Catégorie : Energie

  • CLIMAT : 30 questions pour comprendre la conférence de Paris

    CLIMAT : 30 questions pour comprendre la conférence de Paris

    Du 30 novembre au 11 décembre 2015 a lieu la Conférence Paris Climat 2015 (COP21), avec 195 pays concernés et 40 000 participants du monde entier attendus. L’objectif est d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays. Mais quels en sont les enjeux ?

    Le 7 mai, sort, en librairie, CLIMAT : 30 questions pour comprendre la conférence de Paris de Pascal Canfin et Peter Staime. Ce livre apporte les clefs afin de mieux comprendre cette conférence internationale. Il aborde, de manière pédagogique, de nombreuses questions : La France est-elle exemplaire ? A quoi peut s’engager Obama ? Qui sont les adversaires du climat ? Que serait un succès à Paris ?

    (Pascal Canfin et Peter Staime, CLIMAT : 30 questions pour comprendre la conférence de Paris, Les petits matins, 2015, 200 p. (Prix public 12,50 €))

  • Tchernobyl Day le 26 Avril

    Tchernobyl Day le 26 Avril

    Samedi 26 avril à Paris

    Manif déambulation
    DÉPART place de l’Arsenal BASTILLE à 14h

    Manif avec des animations (4 happenings sur le trajet)
    Venir avec des banderoles des masques des costumes pour interpeller et discuter avec les passants tout le long du trajet.

    Notre objectif :
    Pour que le calendrier morbide des catastrophes ne devienne pas quotidien, mobilisons-nous pour que l’Europe s’engage vers une véritable transition énergétique !

    Les prochaines élections européennes seront l’occasion d‘interpeller nos candidats :
    Nos députés pensent-ils vraiment que nous pourrions vivre normalement en zone contaminée ?
    Croient-il que les centrales nucléaires se prolongent avec des rustines ? Combien de temps joueront ils encore à la « roulette russe » avec les populations européennes ?

    Contact :
    fest764@ymail.com

  • Réduire les factures, supprimer la précarité énergétique | Site de la Commission Energie

    Réduire les factures, supprimer la précarité énergétique | Site de la Commission Energie.

    La transition énergétique a pour but d’offrir un système énergétique sûr, sécurisé et respectueux de l’environnement. Au-delà des effets bénéfiques pour l’emploi, qu’en est-il pour les ménages et pour les entreprises ?

     

    Le discours ambiant consiste à dire que les « énergies renouvelables coûtent cher » : faire la transition énergétique cela voudrait dire augmenter notre facture.

    Il convient de bien comprendre qu’en l’absence de changement de notre système énergétique, l’accroissement de la facture d’élec est inéluctable.

    Cela  s’explique de plusieurs façons :

    • les énergies fossiles se raréfient, leur prix augmente. Il ne peut que continuer d’augmenter.
    • l’énergie nucléaire se renchérit (démantèlement à prévoir, mise à niveau post-Fukushima, nouveaux investissement envisagés…).
    • l’Etat français, qui subventionnait directement ou indirectement, certaines énergies n’est plus en mesure de le faire.

     

    A coté, de cela, la transition énergétique permettra, à un horizon de quelques années de réduire la facture par rapport à la tendance actuelle. Comment ?

     

    Tout d’abord, parce que la transition énergétique repose sur l’accroissement de l’efficacité énergétique et par de la sobriété. Concrètement, cela signifie que les volumes d’énergie consommés sont moindres que dans le système actuel. Or nous savons que les économies d’énergie sont très rentables  dans de nombreux cas.

     

    Par ailleurs, le prix des énergies renouvelable diminue régulièrement ; certaines sont déjà compétitives avec les énergies fossiles et fissiles et cette compétitivité ne peut que se renforcer.

     

    Si on résume :

    • le prix de l’énergie va augmenter par rapport à aujourd’hui
    • savoir ce qui coûtera le plus cher entre les renouvelables et les fossiles n’est pas forcément évident.
    • mais en admettant que la production d’énergie renouvelable coûte plus chère, le surcoût est plus que compensé par les économies d’énergie.

     

    Ainsi, dans une étude, Benjamin Dessus estime que la facture finale payée par les ménages et les entreprises pourrait être d’environ 10% inférieure à la facture dans le système énergétique actuel.

     

    D’autre part, il convient de considérer que la tarification progressive permettra de faire jouer la solidarité. En moyenne, les ménages les plus aisés dépensent plus d’énergie que les plus pauvres : avec la tarification progressive, ils paieront d’avantage et aideront donc à réduire les inégalités.

     

    Enfin, les programmes de transition énergétique (tous les dispositifs exposés par ailleurs, avec un fonds national de transition énergétique) permettront à tous de réaliser les investissements nécessaires pour pouvoir faire des économies d’énergie.

     

    Au-delà de ce calcul de coût direct, il convient de considérer les bénéfices issus de la transition énergétique. Par exemple, une étude estime que pour 1€ investi dans la précarité énergétique, 0,47€ sont économisés  dans les dépenses de santé, du fait de l’amélioration des conditions de vie.

    Les bénéfices socio-économiques dépassent largement le cas de la santé. Il convient de considérer : que la création massive d’emplois permet d’améliorer les conditions de vies de nombreuses personnes et de réduire les besoins de financement de l’assurance chômage, que la production locale permet une réindustrialisassions et donc dynamisme économique accru, que l’autonomisation énergétique permet une forte réduction du déficit commercial et une amélioration des comptes publics…

     

    En restant dans le modèle actuel, il est certain que les difficultés vont se cumuler. En engageant la transition énergétique, nous permettons d’éviter la plupart des difficultés et de nous organiser pour y face à celles qui restent, dans la solidarité.

  • Sortir du nucléaire : pourquoi ?

    Article du site de la Commission énergie d’EELV : Sortir du nucléaire : pourquoi ?

    La sortie du nucléaire s’impose pour de multiples raisons : le risque inacceptable d’un accident majeur comme à Tchernobyl ou à Fukushima, des déchets radioactifs extrêmement dangereux pour des milliers d’années, une production d’électricité extrêmement centralisée, sécuritaire et non démocratique, l’utilisation et la diffusion de techniques permettant la prolifération d’armes nucléaires, la dépendance aux importations d’uranium, notamment en provenance de pays pour lesquels l’exploitation se fait au détriment des populations et de l’environnement (Niger, Kazakhstan…).

     

    Le risque d’accident majeur peut être considéré comme de faible probabilité du fait des précautions prises dans les pays qui ont jusqu’ici développé les centrales nucléaires mais il est loin d’être nul et les conséquences de tels accidents peuvent être dévastatrices, comme l’a montré l’accident de Fukushima au Japon en mars 2011 : en plus des conséquences graves pour le personnel et la population avoisinnante, il faut compter avec le risque de pollution durable de l’environnement autour des réacteurs nulcéaires et des usines du combustible nucléaire

     Des accidents se sont déjà produits en France qui peuvent être considérés comme « précurseurs » d’accidents très graves (par exemple à la centrale du Blayais lors de la tempête de décembre 1999).

     

    Pour les réacteurs nucléaires, le risque majeur est une séquence accidentelle pouvant déboucher sur un emballement incontrôlable des réactions de fission, puis une fusion du combustible au cœur du réacteur. Ce risque a été illustré en particulier par l’accident, sur un réacteur PWR de la filière la plus répandue dans le monde, survenu en mars 1979 dans la centrale nucléaire de Three Mile Island aux Etats-Unis.

     

    L’acceptabilité d’un tel risque ne doit pas relever des experts ni, encore moins, des promoteurs du nucléaire. C’est une question dont la réponse revient aux citoyens, par un processus démocratique.

     

    À ces risques, s’ajoutent des raisons économiques : la poursuite onéreuse du programme nucléaire français bloque les politiques d’économie d’électricité, freine le développement des renouvelables, et empêche les mutations industrielles indispensables à la transition énergétique et à notre avenir économique.

     

    Le nucléaire n’a pas permis de réduire la dépendance de la France aux produits pétroliers. La consommation annuelle moyenne par habitant de produits pétroliers était en 2009 de 1.06 Tonne Equivalent Pétrole en France, contre seulement 1.01 en Allemagne, 0.99 au Royaume-Uni et 0.92 en Italie.

     

    La totalité de l’uranium que nous consommons est importée du Niger, Canada, Kazakhstan, Namibie… La dernière mine d’uranium française a été fermée en 2001. Le taux officiel d’indépendance énergétique (50%) néglige ce « détail » ; si l’on intègre cette dépendance, ce même taux officiel d’indépendance tombe à moins de 10%.

     

    Voilà pourquoi il faut sortir du nucléaire.