Catégorie : Débat

  • La convention économie | EELV-Paris

    La convention économie du 12 décembre 2012 à été organisée par Frédéric Benhaïm à la mairie de Paris 2e, avec la participation de Jacques Boutault, Denis Baupin, Lahouari Boubekeur, Rory Clarke, Florence Fréry, Fabienne Giboudeaux, Didier Goubert, Florence Guéry, Antoinette Guhl, Evelyne Honoré, Hervé Morel, Jean Michel Pasquet, Michèle Priser, Pierre Veltz et Dominique Voynet.

    Elle fut l’occasion d’un moment de débats sur la situation et le devenir économique de Paris et de sa région permettant le partage d’expérience, d’idées, de constats, ainsi que la formulation de propositions d’actions à porter par EELV.

    Des débats préalables dans les arrondissements avaient préparé ce riche moment. Merci à tous les intervenants et participants !

    En voici le compte rendu détaillé (fichier PDF de 18 pages).

     

    La convention économie | EELV-Paris.

  • De plus en plus de preuves sur la nocivité des ondes électromagnétiques

    De plus en plus de preuves sur la nocivité des ondes électromagnétiques

    Un nouveau rapport du groupe de travail BioInitiative 2012 montre que les preuves des risques pour la santé que font encourir les ondes électromagnétiques et technologies sans fil se sont accrues depuis 2007. Le rapport passe en revue 1800 nouvelles études scientifiques. Les utilisateurs de téléphones portables, les futurs parents, les jeunes enfants et les femmes enceintes sont exposés à un risque particulier.

    « Les études montrent qu’il existe un risque accru avéré de développer un gliome (tumeur cérébrale maligne) » dit Lennart Hardell, Docteur à l’Université d’Örebro, en Suède. « L’épidémiologie montre que les ondes devraient être classées comme cancérigènes pour les humains. Les limites fixées par la FCC/IEE et l’ICNIRP ne sont aucunement adéquates pour protéger la Santé Publique ».
    Une douzaine de nouvelles études lient les radiations du téléphone mobile aux dommages causés au sperme. Un téléphone dans la poche ou à la ceinture nuit à la qualité spermatique, ceci résulte en une malformation des spermatozoïdes, et provoque un abaissement de la fertilité masculine. Les ordinateurs avec connexion Internet en Wi-Fi provoquent une altération de l’ADN des spermatozoïdes.

     

    Il y a de fortes preuves que les ondes augmentent de façon sensible le développement de l’autisme et ses symptômes.  « Même si les recherches sont toujours en cours, Il est urgent d’abaisser les seuils d’exposition aux ondes et aux technologies sans fil que ce soit pour les personnes atteintes d’autisme, les enfants de tous âges, les futurs parents, et durant la grossesse » dit le Dr Martha Herbert.

    Les appareils sans fils tels que téléphones et ordinateurs portables utilisés par les femmes enceintes peuvent altérer le développement cérébral de leurs fœtus. Ceci a été démontré dans deux groupes d’études sur les animaux et les humains, concernant l’hyperactivité, les problèmes d’apprentissage et de comportement.

    D’après le Dr David O. Carpenter, co-éditeur du rapport 2012 : « Nous avons dorénavant beaucoup plus de preuves concernant les risques sanitaires qu’encourent des milliards de personnes à travers le monde ».

    Cette étude couvre les ondes provenant de lignes électriques, des câbles électriques, des appareils électriques manuels, et des technologies sans-fil (téléphones cellulaires et sans fil d’intérieur, antennes relais, compteurs « intelligents », Wi-Fi, ordinateurs sans-fil, routeurs sans-fil, babyphones, et autres appareils électroniques). Les sujets couverts comprennent les dommages causés à l’ADN et aux gènes, les effets sur la mémoire, l’apprentissage, le comportement, l’attention, les problèmes de sommeil, le cancer et les maladies neurologiques telle que la maladie d’Alzheimer. Il est urgent de promulguer de nouveaux standards de sûreté afin de se protéger contre les expositions aux ondes qui sont désormais omniprésentes.

     

    Pour l’association nationale de Robin des Toits, les pouvoirs publics doivent enfin mesurer l’urgence de la situation.

    Une proposition de loi sur l’abaissement de l’exposition aux champs électromagnétiques sera présentée à l’Assemblée Nationale à la fin du mois de Janvier 2013 ; il faut limiter l’exposition du public à 0,6 V/m comme le demande le Conseil de l’Europe par la Résolution 1815 du 27 Mai 2011, préserver la santé des enfants et des femmes enceintes et reconnaître l’électrohypersensibilité.

     

    En attendant, le dossier de l’antenne du 107 avenue Parmentier (entre une école primaire et une école maternelle) devrait être examiné dans le courant du mois de Mars lors d’une concertation renforcée entre la Ville et l’opérateur Free. Des recours ont été déposé contre l’autorisation de début des travaux. Pour plus d’informations, voir le site des parents du 111.

     

    Le rapport BioInitiative 2012 est disponible sous www.bioinitiative.org dès le 7 janvier 2013 (version anglaise)

     

    Merci à Déborah pour cet article, d’abord publié sur le site des éco-coopérateurs.

  • Non au projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes

    Non au projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes

     

     

     

     

    Le collectif NDDL de Paris 10 a rédigé un tract expliquant les raisons de notre engagement contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes.

    Vous pouvez visionner et télécharger le tract en PDF, en cliquant ici.

    L’argumentaire d’EELV : Sortir des vraies-fausses idées sur Notre-Dame-des-Landes

     

     

     

  • Antennes Relais : la position d’EELV

    Alors qu’une antenne relais est sur le point d’être construite à côté de deux écoles, nous rappelons qu’EELV est mobilisé depuis longtemps sur le sujet des antennes relais. En effet, les ondes électromagnétiques qu’elles émettent représentent un danger pour les populations vivant à proximité.

    L’engagement d’EELV sur le sujet

    Les normes en vigueur en France sont encore bien trop laxistes et les seuils d’exposition largement supérieurs aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Conseil de l’Europe. Par ailleurs, l’implantation de nouvelles antennes est insuffisamment encadrée, alimentant une opacité dont se satisfont les opérateurs.

    Par conséquent, en l’état actuel de la législation, le principe de précaution est bafoué. En pratique, les opérateurs téléphoniques continuent de privilégier l’implantation d’antennes relais très puissantes au détriment d’installations moins puissantes mais mieux réparties. Cette alternative, proposée par EELV, permettrait d’abaisser le seuil d’exposition aux ondes électromagnétique. C’est une solution certes plus coûteuse car elle implique davantage de matériel et de contrats de bail, mais faut-il accepter que notre santé passe après leurs profits ?

    Lors de la campagne présidentielle et législative, EELV s’était prononcé pour une téléphonie mobile compatible avec la santé publique, notre programme prévoyait plusieurs mesures :

    • La limitation du seuil d’exposition à 0,6 volts/m  sans diminuer la qualité des services proposés par les opérateurs.
    • L’obligation pour les opérateurs de consulter les élus municipaux et les riverains avant toute installation d’antenne.
    • La règlementation des loyers perçus par les propriétaires qui louent leur toit aux opérateurs.

    Et pourquoi pas une mise en commun des antennes relais des différents opérateurs ?

     

    L’action d’EELV sur le sujet

    Au parlement

    Élue en juin 2012 à l’Assemblée Nationale, la députée EELV du Val-de-Marne Laurence Abeille a proposé un texte de loi concernant la protection sanitaire des populations aux ondes électro-magnétiques.

    Cette proposition déposée en novembre a vocation à être examinée en séance publique lors de la journée d’initiative réservée au groupe écologiste le 31 janvier 2013.

    La Députée rencontre depuis fin août l’ensemble des acteurs concernés par ce sujet : des élus locaux, des associations comme Robin des toits, PRIARTèM, le CRIIREM, la coordination nationale des collectifs locaux, l’Association Santé Environnement France, les associations d’électro-hypersensibles, les opérateurs de téléphonie. Elle rencontrera début novembre l’Agence nationale des Fréquences. Elle associe également à cette proposition l’ensemble des parlementaires afin qu’une législation plus protectrice puisse être adoptée.

    Après ces nombreuses rencontres, elle déposera cette proposition, fruit d’une large concertation, dont les mesures principales devraient être :

    • Un abaissement du seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques ;
    • Un renforcement des règles locales d’urbanisme sur l’implantation des antennes-relais ;
    • Le lancement d’une campagne de sensibilisation ;
    • La reconnaissance de l’électro-hypersensibilité ;
    • Une réglementation plus stricte du wifi.

     

    A Paris

    Une nouvelle charte de la téléphonie mobile a été votée au Conseil de Paris. Nos élus l’ont votée, même si elle n’est pas suffisante en l’état. Nous espérons qu’elle constitue un socle vers une meilleure réglementation plus ambitieuse au national (pour plus d’informations, lire l’article de Christophe Najdovski, élu parisien EELV)

  • Une antenne relais à côté de l’école maternelle et l’école élémentaire Parmentier ?

    Un projet d’antenne relais inquiétant dans le 11e

    Le collectif des parents d’élèves de Parmentier nous a récemment alertés sur un projet d’installation d’une antenne relais de téléphonie mobile de 23 mètres au numéro 107 de l’avenue Parmentier.

    Or, l’école maternelle 111 Parmentier et l’école élémentaire 109 Parmentier sont situées dans l’immeuble mitoyen. Les parents d’élèves des deux écoles ont constitué un collectif afin de se mobiliser contre ce projet (pour plus d’informations, voir leur site).

    Le groupe local d’EELV 11e est aussi préoccupé par ce projet d’installation et suivra de près cette affaire. Nous soutenons l’action du collectif et vous appelons à signer leur pétition : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N32721

    Une réunion d’information concernant cette antenne aura lieu le jeudi 13 décembre à 19h à la mairie du 11e, place Léon Blum. L’opérateur Free sera présent.

     

    Nous rappelons qu’EELV est généralement mobilisée sur le sujet des antennes relais. En effet, les ondes électromagnétiques qu’elles émettent représentent un danger pour les populations vivant à proximité.

    Pour en savoir plus sur l’engagement d’EELV :

     

     

  • Terrain d’Education Physique de Ménilmontant, quel est le projet de la Mairie ?

    Terrain d’Education Physique de Ménilmontant, quel est le projet de la Mairie ?

    La Mairie du XIe arrondissement souhaiterait profiter d’une opportunité foncière au 49, 53 Bd de Ménilmontant pour réaliser un réaménagement complet du Terrain d’Education Physique qui y est situé.

    Ce projet est présenté comme définitif par la Mairie du 11e arrondissement afin d’éviter tout débat, cependant le projet est loin d’être bouclé. D’après nos informations, au meilleur des cas les travaux débuteront après les élections municipales et les premières réunions entre services municipaux commenceront à être programmés l’année prochaine.

     

     

    Description du projet

    Selon nos informations, voici le projet actuellement prévu par la Ville de Paris et la Mairie du 11e.

    Le terrain est propriété de la Ville de Paris, mais sa gestion sera confiée à Paris Habitat par une convention de transfert de maîtrise d’ouvrage pour la réalisation :

    • De logements sociaux (déficitaires dans le XIe : 10, 8% au lieu de l’objectif de 20 %)
    • D’un gymnase (déficitaires sur la Ville de Paris)
    • D’un centre de valorisation et d’apport des encombrants en sous-sol qui sera exploité par la Direction de la Propreté et de l’Eau (ne pas confondre encombrants et déchets)
    • D’un ré-aménagement du Terrain d’Education Physique (handball/ tennis + basket) par la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS). Le terrain sera grandement diminué
    • Un jardin

    Constructibilité :

    • h= 31m
    • réserve pour équipement sportif
    • mise en valeur du végétal
    • ancienne carrière et poches de gypse

    Ce terrain est en fait aux limites de la « constructibilité », en effet la surface de pleine terre réglementaire est pile celle qui est prévue.

     

    Le 11e arrondissement est le district urbain le plus densément peuplé de Paris. Et d’Europe! Nous manquons cruellement d’espaces verts. Voici les espaces verts du 11e arrondissement :

     

    État de la concertation

    Les grandes étapes du projet

    • Finalisation du programme et modalités de financement,
    • Concours d’architecture et choix du projet,
    • Permis de construire (dépôt et autorisation de construire),
    • Transferts des activités sportives existantes,
    • Désignation des entreprises et chantier de construction

    La concertation sur ce projet aurait dû démarrer le plus en amont possible du projet et connaître un processus itératif avec les riverains et les associations. Le questionnaire proposé par la mairie était fermé à tout apport citoyen et ne correspond pas à ce que nous entendons par « concertation ».

    Il faut savoir que ce projet est loin d’être abouti. Il est encore temps pour se mobiliser pour le modifier !

     

    Notre opinion

     

    Sur le projet en lui même

    Il présente un intérêt public réel

    • Le 11e manque de logement social
    • La ville de Paris manque de lieux d’accueil pour les personnes handicapées et d’infrastructures sportive
    • La rénovation du terrain de sport de Ménilmontant nécessaire

    Un projet qui manque d’ambition

    Nous pensons que si ce projet est réalisé, il pourrait être à la pointe du Plan Biodiversité adopté par le Conseil de Paris, notamment par la végétalisation du bâtiment, comme nous le présentions dans un article précédent (cliquer ici).

    Dans l’état actuel, le projet n’est pas satisfaisant afin de préserver le lien social qu’offrent le terrain de sport et le jardin partagé des Jeunes Pousses. Il est donc nécessaire de préserver l’accès libre au Terrain d’Education Physique et de préserver le jardin partagé. Nous avons détaillé nos propositions pour l’aménagement de ce terrain dans un autre article (cliquer ici).

     

    Sur la localisation du projet

    Nous pensons qu’il y a des solutions alternatives de localisations, alors même que le lieu actuel possède des configurations rares dans le 11e

     

    Sur la gestion du projet par la mairie

    • Non présentation de l’avancement réel des études
    • Non présentation de solutions alternative quant au projet lui-même.
    • L’intérêt d’un centre de collecte et/ou de tri des encombrants dans le 11e à démontrer, notamment au regard des nuisances potentielles sur l’environnement et le cadre de vie.

    Si le programme du Maire élu du 11e semble être respecté sur le logement social, il a aussi souhaité faire de son arrondissement un exemple de prise en compte du développement durable.
    Il semble qu’avec ce projet, des fausses bonnes idées rapides ont été prises (collecte d’encombrants) et que sur d’autres aspects il pourrait aller encore plus loin!

     

    Pour une réelle concertation

    Les travaux commenceront dans plusieurs années. Il y a donc du temps pour améliorer l’ aménagement du terrain de sport de Ménilmontant : ses usages ( espaces verts, terrain de sport, gymnase, logements, centre de valorisation d’apport des encombrants), son accessibilité, sa capacité à améliorer le quotidien des riverains

    Pour cela il existe des méthodes efficaces de concertation : atelier d’urbanisme, conférence de consensus. Ces démarches permettent de faire travailler ensemble des habitant/es qui peuvent être tiré/es au sort, des associations, des instances de démocratie locale ( conseils de quartier…) , des experts indépendants et des services techniques de la ville.

    EELV 11e propose de participer à la définition du cahier des charges du processus de concertation afin d’améliorer l’appropriation du projet urbain par les habitant/es. La ville de Paris doit donner les moyens pour mettre en place un processus participatif dans l’intérêt de toutes et tous.

     

    Quelques liens

    Explications de la mairie du 11e sur le projet : http://www.mairie11.paris.fr/mairie11/jsp/site/Portal.jsp?page_id=1324

    Site des opposants au projet : http://sauvonsnotrestade.fr/

    Nos articles sur le sujet :

    Les propositions des écologistes pour le Terrain d’Education Physique de Ménilmontant

    La végétalisation des bâtiments, un souhait des écologistes du 11e

    Notre tract :

  • La végétalisation des bâtiments, un souhait des écologistes du 11e

    La végétalisation des bâtiments, un souhait des écologistes du 11e

     

     

    Le Conseil de Paris a voté cette année le Plan Biodiversité. La construction de logements sociaux sur le Terrain d’Éducation Physique de Ménilmontant est l’occasion de s’inscrire dans le cadre de ce plan qui prévoit d’aménager 7 hectares nouveaux de toitures végétalisées dont 15 nouveaux jardins en terrasse.

     

     

     

    Pourquoi la végétalisation ?

    Construire des jardins sur les toits offre de nombreux avantages.

     

    Des avantages économiques directs ou indirects :

    • La mise à profit d’espaces inutilisés comme les toits
    • L’auto-production de fruits et de légumes
    • Soutenir le tissu associatif local
    • Une meilleure isolation du bâtiment réduisant la facture énergétique (chauffage et climatisation)

     

    Des avantages pour l’environnement

    • Réduction de la pollution atmosphérique (épuration de l’air)
    • Utilisation de graines de plantes ancienne et indigènes pour la sauvegarde de la
      biodiversité (en lien avec le jardin des jeunes pouces)
    • Sensibilisation à l’environnement
    • Réutilisation des eaux grises et rétention d’eau en cas d’orage (moins de
      ruissellement et d’inondations)
    • Recyclage rapide de certains déchets organiques par le compostage
    • Le verdissement et l’embellissement urbains

     

    Dans le cas de plantations maraîchères sur le toit :

    • Une agriculture urbaine et de proximité permettant des boucles en « cycle court », diminuant les coûts, les émissions de CO2 et le besoin en énergie et en carbone fossile
    • Une réduction des transports et de l’emballage dû à la commercialisation

     

    Des avantages sociaux

    • Sécurité et qualité alimentaire (biologique, pas de pesticides, pas d’OGM, etc)
    • Accessibilité des aliments et réduction de leurs coûts
    • Loisirs
    • Cohésion et bien-être de la collectivité
    • Formation et éducation au jardinage
    • Un sens d’appartenance à un groupe, à un projet

     

    Des jardins sur les toits à Paris ?

    Le jardin des Vignolles, un exemple concret dans le 20e

    Le jardin sur le toit du gymnase des Vignolles est un exemple concret de jardin partagé et d’insertion réussi.

     

    Et dans le 11e arrondissement ?

    Dans le cadre du projet du 49-53 Ménilmontant, la végétalisation des toits peut-être :

    • Support de biodiversité (ruches, nichoirs, hôtels à insectes, zones humides, corridors etc.)
    • Allant du végétal libre au nourricier (en s’inspirant de la permaculture)
    • Adapté aux personnes en situation de handicap (terrasses liées aux logements, toit collectif etc.)

    L’association des jeunes pousses pourrait être chargée de cette gestion. Elle s’occupe actuellement du jardin partagé situé passage de la Folie Régnault, qui sera détruit par la construction du nouveau gymnase

     

    Le jardin des jeunes pousses, c’est :

    • Un jardin sauvage :

    Avec une vaste prairie où se développent naturellement plus d’une
    cinquantaine d’espèces animales et végétales.

    • Un jardin de culture innovant.

    Où les apprentis jardiniers peuvent apprendre à cultiver des légumes de manière écologique ; découvrir la culture et la transformation des plantes médicinales ; partager des boutures et des semis pour fleurir ses fenêtres.

    • Un jardin de loisirs et de culture

    Le Jardin des Jeunes Pouces, c’est aussi un square original pour les
    enfants qui rentrent de l’école et une galerie d’art à ciel ouvert où des peintres, des graphistes, des sculpteurs vous présenteront leur vision de la nature et de la ville.

     

    Une activité de compostage des déchets des cantines pourraient être faite et liée à des sorties éducatives pour les scolaires.

    Un tel jardin en plein Paris est un immense privilège qui doit être conservé et partagé avec le plus grand nombre. Outre son aspect social primordial, on reconnaît aujourd’hui l’importance de l’accès à la biodiversité pour les populations les plus urbaines. Dans le XIème aussi, le bénéfice d’une biodiversité en bonne santé au coeur des villes est multiple : reconnexion de l’homme et de la nature essentielle pour l’acceptation des initiatives parisiennes comme le Plan biodiversité, mais encore le maintien d’une biodiversité à coût quasi nul.


    Le jardin partagé, en partie en friche, permet le maintien d’une flore urbaine particulière. Certaines espèces se sont particulièrement adaptées aux conditions utltra-urbaines et ne sont plus présentes que dans l’agglomération. Les résultats de VigieFlore rappellent l’importance des friches urbaines qui accueillent plus d’espèces que les grands espaces verts (voir aussi l’ouvrage « Sauvages de ma rue »).


    De même pour les espèces de faune, comme les populations de hérissons urbains en forte baisse, ces espaces vacants sont un préalable à leurs possibilités de recolonisation. Le maintien de zones de broussailles et de murets de pierre permet la conservation de reptiles dont certains sont protégés en Ile-de-France comme le Lézard des murailles. A ce propos, un inventaire faune/flore du site a t-il été réalisé par la Mairie ?
    Que dire des ruchers dont il est constaté qu’ils sont plus productifs en ville. La Mairie du IVè a une petite
    activité de production de miel, il y a là une opportunité pour favoriser cette activité dans notre arrondissement.
    Pour conclure, non seulement le jardin partagé doit être maintenu, mais en plus, il est nécessaire de le conserver et développer des espaces « sauvages » de ce type dans le XIè. Le groupe local attire l’attention de la Mairie sur la possibilité de présence d’espèces « ordinaires » mais pourtant protégées au regard du droit sur le site et qui nécessiteraient des autorisations préfectorales pour dérangement lors des travaux.

     

    Quelques liens pour aller plus loin:

  • Les propositions des écologistes pour le Terrain d’Education Physique de Ménilmontant

    Les propositions des écologistes pour le Terrain d’Education Physique de Ménilmontant

    Le 49-53 boulevard de Ménilmontant, propriété de la Ville de Paris, est actuellement occupé par un Terrain d’Éducation Physique (TEP). La Mairie du XIe prévoit de réaménager cette parcelle en créant environ 80 logements sociaux et un centre de valorisation et d’apport des encombrants en sous-sol et un gymnase.
    Pour plus d’informations sur le projet de la mairie, voir notre article (cliquer ici).

    Le Groupe Local Europe Ecologie les Verts du XIe salue les efforts de la Mairie d’arrondissement en faveur du renouvellement de l’offre d’équipements sportifs, de la construction de logements sociaux et sur la réflexion pour une autre organisation dans la gestion des encombrants.

    En effet, nous reconnaissons que l’état du terrain d’éducation physique aujourd’hui n’est pas idéal. Cependant, nous avons quelques propositions à apporter à ces efforts.

     

    Préserver le lien social

    Les espaces collectifs du projet devront être rendus accessibles à la population :

    • En s’assurant de la desserte du petit square central et des terrains de sport directement par le boulevard de Ménilmontant
    • En construisant un square en pleine terre, espace de verdure et de respiration au sein d’un arrondissement particulièrement dense
    • En veillant côté passage Regnault à respecter les proportions de cette petite rue, en évitant l’effet “monobloc”
    • En évitant l’effet “barre” sur toutes les constructions éventuelles, en jouant sur les matériaux, les hauteurs…
    • En garantissant le maintien du libre accès aux terrains de sport aux heures d’ouverture du square

     

    Le projet de valorisation d’apport des encombrants doit être précisé

    Il ne doit pas être créateur de nuisances pour les riverains. A l’inverse il peut devenir une innovation sociale et environnementale au service des habitant/es (à l’exemple de la Ressourcerie « La Petite Rockette » de la rue Oberkampf dont l’activité de recyclage est très appréciée).

    Il est donc indispensable que la concertation s’engage et se poursuive tout au long du processus du réaménagement de la parcelle.

    Le questionnaire est une première étape. La consultation des riverains et leur participation sont le préalable indispensable pour une bonne appropriation des équipements futurs.

     

    Préserver le jardin partagé

    La disparition d’un jardin partagé en pleine terre à Paris nous alerte

    Dans une ville ultra-dense et polluée, la disparition d’un exceptionnel jardin mi-cultivé mi-sauvage à même la terre sera un nouveau coup porté au cadre de vie des parisiens et à leur bien-être.

    Cette année, la Mairie de Paris a adopté un plan d’actions pour mettre un terme à la disparition de la biodiversité dans notre ville. Or, la Mairie d’arrondissement néglige l’impact de son projet sur la biodiversité et sur la continuité des espaces naturels en ville.

    Les habitants de Paris, et notamment les enfants et les personnes âgées, ont besoin d’espaces naturels pour vivre mieux. Quand la Mairie va t-elle passer de la parole aux actes ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Préserver la biodiversité

    La nature résiste dans l’espace urbain. Certaines espèces animales ou végétales se sont particulièrement bien adaptées aux espaces transformés et occupés par l’homme.

    Oui, la biodiversité reste présente en ville dans nos espaces verts, nos jardins (notamment les moins entretenus), et même nos balcons !

    Au delà de son aspect récréatif, cette nature en ville permet une régulation de l’air, des sols et de l’eau via les végétaux par exemple.

    Mis-à-part l’opportunité foncière, d’autres sites alternatifs ont-ils été étudiés par la Mairie, ou vont-ils l’être ?

     

    Parce que la biodiversité est essentielle à la collectivité, cultivons la!

    Ce projet pourrait être un exemple d’innovations urbanistique et écologique :

    • Les villes sont les lieux où peuvent se mettre en œuvre des réponses concrètes aux enjeux du développement durable. Il faut pouvoir y tester les innovations au service de ses habitants.
    • Ce projet doit être exemplaire sur la végétalisation des façades ou des toits, ce qui contribuera de facto à une meilleure isolation des bâtiments, donc à une plus grande économie d’énergie. Des exemples existent déjà à Paris, généralisons les.
    • Un jardin potager pourrait être créé sur le toit du gymnase (voir le projet de la rue des haies dans le XX°) : espace ouvert à taille humaine pour cultiver l’échange et la solidarité. De plus, des services éducatifs ou d’approvisionnement alimentaire pourront ainsi être rendus à notre collectivité.

     

    Notre tract :

     

     

  • Longue soirée au lycée Marcel Déprez

    Longue soirée au lycée Marcel Déprez

    Jean-Marc Pasquet a publié sur son blog un article sur les conseils d’administration des lycées. Nous le republions ici.

     

    « Tu devrais être plus présent dans les Conseils d’Administration de tes lycées » – un talentueux apparatchik salarié d’élu, lui-même élu.

    Pour quelles raisons certains établissements pourtant aux caractéristiques proches « marchent » mieux que d’autres ? C’est au Conseil d’Administration (CA) du lycée électrique d’enseignement professionnel Marcel Deprez qu’en tant que représentant élu de la région, je méditais sur ce thème. Situé à deux bars de Bastille, cet établissement regroupe environ 450 étudiant-e-s issus de milieux populaires du nord-est parisien tout en intégrant trois groupes de « projet marine » en lien avec le Ministère de la Défense. En grandes difficultés il y a une petite décennie, ce lycée emmené par une dynamique communauté éducative enchaîne initiatives heureuses et innovations à la pointe (dans le domaine des énergies renouvelables par exemple) pour sa plus grande réussite.

    Concerto pour piano n. 23, Mozart

    A l’ordre du jour de ce CA du 13 novembre 2012 (une vingtaine de présent-e-s), les questions budgétaires. Sur un budget de près de 125 K€, les participations de la Ville de Paris et de la Région permettent de concrétiser la peinture de la façade, assurer la livraison d’une soixantaine d’ordinateurs, maintenir à un prix abordable (3,4€) le ticket de restauration scolaire. Ce soir, on prend la décision de changer d’opérateur téléphonique, le Plan Développement Durable est l’occasion d’évaluer les coûts d’une photocopie (0,0115€ hors électricité). On aborde l’intérêt de faire gaffe aux usages d’équipements fortement consommateurs d’énergie.

    Le proviseur, M. Gruat, développe les partenariats : ici, la location de salles grâce au GRETA permet de récupérer 33 K€, là, une convention passée avec une association d’aide à des enfants autistes permet de mettre à disposition la cour de récréation et la salle de musculation largement utilisée par d’autres établissements alentours. En parallèle avec une recherche qualitative d’employeurs pour les stages, on décide de passer un accord avec une association d’aide à la rédaction de CV.

    Longs échanges parents-élèves sur la mise en place d’un distributeur de préservatifs : faut-il conserver les 1000 euros pour une action SIDA-MST, mettre à disposition gratuitement à l’infirmerie ou prendre le risque de bombe à eau dans la cour ? C’est au Conseil de la vie lycéenne de trancher finalement le mois prochain. Madame Pehaut, proviseure adjointe présente la candidature de Déprez comme établissement pilote sur l’initiative régionale en matière de décrochage scolaire : 7000 élèves « sans solutions » à Paris mais pas sans recours désormais. On termine la séance en rappelant le rôle du sport : « c’est pas un hasard si ce sont les philosophes grecs qui ont parlé du rôle pour l’esprit ». Une soixantaine de licenciés dans le lycée pour 13 euros l’année seulement et un accès aux installations y compris à d’autres étudiants. On frôle la saturation. A Paname, « la pénurie des lieux de pratiques sportives nous met en difficulté pour assurer les 3 heures hebdos d’EPS obligatoires ».

    Le Conseil Régional s’apprête à adopter son plan d’investissement sur les lycées : 2,4 milliards d’investissements pour les dix prochaines années intégrant la création de 3000 places d’internat, 350 millions de rénovations thermiques. Et ce n’est pas assez…

  • Partager les richesses, créer des emplois de qualité. Troisième atelier citoyen dans la 6e circonscription.

    Partager les richesses, créer des emplois de qualité. Troisième atelier citoyen dans la 6e circonscription.

    Le troisième atelier citoyen dans le cadre de la candidature de Cécile Duflot aux législatives dans la 6e circonscription a eu lieu le jeudi 24 mai au soir.

    Dans la cour de l’école du 100 avenue de la République, par un beau soleil printanier, environ 80 personnes s’étaient réunies pour parler de partage des richesses et d’emploi.

    Des militants du 11e et du 20e arrondissement animaient les débats, comme Pierre Japhet que l’on peut voir debout en rouge.