Catégorie : Elections

  • Vidéosurveillance à Paris : les voyeurs gênés d’être vus

    Quand le Maire du 11e arrondissement, Patrick Bloche, se soucie de sa liberté à l’image et de celle de ses concitoyens, alors qu’en même temps il met en place un grand projet de vidéosurveillance dans le 11e arrondissement.

    Une vidéo datant de 2009, mais toujours d’actualité !
    Quelques rapports en anglais sur l’inutilité de la vidéosurveillance :
    http://www.homeoffice.gov.uk/rds/pdfs05hors292.pdf
    http://www.scotcrim.u-net.com/news1.htm
    http://www.surveillance-and-society.org/cctv.htm
    Etat des lieux dans le 11ème
    http://www.verts-paris11.org/spip.php?article161
    Un rapport du sénat qui a repris quelques idées de la LDH :
    http://www.entreprise-transparence.com/transparence-actualites/senat-11-recommandations-pour-encadrer-la-videosurveillance/

    Sur le rapport de 2005 et Levallois :
    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1859

    Et le site indiqué par Maryse Artiguelong :
    http://www.iau-idf.fr/nos-etudes/themes/sous-themes/sous-theme/videosurveillance.htmlqui
    comprend des rapports très intéressants.

    L’image de l’aperçu est une illustration de Pierre Gohier.

  • Urbanisme à Paris : la démocratie bâillonnée (Tribune dans le Figaro)

    Deux élus parisiens, deux responsables associatifs et un philosophe dénoncent collectivement le manque de concertation à Paris dans plusieurs grands projets d’urbanisme récents.

    À Paris, Roland-Garros traverse une crise profonde. Le projet d’étendre l’emprise du tournoi en saccageant le jardin des serres d’Auteuil suscite l’indignation des associations de défense du patrimoine et de l’environnement. L’extension souhaitée par la Fédération française de tennis et la Ville de Paris subit simultanément une inflation financière, des reports de calendrier en cascade et une grande fragilité juridique depuis l’annulation par le Tribunal de Paris de la convention liant la ville et la fédération. Dans ce fiasco en devenir, tous les acteurs se rejettent la responsabilité des premiers échecs.

    Comment expliquer une telle exacerbation du conflit ? Par la détérioration du dialogue. Depuis l’annonce des travaux, les associations ont contesté le choix de la Ville de Paris. Elles ont immédiatement proposé un déplacement hors de la capitale ou la réalisation locale d’un contre-projet, désormais chiffré à quelques 53 millions d’euros, consistant à couvrir une partie de l’autoroute A13, comme cela avait été envisagé lors de la candidature de Paris aux JO 2012.

    La Ville n’a jamais accepté d’étudier cette hypothèse, préférant déclencher une guerre juridique dont elle a perdu la première bataille. Si le contre-projet des associations avait été examiné avec sérieux et respect dès le départ, le dialogue aurait été maintenu et le recours aux tribunaux probablement évité.

    Ce refus de dialoguer, la Ville l’a réitéré depuis une décennie dans plusieurs chantiers emblématiques, telle le projet de la tour Triangle (15e arrondissement) ou la reconstruction des Halles en plein cœur de la capitale.

    Chacun apprécie avec sa subjectivité les composantes d’un projet urbain : par exemple, une canopée de 216 millions d’euros est-elle nécessaire pour recouvrir le nouveau ventre de Paris ? En revanche, seule la municipalité décide de la place qu’elle accorde aux habitants dans la conception future de leur propre territoire. Avec la Petite Ceinture, ancienne voie ferroviaire dont Réseau Ferré de France devrait prochainement céder l’usage aux Parisien(ne)s, la Ville avait cette année une opportunité extraordinaire (une cinquantaine d’hectares en plein Paris !) d’associer les habitant€s aux choix à effectuer : davantage de nature ? de transports en commun ? d’usages diversifiés ? des logements écologiques ? d’autres pratiques ? Le chantier était d’une incroyable richesse.

    Las, l’organisation d’une conférence de consensus a été refusée par la Ville, malgré un vote favorable du Conseil de Paris et un budget dédié de 80 000 euros. Maigre contrepartie : une concertation expresse a conforté en moins de deux mois les travaux de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Ni la Région, ni le Syndicat des transports d’Ile-de-France, ni les communes riveraines directement impactées n’ont été invitées aux conclusions de ces travaux.

    A Paris comme dans d’autres villes françaises, la démocratie participative ressemble ainsi à une coquille vide : un simple slogan électoral qui ne trompe aucun électeur. La capitale d’une grande démocratie se doit pourtant d’associer sereinement ses habitants aux décisions locales, avec patience et pédagogie, assurant ainsi sa dimension de Cité. Cela exige du temps. Cela réclame la reconnaissance du désaccord. Mais à terme, cela ne peut que renforcer la cohésion d’une population réactive et engagée.

    Depuis une vingtaine d’années, les responsables politiques disposent d’un outil remarquable : la Charte de la concertation proposée en 1996 par le Ministère de l’Aménagement, du Territoire et de l’Environnement. Cette charte propose une boîte à outils simples et efficaces pour organiser localement une concertation large, transparente, indépendante, attractive et féconde. Son but est simple : convaincre que la concertation n’est pas qu’une nécessité procédurale, mais bien le meilleur moyen pour améliorer la qualité des projets d’urbanisme, en enrichissant le point de vue des pouvoirs publics et des maîtres d’ouvrage. Hélas, presque vingt ans plus tard, la charte sommeille toujours dans les placards des administrations locales.

    Demain va se construire le Grand Paris, une métropole composite qui devra relever les défis climatiques et énergétiques du 21e siècle mais aussi inventer des territorialités inédites pour l’action politique. Les futurs projets d’urbanisme franciliens seront à la fois sobres en énergie, économes en deniers publics, adaptés aux attentes des habitant/es et démocratiques dans leur mise en oeuvre. Des objectifs aussi ambitieux ne pourront être tenus qu’en associant effectivement et efficacement les Parisien(ne)s et leurs voisin(e)s.

  • La convention économie | EELV-Paris

    La convention économie du 12 décembre 2012 à été organisée par Frédéric Benhaïm à la mairie de Paris 2e, avec la participation de Jacques Boutault, Denis Baupin, Lahouari Boubekeur, Rory Clarke, Florence Fréry, Fabienne Giboudeaux, Didier Goubert, Florence Guéry, Antoinette Guhl, Evelyne Honoré, Hervé Morel, Jean Michel Pasquet, Michèle Priser, Pierre Veltz et Dominique Voynet.

    Elle fut l’occasion d’un moment de débats sur la situation et le devenir économique de Paris et de sa région permettant le partage d’expérience, d’idées, de constats, ainsi que la formulation de propositions d’actions à porter par EELV.

    Des débats préalables dans les arrondissements avaient préparé ce riche moment. Merci à tous les intervenants et participants !

    En voici le compte rendu détaillé (fichier PDF de 18 pages).

     

    La convention économie | EELV-Paris.

  • Intervention du groupe local EELV Paris XIe au compte rendu de mandat 2012 de Patrick Bloche, député-maire du XIe arrondissement

    Intervention lors de la séance de question du compte-rendu de mandat de Patrick Bloche, lundi 25 février

    Bonsoir Monsieur le Député-Maire ,

    Je suis Joëlle Morel, habitante du quartier Oberkampf. Mais ce soir, c’est au nom de Europe Ecologie les verts 11ème que je prends la parole.

    Nous sommes très préoccupés par la façon dont est géré le projet de réaménagement du terrain de sport 53 boulevard de Ménilmontant qui suscite des réserves, des critiques et une opposition de nombreux habitants/es du XIe qui estiment à juste titre ne pas avoir été suffisamment consultés. Ils sont inquiets d’une part de la disparition pure et simple d’un jardin partagé, et d’autre part des modalités d’accès au futur terrain de sport. Ce projet prévoit la création en particulier de 80 logements, d’un gymnase, et la création en sous sol d’un centre de valorisation d’apport des encombrants.
    Le calendrier de ce projet est le suivant : autorisation du permis de construire au 2ème trimestre 2015, début des travaux au 2ème trimestre 2016 , pendant 22 mois , livraison des logements et des équipements public 2ème trimestre 2018.

    Nous avons donc le temps pour améliorer ce projet.
    Ce projet doit en effet être une opération exemplaire sur le plan du développement de la bio diversité à Paris, de la sobriété énergétique et sur la concertation avec les habitant/es, conditions indispensables pour garantir sa réussite et son acceptation par les usagers. Un questionnaire fermé que vous avez envoyé aux habitant/es , et auquel 216 personnes seulement ont répondu ne correspond pas du tout à l’idée que nous nous faisons de la concertation et de la démocratie participative .

    Les élu/es EELV parisien ont demandé des améliorations à la délibération au Conseil de Paris des 10 et 11 février dernier. Nous demandions:

    1. qu’un jardin partagé soit aménagé sur les toits du gymnase, comme cela a été fait sur le gymnase de la rue des haies dans le XXe. Je rappelle d’ailleurs que Paris a décidé de créer 15 jardins sur les toits d’ici 2020 ! pourquoi le 11ème n’est-il pas retenu?
    2. la création d’un atelier d’urbanisme avec les riverains, les usagers , les jeunes qui fréquentent régulièrement le terrain de sport, les conseils de quartier, les habitant/es du XIe et du XXe qui sont attachés aussi cette parcelle , les associations, les établissements scolaires et les services de la ville. Les ateliers d’urbanisme, animés par des professionnels indépendants permettent d’affiner les différents scénarios d’aménagement, de débattre, de recueillir les usages et l’expertise des habitant/es et d’aider à la réappropriation des nouveaux espaces. Pourquoi rejeter ainsi la parole et la participation des habitant/es dans le 11ème ?

    Toutes ces demandes ont été rejetées par la majorité PS du Conseil de Paris. La délibération prévoit : une concertation, avec les habitants sans que ses modalités soient précisées. Il ne suffira pas de dire que les futurs usagers ont choisi entre un terrain de tennis ou un terrain de football pour le TEP, pour faire croire à une véritable participation des habitant/es de l’est parisien.
    Le passage d’un terrain de sport ouvert à la construction d’un gymnase fermé est loin de faire l’unanimité parmi les usagers. Nous avons tous en tête les difficultés du gymnase Berlemont, rue de l’ Orillon .Nous ne pouvons pas faire la même erreur 10 ans plus tard !
    Monsieur le Député Maire, les attentes de participation des habitant/es du 11ème aux différents projets urbains sont vives. Certain/es sont d’ailleurs déjà en route concernant par exemple la demande de création de cinq Maisons d’habitant/es dans le 11ème.

    Un nouveau souffle de participation est indispensable pour prendre réellement en compte les attentes et les besoins des habitant/es du 11ème.
    Monsieur le Député Maire, EELV 11ème vous demande de nous présenter dès à présent les modalités concrètes de
    concertation et son calendrier.

     

    Réponse de M. François Vauglin, adjoint à l’urbanisme

    Suite à l’intervention de Joëlle Morel , co-secrétaire du groupe local EELV 11ème, Patrick Bloche a demandé à François Vauglin, adjoint à l’urbanisme de répondre .
    François Vauglin a présenté succinctement l’ensemble du projet de réaménagement de la parcelle sans répondre à la question du jardin sur le toit, ni de la concertation avec les habitant/es.

  • Antennes Relais : la position d’EELV

    Alors qu’une antenne relais est sur le point d’être construite à côté de deux écoles, nous rappelons qu’EELV est mobilisé depuis longtemps sur le sujet des antennes relais. En effet, les ondes électromagnétiques qu’elles émettent représentent un danger pour les populations vivant à proximité.

    L’engagement d’EELV sur le sujet

    Les normes en vigueur en France sont encore bien trop laxistes et les seuils d’exposition largement supérieurs aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Conseil de l’Europe. Par ailleurs, l’implantation de nouvelles antennes est insuffisamment encadrée, alimentant une opacité dont se satisfont les opérateurs.

    Par conséquent, en l’état actuel de la législation, le principe de précaution est bafoué. En pratique, les opérateurs téléphoniques continuent de privilégier l’implantation d’antennes relais très puissantes au détriment d’installations moins puissantes mais mieux réparties. Cette alternative, proposée par EELV, permettrait d’abaisser le seuil d’exposition aux ondes électromagnétique. C’est une solution certes plus coûteuse car elle implique davantage de matériel et de contrats de bail, mais faut-il accepter que notre santé passe après leurs profits ?

    Lors de la campagne présidentielle et législative, EELV s’était prononcé pour une téléphonie mobile compatible avec la santé publique, notre programme prévoyait plusieurs mesures :

    • La limitation du seuil d’exposition à 0,6 volts/m  sans diminuer la qualité des services proposés par les opérateurs.
    • L’obligation pour les opérateurs de consulter les élus municipaux et les riverains avant toute installation d’antenne.
    • La règlementation des loyers perçus par les propriétaires qui louent leur toit aux opérateurs.

    Et pourquoi pas une mise en commun des antennes relais des différents opérateurs ?

     

    L’action d’EELV sur le sujet

    Au parlement

    Élue en juin 2012 à l’Assemblée Nationale, la députée EELV du Val-de-Marne Laurence Abeille a proposé un texte de loi concernant la protection sanitaire des populations aux ondes électro-magnétiques.

    Cette proposition déposée en novembre a vocation à être examinée en séance publique lors de la journée d’initiative réservée au groupe écologiste le 31 janvier 2013.

    La Députée rencontre depuis fin août l’ensemble des acteurs concernés par ce sujet : des élus locaux, des associations comme Robin des toits, PRIARTèM, le CRIIREM, la coordination nationale des collectifs locaux, l’Association Santé Environnement France, les associations d’électro-hypersensibles, les opérateurs de téléphonie. Elle rencontrera début novembre l’Agence nationale des Fréquences. Elle associe également à cette proposition l’ensemble des parlementaires afin qu’une législation plus protectrice puisse être adoptée.

    Après ces nombreuses rencontres, elle déposera cette proposition, fruit d’une large concertation, dont les mesures principales devraient être :

    • Un abaissement du seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques ;
    • Un renforcement des règles locales d’urbanisme sur l’implantation des antennes-relais ;
    • Le lancement d’une campagne de sensibilisation ;
    • La reconnaissance de l’électro-hypersensibilité ;
    • Une réglementation plus stricte du wifi.

     

    A Paris

    Une nouvelle charte de la téléphonie mobile a été votée au Conseil de Paris. Nos élus l’ont votée, même si elle n’est pas suffisante en l’état. Nous espérons qu’elle constitue un socle vers une meilleure réglementation plus ambitieuse au national (pour plus d’informations, lire l’article de Christophe Najdovski, élu parisien EELV)

  • La végétalisation des bâtiments, un souhait des écologistes du 11e

    La végétalisation des bâtiments, un souhait des écologistes du 11e

     

     

    Le Conseil de Paris a voté cette année le Plan Biodiversité. La construction de logements sociaux sur le Terrain d’Éducation Physique de Ménilmontant est l’occasion de s’inscrire dans le cadre de ce plan qui prévoit d’aménager 7 hectares nouveaux de toitures végétalisées dont 15 nouveaux jardins en terrasse.

     

     

     

    Pourquoi la végétalisation ?

    Construire des jardins sur les toits offre de nombreux avantages.

     

    Des avantages économiques directs ou indirects :

    • La mise à profit d’espaces inutilisés comme les toits
    • L’auto-production de fruits et de légumes
    • Soutenir le tissu associatif local
    • Une meilleure isolation du bâtiment réduisant la facture énergétique (chauffage et climatisation)

     

    Des avantages pour l’environnement

    • Réduction de la pollution atmosphérique (épuration de l’air)
    • Utilisation de graines de plantes ancienne et indigènes pour la sauvegarde de la
      biodiversité (en lien avec le jardin des jeunes pouces)
    • Sensibilisation à l’environnement
    • Réutilisation des eaux grises et rétention d’eau en cas d’orage (moins de
      ruissellement et d’inondations)
    • Recyclage rapide de certains déchets organiques par le compostage
    • Le verdissement et l’embellissement urbains

     

    Dans le cas de plantations maraîchères sur le toit :

    • Une agriculture urbaine et de proximité permettant des boucles en « cycle court », diminuant les coûts, les émissions de CO2 et le besoin en énergie et en carbone fossile
    • Une réduction des transports et de l’emballage dû à la commercialisation

     

    Des avantages sociaux

    • Sécurité et qualité alimentaire (biologique, pas de pesticides, pas d’OGM, etc)
    • Accessibilité des aliments et réduction de leurs coûts
    • Loisirs
    • Cohésion et bien-être de la collectivité
    • Formation et éducation au jardinage
    • Un sens d’appartenance à un groupe, à un projet

     

    Des jardins sur les toits à Paris ?

    Le jardin des Vignolles, un exemple concret dans le 20e

    Le jardin sur le toit du gymnase des Vignolles est un exemple concret de jardin partagé et d’insertion réussi.

     

    Et dans le 11e arrondissement ?

    Dans le cadre du projet du 49-53 Ménilmontant, la végétalisation des toits peut-être :

    • Support de biodiversité (ruches, nichoirs, hôtels à insectes, zones humides, corridors etc.)
    • Allant du végétal libre au nourricier (en s’inspirant de la permaculture)
    • Adapté aux personnes en situation de handicap (terrasses liées aux logements, toit collectif etc.)

    L’association des jeunes pousses pourrait être chargée de cette gestion. Elle s’occupe actuellement du jardin partagé situé passage de la Folie Régnault, qui sera détruit par la construction du nouveau gymnase

     

    Le jardin des jeunes pousses, c’est :

    • Un jardin sauvage :

    Avec une vaste prairie où se développent naturellement plus d’une
    cinquantaine d’espèces animales et végétales.

    • Un jardin de culture innovant.

    Où les apprentis jardiniers peuvent apprendre à cultiver des légumes de manière écologique ; découvrir la culture et la transformation des plantes médicinales ; partager des boutures et des semis pour fleurir ses fenêtres.

    • Un jardin de loisirs et de culture

    Le Jardin des Jeunes Pouces, c’est aussi un square original pour les
    enfants qui rentrent de l’école et une galerie d’art à ciel ouvert où des peintres, des graphistes, des sculpteurs vous présenteront leur vision de la nature et de la ville.

     

    Une activité de compostage des déchets des cantines pourraient être faite et liée à des sorties éducatives pour les scolaires.

    Un tel jardin en plein Paris est un immense privilège qui doit être conservé et partagé avec le plus grand nombre. Outre son aspect social primordial, on reconnaît aujourd’hui l’importance de l’accès à la biodiversité pour les populations les plus urbaines. Dans le XIème aussi, le bénéfice d’une biodiversité en bonne santé au coeur des villes est multiple : reconnexion de l’homme et de la nature essentielle pour l’acceptation des initiatives parisiennes comme le Plan biodiversité, mais encore le maintien d’une biodiversité à coût quasi nul.


    Le jardin partagé, en partie en friche, permet le maintien d’une flore urbaine particulière. Certaines espèces se sont particulièrement adaptées aux conditions utltra-urbaines et ne sont plus présentes que dans l’agglomération. Les résultats de VigieFlore rappellent l’importance des friches urbaines qui accueillent plus d’espèces que les grands espaces verts (voir aussi l’ouvrage « Sauvages de ma rue »).


    De même pour les espèces de faune, comme les populations de hérissons urbains en forte baisse, ces espaces vacants sont un préalable à leurs possibilités de recolonisation. Le maintien de zones de broussailles et de murets de pierre permet la conservation de reptiles dont certains sont protégés en Ile-de-France comme le Lézard des murailles. A ce propos, un inventaire faune/flore du site a t-il été réalisé par la Mairie ?
    Que dire des ruchers dont il est constaté qu’ils sont plus productifs en ville. La Mairie du IVè a une petite
    activité de production de miel, il y a là une opportunité pour favoriser cette activité dans notre arrondissement.
    Pour conclure, non seulement le jardin partagé doit être maintenu, mais en plus, il est nécessaire de le conserver et développer des espaces « sauvages » de ce type dans le XIè. Le groupe local attire l’attention de la Mairie sur la possibilité de présence d’espèces « ordinaires » mais pourtant protégées au regard du droit sur le site et qui nécessiteraient des autorisations préfectorales pour dérangement lors des travaux.

     

    Quelques liens pour aller plus loin:

  • Les propositions des écologistes pour le Terrain d’Education Physique de Ménilmontant

    Les propositions des écologistes pour le Terrain d’Education Physique de Ménilmontant

    Le 49-53 boulevard de Ménilmontant, propriété de la Ville de Paris, est actuellement occupé par un Terrain d’Éducation Physique (TEP). La Mairie du XIe prévoit de réaménager cette parcelle en créant environ 80 logements sociaux et un centre de valorisation et d’apport des encombrants en sous-sol et un gymnase.
    Pour plus d’informations sur le projet de la mairie, voir notre article (cliquer ici).

    Le Groupe Local Europe Ecologie les Verts du XIe salue les efforts de la Mairie d’arrondissement en faveur du renouvellement de l’offre d’équipements sportifs, de la construction de logements sociaux et sur la réflexion pour une autre organisation dans la gestion des encombrants.

    En effet, nous reconnaissons que l’état du terrain d’éducation physique aujourd’hui n’est pas idéal. Cependant, nous avons quelques propositions à apporter à ces efforts.

     

    Préserver le lien social

    Les espaces collectifs du projet devront être rendus accessibles à la population :

    • En s’assurant de la desserte du petit square central et des terrains de sport directement par le boulevard de Ménilmontant
    • En construisant un square en pleine terre, espace de verdure et de respiration au sein d’un arrondissement particulièrement dense
    • En veillant côté passage Regnault à respecter les proportions de cette petite rue, en évitant l’effet “monobloc”
    • En évitant l’effet “barre” sur toutes les constructions éventuelles, en jouant sur les matériaux, les hauteurs…
    • En garantissant le maintien du libre accès aux terrains de sport aux heures d’ouverture du square

     

    Le projet de valorisation d’apport des encombrants doit être précisé

    Il ne doit pas être créateur de nuisances pour les riverains. A l’inverse il peut devenir une innovation sociale et environnementale au service des habitant/es (à l’exemple de la Ressourcerie « La Petite Rockette » de la rue Oberkampf dont l’activité de recyclage est très appréciée).

    Il est donc indispensable que la concertation s’engage et se poursuive tout au long du processus du réaménagement de la parcelle.

    Le questionnaire est une première étape. La consultation des riverains et leur participation sont le préalable indispensable pour une bonne appropriation des équipements futurs.

     

    Préserver le jardin partagé

    La disparition d’un jardin partagé en pleine terre à Paris nous alerte

    Dans une ville ultra-dense et polluée, la disparition d’un exceptionnel jardin mi-cultivé mi-sauvage à même la terre sera un nouveau coup porté au cadre de vie des parisiens et à leur bien-être.

    Cette année, la Mairie de Paris a adopté un plan d’actions pour mettre un terme à la disparition de la biodiversité dans notre ville. Or, la Mairie d’arrondissement néglige l’impact de son projet sur la biodiversité et sur la continuité des espaces naturels en ville.

    Les habitants de Paris, et notamment les enfants et les personnes âgées, ont besoin d’espaces naturels pour vivre mieux. Quand la Mairie va t-elle passer de la parole aux actes ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Préserver la biodiversité

    La nature résiste dans l’espace urbain. Certaines espèces animales ou végétales se sont particulièrement bien adaptées aux espaces transformés et occupés par l’homme.

    Oui, la biodiversité reste présente en ville dans nos espaces verts, nos jardins (notamment les moins entretenus), et même nos balcons !

    Au delà de son aspect récréatif, cette nature en ville permet une régulation de l’air, des sols et de l’eau via les végétaux par exemple.

    Mis-à-part l’opportunité foncière, d’autres sites alternatifs ont-ils été étudiés par la Mairie, ou vont-ils l’être ?

     

    Parce que la biodiversité est essentielle à la collectivité, cultivons la!

    Ce projet pourrait être un exemple d’innovations urbanistique et écologique :

    • Les villes sont les lieux où peuvent se mettre en œuvre des réponses concrètes aux enjeux du développement durable. Il faut pouvoir y tester les innovations au service de ses habitants.
    • Ce projet doit être exemplaire sur la végétalisation des façades ou des toits, ce qui contribuera de facto à une meilleure isolation des bâtiments, donc à une plus grande économie d’énergie. Des exemples existent déjà à Paris, généralisons les.
    • Un jardin potager pourrait être créé sur le toit du gymnase (voir le projet de la rue des haies dans le XX°) : espace ouvert à taille humaine pour cultiver l’échange et la solidarité. De plus, des services éducatifs ou d’approvisionnement alimentaire pourront ainsi être rendus à notre collectivité.

     

    Notre tract :

     

     

  • Corine Faugeron remercie les 3242 électeurs et électrices de la 7e circonscription parisienne

    Corine Faugeron remercie les 3242 électeurs et électrices de la 7e circonscription parisienne

     

     

     

    Corine Faugeron remercie les 3242 électeurs et électrices de la 7e circonscription qui ont voté pour elle:

     

    « Je remercie les 3242 électeurs et électrices de la 7e circonscription parisienne qui ont choisi l’écologie politique et qui m’ont fait confiance.

    Le 17 juin, pour construire une majorité de gauche et écologiste je vous appelle à reporter vos voix sur Patrick Bloche, le candidat de la majorité présidentielle, pour moderniser les institutions , pour la solidarité entre les générations , pour plus de justice sociale, pour l’égalité des droits , pour promouvoir l’élaboration d’un nouveau traité européen et pour redynamiser l’économie par la transition écologique. »

    Corine Faugeron, Europe Ecologie Les Verts, maire adjointe du 4e