Catégorie : Vie Associative

  • Nos héros du 11ème – Gérard Lauret

    Avec l’association le Jardin des habitant du 179 rue de Charonne, Gérard Lauret oeuvre depuis de nombreuses années pour le quartier et ses habitant.es, de tout âge et de toutes origines. Il nous partage ici une formidable expérience de création, de solidarité et de vivre ensemble.

    En vivant des choses ordinaires de la vie quotidienne, Gérard Lauret a toujours trouvé la joie de vivre ensemble. Avant de venir habiter dans le HLM du 179 rue de Charonne, Jeannine et lui, avec leurs trois enfants, avaient vécu 17 ans dans 40 m2 rue Basfroi. Cet appartement, personne n’en voulait, il y avait tellement de travaux à faire, mais le loyer n’était pas cher. Très vite, des liens se sont créés entre la douzaine de locataires, très différents de par leurs origines, leur histoire, leurs métiers. Pourtant ils ont appris à vivre avec et petit à petit, à s’apprécier. « Vivre ensemble devenait pour moi une réalité », se souvient Gérard.

    Quand ses enfants ont commencé à aller au groupe scolaire de la rue Saint-Bernard, Gérard s’est très vite associé à celles et ceux qui étaient déjà là pour faire quelque chose ensemble : enfants, parents et quelques enseignants, avec l’aide de la FCPE. Ce groupe scolaire comprenait 16 classes en primaire et 7 classes en maternelle pour un effectif total de 542 enfants. Cette nouvelle équipe était très présente au sein de ces deux écoles, le travail me permettait d’être là, soit le matin à l’entrée soit le soir à la sortie, pour aussi parler avec les familles et rencontrer tel ou telle enseignant.e ou directrice.

    Gérard et ses amis.es ont alors créé un journal, « Le Kaléidoscope », où les enfants ont pu s’exprimer librement, ont organisé des fêtes, des sorties en familles, quelques repas autour d’un couscous, du soutien scolaire (hors de l’école). Ils ont aussi défendu des enfants et leur famille qui se retrouvaient sans logement. « C’est là que j’ai vu des enfants venir à l’école pieds nus et, avec un copain de notre fils Julien, partager quelques croissants à la boulangerie du coin, explique Gérard. Partager nos vies comme nous partageons l’air que nous respirons ».

    Le groupe, très représentatif de l’ensemble des familles, participait activement aux trois conseils d’école de l’année, après avoir pris soin de bien les préparer avec plusieurs parents. « C’est devenu une passion pour moi et une lutte quotidienne contre les forces d’inerties. Je pense que la période où nos enfants sont en maternelle et en primaire, est une période formidable où nous pouvons agir pour le bien de tous nos enfants, tout en étant de milieux sociaux très variés ». Quand Gérard et sa famille sont arrivés au 179, en 1987, ils se sont sentis accueillis, avec une association de locataires déjà active depuis plusieurs années, l’AGECA juste en bas et le B.P. (Bon Pasteur) avec son équipe de prêtres ouvriers. C’est un immeuble de 127 logements, où vivent environ 400 personnes. « Tout de suite, je m’y suis senti à l’aise et disponible pour m’engager avec Jeannine et nos enfants (qui ont souvent participé à nos activités) dans l’association de locataires, pour la Vie des habitants du 179 avec les amis et voisins du quartier ».

    Pour Gérard, défendre les droits de locataires pour un logement décent et un bon cadre de Vie, cela veut dire avoir une attention toute particulière aux personnes d’abord, à nos logements, à toutes les infrastructures, à notre environnement ( le quartier) et enfin, « une chance extraordinaire », la cour et le jardin (1500 m2 environ).

    « Que ce soit en tant que parents d’élèves, que ce soit en tant que locataires nous avons toujours en face de nous des gens qui ont des connaissances précises pour exercer leur métier d’enseignants ou de gestionnaires d’immeubles, maîtres d’ouvrage… Devant cette réalité, j’ ai appris, et j’apprends tous les jours, que si nous voulons nous faire entendre, il ne faut pas aborder les problèmes en dilettante. Autrement dit : il faut agrandir nos connaissances, être à l’écoute des habitants et ne rien faire à moitié. Nous ne sommes pas de simples consommateurs qui attendent passivement que les décideurs agissent. Certes ils agissent mais en fonction de leur propre regard, l’autre regard c’est nos vies, ces nos lieux de vies et pour plusieurs : jusqu’à notre mort. »

    Vivre au 179 et dans le quartier charonne, Gérard n’a pu le concevoir sans un véritable enracinement. « Pour cela il faut se sentir bien, là où on est. Au lieu de rêver à un autre logement, ce qui m’est arrivé aussi, il vaut mieux VIVRE VRAIMENT AUJOUD’HUI, et je ne conçois pas de vivre sans partager, sans aimer ce lieu et les gens qui l’habitent. Nous sommes tous arrivés dans cette maison, venant de différentes régions de France et du Monde (d’une trentaine de pays environ) et ça se passe dans une bonne entente. »

    « Dans les statuts de notre association il y a des mots importants tels que : « défendre nos droits » « prendre en charge notre cadre de vie » et « ANIMER » au sens latin animus : souffle, âme, ce mot sans lequel les autres perdent toutes leurs saveurs. Ainsi, malgré les incompréhensions, les indifférences ou le chacun pour soi, nous vivons tous sous le même toit et, avec nos amis et voisins, dans le même quartier. »Depuis les dizaines d’années que Gérard habite à Paris, il a toujours considérer comme une chance de vivre tout proche de gens de cultures très diverses. « A travers nos fêtes (barbecues, fêtes de fin d’année…) nos sorties à la mer, nos sorties culturelles, le jardin partagé, la petite chorale des enfants, le Grand Déballage… nos services mutuels… les nourritures traditionnelles que nous partageons entre voisins… toutes nos rencontres conviviales ouvertes à toutes et à tous, à travers tout ça, je pense qu’un souffle de vie passe entre nous et nous rend heureux de vivre ensemble, ici et maintenant. Mais j’ai envie de dire : sans se prendre au sérieux, avoir un peu de fantaisie, de légèreté, un petit brin de poésie comme un petit coin de ciel bleu et surtout imaginer la vie… autrement ! »

    « J’aurais bien d’autres choses à dire sur ma vie professionnelle à La Poste, de 1976 à 1998 en étant syndicaliste de base, dans le plus grand centre de tri manuel de France à l’époque où, là aussi, j’ai senti l’importance et la joie d’agir ensemble pour un monde meilleur. En tout cas, soyez certain que je ne suis pas un héros. »

    Peut-être… Un poète, en revanche, c’est certain.

    Je vois, de ma fenêtre, l’arbre de judée.
    Il y a un an, nous l’avons planté dans la cour,
    Dans un grand bac , trouvé pas très loin de chez nous.
    Comme tous les arbres, il est là, hiver comme été.

    Ces belles feuilles rondes sont comme des ondes,
    Qui se répandent partout, à travers le monde.
    Ses branches, ses bras, ne cessent de s’allonger
    Pour venir, dans l’empressement, nous embrasser.

    Perdu dans mon appartement, tout confiné,
    Je vois, de ma fenêtre, l’arbre de judée
    Il me dit: « Enfin ! pourquoi cherches-tu ailleurs ?
    Le moineau a bien trouvé, chez moi, le bonheur ! »

    Tout d’un coup, je me suis retrouvé dans la cour,
    Bien sûr, il m’attendait et, je l’ai embrassé,
    Plus besoin de masque, la vie l’avait chassé
    Ce virus, dont aucun n’a jamais fait le tour.

    Toi, qui est planté là, jeune et fragile
    Avec toi je suis là, âgé et fragile
    Secoué par le vent, tu résistes encore
    Alors, je préfère les plus faibles aux plus forts.

    Les savants le nomment: cercis siliquastrum
    Il nous vient des pays où pousse l’olivier
    Pour nous convier, lui aussi, à nous accorder,

    Et, près de cet arbre, partager un loukoum,
    Un loukoum frais, aux couleurs et parfum de rose,
    Un soir d’été, dans la nuit, où tout repose.

    – l’autre regard –

    Gérard Lauret et Louise Rozès Moscovenko

  • 9ème Brunch des Coopérateurs « Logement, réduisez la facture! (énergétique) »

    9ème Brunch des Coopérateurs « Logement, réduisez la facture! (énergétique) »

     

    Chers adhérentes-adhérents, coopératrices-coopérateurs, écologistes, associatifs, citoyens militants et parisiens curieux (du onzième et d’ailleurs) nous avons le plaisir de vous inviter au 9ème Brunch des coopérateurs du 11ème qui aura pour thème Le Logement.

     

     

    Venez découvrir les gestes simples qui au quotidien vous permettrons de réduire votre facture, apprendre quelles sont les aides financières à votre disposition, échanger avec nous sur des actions concrètes de rénovation énergétique dans le 11ème. Bref, venez découvrir une autre alternative Logement!

    Au programme:

    • une projection / des vidéos
    • des invités associatifs, institutionnels et des acteurs de terrain
    • un débat ouvert
    • des ouvrages
    • des solutions concrètes et pratiques à mettre en place, tout de suite!

    Et pour clôturer ce moment festif, le Brunch Bio et participatif, à la mode de l’Auberge Espagnole (apportez un petit quelque chose à boire et/ou à manger) que nous partagerons tous ensemble.

    L’évènement est ouvert à tout-e-s et à leurs ami-e-s. N’hésitez pas à en parler autour de vous. Pour faciliter notre organisation, merci si vous le pouvez, de confirmer votre présence auprès de contact[at]les-eco-cooperateurs.fr

    En espérant vous voir nombreux-ses,

    Déborah

    Votre animatrice dévouée…

    Date événement: Samedi, 14 Décembre, 2013 – 10:30 – 14:30
    adresse: La Petite Rockette – 62 rue Oberkampf – métro Parmentier
    ville: Paris
    code postal: 75011
  • Rencontre EELV 11ème avec le COPAF* et les résidents du foyer de travailleurs migrants de Charonne.

    reunion-foyers

    *Le Collectif  pour l’avenir des foyers,  a été fondé en 1996  en réponse  au « rapport Cuq »pendant la présidence de Sarkozy. Le Copaf a constitué un réseau de soutien et d’appui aux comités de résidents et à leurs coordinations, pour revendiquer les droits et garanties des locataires, des réhabilitations qui tiennent vraiment  compte des besoins et du mode de vie collectif et solidaire des résidents, en particulier concernant  les cuisines et les espaces collectifs, ainsi qu’une meilleure insertion  des foyers dans la ville et une gestion plus transparente et plus respectueuses des résidents.

     

     

     

     

     

     

     

    Les foyers  de travailleurs  migrants sont au nombre de 5 dans l’arrondissement :

    ❏      passage Bonnegraine

    ❏      Charonne

    ❏      Petite Pierre

    ❏      Fontaine au Roi (encore en travaux, ouvrira bientôt) (gestionnaire: ADOMA)

    ❏      Reginaldo, à côté de Fontaine au Roi

    Ils sont gérés  dans notre arrondissement  par l’ ADOMA (ancienne SONACOTRA), COALLIA (ex AFTAM) et l’ADEF.

    Depuis une décennie, les pouvoirs publics ont pour but de transformer les foyers de travailleurs migrants en résidences sociales  en engageant des réhabilitations. Le foyer de la fontaine au roi,  rue de la fontaine au roi est en pleine transformation. L’objectif est d’individualiser et de standardiser l’espace privatif (création de studettes de 12m2) de réduire les espaces de vie collective, de privatiser l’ensemble  des fonctions de la vie sociale.

    Revendications des résidents du foyer Charonne en particulier

    Cette rencontre  avec le COPAF et les délégués  des comités de résidents a  permis d’identifier  les problèmes tout particulièrement dans le foyer Charonne. Les résidents  souhaitent  tout particulièrement  l’implantation dans les locaux d’une cuisine collective  et l’organisation de  cours d’alphabétisation.

    Ce foyer disposait auparavant d’une cuisine collective où cuisinaient des personnes extérieures rémunérées, puis qui vendaient les plats aux résidents. Cela a été supprimé après des travaux de mise en norme, et les nouvelles norme d’hygiène pour les cuisines commerciales (qui vendent les plats) empêchent sa re-création. Une piste envisageable serait d’utiliser une monnaie locale à la place de l’Euro pour ces échanges. Cela a déjà été testé dans un foyer du XIII, la tentative avait échoué car les cuisinières voulaient des Euros, mais peut-être est-ce à tenter une nouvelle fois?

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    Revendications du COPAF en général

    Les revendications principales du COPAF sont les suivantes :

    ❏      respect de la vie privée des résidents (notamment interdiction aux gestionnaires d’entrer dans les chambres et studios),

    ❏      garantie de ne pas perdre une place immédiatement après un impayé (cas des locataires partis quelques semaines et qui perdent leur place car ils ont oublié une échéance),

    ❏      avoir la garantie de logements dignes,

    ❏      supprimer la TVA sur les loyers, qui est justifiée par l’Etat comme location s’apparentant à de l’hôtellerie (car service de location et de lavage du linge).

    Vote de la loi ALUR

    En direct , grâce à la connexion du portable de David A , nous avons suivre en direct  l’intervention de Cécile Duflot  qui intervenait  au Sénat  sur la question des foyers de travailleurs migrants et qui a pu rappeler sa position  en particulier  pour faire reconnaître le droit des résidents à une vie privée ( les gestionnaires  ne doivent pas pouvoir  avoir les clefs des chambres des résidents )  et d’autre part la reconnaissance  des comités de résidents à la participation des conseils de concertation.

    Projets suite à la réunion : 

    – envoyer  un courrier  de EELV 11ème au gestionnaire du foyer Charonne,

    – organiser une rencontre au foyer Charonne, coordonné par El Hadj Soumaré.

    Le groupe local EELV 11E.

  • Rencontre avec les foyers de travailleurs migrants le 24 octobre 2013

    Rencontre avec les foyers de travailleurs migrants le 24 octobre 2013

    Invitation à une rencontre avec les foyers de travailleurs migrants, jeudi 24 octobre

    Le groupe local Europe Ecologie Les Verts du 11ème arrondissement et le Collectif pour l’Avenir des Foyers vous invitent, ce jeudi 24 octobre à 19h30 à l’AGECA, à une rencontre avec des résidents de ces foyers du 11ème arrondissement.

    Venez les rencontrer et échanger avec eux!

    Merci de nous signaler votre présence à l’avance en envoyant un mail à l’adresse paris11@eelv.fr.

    reunion-foyers

  • Festival AlimenTerre 2013 – Les ciné-débats des Eco Cooperateurs

    Festival AlimenTerre 2013 – Les ciné-débats des Eco Cooperateurs

     

    Les Eco Coopérateurs et le Cedidelp vous invitent à une série de projections suivies de débats avec nos invités, du 16 au 30 octobre. Cette année au programme: LoveMEATender de Manu Coeman, Cultures en Transition de Nils Aguilar, Blue Marble Café de Hakan Julander, Les déportés du libre échange de Marie Monique Robin, et Taste the waste de Valentin Thurn. Venez découvrir ou re-découvrir des documentaires passionnants, échanger et débattre avec nos invités!

     

    Inscriptions sur: contact[at]les-eco-cooperateurs.fr – N’oubliez pas de préciser pour quel film/séance vous souhaitez vous inscrire.

     

    MERCREDI 16 OCTOBRE LoveMEATender de Manu Coeman. Comment la viande est-elle devenue si banale dans nos assiettes ? Un documentaire qui va à la rencontre des réalités et qui, en exaltant la vie au cœur de nos assiettes, renouvelle notre regard sur la viande. Suivi d’un débat avec nos invités (liste non définitive):

    • Benoit SEBAUT, représentant le réseau AMAP d’Ile de France
    • Aurélia GREFF, porte parole de l’Association Végétarienne de France
    • Laurent LERAY, éleveur bovins lait et bœufs, volailles, en GAEC, dans l’Orne
    • Laurent PINATEL, porte parole de la Confédération Paysanne
    • Agnès ROUSSEAU, journaliste à Bastamag! qui animera/modèrera le débat

    Synopsis : Comment la viande est-elle devenue banale dans nos assiettes ? Un produit « comme les autres » ?
    En 2050, nous serons 9 milliards d’individus. Pour nous nourrir en viande, il faudra 36 milliards d’animaux d’élevage.  Épuisement des ressources naturelles, pollution, réchauffement climatique, la terre paie le prix. L’Homme aussi : obésité, cancers, diabète, résistance aux antibiotiques…. Élevages hors sol et viandes industrielles ont provoqué une rupture dans l’équilibre entre l’Homme, l’animal et la terre. La production fermière traditionnelle intégrée demeure la réponse adaptée aux défis de la faim dans le monde. Le film explore ces enjeux en s’adressant à tous les publics et en exaltant la vie au cœur de nos assiettes.

     

    Notre avis : Un pamphlet captivant et de bonne qualité, avec des séquences humoristiques et pédagogiques dessinées au crayon et de la bonne musique décalée. Des personnages simples et charismatiques, connus (Vandana Shiva, Olivier de Schutter, Pierre Rabhi) ou pas (l’agriculteur breton André Pochon) avec des discours inattendus. Tous les enjeux ALIMENTERRE sont mis en avant : accaparement des terres, dépendance vis-à-vis des importations, indépendance alimentaire, dumping au sud de viandes subventionnées au nord, problème de l’eau, mondialisation… Les points de vue sont variés, les données chiffrées illustrées et traitées intelligemment. Le virage d’une agriculture autonome vers des systèmes industriels (dont hors sol) est illustré à travers diverses filières de production animale : bovin, porc, volaille et la rencontre d’acteurs militants dans plusieurs pays aux modèles agricoles emblématiques (Brésil avec le soja, Inde avec la lutte pour la préservation de la biodiversité, le lisier en Bretagne, la grippe porcine au Mexique, la déforestation et les sans-terre au Brésil…). Par contre, si la parole est donnée à tous ces acteurs paysans, il manque peut-être l’interview des acteurs de l’agriculture « industrielle ». Certaines images dans les élevages et abattoirs sont dures à encaisser, mais cela reste un film grand public (même visible par des enfants) dont le contenu et la forme sont éducatifs, sans être rébarbatifs, et le message n’est pas pour autant manichéen : pas de discours culpabilisant pour les consommateurs de viande ni de prosélytisme pour devenir végétarien, le film invite simplement à repenser notre relation à l’alimentation et à être plus exigeants sur les conditions de production. Des solutions sont aussi présentées. Un très bon film, qui se pense à l’échelle mondiale, ce qui est aussi très important pour ne pas oublier que tout est lié et que nos actes de consommation ici ont des répercussions là-bas.

    MERCREDI 23 OCTOBRE Cultures en Transition de Nils Aguilar. A Cuba, en Angleterre, en France, la transition culturelle est en cours vers un futur dépassant l’insécurité alimentaire et les désastres écologiques. Le film donne à voir les alternatives répondant à la triple menace du changement climatique, de la raréfaction du pétrole et des crises économiques. Suivi d’un débat avec nos invités (liste non définitive)

    • Baptiste GRARD, ingénieur écologue travaillant sur le projet T4p avec l’INRA, AgroParisTech et Topager
    • Alain CANET, président de l’Association Française d’Agroforesterie
    • Laure pour le réseau des Villes en Transition

    Synopsis : A Cuba, en Angleterre, en France, la transition culturelle est en cours vers un futur dépassant l’insécurité alimentaire et les désastres écologiques. Le film donne à voir des alternatives répondant à la triple menace du changement climatique, de la raréfaction du pétrole et des crises économiques. Les solutions sont simples, modiques et écologiques. Du balcon-potager à l’agriculture nationale, elles favorisent les économies locales, les liens de voisinage, la résistance aux chocs extérieurs et la libre diffusion des savoirs. La transition n’est pas une révolution mais une évolution, inspirée de notre histoire. C’est un projet convivial à l’opposé de l’exploitation industrielle. L’agriculture y devient la clé de voûte de la culture.

     

    Notre avis : Film bien construit, agréable à regarder et positif, basé essentiellement sur des exemples très différents en Europe et à Cuba qui invitent à la réflexion sur la transition énergétique et la nécessaire relocalisation de l’économie et de la production agricole. Il introduit aussi plus globalement la question de la résilience des communautés et de l’autosuffisance alimentaire, ce qui est totalement d’actualité dans le contexte de crise économique en Europe. Plusieurs pistes d’alternatives sont présentées (permaculture, agro-foresterie…). Ce film est exactement dans la thématique ALIMENTERRE 2013, c’est une bonne base pour réfléchir sur les modes de production et de consommation au Sud comme au Nord, en lien avec le développement urbain notamment. L’exemple de la naissance du réseau « Villes en transition » valorise en plus les initiatives créatives autour de nouvelles dynamiques sociales et solidaires. Particulièrement adapté pour les lycées agricoles !

     

    SAMEDI 26 OCTOBRE Blue Marble Café de Hakan Julander. Dans un style humoristique et visuellement imaginatif, ce film explique comment obtenir un hamburger, de la bière ou des sushis. Film particulièrement adapté à un public jeune/adolescent. Les déportés du libre échange de Marie Monique Robin. L’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA) promettait un développement des échanges commerciaux entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, dont les bénéfices irrigueraient toute l’économie pour le bien-être général. Seize ans après, le constat est amer. Suivi d’un débat sur l’accord de libre échange (Europe/USA) en cours de négociation, avec nos invités (liste non définitive) :

    • Marie Monique ROBIN, réalisatrice du film
    • Benjamin CORRIAT, co-président des Economistes Atterrés
    • Pierre Alain PREVOST, chargé de la campagne « envie de paysans » à la Confédération Paysanne
    • Pierre VUARIN, Fondation pour le Progrès de l’Homme, qui animera/modèrera le débat

    Synopsis : L’Accord de Libre Échange Nord-Américain (ALENA) promettait un développement des échanges commerciaux entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, dont les bénéfices irrigueraient toute l’économie pour le bien-être général. Seize ans après, le constat est amer. L’ALENA a laminé l’agriculture mexicaine. Le Mexique a du démanteler le système qui permettait son autosuffisance. Le maïs américain, transgénique et subventionné, a inondé le pays, vendu trois fois moins cher que le « criollo » local. Trois millions de petits paysans ont rejoint les bidonvilles ou tenté leur chance comme clandestins aux Etats-Unis. La malnutrition, l’obésité et la pauvreté ont gagné du terrain.

     

    Bande annonce « Les déportés du libre échange » from M2R Films on Vimeo.

    Notre avis : Film clair, court et efficace sur les ravages du libre-échange sur les petits producteurs mexicains, qui aujourd’hui dépendent des importations et des transferts d’argent de leurs proches émigrés aux USA. Un bon cas d’école sur la nécessité économique et sociale de la souveraineté alimentaire. Le film est bien construit, riche en intervenants impliqués, les images belles et fortes. Le lien avec la crise de 2007-2008 est bien introduit. La mise à mort de l’agriculture locale mexicaine, l’homogénéisation des semences, l’importance des politiques publiques pour garantir la sécurité agricole, l’absurdité de produits subventionnés importés et revendus moins chers que des produits locaux, l’idée étrange d’« exporter des Mexicains et d’importer en échange des aliments »… Il pose en outre un débat complémentaire sur les migrations de travailleurs (exode rural, familles éclatées, immigration illégale) en présentant les causes et conséquences humaines, sociales et politiques, au Nord comme au Sud. Les discours états-uniens sans ambiguïtés sur le but final de l’ALENA donnent à réfléchir sur le rôle des citoyens et de la société civile… Le format court permet une projection-débat grand public suivie de vraies interventions de spécialistes. La durée et le format didactique conviennent bien à une projection scolaire.

     

    MERCREDI 30 OCTOBRE Taste the waste de Valentin Thurn. Au Japon, aux États-Unis, en Allemagne, en France, la majorité des produits alimentaires partent à la poubelle avant même d’avoir atteint un rayon de supermarché. Taste the waste dévoile les absurdités d’une logique économique de la surabondance et de l’extrême pauvreté. Suivi d’un débat avec nos invités (liste non définitive)

    • Thomas POCHER, président de Greentag
    • Bastien BEAUFORT, président de l’Association Disco Soup et Slow Food Bastille
    • Anne GORRY, chargée de mission Idf de l’association Les Petits Débrouillards

    Synopsis : Le scénario est le même au Japon, aux États-Unis, en Allemagne, en France. La majorité des produits alimentaires partent à la poubelle avant même d’avoir atteint un rayon de supermarché. Des pommes de terre trop grosses, des tomates pas assez rouges, des concombres pas assez droits… L’enquête menée pour le documentaire révèle que 45 kilos de denrées alimentaires partent à la benne, chaque jour, dans chaque filiale. Les produits sont parfaitement consommables, mais ne correspondent pas aux normes du supermarché. L’esthétique prime sur la nutrition. Taste the waste dévoile les absurdités d’une logique économique créant la surabondance d’un côté et l’extrême pauvreté de l’autre.

     

     

    Notre avis : La thématique du film colle très bien au Festival ALIMENTERRE : gaspillage de nourriture de notre assiette jusque dans les champs, en faisant le lien avec la faim dans le monde et les inégalités nord-sud et interpelle n’importe quelle personne, petite ou grande. Il est bien construit, les images sont bonnes et l’absence de voix-off fait du bien. Les 3-4 cartons avec des chiffres clés sont marquants. Il aborde le gaspillage en Europe (Rungis) et la comparaison avec les autres continents permet de relativiser. Le film pointe la responsabilité non seulement des industriels de l’alimentation ou des grandes surfaces, mais de chacun d’entre nous, et comment ce système prolonge une forme de colonisation rampante : l’accaparement des terres des pays du sud ou la production sur des terres arables de denrées qui ne concernent que les pays riches, aux exigences démesurées (fruits contre saison…). Il aborde aussi la question « comment nourrir les villes ». Son point fort c’est la proposition d’alternatives qui font suite à chaque dénonciation et critique de nos pratiques (date de péremption vs date optimale de consommation, ne plus acheter de promotions en grosse quantité…). Il offre donc des perspectives d’action possibles et différentes, en milieu urbain ou rural. La thématique globale (consommation responsable) est intéressante et cruciale. Bien que long-métrage, le film, conçu par séquence, pourra être facilement utilisé sur une seule partie par les animateurs et enseignants pour les séances scolaires.

     

    Adresse:
    Salle Jean Dame – 17 rue Léopold Bellan – Ligne 3 Métro Sentier
    75002 Paris
  • Pique-nique des Acteurs du Paris Durable

    http://les-eco-cooperateurs.fr/retrouvez_domotek_au_pique_nique_des_acteurs_du_paris_durable_paris_75004

    Les associations  Quatrième en Action, Les Jardiniers du 4e ainsi que Le Pôle Simon Lefranc et la Maison des Acteurs du Paris durable organisent un pique-nique au jardin, sous les marronniers de la cour du Clos des Blancs Manteaux. C’est l’occasion de faire connaissance avec vos voisins de quartier et de partager l’une de vos spécialités gourmandes, salées ou sucrées. Pensez à apporter couverts et assiette pour limiter l’utilisation de vaisselle jetable !

    Rencontrez les associations, les commerçants et les habitants qui donnent vie à votre arrondissement! Et cette année, une nouveauté : échangez vos livres, vêtements, jouets, donnez vos anciennes paires de lunettes, des objets domestiques ou  même des vêtements et costumes pour des jeunes comédiens du quartier. Nos partenaires  récup’ seront présents pour expliquer  leurs activités : Troc de Presse, la Régie de Quartier Paris-Centre, la DOMOTEK, Rejoué  et Circul’livre.

    Le pique-nique est prévu dans le Jardin du Clos des Blancs Manteaux, mais en cas de pluie nous nous retrouvons dans la grande salle du RDC de la Maison des Acteurs du Paris durable.

    Pour des questions : quatriemeenaction@gmail.com

    A bientôt !

    L’équipe d’organisation du pique-nique.

    La Quatrième en Action – Les Acteurs du Paris durable – Le Pôle Simon Lefranc – Les Jardiniers du 4ème

  • Forum des Associations du 11e

    Cet évènement se déroulera dans la salle Olympe de Gouges. Joëlle Morel viendra rendre visite aux associations du 11e avec d’autres écologistes du 11e.

  • Festival du livre et de la presse d’écologie

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  • EELV 11e rencontre l’ASQP

    EELV 11e rencontre l’ASQP

     

     

     

    Samedi 15  décembre, nous avons rencontré l’association Agir Solidairement pour le Quartier Popincourt, lors de notre réunion plénière mensuelle. Nous avons échangé sur les actions récentes de l’ASQP dans le 11e arrondissement, notamment sur le projet de Trame Verte.

     

     

    Cette association inscrit son action dans le périmètre défini globalement par la rue de la Roquette, l’avenue Parmentier et le boulevard Richard-Lenoir. Elle réunit habitants et professionnels du quartier qui, ensemble, réfléchissent et travaillent à l’amélioration de la vie du quartier : propositions pour l’apaisement de la circulation, promotion des circulations douces, aménagement des trottoirs, et surtout mobilisation dès 2001 pour codéfinir avec la Mairie du 11ème les projets d’aménagement des trois parcelles de l’îlot Bréguet (rues Bréguet et Chemin Vert). Avec le Conseil de Quartier République-Saint-Ambroise (CQRSA), l’ASQP a participé à l’organisation de la concertation avec les habitants pour le futur jardin sur l’Espace Truillot (ancien garage Mercedes).  Ses préoccupations sont aussi environnementales (végétalisation, protection de la biodiversité, projets de jardin partagé et de trame verte) et économiques : travail avec la SEMAEST pour une rediversification commerciale du quartier, signalement des entrepôts (suite à l’implantation de nombreux locaux d’entreposage de textile dans le quartier). Elle favorise les rencontres et le vivre ensemble : organisation de la Fête de la Lune avec l’association de commerçants chinois de prêt à porter en France (ACCPPF) depuis 2009, participation à des vide-greniers et au festival Kiosquorama.

    L’action de l’ASQP est primordiale pour le quartier, non seulement pour ses projets, mais parce qu’elle permet de créer du lien social à travers ses différentes actions. Elle fait vivre le quartier à travers une animation des habitants qui est bénéfique à la démocratie locale, et est une base pour faire émerger une réelle démocratie participative.

     

    Nous avons été particulièrement intéressés par le projet de Trame Verte impulsé par l’ASQP. Il s’agit de relier différents espaces verts, du Square Gardette au Boulevard Richard Lenoir par des rues privilégiant les circulations douces (piétons, vélos, etc.) et la biodiversité (notamment à travers une plus forte végétalisation). Ce projet s’inscrit dans le plan climat de la ville de Paris, mais vise aussi à améliorer le partage de l’espace public, aujourd’hui surtout occupé par les véhicules motorisés. Il implique de nombreux défis du point de vue de l’aménagement urbain : en encourageant la végétalisation dans un quartier très dense, elle contribue ainsi un peu à une remise en cause du plan Haussmann mis en place au XIXe siècle !

    Trame Verte 11e ASQP
    Le projet de Trame Verte proposé par l’ASQP

     

    Le projet de Trame Verte  a été finaliste au concours régional « La rue … on partage ! » et a été exposé à la Mairie du 11e. Il est pris en compte par la Mairie du 11ème au fur et à mesure des projets (place végétalisée Rue Moufle). Cependant l’ASQP souhaiterait une réflexion plus globale sur l’aménagement du quartier. Ce projet est aussi novateur car les critères à respecter doivent faire l’objet d’une concertation avec les habitants du quartier.

     

    Ce projet est en phase avec plusieurs axes des écologistes parisiens : le renforcement de la biodiversité, des circulations douces ; la création de lien social entre habitants des quartiers du 11e arrondissement ; une plus grande démocratie participative au niveau local. EELV Paris 11 soutient donc ce projet, qui doit s’élargir aux autres arrondissements pour relier par exemple le cimetière du Père Lachaise, dans le 20e arrondissement, à la promenade plantée dans le 12e arrondissement.

    Et rêvons un peu : pourquoi la Trame Verte ne traverserait-elle pas un jour tous les arrondissements de Paris ?

    Les tracts de l’ASQP

     

    Nous étions une dizaine de militants autour des trois représentantes de l’ASQP (Martine Cohen, Nadine Neveu et Edith Thomson qui sont respectivement présidente, secrétaire et trésorière de l’association)

     

     Pour aller plus loin: