    Pour une réelle concertation

    Les travaux commenceront dans plusieurs années. Il y a donc du temps pour améliorer l’ aménagement du terrain de sport de Ménilmontant : ses usages ( espaces verts, terrain de sport, gymnase, logements, centre de valorisation d’apport des encombrants), son accessibilité, sa capacité à améliorer le quotidien des riverains

    Pour cela il existe des méthodes efficaces de concertation : atelier d’urbanisme, conférence de consensus. Ces démarches permettent de faire travailler ensemble des habitant/es qui peuvent être tiré/es au sort, des associations, des instances de démocratie locale ( conseils de quartier…) , des experts indépendants et des services techniques de la ville.

    EELV 11e propose de participer à la définition du cahier des charges du processus de concertation afin d’améliorer l’appropriation du projet urbain par les habitant/es. La ville de Paris doit donner les moyens pour mettre en place un processus participatif dans l’intérêt de toutes et tous.

     

    Quelques liens

    Explications de la mairie du 11e sur le projet : http://www.mairie11.paris.fr/mairie11/jsp/site/Portal.jsp?page_id=1324

    Site des opposants au projet : http://sauvonsnotrestade.fr/

    Nos articles sur le sujet :

    Les propositions des écologistes pour le Terrain d’Education Physique de Ménilmontant

    La végétalisation des bâtiments, un souhait des écologistes du 11e

    Notre tract :

  • La végétalisation des bâtiments, un souhait des écologistes du 11e

    La végétalisation des bâtiments, un souhait des écologistes du 11e

     

     

    Le Conseil de Paris a voté cette année le Plan Biodiversité. La construction de logements sociaux sur le Terrain d’Éducation Physique de Ménilmontant est l’occasion de s’inscrire dans le cadre de ce plan qui prévoit d’aménager 7 hectares nouveaux de toitures végétalisées dont 15 nouveaux jardins en terrasse.

     

     

     

    Pourquoi la végétalisation ?

    Construire des jardins sur les toits offre de nombreux avantages.

     

    Des avantages économiques directs ou indirects :

    • La mise à profit d’espaces inutilisés comme les toits
    • L’auto-production de fruits et de légumes
    • Soutenir le tissu associatif local
    • Une meilleure isolation du bâtiment réduisant la facture énergétique (chauffage et climatisation)

     

    Des avantages pour l’environnement

    • Réduction de la pollution atmosphérique (épuration de l’air)
    • Utilisation de graines de plantes ancienne et indigènes pour la sauvegarde de la
      biodiversité (en lien avec le jardin des jeunes pouces)
    • Sensibilisation à l’environnement
    • Réutilisation des eaux grises et rétention d’eau en cas d’orage (moins de
      ruissellement et d’inondations)
    • Recyclage rapide de certains déchets organiques par le compostage
    • Le verdissement et l’embellissement urbains

     

    Dans le cas de plantations maraîchères sur le toit :

    • Une agriculture urbaine et de proximité permettant des boucles en « cycle court », diminuant les coûts, les émissions de CO2 et le besoin en énergie et en carbone fossile
    • Une réduction des transports et de l’emballage dû à la commercialisation

     

    Des avantages sociaux

    • Sécurité et qualité alimentaire (biologique, pas de pesticides, pas d’OGM, etc)
    • Accessibilité des aliments et réduction de leurs coûts
    • Loisirs
    • Cohésion et bien-être de la collectivité
    • Formation et éducation au jardinage
    • Un sens d’appartenance à un groupe, à un projet

     

    Des jardins sur les toits à Paris ?

    Le jardin des Vignolles, un exemple concret dans le 20e

    Le jardin sur le toit du gymnase des Vignolles est un exemple concret de jardin partagé et d’insertion réussi.

     

    Et dans le 11e arrondissement ?

    Dans le cadre du projet du 49-53 Ménilmontant, la végétalisation des toits peut-être :

    • Support de biodiversité (ruches, nichoirs, hôtels à insectes, zones humides, corridors etc.)
    • Allant du végétal libre au nourricier (en s’inspirant de la permaculture)
    • Adapté aux personnes en situation de handicap (terrasses liées aux logements, toit collectif etc.)

    L’association des jeunes pousses pourrait être chargée de cette gestion. Elle s’occupe actuellement du jardin partagé situé passage de la Folie Régnault, qui sera détruit par la construction du nouveau gymnase

     

    Le jardin des jeunes pousses, c’est :

    • Un jardin sauvage :

    Avec une vaste prairie où se développent naturellement plus d’une
    cinquantaine d’espèces animales et végétales.

    • Un jardin de culture innovant.

    Où les apprentis jardiniers peuvent apprendre à cultiver des légumes de manière écologique ; découvrir la culture et la transformation des plantes médicinales ; partager des boutures et des semis pour fleurir ses fenêtres.

    • Un jardin de loisirs et de culture

    Le Jardin des Jeunes Pouces, c’est aussi un square original pour les
    enfants qui rentrent de l’école et une galerie d’art à ciel ouvert où des peintres, des graphistes, des sculpteurs vous présenteront leur vision de la nature et de la ville.

     

    Une activité de compostage des déchets des cantines pourraient être faite et liée à des sorties éducatives pour les scolaires.

    Un tel jardin en plein Paris est un immense privilège qui doit être conservé et partagé avec le plus grand nombre. Outre son aspect social primordial, on reconnaît aujourd’hui l’importance de l’accès à la biodiversité pour les populations les plus urbaines. Dans le XIème aussi, le bénéfice d’une biodiversité en bonne santé au coeur des villes est multiple : reconnexion de l’homme et de la nature essentielle pour l’acceptation des initiatives parisiennes comme le Plan biodiversité, mais encore le maintien d’une biodiversité à coût quasi nul.


    Le jardin partagé, en partie en friche, permet le maintien d’une flore urbaine particulière. Certaines espèces se sont particulièrement adaptées aux conditions utltra-urbaines et ne sont plus présentes que dans l’agglomération. Les résultats de VigieFlore rappellent l’importance des friches urbaines qui accueillent plus d’espèces que les grands espaces verts (voir aussi l’ouvrage « Sauvages de ma rue »).


    De même pour les espèces de faune, comme les populations de hérissons urbains en forte baisse, ces espaces vacants sont un préalable à leurs possibilités de recolonisation. Le maintien de zones de broussailles et de murets de pierre permet la conservation de reptiles dont certains sont protégés en Ile-de-France comme le Lézard des murailles. A ce propos, un inventaire faune/flore du site a t-il été réalisé par la Mairie ?
    Que dire des ruchers dont il est constaté qu’ils sont plus productifs en ville. La Mairie du IVè a une petite
    activité de production de miel, il y a là une opportunité pour favoriser cette activité dans notre arrondissement.
    Pour conclure, non seulement le jardin partagé doit être maintenu, mais en plus, il est nécessaire de le conserver et développer des espaces « sauvages » de ce type dans le XIè. Le groupe local attire l’attention de la Mairie sur la possibilité de présence d’espèces « ordinaires » mais pourtant protégées au regard du droit sur le site et qui nécessiteraient des autorisations préfectorales pour dérangement lors des travaux.

     

    Quelques liens pour aller plus loin:

  • Navigo : les écologistes font avancer l’Ile-de-france

    Navigo : les écologistes font avancer l’Ile-de-france

    Un premier pas vers le PASS NAVIGO à tarif unique pour toute l’Île-de-France : depuis le 1er septembre, le PASS NAVIGO est dézonné pendant le week-end et les jours fériés.

    Grace à l’action des écologistes, les 2,8 millions détenteurs du Pass Navigo peuvent désormais se déplacer partout en Île-de-France le weekend, quel que soit leur forfait.

    Pour les écologistes favoriser les transports en commun, c’est lutter contre le réchauffement climatique.

    Préférer les transports en commun à la voiture,
    c’est bon pour nos finances et c’est bon pour la planète !

    Dès aujourd’hui, le week-end et les jours fériés, les 2,8 millions détenteurs du Pass Navigo pourront se déplacer partout en Île-de-France quel que soit leur forfait.

    Avec votre Pass Navigo en Île-de-France, le week-end et les jours fériés, voyagez en illimité !

    Une Région, un Pass, une zone !

     

     

  • Pour une agriculture urbaine

    Pour une agriculture urbaine

    Jean-Marc Pasquet (conseiller régional et militant du 11e arrondissement) signe avec Michel Audouy (architecte paysagiste) une tribune sur le site du quotidien “Les Echos”.

     

    60 000 hectares de terres arables disparaissent chaque année en France. Quelles alternatives ?

    Plusieurs organismes publics ou parapublics s’en sont émus auprès de l’État. À l’aube des années 2000, la SAFER dénonce le phénomène, et en 2004, dans un “Livre blanc”, elle associe la question du développement économique de l’agriculture à la qualité des paysages.
    La prise de conscience est désormais acquise, mais elle ne fait pas une politique publique. Certes, la protection des terres agricoles se traduit progressivement dans la gestion du foncier. Mais quelle valeur peut avoir un champ, même de la meilleure terre, face à la spéculation foncière ? Dans un projet porté aujourd’hui par le Groupe Auchan, sur les dernières grandes surfaces agricoles franciliennes du Triangle de Gonesse, peut-elle faire encore le poids ?
    Partout en Europe, des communautés urbaines ou des régions n’ont pas attendu “l’impossible” loi qui protègerait la terre agricole au même titre qu’un morceau de patrimoine. Dans les périphéries de Berlin, Milan, ou Barcelone, plusieurs centaines d’hectares sont intégrés à de grands parcs où cohabitent plusieurs formes d’agricultures, des zones de loisirs et des parcours de promenades.
    À Lille autour du canal de la Deûle, la communauté urbaine a initié, il y a une vingtaine d’années, un parc d’un nouveau genre, associant propriétaires publics et privés, espaces agricoles, espaces naturels et lieux de loisirs. Sur près de 2000 hectares, l’agriculture est préservée et participe au maintien de grands espaces de promenade au cœur du tissu périurbain. Agriculteurs, gestionnaires des espaces publics et naturalistes, travaillent en bonne intelligence.
    Au cœur des villes, l’agriculture est pourtant trop souvent reléguée à un enjeu symbolique. Elle est au mieux une source d’inspiration et de renouvellement des figures paysagères dans des parcs et jardins publics, déclinés parfois avec réussite.
    L’enjeu du métissage entre l’agriculture et la ville relève d’une importance stratégique. Il ne porte pas seulement en lui un parti pris esthétique ou le défi de la rupture avec une agriculture productiviste mortifère pour notre santé. Il ouvre une opportunité : celle de la refonte de projets de territoires dans leurs dimensions les plus intimes.

    Les projets de fermes pédagogiques se multiplient.

    Une forme de microagriculture” liée à la pratique du jardinage et au besoin de recréer des liens sociaux (jardins familiaux, jardins partagés…) réinvente les anciens jardins familiaux. Dans ces lieux, on se retrouve autour d’activités de jardinage, on partage le plaisir de croquer quelques radis, de goûter des fraises.
    Si ces jardins peuvent constituer, au temps de la grande crise, un complément à l’économie ménagère – comme ils l’étaient à leur création au XIXe siècle -, les microparcelles des écoles ou des jardins partagés ont avant tout un rôle pédagogique. L’agriculture “réelle” en a probablement besoin. Dans les grandes villes, la dernière mode est à la production de miel, sur les toits des grandes institutions, des entreprises, on installe des ruches dont la production est de meilleure qualité.
    D’aucuns dénigrent ces nouvelles formes agricoles justes bonnes à faire pousser un peu de convivialité pour citadins désœuvrés. On serait là sur un terrain marginal et il semble difficile d’imaginer une régression de la ville au profit de l’agriculture. C’est pourtant arrivé à Détroit. Touchée de plein fouet par la ruine de l’industrie automobile, cette ville américaine a perdu une grande partie de ses habitants. La population restante, souvent très pauvre, a investi des parcelles anciennement loties, pour développer des cultures vivrières et une nouvelle urbanité.
    En France, les métropoles de Nantes et de Rennes se préoccupent de la protection de leurs terres agricoles. À l’initiative de designers locaux, le collectif des “Ekovores” imagine une agglomération résiliente, où “producteurs et mangeurs” vivraient en symbiose, les citoyens des villes consommant des légumes bios de maraîchers de la toute proche périphérie, en limitant les intrants et les hydrocarbures.
    À l’heure des circuits courts, l’agriculture doit être appréhendée plus fondamentalement comme un système qui porte sa résilience et celle de la ville. C’est un enjeu transversal, de gouvernance environnementale, sur la gestion de l’eau, la biodiversité, mais également sur les champs de l’emploi et éducatifs. Produire pour et dans la ville appelle en effet des changements techniques, l’organisation de nouveaux modes de distribution, et de nouvelles formes agraires : des circuits courts comme la cueillette à la ferme et la vente directe (les fermes de Gally, près de Versailles…), des contrats de production (les Associations pour le Maintien d’une agriculture paysanne), des contrats d’entretien novateurs (le pâturage des moutons dans un parc public…).
    Longtemps, les limites entre ville et campagne ont été franches, mais la situation s’est par la force des choses estompée. Cela n’a pas été le fruit de décisions politiques, au contraire. Dans le rapport de mars 2010 commandé par l’Établissement Public de la “Plaine de France”, la très sérieuse Direction de l’Équipement du Val-d’Oise plaide en lieu et place d’un énième projet d’hyper marché de 80 hectares porté par la famille Auchan pour une imbrication entre ville et campagne féconde en termes de développement local. En traitant les franges de contact avec la population, citant des exemples réussis de pays nordiques, elle plaide pour que ces surfaces soient aménagées.
    Cette nouvelle agriculture doit être pensée et spatialisée dans un projet urbain, économique et paysager, avec l’aide d’outils réglementaires, constitutifs “d’aménités urbaines” comme l’écrivait le chercheur Pierre Donadieu, dés 1988.

    Hélas, trop d’élus cèdent à la paresse intellectuelle et aux promesses des marchands du temple qui aménagent et façonnent les grands projets de la cité à la place des schémas de cohérence territoriale (SCOT) et autres plans locaux d’urbanisme (PLU). Ce faisant, ils relèguent la semaine l’agriculture au rang d’une industrie bénéfique pour notre balance commerciale. Au pire, Lles week-ends d’élections, ils “caressent le cul des vaches” et une certaine idée passéiste d’une France mythifiée.

    Dans les couloirs du salon de l’agriculture, se souviendront-ils que la préservation des terres agricoles est une nécessité vitale pour se nourrir ? On l’oublie souvent, mais dans l’exemple de Gonesse, les terres agricoles menacées dans le secteur représentent à l’horizon 2025 l’équivalent de la consommation de 500 000 personnes en pain pendant une année.

    Les agricultures urbaines sont un enjeu pour les villes et les campagnes de demain, car elles impliquent les citoyens dans une connaissance et un rapport respectueux du substrat et pour maintenir aussi, dans des métropoles très denses, la présence du ciel, de grands horizons, des lieux où se promener.

     

    Le blog de Jean-Marc Pasquet :

    http://jeanmarcpasquet.org/

  • Parking Day EELV du 31 mars

    Parking Day EELV du 31 mars

     


    Samedi  31 Mars, une dizaine de militants du 11e et du 20e étaient présents pour organiser un Parking Day près du métro Alexandre Dumas, sur une place de parking de la rue de Bagnolet. L’occasion pour eux de distribuer des tracts et convaincre les quelques passants qui désiraient débattre.  La température avait largement chuté depuis la veille mais c’est dans une ambiance chaleureuse, autour d’une table, d’un thermos de café et de biscuit que les personnes présentes ont pu découvrir davantage le programme d’Eva Joly et l’action d’Europe Ecologie les Verts.

    Pour cette action militante, nous nous sommes inspirés de la journée mondiale Park(ing) day qui consiste à louer des places de parking pendant toute une journée à travers le monde. A l’origine de cette initiative, il y a l’envie de « proposer une alternative à la voiture », d’imaginer « une ville différente » et aussi de pouvoir « engager la discussion avec les passants sur la question du partage de l’espace public ». Les villes des années 70 ont été imaginées pour et avec la voiture, au point que 80% de l’espace public est occupé par la voiture.

    L’objectif est de pointer les problématiques et les enjeux en dépassant les affrontements basiques entre piétons et voitures.

     

    Installation Parking Day


    Installation Parking Day
    Installation Parking Day
    Installation Parking Day

    Quelques liens pour en savoir plus sur le Park(ing) Day mondial qui a généralement lieu en septembre

    http://www.parkingday.fr/

    www.parkingday.org

    http://www.dedale.info/

    http://blog.velib.paris.fr/blog/2011/09/06/parking-day-imaginez-votre-paris/