Catégorie : Programme écologiste pour le 11e

  • Les moments forts de la campagne des municipales 2014!

    Revivez en quelques photos les moments forts de la campagne des municipales de 2014 dans le 11e:

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous avons tenu 5 cafés citoyens à l’Oberzinc, rue Oberkampf, Paris 11e, animés par des colistiers de Joëlle Morel.

    MC HO2

     

    Un moment particulier fut l’évènement au gymnase Berlemont avec Marie-Christiane HO.

    Bastille-Place-à-la-Révolution-Urbaine-medium

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le projet Bastille fut un moment de participation des habitant-e-s et de lien avec les arrondissements limitrophes du 11e.

    zambu

     

    Végétalisons la ville avec le Zambu!

    fresque

    public

    cecile

     

    Cécile Duflot, dernière sur la liste de Joëlle Morel, et Christophe Najdovski ont soutenu la campagne dans le 11e.pic15

    pic14

     

    Le dernier meeting parisien de la campagne.

    pic13

    Action contre la pollution de l’air à Bastille.

    pic12

    Dany Cohn-Bendit soutient Joëlle Morel.

    pic9

    Action contre les nuisances des ondes électromagnétiques.

    pic6

    pic1

    Plus d’art et moins de pub dans le 11e!

  • Le programme de Vivre le 11e! pour les municipales de mars 2014.

    Le programme de Vivre le 11e! pour les municipales de mars 2014.

    Parce que vous n’avez peut-être pas eu le temps de lire les 161 propositions de notre programme, nous avons sélectionné pour vous les propositions les plus significatives de notre volonté de transformer l’arrondissement en fonction de vos priorités:

    1.    Pouvoir se loger décemment et durablement :

    Nous accompagnerons et amplifierons la mise en œuvre de la loi Duflot sur le logement : en veillant à la mise en place du blocage des loyers contre la spéculation, en facilitant les économies d’énergie afin de baisser les charges, en promouvant des solutions alternatives et solidaires de gestion immobilière (intermédiation locative, syndics bénévoles, colocation inter générationnelle).

    2. Trouver un travail de proximité et de qualité :

    La transition écologique est une formidable opportunité de création d’emploi et d’innovation économique. Nous créerons un pôle d’activités et une  coopérative d’emploi pour le développement d’activités en lien avec la transition écologique. Nous lancerons  une carte « Vivre le 11e ! » permettant aux habitants du 11e de bénéficier d’avantages chez les commerçants et artisans  locaux.

    3. Se nourrir sainement et localement à un prix accessible :

    Nous encouragerons les restaurateurs à rejoindre la démarche « Produits d’ici cuisinés ici ».  Nous créerons un marché bio et locavore (production en Ile de France) et développerons le bio dans les cantines scolaires. Et nous soutiendrons les AMAPs.

    4.  Vivre ensemble dans une ville plus verte et plus belle :

    Nous créerons une trame verte reliant le Père Lachaise au Boulevard Richard Lenoir et nous aiderons les habitants volontaires à  végétaliser des rues et  des trottoirs. Nous encouragerons l’installation de jardins potagers et d’arbres fruitiers dans tous les espaces publics.

    http://on-seme-dans-le-11e.org

     

    5. Prendre soin de soi et rester en forme :

    Nous garantirons la pérennité du seul centre de santé existant du 11e où les soins sont proposés aux tarifs de la sécurité sociale Nous développerons deux nouveaux centres de santé dans notre arrondissement d’ici la fin de la mandature.

    Nous élargirons des horaires d’ouverture des équipements sportifs municipaux. Nous voulons créer un parcours santé adulte dans le square de la Roquette.

    6. Se déplacer sans polluer, pour mieux respirer :

    Réduire la pollution de l’air est une urgence sanitaire. Nous améliorerons les transports en commun et faciliteront les « mobilités douces », à pied et à vélo.

    Le plan actuel des lignes de bus a été établi en 1992! Il est temps de redéfinir les dessertes, les horaires et les fréquences en fonction des besoins des usagers. Nous aménagerons  des pistes cyclables sécurisées et cohérentes sur les axes principaux et développerons des axes piétonniers.

    La place de la Bastille, c’est  un gros rond point bruyant, pollué et dangereux. Nous en  réaliserons le réaménagement. Nous avons déjà commencé à consulter les habitants sur leurs besoins et leurs envies pour une nouvelle place de la Bastille.  http://bastille2014.org

     

    7.  Être acteur ou actrice de toutes les cultures :

    Nous soutiendrons les lieux de créations de proximité travaillant avec les collectifs d’habitantes et d’habitants et les associations locales. Les équipements publics seront mutualisés afin qu’ils puissent y accueillir des ateliers culturels et des rencontres artistiques. Un lieu doit avoir des usages différents selon les horaires et les périodes de l’année.

    Dans la rue, nous voulons plus d’art et moins de pub !

    8. Prendre soin de nos enfants et de leur environnement :

    Nous étendrons la démarche écolo crèches dans le 11e et favoriserons des modes de garde autogérés par soutien aux associations qui le facilitent.

    Nous développerons le bio et l’apprentissage aux goûts dans les cantines.

    9.  Prendre soin de nos aînées et de nos ainés:

    Nous créerons un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) dans l’arrondissement afin de ne pas éloigner les personnes âgées devenues dépendantes de leur lieu environnement habituel.

    Nous encouragerons le développement d’activités bénévoles, pour et par les seniors.

    10. Vivre sereinement dans des quartiers sûrs et conviviaux :

    Nous favoriserons l’appropriation de l’espace public : fête de quartier, art de la rue,  repas de quartier, espaces de jeux, parking day…

    Nous établirons un nouveau Contrat Local de Sécurité de l’arrondissement afin de combattre les incivilités diverses liées aux nuisances sonores, stationnements des motos et scooters sur les trottoirs, dépôts sauvages de déchets ou d’encombrants sur la voie publique, et déjections canines sur les trottoirs, en utilisation la prévention, la dissuasion, la sanction et la réparation.

    11. Construire ensemble un 11e plus écolo en étant acteur des décisions publiques :

    Nous sommes porteurs d’une nouvelle façon de faire de la politique : proximité, co-élaboration des projets, transparence pour une démocratie partagée.

     

    Pour tous les projets dont nous sommes porteurs, nous nous engageons à :

    • Organiser une participation des habitants très en amont,
    • Proposer des options et des scénarios au débat public,
    • Permettre le financement d’études sur des solutions alternatives,
    • Garantir la participation des usagers à la gestion des équipements municipaux,
    • Favoriser la création d’observatoires citoyens de l’action municipale.

     

    Nous utiliserons les outils du numérique pour permettre à toutes et tous de prendre part au débat public!

     


    Programme 1ère de couv

    Télécharger le programme « Vivre le 11è » pour les municipales de 2014

  • Programme municipal : venez en discuter à la plénière ouverte du groupe local!

    Programme municipal : venez en discuter à la plénière ouverte du groupe local!

    Le 21 novembre aura lieu la plénière du groupe local du 11e à l’AGECA, au 177 rue de Charonne.

     

    Elle sera ouverte à tous les habitant-e-s du 11e intéressés par la cause écologiste, afin que vous puissiez nous faire vos commentaires sur le programme que nous sommes en train de construire pour mieux vivre dans le 11e en 2014.

     

     

    L’ordre du jour est le suivant :

    1. Présentation et discussion sur notre connaissance du 11e. David Santana présentera quelques données socio-économiques sur le 11e.
    2. Discussion sur les différentes propositions pour le 11e

     

    Après ces discussions, nous vous invitons à partager un moment convivial avec nous autour d’un petit apéritif.

     

    Lors de réunions précédentes, nous avions réfléchi collectivement à ce que nous voulions pour le 11e arrondissement, puis nous avons fait un travail de rédaction collaboratif.

     

    Lorsque ce programme sera bouclé, nous en tirerons des propositions phares sur lesquelles nous communiquerons plus amplement.

  • On sème dans le 11e : l’aventure continue !

    On sème dans le 11e : l’aventure continue !

     

     

    Verdir un coin de rue ? Y planter un arbre, des fleurs, des légumes ? A vous de jouer ! 

     

    Des études scientifiques récentes l’ont démontré: les espaces verts sont bons pour la santé et pour le moral, et augmentent l’espérance de vie. En plus c’est beau et cela profite à toutes et tous ! Alors nous, on est pour…

    Vous avez repéré un espace public que vous aimeriez voir planté et agrémenté par de la verdure, des arbres ou des plantes ?

    Cette opération, que nous avons lancé pendant la campagne des municipales 2014, se poursuit : nous avons l’ambition d’en faire un lieu d’échange et de partage des projets et des idées de végétalisation citoyenne et participative de l’espace public. 

      A vous de jouer :

    1. Envoyez un courriel à paris11@eelv.fr en donnant les coordonnées du lieu, vos idées et vos envies, et pourquoi pas une photo ou même des croquis de ce que vous aimeriez y voir !
    2. Toutes les propositions reçues sont progressivement mises en ligne* sur le site de l’opération (http://on-seme-dans-le-11e.org)
    3. Rendez-vous sur le site pour voter pour votre projet préféré, contacter la personne porteuse du projet pour lui proposer votre aide, et consulter vos droits et les démarches à suivre** pour avancer sur votre projet !

    * Bien entendu nous ne publierons votre nom et vos coordonnées sur le site que si vous le souhaitez. Mais nous vous invitons à le faire car cela peut permettre à toutes les personnes intéressées par votre projet, et volontaires pour vous aider, de vous contacter directement. 

    ** Prochainement, nous publierons sur le site on-seme-dans-le-11e.org des informations pratiques sur vos droits et les démarches à suivre pour pouvoir végétaliser devant chez vous, par exemple autour d’un pied d’arbre.  

  • Dans l’espace public, « Plus d’Art, Moins de Pub ! »

    Dans l’espace public, « Plus d’Art, Moins de Pub ! »

     

    Avec la « Tour Paris 13 », grand évènement autour du Street Art, qui vient de se terminer avec le succès que l’on sait auprès du grand public, l’art de rue a montré à grande échelle toute sa vitalité.

    Confier des supports de création et d’expression, détourner la signalétique avec humour et sans dommage pour le mobilier urbain ou l’environnement, limiter les murs dédiés à la pub et ainsi ouvrir des espaces artistiques à ciel ouvert, c’est vivre la ville là où elle se fait et se défait. L’art de rue a toujours été un ferment de socialisation. Reconnaître cet espace d’expression, et travailler avec les artistes qui animent le tissu local, ouvre une fenêtre de dialogue avec les habitant-e-s.

    Les grandes expositions font recettes à Paris, mais l’engouement public et médiatique pour la « Tour Paris 13 », montre à quel point la demande est grande aussi pour un art vivant qui investit les friches comme « les frigos », « la générale » ou autres lieux emprunts de vécu. Les artistes internationalement reconnu-es, qui y ont été exposé-es, ont tou-te-s à un moment ou à un autre commencé dans la rue, et il était miraculeux de voir une HLM vouée à la démolition, palpiter de façon éphémère l’espace d’un mois.

    Assurer la vitalité de l’art de rue, c’est aussi éviter l’écueil de l’institutionnalisation, de la stérilisation de la rue et au final de la gentrification. Nous estimons donc que, s’il est nécessaire de légiférer et d’œuvrer à la gestion des graffitis sauvages qui abiment certaines façades ou magasins de nos quartiers, il est tout aussi vital de démultiplier les espaces d’expression libre. Murs aveugles, pignons sont une option.

    Réduire drastiquement la place dédiée à la publicité en est une autre. La ville de Paris a fort heureusement limité une invasion massive des rues de la capitale par la publicité à travers le règlement local de publicité adopté en 2011 en Conseil de Paris. Mais beaucoup reste à faire. « La publicité autour des écoles sera limitée… mais seulement dans un linéaire de 50 mètres de part et d’autre de l’entrée principale de l’établissement scolaire. Le plafond des hauteurs du P.L.U. pourra être dépassé pour l’installation de publicités géantes d’enseignes et sur les toits-terrasses. Par ailleurs, la publicité sur les bâches décoratives de chantiers est désormais autorisée sur une surface de 16 mètres carrés. Elle ne pourra cependant pas être éclairée la nuit. Ouf ! »

    Au moment où l’on nous promet plus de « capteurs d’audience », de publicité olfactive ou sonore, ou d’écrans numériques, il nous semble urgent de rendre la rue aux artistes et de redire haut et fort « Plus d’Art, Moins de Pub! »

    Joëlle Morel, tête de liste EELV dans le 11e arrondissement de Paris
    Christophe Najdovksi, candidat EELV à la Mairie de Paris

     

  • Europe Écologie les Verts fête le Park(ing) Day dans le 11e

    Europe Écologie les Verts fête le Park(ing) Day dans le 11e

    Les 20 et 21 septembre, les écologistes du 11e ont fêté Park(ing) Day au début de l’avenue Parmentier, à quelques pas de la Mairie. Avec Joëlle Morel, candidate au poste de Maire d’arrondissement, nous voulions montrer qu’il était possible de penser la ville autrement. Nous avions décoré notre place de parking avec des tapis, des chaises, des tables, des plantes, des Sacadam, du thé et de la bonne humeur! Nous avons ainsi pu éveiller la curiosité des passants et discuter avec des habitants du quartier. Le samedi matin, nous avons organisé un brunch qui nous a permis d’échanger autour de nos idées dans une ambiance conviviale., avec la présence additionnelle de Christophe Najdovski, notre candidat à la Mairie de Paris.

     

    Créé en 2006 par un collectif de San Francisco, the Rebar Group, le Park(ing) Day symbolise la réappropriation de l’espace urbain par les citoyens et en particulier celui dévolue aux voitures. Il consiste à s’installer sur des places de stationnement et à les transformer en lieu convivial. Cette action ne cesse de se répandre à travers le monde. C’est une occasion pour les citoyens de s’exprimer sur l’espace public souvent peu approprié à leurs pratiques quotidiennes, de proposer de nouvelles formes d’aménagement, respectueuses de l’environnement et adaptées à leurs usages.

  • Lancement de la campagne des municipales – dossier de presse

    Lancement de la campagne des municipales – dossier de presse

     

    Le mardi 2 juillet a eu lieu la présentation de nos candidat/es pour les municipales 2014 et de l’équipe de campagne de Christophe Najdovski.

    Pour rappel, notre tête de liste dans le 11e arrondissement est Joëlle Morel, et le deuxième sera David Belliard, vous pouvez les voir autour de Christophe Najdovski sur la photo ci-contre.

     

     

    Vous pouvez lire le dossier de presse ici : Dossier de presse (fichier PDF).

    Quelques articles sortis dans la presse suite à cet évènement :

    20 Minutes : A Paris, EELV monte le ton contre Anne Hidalgo

    Métro : Municipales à Paris : campagne sans « bling bling » et sans Duflot pour les écolos

    Le Figaro : Les écologistes ont la candidate PS en ligne de mire

     

    Pour rappel, Cécile Duflot a déclaré vouloir être sur la liste du 11e arrondissement à la dernière place ! Voir l’article du Nouvel Observateur.

  • En route pour les élections Municipales 2014 !

    En route pour les élections Municipales 2014 !

    L’assemblée générale parisienne a eu lieu aujourd’hui et a finalisé la désignation de nos têtes de liste pour le 11ème arrondissement : ce sera donc Joëlle Morel pour la tête de liste et David Belliard en second. Bravo à eux pour leur désignation, et dès maintenant, soyons tous et toutes derrière nos candidatEs pour plus d’écologie dans le 11ème!

    Vote tête de liste municipales 11e
    Les militants écologistes du 11e arrondissement font la queue pour voter pour leurs têtes de listes aux élections municipales 2014

     

     

    Quant à la mairie de Paris, notre candidat sera Christophe Najdovski, militant de longue date dans le 12ème arrondissement et adjoint à la petite enfance au Maire de Paris.

    Bravo à Christophe pour sa désignation, et merci à toutes les candidates et tous les candidats pour la qualité de leurs candidatures et de leurs propositions (Pour les résultats complets de notre AG parisienne, cliquer ici).

     

    Christophe Najdovski
    Christophe Najdovski, notre tête de liste et porte-parole pour les élections municipales de 2014

     

     

    EELV démarre sa campagne dès maintenant, avec un projet écologiste pour toutes les Parisiennes et tous les Parisiens.

    Continuez de nous suivre et d’échanger avec nous, et construisons notre programme tous ensemble pour les Municipales 2014! Pour plus d’infos sur le programme, et pour participer, cliquer ici.

    Le site de Christophe Najdovski : http://www.christophe-najdovski.fr/

    Christophe Najdovski dans Métro : « Rien n’est joué pour les municipales à Paris »

    Une interview de Christophe Najdovski sur France 3 : http://paris-ile-de-france.france3.fr/2013/06/15/christophe-najdovski-sera-l-invite-de-samedi-politque-ce-samedi-15-juin-midi-sur-france3-paris-270655.html

  • Produire des logements sociaux et lutter contre la spéculation

    Produire des logements sociaux et lutter contre la spéculation

    Conseil de Paris d’avril 2013

    Le débat sur le rapport de la ville relatif à la politique immobilière a permis d’exposer les grands principes d’une politique écologiste du logement

    Intervention de René DUTREY

    Je ne voulais pas intervenir sur ce point mais les mots de M. LEGARET sur l’organisation de l’éviction des classes populaires et moyennes m’ont fait réagir et m’ont rappelé, que lorsque j’ai été nommé président de la S.I.E.M.P, j’ai pu découvrir 340 immeubles notoirement insalubres, qui ont été intégrés à la convention publique d’aménagement. Sur ces 340 immeubles, la Ville, à cause de sa politique immobilière antérieure, en détenait plus de la moitié et avait quasiment des lots dans tous.

    La Ville, à l’époque, avait, dans de nombreuses copropriétés, arrêté de payer ses charges, employant les pires techniques de la promotion privée de mitage, afin effectivement de racheter l’ensemble des copropriétés et d’exclure les gens qui étaient dedans. Cette politique immobilière a fait des dégâts monstrueux, on aurait pu croire que l’insalubrité était uniquement due aux promoteurs et au marché privé, mais non, la Ville avait orchestré une politique de pourrissement sur de nombreux quartiers et c’est bien cette Mission de lutte contre l’insalubrité, menée par la première mandature, qui a permis d’en sortir.

    Pour revenir à cette M.I.E, je souhaite déjà saluer le travail de cette M.I.E., bien sûr, le diagnostic de très bonne qualité qui apparaît dans ce rapport.

    Mais, plus globalement, on est tenté de parler de la situation du marché immobilier parisien, ce marché qui concentre toutes les problématiques : spéculation outrancière des investisseurs, hausse indécente des prix à l’accession et des loyers (respectivement 10.000 euros le mètre carré et 25 euros en location, en moyenne), tandis que la demande de logement social ne cesse de croître en vain.
    Pourtant, les réels efforts de la Municipalité parisienne en matière de politique du logement, n’ont jamais été aussi soutenus : le quota de 20 % de logements sociaux sera atteint en 2014, la Ville consacre plus de 500 millions d’euros par an à cette politique, aucune collectivité ne peut se prévaloir d’un tel effort. Pourtant, la crise continue à sévir avec son lot quotidien de drames humains.
    Pourquoi ? Car le monde entier veut habiter à Paris ! Mais Paris, avec ses 110 kilomètres carré, est l’un des plus petits du monde, et ne peut accueillir tout le monde. L’important effort de création de logements sociaux de la Ville de Paris est quelque part souvent annihilé par une spéculation galopante qui exclut de plus en plus de personnes de l’accès au marché privé.

    Je pense que l’une des principales différences historiques entre la Droite et la Gauche est le rapport au marché privé. Les premiers vous expliqueront qu’un marché totalement libre et sans entrave permettrait de proposer une offre correspondant aux besoins de chacun. Les seconds défendront normalement une vision plus interventionniste pour corriger ces effets dévastateurs du marché, n’allant pas dans le sens de l’intérêt collectif.

    Même si cette vision, normalement de Gauche, s’est estompée depuis une dizaine d’années, elle reste réelle dans bien des domaines, dont celui de la politique immobilière.

    Car, juste derrière la politique immobilière, vient la problématique de l’accès au logement, de l’accès au foncier, de l’accès à la terre. L’accaparement de la terre par quelques-uns, qui est l’effet du marché libre, rend rapidement insupportable la vie du plus grand nombre. Là, des paysans sans terre du Brésil aux expropriés de Birmanie, en passant par les mal logés du monde entier, le problème de l’accès au foncier est l’une des causes majeures du non-respect des droits fondamentaux.

    En France, l’émergence au début du XXe siècle des politiques de logements sociaux a permis d’extraire un parc de logements de la simple logique de marché.

    Pour nous, écologistes, une politique immobilière doit être au service de nos objectifs politiques, une politique immobilière doit marcher sur ses deux pieds que sont, bien sûr, la réalisation massive de logements sociaux, l’extraction d’une partie du parc de la simple logique de marché et, en second, l’intervention efficace sur le marché privé afin d’en maîtriser ses effets les plus spéculatifs.

    Dans des secteurs tendus, jamais nous ne réussirons à construire assez de logements sociaux pour accueillir l’ensemble des ménages exclus du parc privé qui atteint aujourd’hui le haut des classes moyennes.

    A côté d’une production massive de logements sociaux, nous devons passer du stade d’acteurs du marché de l’immobilier au stade de régulateurs de ce marché.

    Premièrement, oui, il faut produire plus de logements accessibles pour chacun, afin bien sûr de maintenir la diversité sociale de la Capitale. Un point que les écologistes répètent depuis 2001 : nous pensons que, sur ces derniers terrains aménageables dans la Capitale, la priorité doit être donnée – et la priorité absolue – au logement et aux besoins essentiels des Parisiens.Un quartier ne doit pas comporter moins de 50 % de logements (je parle de l’ensemble des mètres carrés) pour être viable et cette priorité donnée au logement, cela avait été l’objet à l’époque des débats, lors du Plan local d’urbanisme, face aux bureaux apparaît pour nous essentielle.

    Ensuite, maintenir la diversité sociale de la Capitale, c’est tenter – et la Ville, par son activité de préemption, le fait en partie sur des immeubles entiers – de préserver ce fameux parc de logement social de fait. La difficulté de ce parc est effectivement qu’il est en secteur diffus, aujourd’hui la Ville n’achète que des immeubles entiers, mais il faut un plan de sauvegarde du logement social de fait, alliant la préemption en diffus et le conventionnement également en diffus, pour maintenir ces derniers loyers de 1948, ces derniers logements privés qui continuent à jouer le rôle de logement social. Nous devons être beaucoup plus systématiques dans la préservation de ce parc de logement social de fait.

    Après, bien sûr, il faut trouver des solutions pour loger les classes moyennes, ce serpent de mer dont chacun à sa définition propre quand j’entends entre autres les bancs de l’Opposition. Il faut recréer ce parc disparu, ce parc des institutionnels qui permettait de loger les classes moyennes. Le problème est que nous ne le ferons pas avec le P.L.S., car nous n’aurons jamais les possibilités financières, et force est de constater que les 4 % de demandeurs du fichier en P.L.S. ont tendance eux à augmenter les années passant.

    Il faut créer un parc de logements conventionné, s’appuyer sur le privé, recréer cette offre vers les classes moyennes pour que vraiment, à chaque niveau de revenu corresponde un logement adéquat, et ceci également dans les couches intermédiaires.

    Ces deux derniers points demandent de passer à une gestion en diffus. Depuis 2001, le groupe « Vert » revient régulièrement sur cette nécessité. J’ai eu l’occasion en tant que président de la S.I.E.M.P. avant Fabienne GIBOUDEAUX, de créer le premier outil de gestion diffus sur les 250 logements relais. Un bailleur social doit être spécialisé pour la gestion en diffus. Il y a une nécessité d’adaptation législative en termes de fiscalité entre autres pour rendre la péremption plus facile pour les logements diffus, mais nous serons obligés, par un manque de terrain, de passer à cette gestion. Plus tôt nous nous y mettrons mieux cela vaudra.

    Après, effectivement, une politique immobilière doit avoir, pour les écologistes, un objectif clair de lutter contre la spéculation avec l’objectif de faire baisser les prix. Il y a des outils existants. Effectivement, la préemption qui a été très utile pour maintenir un certain nombre de foyers menacés par des ventes à la découpe a été essentielle. Mais c’est également une répétition du groupe « Vert » à chaque budget, les capacités du compte foncier sont encore extrêmement faibles pour faire face aux immenses possibilités des acteurs privés du marché.
    Quand on voit effectivement que le rachat de Pradier, l’immeuble dans le 19e arrondissement représente quasiment les deux tiers du compte foncier, on se rappelle l’opération place de la Madeleine où la Ville avait hésité à préempter sur plusieurs immeubles. Cela représentait la moitié du compte foncier annuel. C’est dire le côté trop réduit de ce compte foncier par rapport à d’autres acteurs, d’autres fonds de pension divers du monde entier, qui jouent à Paris comme dans un Monopoly et qui ont des capacités financières extrêmement plus importantes.
    Il faut effectivement donner plus de moyens au compte foncier, l’augmenter, pas seulement pour sauver des gens des ventes à la découpe, mais également pouvoir l’utiliser, même si l’outil n’a pas été pensé pour cela initialement, comme un outil de lutte contre la spéculation.

    Ensuite, un outil va nous être bientôt mis à disposition, à savoir l’encadrement des loyers. Nous comptons, suite à la rédaction du rapport à la demande du Maire de Paris que j’avais réalisé, que cet encadrement des loyers soit efficace et qu’un des points du rapport ne soit pas oublié : la possibilité de faire baisser les niveaux moyens sur certains secteurs qu’on a considérés comme trop excessifs.

    Enfin, il faut mobiliser de nouveaux outils, tels que l’application des chartes de promoteur comme on peut voir à Saint-Ouen, même si dans la situation de Paris les prix sont déjà trop élevés et que l’intérêt de cette initiative à Saint-Ouen est qu’elle a été mise en place il y a très longtemps, donc a évité cette montée.

    Pour les écologistes nous devons penser à créer de nouveaux outils fonciers au service de notre politique. Nous avions fait la proposition qui était reprise dans le vœu de l’Exécutif, de la dissociation du foncier bâti et du bail emphytéotique, une vision qui permettrait de disposer de l’usage de la propriété dans un partage contractuel entre le sol, demeurant public au collectif, et l’usage du bâti.
    Cette formule qui laisse le preneur du bail libre de construire sur le terrain mis à disposition pour une durée de 99 ans est utilisée par Paris aujourd’hui uniquement par rapport aux locations en bail emphytéotique par les bailleurs sociaux. Elle doit pouvoir évoluer, cela demande une évolution législative, vers le logement diffus.

    Pour conclure, dommage, que d’idées j’avais encore à soumettre à notre Conseil, je les garderai pour la prochaine fois, dans d’autres cadres ou d’autres débats…

    Cette politique immobilière, il faut que nous fassions attention qu’elle ne devienne pas une simple variable d’ajustement de nos finances publiques. Nous devons vraiment passer du stade d’acteurs de l’immobilier au stade de régulateurs, et j’en finis là en ayant dépassé de 20 secondes.

  • Vidéosurveillance à Paris : les voyeurs gênés d’être vus

    Quand le Maire du 11e arrondissement, Patrick Bloche, se soucie de sa liberté à l’image et de celle de ses concitoyens, alors qu’en même temps il met en place un grand projet de vidéosurveillance dans le 11e arrondissement.

    Une vidéo datant de 2009, mais toujours d’actualité !
    Quelques rapports en anglais sur l’inutilité de la vidéosurveillance :
    http://www.homeoffice.gov.uk/rds/pdfs05hors292.pdf
    http://www.scotcrim.u-net.com/news1.htm
    http://www.surveillance-and-society.org/cctv.htm
    Etat des lieux dans le 11ème
    http://www.verts-paris11.org/spip.php?article161
    Un rapport du sénat qui a repris quelques idées de la LDH :
    http://www.entreprise-transparence.com/transparence-actualites/senat-11-recommandations-pour-encadrer-la-videosurveillance/

    Sur le rapport de 2005 et Levallois :
    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1859

    Et le site indiqué par Maryse Artiguelong :
    http://www.iau-idf.fr/nos-etudes/themes/sous-themes/sous-theme/videosurveillance.htmlqui
    comprend des rapports très intéressants.

    L’image de l’aperçu est une illustration de Pierre Gohier.