Étiquette : Alimentation

  • 8ème Brunch des Coopérateurs : Alimentation Citoyenne

    8ème Brunch des Coopérateurs : Alimentation Citoyenne

     

     

     

    Chers adhérent-e-s, coopératrices-coopérateurs, écologistes, associatifscitoyens militants et parisiens curieux (du onzième et d’ailleurs), nous avons le plaisir de vous inviter au 8ème Brunch des coopérateurs du 11e sur le thème de l’Alimentation Citoyenne. 

    Venez échanger avec nous sur les actions concrètes et locales qui permettent une réappropriation de l’alimentation et qui peuvent changer votre quotidien.

    Ensemble, goûtons un monde meilleur !

      

    Avec au programme :

    • des vidéos: Cultures en Transition (extraits), Taste the Waste (extraits), mini courts métrages…
    • un débat

    • des invités: les Incroyables Comestibles, V’Ile Fertile, comment monter une Amap, mode d’emploi…

    • des ouvrages

    Et pour clôturer ce moment festif, le Brunch Bio et participatif, à la mode de l’Auberge Espagnole (apportez un petit quelque chose à boire et/ou à manger) que nous partagerons tous ensemble.

    L’évènement est ouvert à tout-e-s et à leurs ami-e-s. N’hésitez pas à en parler autour de vous. Pour faciliter notre organisation, merci si vous le pouvez, de confirmer votre présence auprès de paris11@eelv.fr

    En espérant vous voir nombreux-ses,

    Déborah

    Votre animatrice dévouée…

    Vous pourrez aussi rencontrer et échanger avec notre tête de liste pour les prochaines municipales, Joëlle Morel, ainsi que de nombreuses autres personnes engagées sur votre arrondissement.

  • Festival AlimenTerre 2013 – Les ciné-débats des Eco Cooperateurs

    Festival AlimenTerre 2013 – Les ciné-débats des Eco Cooperateurs

     

    Les Eco Coopérateurs et le Cedidelp vous invitent à une série de projections suivies de débats avec nos invités, du 16 au 30 octobre. Cette année au programme: LoveMEATender de Manu Coeman, Cultures en Transition de Nils Aguilar, Blue Marble Café de Hakan Julander, Les déportés du libre échange de Marie Monique Robin, et Taste the waste de Valentin Thurn. Venez découvrir ou re-découvrir des documentaires passionnants, échanger et débattre avec nos invités!

     

    Inscriptions sur: contact[at]les-eco-cooperateurs.fr – N’oubliez pas de préciser pour quel film/séance vous souhaitez vous inscrire.

     

    MERCREDI 16 OCTOBRE LoveMEATender de Manu Coeman. Comment la viande est-elle devenue si banale dans nos assiettes ? Un documentaire qui va à la rencontre des réalités et qui, en exaltant la vie au cœur de nos assiettes, renouvelle notre regard sur la viande. Suivi d’un débat avec nos invités (liste non définitive):

    • Benoit SEBAUT, représentant le réseau AMAP d’Ile de France
    • Aurélia GREFF, porte parole de l’Association Végétarienne de France
    • Laurent LERAY, éleveur bovins lait et bœufs, volailles, en GAEC, dans l’Orne
    • Laurent PINATEL, porte parole de la Confédération Paysanne
    • Agnès ROUSSEAU, journaliste à Bastamag! qui animera/modèrera le débat

    Synopsis : Comment la viande est-elle devenue banale dans nos assiettes ? Un produit « comme les autres » ?
    En 2050, nous serons 9 milliards d’individus. Pour nous nourrir en viande, il faudra 36 milliards d’animaux d’élevage.  Épuisement des ressources naturelles, pollution, réchauffement climatique, la terre paie le prix. L’Homme aussi : obésité, cancers, diabète, résistance aux antibiotiques…. Élevages hors sol et viandes industrielles ont provoqué une rupture dans l’équilibre entre l’Homme, l’animal et la terre. La production fermière traditionnelle intégrée demeure la réponse adaptée aux défis de la faim dans le monde. Le film explore ces enjeux en s’adressant à tous les publics et en exaltant la vie au cœur de nos assiettes.

     

    Notre avis : Un pamphlet captivant et de bonne qualité, avec des séquences humoristiques et pédagogiques dessinées au crayon et de la bonne musique décalée. Des personnages simples et charismatiques, connus (Vandana Shiva, Olivier de Schutter, Pierre Rabhi) ou pas (l’agriculteur breton André Pochon) avec des discours inattendus. Tous les enjeux ALIMENTERRE sont mis en avant : accaparement des terres, dépendance vis-à-vis des importations, indépendance alimentaire, dumping au sud de viandes subventionnées au nord, problème de l’eau, mondialisation… Les points de vue sont variés, les données chiffrées illustrées et traitées intelligemment. Le virage d’une agriculture autonome vers des systèmes industriels (dont hors sol) est illustré à travers diverses filières de production animale : bovin, porc, volaille et la rencontre d’acteurs militants dans plusieurs pays aux modèles agricoles emblématiques (Brésil avec le soja, Inde avec la lutte pour la préservation de la biodiversité, le lisier en Bretagne, la grippe porcine au Mexique, la déforestation et les sans-terre au Brésil…). Par contre, si la parole est donnée à tous ces acteurs paysans, il manque peut-être l’interview des acteurs de l’agriculture « industrielle ». Certaines images dans les élevages et abattoirs sont dures à encaisser, mais cela reste un film grand public (même visible par des enfants) dont le contenu et la forme sont éducatifs, sans être rébarbatifs, et le message n’est pas pour autant manichéen : pas de discours culpabilisant pour les consommateurs de viande ni de prosélytisme pour devenir végétarien, le film invite simplement à repenser notre relation à l’alimentation et à être plus exigeants sur les conditions de production. Des solutions sont aussi présentées. Un très bon film, qui se pense à l’échelle mondiale, ce qui est aussi très important pour ne pas oublier que tout est lié et que nos actes de consommation ici ont des répercussions là-bas.

    MERCREDI 23 OCTOBRE Cultures en Transition de Nils Aguilar. A Cuba, en Angleterre, en France, la transition culturelle est en cours vers un futur dépassant l’insécurité alimentaire et les désastres écologiques. Le film donne à voir les alternatives répondant à la triple menace du changement climatique, de la raréfaction du pétrole et des crises économiques. Suivi d’un débat avec nos invités (liste non définitive)

    • Baptiste GRARD, ingénieur écologue travaillant sur le projet T4p avec l’INRA, AgroParisTech et Topager
    • Alain CANET, président de l’Association Française d’Agroforesterie
    • Laure pour le réseau des Villes en Transition

    Synopsis : A Cuba, en Angleterre, en France, la transition culturelle est en cours vers un futur dépassant l’insécurité alimentaire et les désastres écologiques. Le film donne à voir des alternatives répondant à la triple menace du changement climatique, de la raréfaction du pétrole et des crises économiques. Les solutions sont simples, modiques et écologiques. Du balcon-potager à l’agriculture nationale, elles favorisent les économies locales, les liens de voisinage, la résistance aux chocs extérieurs et la libre diffusion des savoirs. La transition n’est pas une révolution mais une évolution, inspirée de notre histoire. C’est un projet convivial à l’opposé de l’exploitation industrielle. L’agriculture y devient la clé de voûte de la culture.

     

    Notre avis : Film bien construit, agréable à regarder et positif, basé essentiellement sur des exemples très différents en Europe et à Cuba qui invitent à la réflexion sur la transition énergétique et la nécessaire relocalisation de l’économie et de la production agricole. Il introduit aussi plus globalement la question de la résilience des communautés et de l’autosuffisance alimentaire, ce qui est totalement d’actualité dans le contexte de crise économique en Europe. Plusieurs pistes d’alternatives sont présentées (permaculture, agro-foresterie…). Ce film est exactement dans la thématique ALIMENTERRE 2013, c’est une bonne base pour réfléchir sur les modes de production et de consommation au Sud comme au Nord, en lien avec le développement urbain notamment. L’exemple de la naissance du réseau « Villes en transition » valorise en plus les initiatives créatives autour de nouvelles dynamiques sociales et solidaires. Particulièrement adapté pour les lycées agricoles !

     

    SAMEDI 26 OCTOBRE Blue Marble Café de Hakan Julander. Dans un style humoristique et visuellement imaginatif, ce film explique comment obtenir un hamburger, de la bière ou des sushis. Film particulièrement adapté à un public jeune/adolescent. Les déportés du libre échange de Marie Monique Robin. L’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA) promettait un développement des échanges commerciaux entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, dont les bénéfices irrigueraient toute l’économie pour le bien-être général. Seize ans après, le constat est amer. Suivi d’un débat sur l’accord de libre échange (Europe/USA) en cours de négociation, avec nos invités (liste non définitive) :

    • Marie Monique ROBIN, réalisatrice du film
    • Benjamin CORRIAT, co-président des Economistes Atterrés
    • Pierre Alain PREVOST, chargé de la campagne « envie de paysans » à la Confédération Paysanne
    • Pierre VUARIN, Fondation pour le Progrès de l’Homme, qui animera/modèrera le débat

    Synopsis : L’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA) promettait un développement des échanges commerciaux entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, dont les bénéfices irrigueraient toute l’économie pour le bien-être général. Seize ans après, le constat est amer. L’ALENA a laminé l’agriculture mexicaine. Le Mexique a du démanteler le système qui permettait son autosuffisance. Le maïs américain, transgénique et subventionné, a inondé le pays, vendu trois fois moins cher que le « criollo » local. Trois millions de petits paysans ont rejoint les bidonvilles ou tenté leur chance comme clandestins aux Etats-Unis. La malnutrition, l’obésité et la pauvreté ont gagné du terrain.

     

    Bande annonce « Les déportés du libre échange » from M2R Films on Vimeo.

    Notre avis : Film clair, court et efficace sur les ravages du libre-échange sur les petits producteurs mexicains, qui aujourd’hui dépendent des importations et des transferts d’argent de leurs proches émigrés aux USA. Un bon cas d’école sur la nécessité économique et sociale de la souveraineté alimentaire. Le film est bien construit, riche en intervenants impliqués, les images belles et fortes. Le lien avec la crise de 2007-2008 est bien introduit. La mise à mort de l’agriculture locale mexicaine, l’homogénéisation des semences, l’importance des politiques publiques pour garantir la sécurité agricole, l’absurdité de produits subventionnés importés et revendus moins chers que des produits locaux, l’idée étrange d’« exporter des Mexicains et d’importer en échange des aliments »… Il pose en outre un débat complémentaire sur les migrations de travailleurs (exode rural, familles éclatées, immigration illégale) en présentant les causes et conséquences humaines, sociales et politiques, au Nord comme au Sud. Les discours états-uniens sans ambiguïtés sur le but final de l’ALENA donnent à réfléchir sur le rôle des citoyens et de la société civile… Le format court permet une projection-débat grand public suivie de vraies interventions de spécialistes. La durée et le format didactique conviennent bien à une projection scolaire.

     

    MERCREDI 30 OCTOBRE Taste the waste de Valentin Thurn. Au Japon, aux États-Unis, en Allemagne, en France, la majorité des produits alimentaires partent à la poubelle avant même d’avoir atteint un rayon de supermarché. Taste the waste dévoile les absurdités d’une logique économique de la surabondance et de l’extrême pauvreté. Suivi d’un débat avec nos invités (liste non définitive)

    • Thomas POCHER, président de Greentag
    • Bastien BEAUFORT, président de l’Association Disco Soup et Slow Food Bastille
    • Anne GORRY, chargée de mission Idf de l’association Les Petits Débrouillards

    Synopsis : Le scénario est le même au Japon, aux États-Unis, en Allemagne, en France. La majorité des produits alimentaires partent à la poubelle avant même d’avoir atteint un rayon de supermarché. Des pommes de terre trop grosses, des tomates pas assez rouges, des concombres pas assez droits… L’enquête menée pour le documentaire révèle que 45 kilos de denrées alimentaires partent à la benne, chaque jour, dans chaque filiale. Les produits sont parfaitement consommables, mais ne correspondent pas aux normes du supermarché. L’esthétique prime sur la nutrition. Taste the waste dévoile les absurdités d’une logique économique créant la surabondance d’un côté et l’extrême pauvreté de l’autre.

     

     

    Notre avis : La thématique du film colle très bien au Festival ALIMENTERRE : gaspillage de nourriture de notre assiette jusque dans les champs, en faisant le lien avec la faim dans le monde et les inégalités nord-sud et interpelle n’importe quelle personne, petite ou grande. Il est bien construit, les images sont bonnes et l’absence de voix-off fait du bien. Les 3-4 cartons avec des chiffres clés sont marquants. Il aborde le gaspillage en Europe (Rungis) et la comparaison avec les autres continents permet de relativiser. Le film pointe la responsabilité non seulement des industriels de l’alimentation ou des grandes surfaces, mais de chacun d’entre nous, et comment ce système prolonge une forme de colonisation rampante : l’accaparement des terres des pays du sud ou la production sur des terres arables de denrées qui ne concernent que les pays riches, aux exigences démesurées (fruits contre saison…). Il aborde aussi la question « comment nourrir les villes ». Son point fort c’est la proposition d’alternatives qui font suite à chaque dénonciation et critique de nos pratiques (date de péremption vs date optimale de consommation, ne plus acheter de promotions en grosse quantité…). Il offre donc des perspectives d’action possibles et différentes, en milieu urbain ou rural. La thématique globale (consommation responsable) est intéressante et cruciale. Bien que long-métrage, le film, conçu par séquence, pourra être facilement utilisé sur une seule partie par les animateurs et enseignants pour les séances scolaires.

     

    Adresse:
    Salle Jean Dame – 17 rue Léopold Bellan – Ligne 3 Métro Sentier
    75002 Paris
  • Non au projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes

    Non au projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes

     

     

     

     

    Le collectif NDDL de Paris 10 a rédigé un tract expliquant les raisons de notre engagement contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes.

    Vous pouvez visionner et télécharger le tract en PDF, en cliquant ici.

    L’argumentaire d’EELV : Sortir des vraies-fausses idées sur Notre-Dame-des-Landes

     

     

     

  • Notre soirée Alimentation et Santé du 16 avril

    Notre soirée Alimentation et Santé du 16 avril

    Lundi 16 avril 2012, les écologistes des 11e et 20e arrondissement organisaient une réunion publique sur le thème de la santé et de l’alimentation à la Locandiera. Jean-Marc Pasquet (notre élu régional issu du 11e) animait cette réunion à laquelle participaient Cécile Duflot (notre candidate aux législatives dans la 6e circonscription), David Belliard (responsable santé de la campagne d’Eva Joly, suppléant d’Agnès Michel pour les législatives dans le 17e arrondissement) et Célia Blauel (chargée de communication prévention et éducation à la santé, élue du 14e arrondissement de Paris, candidate aux législatives dans le 14e arrondissement).

     

    Notre objectif était de montrer que l’alimentation et la santé étaient deux sujets intimement liés. Par ailleurs, Jean-Marc Pasquet a fait en sorte d’articuler les problématiques locales (centre de santé du 11e, circuits courts, bio dans les cantines) et nationales (publicité, pesticides, couverture du territoire par la médecine générale) démontrant ainsi qu’il est autant nécessaire d’appliquer des solutions locales à ce désordre global, que de peser au niveau national pour réformer notre système de santé et nos réseaux de distribution.

    Bien sûr l’objectif était aussi de défendre la candidature d’Eva Joly à la présidentielle et notre programme pour 2012 (qui vaut autant pour la présidentielle que pour les législatives).

    Mal-bouffe, utilisation intensive de pesticides et de perturbateurs endocriniens, pollution de l’air dans les grandes villes, pollution électromagnétique, stress et souffrance psychique : les facteurs environnementaux qui pèsent au quotidien sur notre santé sont en effet de plus en plus lourds.

     

     

    Seul un changement profond dans notre manière d’aborder ces questions permettra d’apporter les solutions adéquates pour enrayer l’explosion des maladies de civilisation. Les intervenants l’ont souligné au cours des échanges avec la soixantaine de participants: la logique de prévention doit primer, c’est d’ailleurs le sens de la proposition écologiste de consacrer 1% du budget de la santé à la politique de prévention et un Institut national de recherche en santé environnementale sera créée.

     

    Interventions de Célia Blauel et de Cécile Duflot lors de cette réunion :

     

    http://www.facebook.com/v/10150744119938812

     

    Une photo prise par Jean-Marc Pasquet sur le vif : http://instagr.am/p/JfYlj4PAzX/

     

    Téléchargez :

    Le tract de notre réunion publique du 16 Avril

    Notre programme « Vivre mieux »

     

  • Pour une agriculture urbaine

    Pour une agriculture urbaine

    Jean-Marc Pasquet (conseiller régional et militant du 11e arrondissement) signe avec Michel Audouy (architecte paysagiste) une tribune sur le site du quotidien “Les Echos”.

     

    60 000 hectares de terres arables disparaissent chaque année en France. Quelles alternatives ?

    Plusieurs organismes publics ou parapublics s’en sont émus auprès de l’État. À l’aube des années 2000, la SAFER dénonce le phénomène, et en 2004, dans un “Livre blanc”, elle associe la question du développement économique de l’agriculture à la qualité des paysages.
    La prise de conscience est désormais acquise, mais elle ne fait pas une politique publique. Certes, la protection des terres agricoles se traduit progressivement dans la gestion du foncier. Mais quelle valeur peut avoir un champ, même de la meilleure terre, face à la spéculation foncière ? Dans un projet porté aujourd’hui par le Groupe Auchan, sur les dernières grandes surfaces agricoles franciliennes du Triangle de Gonesse, peut-elle faire encore le poids ?
    Partout en Europe, des communautés urbaines ou des régions n’ont pas attendu “l’impossible” loi qui protègerait la terre agricole au même titre qu’un morceau de patrimoine. Dans les périphéries de Berlin, Milan, ou Barcelone, plusieurs centaines d’hectares sont intégrés à de grands parcs où cohabitent plusieurs formes d’agricultures, des zones de loisirs et des parcours de promenades.
    À Lille autour du canal de la Deûle, la communauté urbaine a initié, il y a une vingtaine d’années, un parc d’un nouveau genre, associant propriétaires publics et privés, espaces agricoles, espaces naturels et lieux de loisirs. Sur près de 2000 hectares, l’agriculture est préservée et participe au maintien de grands espaces de promenade au cœur du tissu périurbain. Agriculteurs, gestionnaires des espaces publics et naturalistes, travaillent en bonne intelligence.
    Au cœur des villes, l’agriculture est pourtant trop souvent reléguée à un enjeu symbolique. Elle est au mieux une source d’inspiration et de renouvellement des figures paysagères dans des parcs et jardins publics, déclinés parfois avec réussite.
    L’enjeu du métissage entre l’agriculture et la ville relève d’une importance stratégique. Il ne porte pas seulement en lui un parti pris esthétique ou le défi de la rupture avec une agriculture productiviste mortifère pour notre santé. Il ouvre une opportunité : celle de la refonte de projets de territoires dans leurs dimensions les plus intimes.

    Les projets de fermes pédagogiques se multiplient.

    Une forme de microagriculture” liée à la pratique du jardinage et au besoin de recréer des liens sociaux (jardins familiaux, jardins partagés…) réinvente les anciens jardins familiaux. Dans ces lieux, on se retrouve autour d’activités de jardinage, on partage le plaisir de croquer quelques radis, de goûter des fraises.
    Si ces jardins peuvent constituer, au temps de la grande crise, un complément à l’économie ménagère – comme ils l’étaient à leur création au XIXe siècle -, les microparcelles des écoles ou des jardins partagés ont avant tout un rôle pédagogique. L’agriculture “réelle” en a probablement besoin. Dans les grandes villes, la dernière mode est à la production de miel, sur les toits des grandes institutions, des entreprises, on installe des ruches dont la production est de meilleure qualité.
    D’aucuns dénigrent ces nouvelles formes agricoles justes bonnes à faire pousser un peu de convivialité pour citadins désœuvrés. On serait là sur un terrain marginal et il semble difficile d’imaginer une régression de la ville au profit de l’agriculture. C’est pourtant arrivé à Détroit. Touchée de plein fouet par la ruine de l’industrie automobile, cette ville américaine a perdu une grande partie de ses habitants. La population restante, souvent très pauvre, a investi des parcelles anciennement loties, pour développer des cultures vivrières et une nouvelle urbanité.
    En France, les métropoles de Nantes et de Rennes se préoccupent de la protection de leurs terres agricoles. À l’initiative de designers locaux, le collectif des “Ekovores” imagine une agglomération résiliente, où “producteurs et mangeurs” vivraient en symbiose, les citoyens des villes consommant des légumes bios de maraîchers de la toute proche périphérie, en limitant les intrants et les hydrocarbures.
    À l’heure des circuits courts, l’agriculture doit être appréhendée plus fondamentalement comme un système qui porte sa résilience et celle de la ville. C’est un enjeu transversal, de gouvernance environnementale, sur la gestion de l’eau, la biodiversité, mais également sur les champs de l’emploi et éducatifs. Produire pour et dans la ville appelle en effet des changements techniques, l’organisation de nouveaux modes de distribution, et de nouvelles formes agraires : des circuits courts comme la cueillette à la ferme et la vente directe (les fermes de Gally, près de Versailles…), des contrats de production (les Associations pour le Maintien d’une agriculture paysanne), des contrats d’entretien novateurs (le pâturage des moutons dans un parc public…).
    Longtemps, les limites entre ville et campagne ont été franches, mais la situation s’est par la force des choses estompée. Cela n’a pas été le fruit de décisions politiques, au contraire. Dans le rapport de mars 2010 commandé par l’Établissement Public de la “Plaine de France”, la très sérieuse Direction de l’Équipement du Val-d’Oise plaide en lieu et place d’un énième projet d’hyper marché de 80 hectares porté par la famille Auchan pour une imbrication entre ville et campagne féconde en termes de développement local. En traitant les franges de contact avec la population, citant des exemples réussis de pays nordiques, elle plaide pour que ces surfaces soient aménagées.
    Cette nouvelle agriculture doit être pensée et spatialisée dans un projet urbain, économique et paysager, avec l’aide d’outils réglementaires, constitutifs “d’aménités urbaines” comme l’écrivait le chercheur Pierre Donadieu, dés 1988.

    Hélas, trop d’élus cèdent à la paresse intellectuelle et aux promesses des marchands du temple qui aménagent et façonnent les grands projets de la cité à la place des schémas de cohérence territoriale (SCOT) et autres plans locaux d’urbanisme (PLU). Ce faisant, ils relèguent la semaine l’agriculture au rang d’une industrie bénéfique pour notre balance commerciale. Au pire, Lles week-ends d’élections, ils “caressent le cul des vaches” et une certaine idée passéiste d’une France mythifiée.

    Dans les couloirs du salon de l’agriculture, se souviendront-ils que la préservation des terres agricoles est une nécessité vitale pour se nourrir ? On l’oublie souvent, mais dans l’exemple de Gonesse, les terres agricoles menacées dans le secteur représentent à l’horizon 2025 l’équivalent de la consommation de 500 000 personnes en pain pendant une année.

    Les agricultures urbaines sont un enjeu pour les villes et les campagnes de demain, car elles impliquent les citoyens dans une connaissance et un rapport respectueux du substrat et pour maintenir aussi, dans des métropoles très denses, la présence du ciel, de grands horizons, des lieux où se promener.

     

    Le blog de Jean-Marc Pasquet :

    http://jeanmarcpasquet.org/

  • Réunion publique le 16 Avril : Alimentation et Santé

    Dans le cadre de la campagne présidentielle, les écologistes des 11e et 20e arrondissements vous invitent discuter des solutions écologiques pour les problématiques d’alimentation et de santé, avec

    CÉCILE DUFLOT, secrétaire nationale d’EELV, candidate aux élections législatives dans la 6e circonscription de Paris
    DAVID BELLIARD, responsable santé de la campagne d’Eva Joly
    CELIA BLAUEL, chargée de communication prévention et éducation à la santé, candidate aux élections législatives dans la 11e circonscription de Paris, élue dans le 14e arr. de Paris

    Réunion animée par JEAN-MARC PASQUET, conseiller régional d’Île-de-France, vice-président de la commission des finances

    Renseignements et contact : paris11@eelv.fr

     

     

    Pour télécharger le programme, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

    Réunion publique 16 Avril Alimentation et Santé

     

    Le 9 avril, Eva Joly a parlé de Santé sur Europe 1 :

    par Europe1fr