Catégorie : Débat

  • Le 2ème brunch du réseau coopératif d’EELV 11e

    Le 2ème brunch du réseau coopératif d’EELV 11e

     

    Le samedi 12 mai a eu lieu le deuxième rendez-vous des éco-coopérateurs du 11ème. L’objectif était d’échanger sur l’actualité écologique locale et d’engager des actions concrètes, notamment le projet de Domothèque en partenariat avec la Ressourcerie du 11e. En effet, cette réunion avait à nouveau lieu à La Ressourcerie : La Petite Rockette. L’animation était assurée par Pierre Japhet et Marie-Cécile Ruiz, et nous avons pu compter par les participants la candidate aux législatives dans la 7e circonscription Corine Faugeron.

     

     

    Le brunch a commencé par un débat sur le gaspillage alimentaire, au cours duquel nous avons découvert les initiatives de l’association Re-Food.

     

    Pierre Japhet et Marie-Cécile Ruiz animant le débat

     

    Ensuite, nous avons annoncé le lancement par GreenWatchers et La Ressourcerie de la Domothèque, un service de location d’électroménager et de jeux de société.

    Puis, les 15 participants se sont répartis en trois ateliers pour plancher sur trois projets différents :

    • Redistribution alimentaire
    • Ballades écologiques et solidaires
    • Guerilla gardening.

    A la fin de ces ateliers, trois plans d’action et une farouche volonté d’avancer !

     

    Au premier plan Déborah, animatrice du site des éco-coopérateurs d'Île de France ; au second plan Corine Faugeron candidate aux législatives locale d'EELV

     

    Enfin, merci à tous les partenaires de cette rencontre :

  • Notre soirée Alimentation et Santé du 16 avril

    Notre soirée Alimentation et Santé du 16 avril

    Lundi 16 avril 2012, les écologistes des 11e et 20e arrondissement organisaient une réunion publique sur le thème de la santé et de l’alimentation à la Locandiera. Jean-Marc Pasquet (notre élu régional issu du 11e) animait cette réunion à laquelle participaient Cécile Duflot (notre candidate aux législatives dans la 6e circonscription), David Belliard (responsable santé de la campagne d’Eva Joly, suppléant d’Agnès Michel pour les législatives dans le 17e arrondissement) et Célia Blauel (chargée de communication prévention et éducation à la santé, élue du 14e arrondissement de Paris, candidate aux législatives dans le 14e arrondissement).

     

    Notre objectif était de montrer que l’alimentation et la santé étaient deux sujets intimement liés. Par ailleurs, Jean-Marc Pasquet a fait en sorte d’articuler les problématiques locales (centre de santé du 11e, circuits courts, bio dans les cantines) et nationales (publicité, pesticides, couverture du territoire par la médecine générale) démontrant ainsi qu’il est autant nécessaire d’appliquer des solutions locales à ce désordre global, que de peser au niveau national pour réformer notre système de santé et nos réseaux de distribution.

    Bien sûr l’objectif était aussi de défendre la candidature d’Eva Joly à la présidentielle et notre programme pour 2012 (qui vaut autant pour la présidentielle que pour les législatives).

    Mal-bouffe, utilisation intensive de pesticides et de perturbateurs endocriniens, pollution de l’air dans les grandes villes, pollution électromagnétique, stress et souffrance psychique : les facteurs environnementaux qui pèsent au quotidien sur notre santé sont en effet de plus en plus lourds.

     

     

    Seul un changement profond dans notre manière d’aborder ces questions permettra d’apporter les solutions adéquates pour enrayer l’explosion des maladies de civilisation. Les intervenants l’ont souligné au cours des échanges avec la soixantaine de participants: la logique de prévention doit primer, c’est d’ailleurs le sens de la proposition écologiste de consacrer 1% du budget de la santé à la politique de prévention et un Institut national de recherche en santé environnementale sera créée.

     

    Interventions de Célia Blauel et de Cécile Duflot lors de cette réunion :

     

    http://www.facebook.com/v/10150744119938812

     

    Une photo prise par Jean-Marc Pasquet sur le vif : http://instagr.am/p/JfYlj4PAzX/

     

    Téléchargez :

    Le tract de notre réunion publique du 16 Avril

    Notre programme « Vivre mieux »

     

  • Pour une agriculture urbaine

    Pour une agriculture urbaine

    Jean-Marc Pasquet (conseiller régional et militant du 11e arrondissement) signe avec Michel Audouy (architecte paysagiste) une tribune sur le site du quotidien “Les Echos”.

     

    60 000 hectares de terres arables disparaissent chaque année en France. Quelles alternatives ?

    Plusieurs organismes publics ou parapublics s’en sont émus auprès de l’État. À l’aube des années 2000, la SAFER dénonce le phénomène, et en 2004, dans un “Livre blanc”, elle associe la question du développement économique de l’agriculture à la qualité des paysages.
    La prise de conscience est désormais acquise, mais elle ne fait pas une politique publique. Certes, la protection des terres agricoles se traduit progressivement dans la gestion du foncier. Mais quelle valeur peut avoir un champ, même de la meilleure terre, face à la spéculation foncière ? Dans un projet porté aujourd’hui par le Groupe Auchan, sur les dernières grandes surfaces agricoles franciliennes du Triangle de Gonesse, peut-elle faire encore le poids ?
    Partout en Europe, des communautés urbaines ou des régions n’ont pas attendu “l’impossible” loi qui protègerait la terre agricole au même titre qu’un morceau de patrimoine. Dans les périphéries de Berlin, Milan, ou Barcelone, plusieurs centaines d’hectares sont intégrés à de grands parcs où cohabitent plusieurs formes d’agricultures, des zones de loisirs et des parcours de promenades.
    À Lille autour du canal de la Deûle, la communauté urbaine a initié, il y a une vingtaine d’années, un parc d’un nouveau genre, associant propriétaires publics et privés, espaces agricoles, espaces naturels et lieux de loisirs. Sur près de 2000 hectares, l’agriculture est préservée et participe au maintien de grands espaces de promenade au cœur du tissu périurbain. Agriculteurs, gestionnaires des espaces publics et naturalistes, travaillent en bonne intelligence.
    Au cœur des villes, l’agriculture est pourtant trop souvent reléguée à un enjeu symbolique. Elle est au mieux une source d’inspiration et de renouvellement des figures paysagères dans des parcs et jardins publics, déclinés parfois avec réussite.
    L’enjeu du métissage entre l’agriculture et la ville relève d’une importance stratégique. Il ne porte pas seulement en lui un parti pris esthétique ou le défi de la rupture avec une agriculture productiviste mortifère pour notre santé. Il ouvre une opportunité : celle de la refonte de projets de territoires dans leurs dimensions les plus intimes.

    Les projets de fermes pédagogiques se multiplient.

    Une forme de microagriculture” liée à la pratique du jardinage et au besoin de recréer des liens sociaux (jardins familiaux, jardins partagés…) réinvente les anciens jardins familiaux. Dans ces lieux, on se retrouve autour d’activités de jardinage, on partage le plaisir de croquer quelques radis, de goûter des fraises.
    Si ces jardins peuvent constituer, au temps de la grande crise, un complément à l’économie ménagère – comme ils l’étaient à leur création au XIXe siècle -, les microparcelles des écoles ou des jardins partagés ont avant tout un rôle pédagogique. L’agriculture “réelle” en a probablement besoin. Dans les grandes villes, la dernière mode est à la production de miel, sur les toits des grandes institutions, des entreprises, on installe des ruches dont la production est de meilleure qualité.
    D’aucuns dénigrent ces nouvelles formes agricoles justes bonnes à faire pousser un peu de convivialité pour citadins désœuvrés. On serait là sur un terrain marginal et il semble difficile d’imaginer une régression de la ville au profit de l’agriculture. C’est pourtant arrivé à Détroit. Touchée de plein fouet par la ruine de l’industrie automobile, cette ville américaine a perdu une grande partie de ses habitants. La population restante, souvent très pauvre, a investi des parcelles anciennement loties, pour développer des cultures vivrières et une nouvelle urbanité.
    En France, les métropoles de Nantes et de Rennes se préoccupent de la protection de leurs terres agricoles. À l’initiative de designers locaux, le collectif des “Ekovores” imagine une agglomération résiliente, où “producteurs et mangeurs” vivraient en symbiose, les citoyens des villes consommant des légumes bios de maraîchers de la toute proche périphérie, en limitant les intrants et les hydrocarbures.
    À l’heure des circuits courts, l’agriculture doit être appréhendée plus fondamentalement comme un système qui porte sa résilience et celle de la ville. C’est un enjeu transversal, de gouvernance environnementale, sur la gestion de l’eau, la biodiversité, mais également sur les champs de l’emploi et éducatifs. Produire pour et dans la ville appelle en effet des changements techniques, l’organisation de nouveaux modes de distribution, et de nouvelles formes agraires : des circuits courts comme la cueillette à la ferme et la vente directe (les fermes de Gally, près de Versailles…), des contrats de production (les Associations pour le Maintien d’une agriculture paysanne), des contrats d’entretien novateurs (le pâturage des moutons dans un parc public…).
    Longtemps, les limites entre ville et campagne ont été franches, mais la situation s’est par la force des choses estompée. Cela n’a pas été le fruit de décisions politiques, au contraire. Dans le rapport de mars 2010 commandé par l’Établissement Public de la “Plaine de France”, la très sérieuse Direction de l’Équipement du Val-d’Oise plaide en lieu et place d’un énième projet d’hyper marché de 80 hectares porté par la famille Auchan pour une imbrication entre ville et campagne féconde en termes de développement local. En traitant les franges de contact avec la population, citant des exemples réussis de pays nordiques, elle plaide pour que ces surfaces soient aménagées.
    Cette nouvelle agriculture doit être pensée et spatialisée dans un projet urbain, économique et paysager, avec l’aide d’outils réglementaires, constitutifs “d’aménités urbaines” comme l’écrivait le chercheur Pierre Donadieu, dés 1988.

    Hélas, trop d’élus cèdent à la paresse intellectuelle et aux promesses des marchands du temple qui aménagent et façonnent les grands projets de la cité à la place des schémas de cohérence territoriale (SCOT) et autres plans locaux d’urbanisme (PLU). Ce faisant, ils relèguent la semaine l’agriculture au rang d’une industrie bénéfique pour notre balance commerciale. Au pire, Lles week-ends d’élections, ils “caressent le cul des vaches” et une certaine idée passéiste d’une France mythifiée.

    Dans les couloirs du salon de l’agriculture, se souviendront-ils que la préservation des terres agricoles est une nécessité vitale pour se nourrir ? On l’oublie souvent, mais dans l’exemple de Gonesse, les terres agricoles menacées dans le secteur représentent à l’horizon 2025 l’équivalent de la consommation de 500 000 personnes en pain pendant une année.

    Les agricultures urbaines sont un enjeu pour les villes et les campagnes de demain, car elles impliquent les citoyens dans une connaissance et un rapport respectueux du substrat et pour maintenir aussi, dans des métropoles très denses, la présence du ciel, de grands horizons, des lieux où se promener.

     

    Le blog de Jean-Marc Pasquet :

    http://jeanmarcpasquet.org/