Catégorie : Nos Elu-e-s

Retrouvez ici toute l’actualité et les prises de positions de nos élu-e-s à tous les niveaux de la vie politique!

  • Cécile Duflot répond aux militant-e-s de l’Est Parisien

    Cécile Duflot répond aux militant-e-s de l’Est Parisien

    En décembre dernier, Cécile Duflot venait à la rencontre des actrices et acteurs de l’économie sociale et solidaire dans notre quartier.  A cette occasion, elle a accepté de répondre à nos questions sur le logement, la précarité et aussi sur la richesse potentielle que représente ce territoire de l’Est Parisien dont les 20è et 11è arrondissements sont au cœur.

    Les loyers à Paris sont très élevés,  ici dans les 11è et 20è qui sont des arrondissements de tradition populaire, les prix au m2 ont beaucoup augmenté et la mixité sociale en pâtit.  Beaucoup de familles françaises consacrent près de la moitié de leur budget au logement, que penses-tu faire ?

    Le loyer est souvent la première contrainte qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français-e-s. Les chiffres de 2010 nous montrent qu’un-e locataire du parc privé* sur cinq dépense plus de 40 % de ses revenus pour se loger.  Je prends donc la question du loyer très au sérieux.  Et c’est pourquoi j’ai souhaité un décret dès mon arrivée au ministère, pour encadrer les loyers à la relocation.  J’estime que c’est une mesure que tous les gouvernements successifs depuis 1989, date de la loi actuelle, auraient pu et dû prendre.

    Ce n’est qu’un premier pas.  Je veux aller plus loin pour encadrer les loyers et les faire baisser dans les zones tendues. J’y travaille et je présenterai un projet de loi au premier semestre 2013.  Le 11e et le 20e sont des arrondissements qui présentent une forte demande pour des jeunes familles, ce qu’il faut préserver.  Il y a donc une réflexion particulière à avoir sur le parcours de logement des familles dans la mesure où le seuil du 2e enfant oblige souvent les familles à déménager en 1ère couronne.

    C’est pour travailler sur des éléments concrets, qu’ avec mon équipe, nous avons lancé mi-décembre un réseau national d’observatoires des loyers. D’abord sur 17 sites pilotes, dont l’agglomération parisienne, avant une généralisation à tout le territoire national dès 2013.  A terme, un tel dispositif permettra d’améliorer l’information du public et de disposer d’une connaissance du marché locatif précise et homogène sur l’ensemble du territoire.  C’est ce qui nous permettra de cibler plus finement les politiques publiques de logement.

    Souvent les choses n’avancent pas parce que tout le monde s’y perd, ce qui autorise aussi les dérives ! J’ai souhaité que soit dressé un état des lieux des informations disponibles et que soit proposée une méthodologie de référence des loyers qui soit incontestable et validée par l’État.

    Le nouveau réseau d’observatoires locaux que nous avons mis en place permettra la collecte et le contrôle de données sur l’ensemble du parc locatif privé : niveau des loyers, évolution et écarts selon les régions. C’est grâce à ces connaissances que nous pourrons mener une politique du logement efficace.  Cela intéresse à la fois l’État, les collectivités locales, les organismes d’HLM et les opérateurs privés, mais ce qui me préoccupe avant tout, c’est que les consommatrices/teurs puissent obtenir des réponses à leurs interrogations grâce des outils de référence fiables.

    *Parc privé = 6,6 millions de ménages

     

    La crise économique inquiète et a des conséquences parfois dramatiques entraînant certain-e-s vers la rue. Que propose le gouvernement pour aider les personnes sans logement ?

    A l’issue de la conférence contre la pauvreté, qui s’est déroulée en décembre dernier, le Premier ministre Jean Marc Ayrault a annoncé un certain nombre de mesures pour l’année 2013.  C’est une première étape dans l’élaboration du plan que le gouvernement va mettre en œuvre pour lutter contre la pauvreté et venir en aide aux plus démuni-e-s.

    Pour ce qui relève de mon ministère, le logement et l’hébergement,  les engagements que j’ai obtenus représentent un effort budgétaire exceptionnel de 142 millions d’euros, qui viendront s’ajouter au budget prévu pour 2013.

    Mon souhait est que nous puissions assurer une continuité de prise en charge, une égalité de traitement et un accueil inconditionnel.  Je l’ai dit, les difficultés d’hébergement ne s’arrêtent pas avec l’hiver.

    De plus en plus de personnes se retrouvent en situation de précarité.  Les femmes, qui cumulent souvent emploi précaires et gestion de familles monoparentales, sont particulièrement touchées.  C’est pourquoi en 2013, ce seront 9 000 places d’hébergement d’urgence que nous allons créer ou pérenniser, en vue notamment d’une sortie du dispositif hivernal cohérente et organisée.

    Un programme de création de logements à bas niveau de loyer va donc être lancé, en plus du développement de l’offre de logements locatifs sociaux et la construction de logements adaptés pour les personnes ayant un besoin d’accompagnement social.

    Pour la mise en œuvre de ces actions, je souhaite que nous continuions à travailler étroitement avec les associations.   Ce sont elles qui connaissent le terrain et nous permettent de nous adapter à chaque situation selon son contexte.  Car le déficit de logement va rarement seul.  C’est une problématique que nous connaissons bien dans le 20è, arrondissement solidaire, et dans lequel nous pouvons compter sur un réseau d’associations très actives telles que Emmaüs Habitat ou l’association Solidarité Nouvelles pour le Logement.  Fin novembre, je me suis par exemple rendu au FIT – association une femme un toit – pour y rencontrer des jeunes femmes en situation de réinsertion par le logement, l’emploi et l’accompagnement psychologique et juridique.   Dans le projet écologiste tel que je le conçois, cette dimension sociétale et la transversalité des solutions telles qu’elles sont portées par le FIT, et par nombreuses autres associations, sont des modèles incontournables.

    Pour ce qui est du droit au logement opposable.  En particulier dans les zones tendues comme Paris.  Nous rencontrons des difficultés de mise en œuvre que le gouvernement veut résoudre.  Un plan d’urgence sera lancé afin de reloger 15 000 ménages supplémentaires reconnus prioritaires au titre de la loi DALO.  C’est un dossier sur lequel j’ai déjà beaucoup œuvré en tant qu’élue à la région Ile de France et qui fait partie de mes priorités en tant que Ministre.

    Enfin, parce que ce sont pour beaucoup des petit-e-s propriétaires qui louent leurs biens, je travaille sur un système de garantie universelle des risques locatifs, qui permettrait de sécuriser et d’apaiser les rapports entre locataires et propriétaires.

    Longtemps vu comme la « périphérie » de Paris, le 11e et le 20ème arrondissements se retrouvent liés au sein d’un nouveau territoire situé des deux côtés du périphérique : l’Est Parisien.  Ce bassin de vie peut-il à ton avis devenir un laboratoire du vivre ensemble ?

    Le territoire auquel tu te réfères correspond à une histoire et une géographie communes.Une tradition populaire d’ouvrier-e-s et d’artisan-e-s mais aussi une tradition d’accueil et d’intégration de populations de toutes origines. Cette identité se traduit par une grande solidarité et une vie associative et culturelle foisonnantes. Il y donc une véritable logique pour le 11e et le 20è à s’affranchir des découpages administratifs pour se développer à partir de ce qu’ils partagent avec les arrondissements mais aussi les villes limitrophes : Montreuil, Bagnolet ou les Lilas. D’ailleurs c’est déjà une réalité puisqu’il y a aujourd’hui plus de déplacements quotidiens entre le 20e et Montreuil qu’entre le 20e et ses arrondissements limitrophes ! Et cela va s’accentuer avec l’arrivée du tramway réclamé de longue date par les écologistes.

    Les habitant-e-s de nos quartiers sont amenés à effectuer des navettes domicile-travail toujours plus longues.  Je souhaite limiter les migrations et recentrer les bassins d’emplois autour des zones d’habitation. C’est dans cette optique que je défends non pas seulement un Grand Paris des Affaires, mais aussi et surtout un Grand Paris des Habitant-e-s : le territoire n’est pas seulement celui que l’on habite mais aussi celui qu’il faut parcourir pour travailler. C’est l’esprit des projets de territoires qui sous-tend mon action pour la métropole parisienne.

    Alors pour répondre à la question « le 20è laboratoire du vivre ensemble? »  vous le savez j’aime mieux faire que dire, et livrer des solutions concrètes, donc j’enlèverais volontiers le terme laboratoire.  Collaborer, désenclaver, rééquilibrer les financements locaux, ce sont des chantiers que j’ai commencé à mettre en œuvre, notamment à travers la politique du logement et de gestion de la précarité, c’est sur ce terrain que je souhaite continuer à donner des preuves.

    Propos recueillis par Chris Blache et Frédéric Guerrien, (EELV Paris 20eme, cf. http://paris20.eelv.fr)

  • Antennes Relais : la position d’EELV

    Alors qu’une antenne relais est sur le point d’être construite à côté de deux écoles, nous rappelons qu’EELV est mobilisé depuis longtemps sur le sujet des antennes relais. En effet, les ondes électromagnétiques qu’elles émettent représentent un danger pour les populations vivant à proximité.

    L’engagement d’EELV sur le sujet

    Les normes en vigueur en France sont encore bien trop laxistes et les seuils d’exposition largement supérieurs aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Conseil de l’Europe. Par ailleurs, l’implantation de nouvelles antennes est insuffisamment encadrée, alimentant une opacité dont se satisfont les opérateurs.

    Par conséquent, en l’état actuel de la législation, le principe de précaution est bafoué. En pratique, les opérateurs téléphoniques continuent de privilégier l’implantation d’antennes relais très puissantes au détriment d’installations moins puissantes mais mieux réparties. Cette alternative, proposée par EELV, permettrait d’abaisser le seuil d’exposition aux ondes électromagnétique. C’est une solution certes plus coûteuse car elle implique davantage de matériel et de contrats de bail, mais faut-il accepter que notre santé passe après leurs profits ?

    Lors de la campagne présidentielle et législative, EELV s’était prononcé pour une téléphonie mobile compatible avec la santé publique, notre programme prévoyait plusieurs mesures :

    • La limitation du seuil d’exposition à 0,6 volts/m  sans diminuer la qualité des services proposés par les opérateurs.
    • L’obligation pour les opérateurs de consulter les élus municipaux et les riverains avant toute installation d’antenne.
    • La règlementation des loyers perçus par les propriétaires qui louent leur toit aux opérateurs.

    Et pourquoi pas une mise en commun des antennes relais des différents opérateurs ?

     

    L’action d’EELV sur le sujet

    Au parlement

    Élue en juin 2012 à l’Assemblée Nationale, la députée EELV du Val-de-Marne Laurence Abeille a proposé un texte de loi concernant la protection sanitaire des populations aux ondes électro-magnétiques.

    Cette proposition déposée en novembre a vocation à être examinée en séance publique lors de la journée d’initiative réservée au groupe écologiste le 31 janvier 2013.

    La Députée rencontre depuis fin août l’ensemble des acteurs concernés par ce sujet : des élus locaux, des associations comme Robin des toits, PRIARTèM, le CRIIREM, la coordination nationale des collectifs locaux, l’Association Santé Environnement France, les associations d’électro-hypersensibles, les opérateurs de téléphonie. Elle rencontrera début novembre l’Agence nationale des Fréquences. Elle associe également à cette proposition l’ensemble des parlementaires afin qu’une législation plus protectrice puisse être adoptée.

    Après ces nombreuses rencontres, elle déposera cette proposition, fruit d’une large concertation, dont les mesures principales devraient être :

    • Un abaissement du seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques ;
    • Un renforcement des règles locales d’urbanisme sur l’implantation des antennes-relais ;
    • Le lancement d’une campagne de sensibilisation ;
    • La reconnaissance de l’électro-hypersensibilité ;
    • Une réglementation plus stricte du wifi.

     

    A Paris

    Une nouvelle charte de la téléphonie mobile a été votée au Conseil de Paris. Nos élus l’ont votée, même si elle n’est pas suffisante en l’état. Nous espérons qu’elle constitue un socle vers une meilleure réglementation plus ambitieuse au national (pour plus d’informations, lire l’article de Christophe Najdovski, élu parisien EELV)

  • Longue soirée au lycée Marcel Déprez

    Longue soirée au lycée Marcel Déprez

    Jean-Marc Pasquet a publié sur son blog un article sur les conseils d’administration des lycées. Nous le republions ici.

     

    « Tu devrais être plus présent dans les Conseils d’Administration de tes lycées » – un talentueux apparatchik salarié d’élu, lui-même élu.

    Pour quelles raisons certains établissements pourtant aux caractéristiques proches « marchent » mieux que d’autres ? C’est au Conseil d’Administration (CA) du lycée électrique d’enseignement professionnel Marcel Deprez qu’en tant que représentant élu de la région, je méditais sur ce thème. Situé à deux bars de Bastille, cet établissement regroupe environ 450 étudiant-e-s issus de milieux populaires du nord-est parisien tout en intégrant trois groupes de « projet marine » en lien avec le Ministère de la Défense. En grandes difficultés il y a une petite décennie, ce lycée emmené par une dynamique communauté éducative enchaîne initiatives heureuses et innovations à la pointe (dans le domaine des énergies renouvelables par exemple) pour sa plus grande réussite.

    Concerto pour piano n. 23, Mozart

    A l’ordre du jour de ce CA du 13 novembre 2012 (une vingtaine de présent-e-s), les questions budgétaires. Sur un budget de près de 125 K€, les participations de la Ville de Paris et de la Région permettent de concrétiser la peinture de la façade, assurer la livraison d’une soixantaine d’ordinateurs, maintenir à un prix abordable (3,4€) le ticket de restauration scolaire. Ce soir, on prend la décision de changer d’opérateur téléphonique, le Plan Développement Durable est l’occasion d’évaluer les coûts d’une photocopie (0,0115€ hors électricité). On aborde l’intérêt de faire gaffe aux usages d’équipements fortement consommateurs d’énergie.

    Le proviseur, M. Gruat, développe les partenariats : ici, la location de salles grâce au GRETA permet de récupérer 33 K€, là, une convention passée avec une association d’aide à des enfants autistes permet de mettre à disposition la cour de récréation et la salle de musculation largement utilisée par d’autres établissements alentours. En parallèle avec une recherche qualitative d’employeurs pour les stages, on décide de passer un accord avec une association d’aide à la rédaction de CV.

    Longs échanges parents-élèves sur la mise en place d’un distributeur de préservatifs : faut-il conserver les 1000 euros pour une action SIDA-MST, mettre à disposition gratuitement à l’infirmerie ou prendre le risque de bombe à eau dans la cour ? C’est au Conseil de la vie lycéenne de trancher finalement le mois prochain. Madame Pehaut, proviseure adjointe présente la candidature de Déprez comme établissement pilote sur l’initiative régionale en matière de décrochage scolaire : 7000 élèves « sans solutions » à Paris mais pas sans recours désormais. On termine la séance en rappelant le rôle du sport : « c’est pas un hasard si ce sont les philosophes grecs qui ont parlé du rôle pour l’esprit ». Une soixantaine de licenciés dans le lycée pour 13 euros l’année seulement et un accès aux installations y compris à d’autres étudiants. On frôle la saturation. A Paname, « la pénurie des lieux de pratiques sportives nous met en difficulté pour assurer les 3 heures hebdos d’EPS obligatoires ».

    Le Conseil Régional s’apprête à adopter son plan d’investissement sur les lycées : 2,4 milliards d’investissements pour les dix prochaines années intégrant la création de 3000 places d’internat, 350 millions de rénovations thermiques. Et ce n’est pas assez…

  • Cécile Duflot devient ministe de l’Egalité des territoires et du logement

    Cécile Duflot devient ministe de l’Egalité des territoires et du logement

    Mercredi 16 mai 2011, Cécile Duflot a été nommée ministre de l’Égalité des territoires et du logement par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault.

    Discours de Madame Cécile Duflot, Ministre de l’égalité des territoires et du logement
    prononcé à l’occasion de sa prise de fonction.

     

    Mesdames messieurs,

    Le Président de la République m’a confié la responsabilité de mettre en place ce nouveau ministère de l’égalité des territoires et du logement, dont il avait promis la création lors de son discours de Dijon.

    Pendant toute sa campagne, il a placé cette question de l’égalité territoriale au cœur de ses priorités.

    Dix sept de ses 60 engagements concernent directement cette préoccupation, qui innerve également de manière transversale d’autres champs. Personne ne peut ignorer les fractures qui menacent notre cohésion, les ruptures de droits qui abiment notre république, et les scandaleuses inégalités qui grèvent notre avenir.

    Je veux dire ce matin devant vous, qu’il n’y a qu’une seule France, qu’elle soit rurale ou urbaine, et que chacun doit pouvoir y jouir des mêmes droits. Il n’est pas de territoire qui doive souffrir de handicaps insurmontables. La France se réinvente chaque jour. C’est à chacun d’entre nous qu’il revient de faire que son visage demeure celui de l’égalité.

    Je mesure donc à cet instant l’importance de la tache qui m’est confiée. A mes yeux, l’égalité est bien la pierre de touche de l’édifice républicain, et c’est une noble mission que de la faire vivre dans nos territoires. L’égalité n’est pas simplement une boussole elle est également le chemin à suivre et le véhicule à emprunter pour redresser la situation de notre pays et améliorer la condition de nombre de ses habitants.

    En particulier, l’immense pénurie de logements, la dégradation du bâti, l’endettement de long terme pour acheter un logement, le poids écrasant des loyers dans le budget des ménages, représentent une angoisse majeure pour des millions de nos concitoyens .

    C’est pourquoi l’engagement d’encadrement des loyers formulé pendant la campagne par le président de la République est particulièrement important.

    Les défis de la civilisation urbaine et du monde rural sont considérables :

    La ségrégation spatiale, l’assignation des uns à résidence, le sentiment des autres d’être relégués, la désertification des campagnes, l’expulsion des classes populaires et désormais des classes moyennes des centres villes, la tentation de sécession contribuent à casser le lien social et par conséquent le lien démocratique.

    Comment ne pas déplorer qu’on ait laissé s’accumuler des situations d’extrême misère qui se traduisent par une explosion des personnes qui se trouvent à la rue et une importante dégradation des capacités d’ hébergement d’urgence. Répondre à cette urgence est un impératif moral : un toit, c’est un droit.

    Il nous faudra à la fois répondre au temps court et impérieux de l’urgence et ancrer notre action dans le temps long, parce que c’est celui des territoires, qui ne s’inscrivent pas uniquement dans une géographie mais aussi dans une histoire. C’est de cette manière que nous inventerons la ville durable. C’est dans cet esprit, que j’aborde les enjeux du Grand Paris, dont l’animation m’incombe désormais et dont j’entends bien qu’il soit relancé en harmonie avec les principes du développement et de la ville durables.

    Si vous me permettez un mot plus personnel, sur la manière dont j’aborde ma fonction, je veux dire que je ne suis pas une ministre écologiste. Je suis une femme écologiste devenue ministre de la République pour agir pour le plus grand nombre, en essayant de mettre ses convictions, et son expérience propre, au service d’une certaine idée du bien commun.

    Ma conviction est que ce qui vaut pour le vivant, la diversité, l’équilibre, vaut également pour les territoires.

    La mixité des groupes sociaux, des générations, des activités et de l’habitat, des différentes catégories de commerces, la mise en autonomie et en solidarité des populations, sont des principes essentiels de la politique que nous voulons initier.

    Sur la base des orientations définies avec le premier Ministre, nous construirons notre feuille de route, en sachant que nous aurons à prendre des décisions des les semaines à venir et à nous engager aussi dans la préparation du PLF pour l’année 2013.
    L’égalité territoriale est au cœur du changement porté par François Hollande.

    Elle concerne le logement, grandes opérations de rénovation urbaine, aménagement du territoire, zonages divers et variés, politiques de la ville.. Cette relance et cette évaluation se feront en lien étroit avec les utilisateurs de ces dispositifs, et en premier lieu avec les élus locaux.

    Mais comment agir pour l’égalité des territoires, sans parler emploi, formation, services publics, services aux personnes, santé, éducation, transports, commerces , offre culturelle, sports, fracture numérique, tranquillité publique, et ceci dans l’hexagone comme les outre-mers? Le travail que nous ferons en faveur de l’égalité territoriale est, j’en ai la certitude une composante majeure de la transition écologique dont parlait le Président de la République dans son discours d’investiture.

    Je considère donc qu’il sera de mon devoir de mobiliser tout le gouvernement autour des objectifs que nous fixerons avec le premier Ministre dans les semaines à venir.

    Rien ne sera possible sans mobiliser la société. Il est bon et absolument indispensable de s’occuper du bâti, du cadre de vie, mais la principale richesse de nos territoires est constituée par leurs habitants. C’est une ressource indispensable. Se priver de l’énergie renouvelable de la citoyenneté serait une impasse politique. Nous savons tous combien l’initiative peut se heurter à la lourdeur des procédures.

    « Ce qui se fait pour nous sans nous ce fait contre nous » disait Nelson Mandela.
    Avec modestie je le paraphrase pour dire que ce qui se fait pour les habitants sans les habitants se fait le plus souvent contre eux. J’aurais donc à cœur de libérer les énergies et d’exploiter le beau gisement de la citoyenneté.

    Mesdames, messieurs,

    J’aborde cette responsabilité nouvelle avec enthousiasme et humilité. Je voudrais dire, et ce n’est pas une figure de style, l’estime qui est la mienne pour tous les fonctionnaires des administrations que nous allons piloter. Ils ont choisi de servir l’intérêt général et leur pays en y mettant toute leur conviction. Qu’ils sachent que leur compétence m’est précieuse, et que leur engagement m’engage en retour. L’expérience accumulée doit servir. Sachez donc que tout ce qui a été fait de positif sera poursuivi .

    Voilà mesdames messieurs l’esprit qui m’anime à cette heure .

    Nous travaillerons en étroite liaison et en parfaite harmonie avec Mr Lamy dont l’expérience sera absolument précieuse.

    Je prendrai contact avec les cadres et les personnels des directions et services le plus rapidement possible.

    Merci a vous, bon travail à chacun et à bientôt !

    Je vous remercie

     

    Cécile Duflot

    Ministre de l’Égalité des territoires et du logement

  • Inauguration de la Ressourcerie « La Petite Rockette »

    Inauguration de la Ressourcerie « La Petite Rockette »

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le 11 mai avait lieu l’inauguration de la Ressourcerie du 11e arrondissement au 62 rue Oberkampf (M° Parmentier). Cette Ressourcerie est un centre de récupération, de valorisation, de revente et d’éducation à l’environnement dans l’arrondissement. Elle est gérée par La Petite Rockette, une association locale du 11ème arrondissement, soutenue depuis longtemps par EELV, anciennement installée dans un Squat rue St Maur.

     

    Exceptionnellement, l'Atelier était ouvert au public

     

    Pour l’occasion, nos élus locaux étaient bien sûr présents afin de soutenir ce lieu et cette association écolos : Corine Faugeron (adjointe au maire du 4e arrondissement et candidate aux législatives dans la 7e circonscription de Paris) était là avec Khédidja Bourcart (adjointe au maire du 11e arrondissement, chargée de l’Economie sociale et solidaire) et Claire Monod (conseillère régionale d’Île-de-France).

     

    Corine Faugeron, Khédidja Bourcart et Claire Monod discutent avec Delphine Terlizzi, la directrice de La Ressourcerie

     

    La Ressourcerie du 11e arrondissement est dotée d’une boutique solidaire où sont revendus des objets réemployés, recyclés ou crées assure une part de ressources propres et offre des biens revalorisés à faible prix aux personnes qui en ont besoin. Le magasin participe à la vie de quartier en offrant une nouvelle voie de consommation de proximité de biens courants. L’association propose à la fois des produits de seconde main, des produits détournés et des produits conçus à partir de matériaux de récupération.
    L’association propose à des artistes de travailler sur des thèmes précis (luminaires, objets décoratifs…) à partir de matière recyclable et expose leurs travaux dans un espace dédié : « l’espace d’exposition ».

    Il est aussi possible de louer des salles pour des évènements, des activités pédagogiques ou festives. Elle est aussi dotée d’une galerie et d’un atelier partagé.

    Pour plus d’informations, n’hésitez pas à visiter le site web de La Petite Rockette : www.lapetiterockette.org

  • Notre soirée Alimentation et Santé du 16 avril

    Notre soirée Alimentation et Santé du 16 avril

    Lundi 16 avril 2012, les écologistes des 11e et 20e arrondissement organisaient une réunion publique sur le thème de la santé et de l’alimentation à la Locandiera. Jean-Marc Pasquet (notre élu régional issu du 11e) animait cette réunion à laquelle participaient Cécile Duflot (notre candidate aux législatives dans la 6e circonscription), David Belliard (responsable santé de la campagne d’Eva Joly, suppléant d’Agnès Michel pour les législatives dans le 17e arrondissement) et Célia Blauel (chargée de communication prévention et éducation à la santé, élue du 14e arrondissement de Paris, candidate aux législatives dans le 14e arrondissement).

     

    Notre objectif était de montrer que l’alimentation et la santé étaient deux sujets intimement liés. Par ailleurs, Jean-Marc Pasquet a fait en sorte d’articuler les problématiques locales (centre de santé du 11e, circuits courts, bio dans les cantines) et nationales (publicité, pesticides, couverture du territoire par la médecine générale) démontrant ainsi qu’il est autant nécessaire d’appliquer des solutions locales à ce désordre global, que de peser au niveau national pour réformer notre système de santé et nos réseaux de distribution.

    Bien sûr l’objectif était aussi de défendre la candidature d’Eva Joly à la présidentielle et notre programme pour 2012 (qui vaut autant pour la présidentielle que pour les législatives).

    Mal-bouffe, utilisation intensive de pesticides et de perturbateurs endocriniens, pollution de l’air dans les grandes villes, pollution électromagnétique, stress et souffrance psychique : les facteurs environnementaux qui pèsent au quotidien sur notre santé sont en effet de plus en plus lourds.

     

     

    Seul un changement profond dans notre manière d’aborder ces questions permettra d’apporter les solutions adéquates pour enrayer l’explosion des maladies de civilisation. Les intervenants l’ont souligné au cours des échanges avec la soixantaine de participants: la logique de prévention doit primer, c’est d’ailleurs le sens de la proposition écologiste de consacrer 1% du budget de la santé à la politique de prévention et un Institut national de recherche en santé environnementale sera créée.

     

    Interventions de Célia Blauel et de Cécile Duflot lors de cette réunion :

     

    http://www.facebook.com/v/10150744119938812

     

    Une photo prise par Jean-Marc Pasquet sur le vif : http://instagr.am/p/JfYlj4PAzX/

     

    Téléchargez :

    Le tract de notre réunion publique du 16 Avril

    Notre programme « Vivre mieux »

     

  • Corine Faugeron : Notre candidate aux législatives dans la 7e circonscription

    Corine Faugeron : Notre candidate aux législatives dans la 7e circonscription

    Notre candidate dans la 7e circonscription sera Corine Faugeron. Voici comment elle se présente :

    Née à Paris, habitante du 5e, en mai 1972, j’ai 14 ans et je participe à la première manifestation à vélo à l’appel des Amis de la terre avec pour slogan  « bagnoles ras le bol ». Deux ans plus tard je découvre l’écologie et l’écologie politique avec la campagne de René Dumont. Après des études d’histoire, d’archéologie et d’histoire de l’art à la Sorbonne et munie d’un diplôme de conservation et d’aménagement du patrimoine et de l’environnement, je suis engagée en 1981 au Musée des Arts et Traditions Populaires pour être l’éditrice de la collection Architecture rurale française. Cette même année, je m’installe dans le 4e. Cet arrondissement, je l’aime, j’y ai fait mes premières découvertes professionnelles (stage au service d’architecture de la ville pour l’inventaire du domaine privé, et aide à la préparation d’une exposition sur l’île Saint-Louis au Musée Carnavalet), mes quatre enfants y ont fait leurs premiers pas et leur scolarité. En 1989, je rejoins la Société Gaumont pour y créer le Musée dont je suis toujours la conservatrice. En 1999 je m’investis en politique évidemment chez Les Verts puisque depuis la campagne de René Dumont je participe à tous leurs combats pour la préservation de la planète et de notre santé : amiante, nucléaire, eau, solidarité Nord Sud, égalité Femme/Homme, vélo… Élue depuis 2001, Secrétaire des Verts Paris de 2004 à 2006, Suppléante aux législatives, en 2007, réélue dans le 4e en 2008 je suis aujourd’hui adjointe à la maire chargée de l’égalité femme/homme et chargée de l’économie solidaire et candidate aux législatives pour Europe Ecologie Les Verts sur la 7e circonscription qui regroupe le 4e arrondissement et une partie des 11e et 12e arrondissement.

     

    Son suppléant sera Boniface N’Cho, dont nous vous présentons la profession de foi :

    Jeune entrepreneur de 25 ans, je fais le choix aujourd’hui de présenter ma candidature aux élections législatives dans la 7e circonscription de Paris, afin de donner un nouveau dynamisme à mon engagement politique. Passionné du terrain, j’ai longtemps pensé que la sphère politique était réservée aux initiés. C’est dans cette logique que j’ai mis en place mes premières actions locales. En effet, j’ai été à l’origine du concept Jeunes talents sur libre scène en 2006. Une expérience dans le domaine culturel qui m’a permis de rencontrer une diversité d’acteurs et de mettre en place des collaborations fécondes entre commerçants et artistes. Néanmoins, je me suis vite rendu compte que cette action de terrain n’était pas suffisante et qu’elle devait être accompagnée d’une collaboration institutionnelle. C’est ainsi, que j’ai ensuite œuvré au sein de l’association Paris Par Rues Méconnues, association qui organise des balades urbaines dans les quartiers populaires. Conseiller en développement local, mon rôle était d’identifier les besoins des acteurs locaux. Cette relation privilégiée auprès des « activistes urbains » m’a révélée les principales problématiques du « vivre ensemble ». Trait d’union entre institutions, populations et acteurs, j’ai su mettre mes compétences de mise en réseau au service du développement du territoire. Aujourd’hui, je consacre une partie de mon temps au réseau francilien d’éducation à l’environnement urbain : Vivacités Île-de-France. Administrateur, cette fonction me permet non seulement d’avoir une bonne vision des projets innovants mais aussi d’avoir un contact permanent avec les acteurs du secteur. Parallèlement à ces activités, j’ai participé aux élections municipales de 2008 sur la liste des Verts Paris 4, une expérience unique qui a marqué le début de mon engagement politique. Aujourd’hui, j’aimerais mobiliser mes expériences, mes qualités et mon réseau au service de mon action politique.

  • Cécile Duflot : Notre candidate aux législatives dans la 6e circonscription

    Cécile Duflot : Notre candidate aux législatives dans la 6e circonscription

    Secrétaire Nationale des Verts puis d’Europe Ecologie Les Verts depuis 2006, Cécile Duflot est la Présidente du groupe des 50 élu-es écologistes du Conseil régional d’Ile-de-France.

    Née à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) en 1975, Cécile Duflot a 4 enfants. Elle fait des études de géographie, avant d’être diplômée de l’ESSEC et devenir urbaniste. Militante active depuis sa jeunesse, Cécile Duflot a commencé à s’impliquer au sein de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne). Elle a fondé son engagement politique tant sur la protection de la biodiversité (Ligue pour la Protection des Oiseaux) que sur l’accompagnement des personnes incarcérées au sein du Genepi.

    La conscience des urgences sociales et environnementales et la conviction profonde qu’une volonté politique forte peut changer les choses ont toujours été les deux piliers de son engagement associatif puis politique. Aux élections législatives de juin 2012, Cécile Duflot sera candidate dans la 6ème circonscription de Paris, à cheval sur les 11ème et 20ème arrondissements de la capitale. Soutenue par le Parti socialiste, elle y sera la candidate du rassemblement de la gauche et des écologistes.

  • Pour une agriculture urbaine

    Pour une agriculture urbaine

    Jean-Marc Pasquet (conseiller régional et militant du 11e arrondissement) signe avec Michel Audouy (architecte paysagiste) une tribune sur le site du quotidien “Les Echos”.

     

    60 000 hectares de terres arables disparaissent chaque année en France. Quelles alternatives ?

    Plusieurs organismes publics ou parapublics s’en sont émus auprès de l’État. À l’aube des années 2000, la SAFER dénonce le phénomène, et en 2004, dans un “Livre blanc”, elle associe la question du développement économique de l’agriculture à la qualité des paysages.
    La prise de conscience est désormais acquise, mais elle ne fait pas une politique publique. Certes, la protection des terres agricoles se traduit progressivement dans la gestion du foncier. Mais quelle valeur peut avoir un champ, même de la meilleure terre, face à la spéculation foncière ? Dans un projet porté aujourd’hui par le Groupe Auchan, sur les dernières grandes surfaces agricoles franciliennes du Triangle de Gonesse, peut-elle faire encore le poids ?
    Partout en Europe, des communautés urbaines ou des régions n’ont pas attendu “l’impossible” loi qui protègerait la terre agricole au même titre qu’un morceau de patrimoine. Dans les périphéries de Berlin, Milan, ou Barcelone, plusieurs centaines d’hectares sont intégrés à de grands parcs où cohabitent plusieurs formes d’agricultures, des zones de loisirs et des parcours de promenades.
    À Lille autour du canal de la Deûle, la communauté urbaine a initié, il y a une vingtaine d’années, un parc d’un nouveau genre, associant propriétaires publics et privés, espaces agricoles, espaces naturels et lieux de loisirs. Sur près de 2000 hectares, l’agriculture est préservée et participe au maintien de grands espaces de promenade au cœur du tissu périurbain. Agriculteurs, gestionnaires des espaces publics et naturalistes, travaillent en bonne intelligence.
    Au cœur des villes, l’agriculture est pourtant trop souvent reléguée à un enjeu symbolique. Elle est au mieux une source d’inspiration et de renouvellement des figures paysagères dans des parcs et jardins publics, déclinés parfois avec réussite.
    L’enjeu du métissage entre l’agriculture et la ville relève d’une importance stratégique. Il ne porte pas seulement en lui un parti pris esthétique ou le défi de la rupture avec une agriculture productiviste mortifère pour notre santé. Il ouvre une opportunité : celle de la refonte de projets de territoires dans leurs dimensions les plus intimes.

    Les projets de fermes pédagogiques se multiplient.

    Une forme de microagriculture” liée à la pratique du jardinage et au besoin de recréer des liens sociaux (jardins familiaux, jardins partagés…) réinvente les anciens jardins familiaux. Dans ces lieux, on se retrouve autour d’activités de jardinage, on partage le plaisir de croquer quelques radis, de goûter des fraises.
    Si ces jardins peuvent constituer, au temps de la grande crise, un complément à l’économie ménagère – comme ils l’étaient à leur création au XIXe siècle -, les microparcelles des écoles ou des jardins partagés ont avant tout un rôle pédagogique. L’agriculture “réelle” en a probablement besoin. Dans les grandes villes, la dernière mode est à la production de miel, sur les toits des grandes institutions, des entreprises, on installe des ruches dont la production est de meilleure qualité.
    D’aucuns dénigrent ces nouvelles formes agricoles justes bonnes à faire pousser un peu de convivialité pour citadins désœuvrés. On serait là sur un terrain marginal et il semble difficile d’imaginer une régression de la ville au profit de l’agriculture. C’est pourtant arrivé à Détroit. Touchée de plein fouet par la ruine de l’industrie automobile, cette ville américaine a perdu une grande partie de ses habitants. La population restante, souvent très pauvre, a investi des parcelles anciennement loties, pour développer des cultures vivrières et une nouvelle urbanité.
    En France, les métropoles de Nantes et de Rennes se préoccupent de la protection de leurs terres agricoles. À l’initiative de designers locaux, le collectif des “Ekovores” imagine une agglomération résiliente, où “producteurs et mangeurs” vivraient en symbiose, les citoyens des villes consommant des légumes bios de maraîchers de la toute proche périphérie, en limitant les intrants et les hydrocarbures.
    À l’heure des circuits courts, l’agriculture doit être appréhendée plus fondamentalement comme un système qui porte sa résilience et celle de la ville. C’est un enjeu transversal, de gouvernance environnementale, sur la gestion de l’eau, la biodiversité, mais également sur les champs de l’emploi et éducatifs. Produire pour et dans la ville appelle en effet des changements techniques, l’organisation de nouveaux modes de distribution, et de nouvelles formes agraires : des circuits courts comme la cueillette à la ferme et la vente directe (les fermes de Gally, près de Versailles…), des contrats de production (les Associations pour le Maintien d’une agriculture paysanne), des contrats d’entretien novateurs (le pâturage des moutons dans un parc public…).
    Longtemps, les limites entre ville et campagne ont été franches, mais la situation s’est par la force des choses estompée. Cela n’a pas été le fruit de décisions politiques, au contraire. Dans le rapport de mars 2010 commandé par l’Établissement Public de la “Plaine de France”, la très sérieuse Direction de l’Équipement du Val-d’Oise plaide en lieu et place d’un énième projet d’hyper marché de 80 hectares porté par la famille Auchan pour une imbrication entre ville et campagne féconde en termes de développement local. En traitant les franges de contact avec la population, citant des exemples réussis de pays nordiques, elle plaide pour que ces surfaces soient aménagées.
    Cette nouvelle agriculture doit être pensée et spatialisée dans un projet urbain, économique et paysager, avec l’aide d’outils réglementaires, constitutifs “d’aménités urbaines” comme l’écrivait le chercheur Pierre Donadieu, dés 1988.

    Hélas, trop d’élus cèdent à la paresse intellectuelle et aux promesses des marchands du temple qui aménagent et façonnent les grands projets de la cité à la place des schémas de cohérence territoriale (SCOT) et autres plans locaux d’urbanisme (PLU). Ce faisant, ils relèguent la semaine l’agriculture au rang d’une industrie bénéfique pour notre balance commerciale. Au pire, Lles week-ends d’élections, ils “caressent le cul des vaches” et une certaine idée passéiste d’une France mythifiée.

    Dans les couloirs du salon de l’agriculture, se souviendront-ils que la préservation des terres agricoles est une nécessité vitale pour se nourrir ? On l’oublie souvent, mais dans l’exemple de Gonesse, les terres agricoles menacées dans le secteur représentent à l’horizon 2025 l’équivalent de la consommation de 500 000 personnes en pain pendant une année.

    Les agricultures urbaines sont un enjeu pour les villes et les campagnes de demain, car elles impliquent les citoyens dans une connaissance et un rapport respectueux du substrat et pour maintenir aussi, dans des métropoles très denses, la présence du ciel, de grands horizons, des lieux où se promener.

     

    Le blog de Jean-Marc Pasquet :

    http://jeanmarcpasquet.org/

  • Réunion publique le 16 Avril : Alimentation et Santé

    Dans le cadre de la campagne présidentielle, les écologistes des 11e et 20e arrondissements vous invitent discuter des solutions écologiques pour les problématiques d’alimentation et de santé, avec

    CÉCILE DUFLOT, secrétaire nationale d’EELV, candidate aux élections législatives dans la 6e circonscription de Paris
    DAVID BELLIARD, responsable santé de la campagne d’Eva Joly
    CELIA BLAUEL, chargée de communication prévention et éducation à la santé, candidate aux élections législatives dans la 11e circonscription de Paris, élue dans le 14e arr. de Paris

    Réunion animée par JEAN-MARC PASQUET, conseiller régional d’Île-de-France, vice-président de la commission des finances

    Renseignements et contact : paris11@eelv.fr

     

     

    Pour télécharger le programme, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

    Réunion publique 16 Avril Alimentation et Santé

     

    Le 9 avril, Eva Joly a parlé de Santé sur Europe 1 :

    par Europe1fr