Auteur : ecoloparis11

  • Balade PLU 11e – Square Maurice Gardette

    Balade PLU 11e – Square Maurice Gardette

    1 – Rue du Général Renault (devant le square Gardette) : Plus de végétalisation nécessaire.

    2 – 21 avenue Parmentier : dent creuse
    Permis de construire autorisé (en novembre 2020) : Surélévation de quatre niveaux d’un bâtiment de 2 étages à usage de commerce à rez-de-chaussée et d’habitation avec travaux d’accessibilité pour le commerce, création d’un ascenseur du rez-de-chaussée au r+6 et restructuration d’un bâtiment de r+2, à usage d’habitation et de commerce en habitation.

    3 – 25 avenue Parmentier : dent creuse

    4 – Square Saint-Irénée : Cœurs d’îlot

    5 – 1 rue Saint-Ambroise : dent creuse

    6 – 52 avenue Parmentier : dent creuse

    7 – 58 avenue Parmentier : parking
    Permis de construire autorisé (en novembre 2020): Changement de destination d’un bâtiment de 6 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage de parking en habitation avec conservation de surfaces de commerce à rez-de-chaussée, surélévation de 3 étages côté avenue, démolitions partielles pour la création de cours et jardins, création de 63 logements sociaux.

  • Les terrasses estivales dans le 11e en 2022

    Les terrasses estivales dans le 11e en 2022

    Terrasse Paris - Chan Lee

    Pour aider les commerçant·e·s à sortir de la crise sanitaire, la Ville de Paris a lancé l’été dernier l’expérimentation des terrasses éphémères gratuites sur les places de parking et a rédigé, dans la foulée, un nouveau règlement des terrasses et des étalages (RET).

    En juillet 2021, les élu·e·s écologistes ont regretté l’absence de concertation avec les citoyen·ne·s dans l’élaboration de ce RET, l’élaboration d’un règlement en toute hâte et l’absence de vote sur ce nouveau règlement au Conseil de Paris. Ils et elles ont exprimé aussi les risques de privatisation de l’espace public et l’absence d’une politique de gestion des nouveaux usages de l’espace public. Cette période de crise sanitaire a eu pour conséquence la réduction du nombre d’automobile et la réduction des places de stationnement à Paris. 

    Nous avons une opportunité pour mieux organiser la ville et permettre aux piéton·ne·s et aux mobilités douces de reprendre toute leur place dans des quartiers apaisés. 

    La volonté politique des écologistes n’est malheureusement pas entendue. 

    De nouveau depuis le début d’année 2022, les commerçant·e·s ont la possibilité de faire une demande de terrasse en contrepartie d’une redevance. Lorsque la ville accorde cette autorisation, les commerçant·e·s   peuvent alors installer du 1er avril jusqu’au 31 octobre 2022 une terrasse  – avec obligation de fermeture à 22h.

    En 2021, les parisiens et parisiennes avaient souffert des longues semaines de confinement et les terrasses  dans l’espace public nous ont permis de retrouver convivialité et joie d’être ensemble.  Cependant, certaines terrasses installées sur l’espace public sur simple déclaration, ont conduit à des dérives : débordements, nuisances sonores pour les riverain·ne·s, non-respect des horaires, circulation des piéton·ne·s dangereuses, difficultés des agent·e·s pour le ramassage des poubelles…

    Terrasse Paris - Charles Loyer

    Le 11e comporte à l’échelle parisienne la plus forte concentration des débits de boisson et en prévision du nombre de demandes de terrasses élevé en 2022,  les élu·e·s du 11e, en complémentarité du RET, ont élaboré des critères pour objectiver les motifs de refus : les terrasses dans le 11e  seront des terrasses estivales et non pérennes,  la terrasse doit respecter la longueur de la devanture du commerce, elle ne doit pas être installée de l’autre côté de la chaussée, elle doit respecter des places de livraison.

    La Mairie du 11e travaille avec rigueur à la fois la régulation des terrasses en collaboration avec la direction de l’urbanisme et la direction de la police municipale et la régulation de la vie nocturne. Une charte spécifique aux deux quartiers festifs : Bastille/ Roquette/ Lappe et Oberkampf/ Jean- Pierre Timbaud est également mise en place en 2022.

    Le respect de ces règles et la lutte contre les potentielles nuisances des étalages et terrasses va cette année, constituer une grande partie de l’activité des agent·e·s de la police municipale.

    Au 22 mars, 1133 demandes de terrasse ont été déposés dans le 11e, 768 refusées par la direction de l’urbanisme. Sur les 506 dossiers envoyés à l’instruction, la Mairie du 11e a donné 209 avis favorables .

    Les élu·e·s écologistes restent disponibles auprès des commerçant·e·s pour tous renseignements et signalements des riverains. Vous pouvez également signaler les nuisances liées aux terrasses sur l’application « Dans ma rue » et joindre la police municipale au 3975.

    Joëlle MOREL adjointe déléguée au commerce, au développement économique et à l’emploi 

    Nour DURAND-RAUCHER délégué à la sûreté, prévention et médiation

  • Ses dessins la réveillent, la surprennent et la font rire.

    Ses dessins la réveillent, la surprennent et la font rire.

    Catherine Beaunez
    Catherine BEAUNEZ

    Catherine Beaunez est née à Colombes en banlieue ouvrière dans les années 50. Ses parents sont militants chrétiens de gauche, MLP, pour l’indépendance de l’Algérie, PSU, syndicalistes, etc. Leur maison, construite avec des baraquements de prisonniers, faisait 45 m2 et là, y logeaient 6 enfants + tous les voisins, paumés du quartier, prêtres et responsables politiques qui défilaient.

    De quoi faire travailler son petit cerveau – en compagnie de ses sœurs-pies – et exercer son œil observateur sur le genre humain. 

     Ses parents prenaient des risques dans leur vie et Catherine n’a pas eu de mal à en prendre aussi tout au long de sa vie professionnelle.

    Pendant la guerre d’Algérie, dénoncé par un voisin, son père, Roger Beaunez, à l’époque secrétaire de Claude Bourdet, a fait de la prison. La DST a débarqué chez elle, à la recherche d’une liste des responsables du FLN. Catherine avait 5 ans. Sa mère, Jeannette, les voyant arriver, a rapidement mis cette liste dans une motte de beurre qu’elle lui a demandé, sous le nez des flics, de mettre dans le frigidaire. Les flics ont mis la maison à sac mais n’ont jamais trouvé la liste !

    En pleine crise d’adolescence, Catherine a raté son BAC qu’elle était partie pour obtenir sans difficulté. Sa mère, intelligente, voyant que Catherine se sentait bien aux cours de dessin/peinture du lycée, l’a orientée vers une école d’Arts appliqués, Duperré, à Paris.

    Catherine avait un bon bagage de culture classique mais peu de notions de perspective…Avec les modèles posant nus, elle a désappris à raisonner et appris à sentir, à regarder la vie sur le corps des humain·e·s. Les profs lui fournissent aussi matière à caricature. Et son esprit BD s’exerçait sur ses copines et copains de classe qui attendaient chaque matin la BD du jour.

    Catherine n’est pas restée longtemps dans un atelier de création pour tissu, quand il a fallu trouver du travail. Les employées y calculaient perpétuellement leurs jours de congés alors qu’elle ambitionnait plus et plus aventureux. 

    Son père, à la fin de sa carrière, travaillant comme administrateur dans un centre de formation de journalistes, elle a eu envie de proposer ses dessins en frappant à la porte des journaux. Pas courant à l’époque (1976) pour une nana. Elle y a fait ses armes. Dessins d’humour (son truc), reportages dessinés, procès d’audience, illustrations d’articles, elle a tout essayé, jonglant comme pigiste de rédaction en rédaction. Les journaux syndicaux, les revues professionnelles, Le Monde, France-Soir, Elle…Catherine ne chôme pas.

    Mais c’est un voyage au Québec qui lui a donné l’audace de créer son personnage, son alter ego. Là-bas, les rapports femmes-hommes, beaucoup plus égalitaires qu’en France, l’ont subjuguée. Un p’tit copain québécois aussi.

    Au retour, elle comptait bien changer les mentalités masculines en cours dans son pays. Utopique … Catherine ne s’attendait pas à rencontrer tant de résistance !

    Elle apporte alors sa touche féminine sur des sujets souvent confisqués par les hommes, sexe et politique entre autres. Elle publie dans des revues de BD (Circus), des magazines féminins (Marie-Claire), des hebdos d’actualité (Le Nouvel Observateur, Politis, L’Évènement du jeudi, Marianne). Puis elle pond rapidement un album “Mes partouzes” (1984) où il n’y avait aucune partouze et où elle soulignait les contradictions entre le côté romantique des femmes et le contexte de libération sexuelle des années 80, pas si facile à vivre…  Elle continue, par ailleurs, de vivre du dessin de presse, vaille que vaille, et doit imposer son imaginaire féminin dans une presse dominée, à tous niveaux, par les hommes. Pas gagné ! Surtout dans les journaux où flirtaient encore les relents chrétiens de l’après-guerre, toute une culture ! Certains rédacteurs en chef ne comprenaient pas que son personnage n’ait ni mari, ni enfants, ni amant et accessoirement que ce soit une femme ! On la censurait. Par exemple, représenter une femme enceinte était considéré comme vulgaire. Ses sujets aussi étaient hardis, son ton parfois cru. Ça ne passait pas trop. La remise en question des comportements machistes non plus. Pas facile de se frayer un chemin. Elles n’étaient que 2 ou 3 dessinatrices dans le club très fermé des dessinateurs de presse. Elle a tout de même réussi à être publiée dans une centaine de journaux, France et étranger. 

    Les pays nordiques ont été beaucoup plus réceptifs à son humour, qui remet facilement en question les stéréotypes sexuels. Ses livres ont été traduits en Suède où on la comprenait et l’accueillait. Catherine aurait pu s’y installer. Mais toujours chez elle, ce réflexe de lutte pour faire entendre sa voix – de plus en plus féministe – dans son propre pays…on n’hérite pas impunément de parents militants. 

    En rejoignant l’Association des Femmes Journalistes en 1990, Catherine comprend plus clairement que les articles ou dessins évoquant le quotidien et la vie des femmes sont souvent écartés. Cette fois, elle est moins seule.

    À la suite de l’illustration d’un dossier paru dans Télérama, elle pond un livre de dessins d’humour  » On les aura ! « sur la place des femmes en politique. Elle met 8 ans avant de trouver une éditrice  » féministe « qui, en le voyant tout juste sorti de chez l’imprimeur lui fait remarquer que  » (s)on mari n’aime pas la couverture, elle lui fait penser à Marine Le Pen. « . Elle décide de contacter tous les salons du livre de France pour le dédicacer et éviter le pilon. Au bout d’un an, il « encombrait  » les stocks de la boîte d’édition, et Catherine rachète les 4000 ex. restants pour que son livre continue de vivre sa vie. Le public et les libraires n’étaient pas chauds en 2000. Vingt ans plus tard, c’est le livre qui se vend le mieux sur ses tables de dédicace. #Metoo est passé par là.

    Les mœurs évoluent, les femmes aussi. Et dans les salons, les lectrices sont au rendez-vous, non plus pour offrir ses livres à leur copain ou mari, mais pour elles-mêmes. Les petites filles aussi s’aventurent et la voyant dédicacer, lui apportent des dessins pensés, construits. Y’a de l’avenir ! Mais la profession reste majoritairement masculine.

    Quelques jeunes dessinatrices de presse, formées par Charlie-Hebdo, ont pris le relai. Plus politisées, moins pressées de représenter le féminisme de leurs mères. Avec 1 ou 2enfants, l’âge aidant, elles défendent encore plus les droits des femmes !

    Catherine a aussi fait du dessin en direct, pour illustrer des débats, des colloques, des stages d’entreprise. Stressant… Un travail sans filet, pas question d’être moyen·ne ou médiocre. Il faut viser juste et tout de suite.

    La presse actuelle est en mauvaise posture. Internet prend le dessus, les dessins sont dévalorisés, récupérés, parfois privés de leurs bulles et de leur sens.  Depuis l’attentat de Charlie-Hebdo, depuis le rachat des journaux par les grands groupes industriels, la presse engage les dessinateur.trice.s  à condition de rester consensuel.le.s et lisses. 

    Ce qu’elle ne sait pas faire. Le rire sauve, il n’éteint pas. Il fait réfléchir, il n’est pas là pour endormir. Ses dessins la réveillent, la surprennent et la font rire. Et son seul souci, c’est qu’ils fassent rire ses lecteur.trice.s et les gardent en éveil. 

    Comme Catherine a été pas mal censurée, elle décide de s’autoéditer pour éviter que ses couvertures de livres soient recadrées par les éditeurs pour figurer en bonne place dans les rayons des hypermarchés. La presse devenant frileuse, elle publie ses pages-BD et ses dessins sur Facebook et Instagram. Catherine espère toujours y rejoindre de nouveaux·elles lecteur·trice·s. 

    7ème album « On baise ? »

    C’est comme ça qu’au bout de 2 mois de confinement, en 2020, elle pond son 7ème album  » On baise ? « , sorte de journal de bord de cette drôle d’expérience collective. Hélas, les salons-BD et dessins d’humour ont baissé le rideau pendant ces 2 années chaotiques et elle n’a pas pu écouler tout le stock imprimé. Sur chaque livre vendu, elle reverse 1€ au personnel soignant, qui en a bien besoin.

     Elle participe aussi avec l‘association Cartooning for Peace à des ateliers dans des collèges et lycées pour éveiller les jeunes au dessin de presse. Elle en apprend beaucoup sur notre société en les écoutant parler.

    Enfin, son métier a ses vertus au quotidien : lassée de voir que les résident·e·s de sa copropriété ne pratiquent pas le tri sélectif, elle réfléchit à une vingtaine de dessins humoristiques sur la propreté dans le local-poubelles. Le CS aime, il les achète. Catherine les plastifie et les accroche aux murs du local.

    Un concept qui pourrait être diffusé dans d’autres copropriétés du 11ème, pour inciter les habitant·e·s à faire le tri dans la bonne humeur.

    Ce 11ème auquel elle s’est attachée pour avoir fréquenté Le Picoulet et son atelier informatique, pour avoir retrouvé les élans de solidarité de son enfance dans son immeuble lors des confinements, pour avoir rencontré des habitant·e·s de toutes nationalités et des élu·e·s simples et efficaces, pour avoir chiné dans ses librairies et ses marchés, pour avoir flâné dans ses rues bigarrées et ouvert des portes-cochère où serpentent parfois quelques chemins verts, fleuris de pavés.


    Les pavés… qui font corps avec l’âme populaire du quartier…

    Site : catherinebeaunez.net

    Retrouvez ses comptes Facebook & Instagram

  • Conseil d’arrondissement – Mars 2022

    Conseil d’arrondissement – Mars 2022

    Séance du 9 mars 2022

    Vœu déposé par les élu·e·s du groupe écologiste

    Voeu relatif au développement du réemploi à Paris

    Le Conseil du 11ème arrondissement,

    Considérant le volume des objets encombrants qui continue à augmenter dans le 11e, malgré la volonté de mettre en place une gestion responsable ;

    Considérant les difficultés pour trouver des emplacements pour le traitement des encombrants, au regard de la densité de l’arrondissement ;

    Considérant que depuis ces 10 dernières années, l’identification d’un site pour la benne et la broyeuse de traitement des objets encombrants est un enjeu fort, et qu’à ce jour seule une réponse temporaire y a été apportée en organisant des déplacements réguliers de cette benne dans les différents quartiers du 11e ;

    Considérant le vœu du 9 février 2022 du Conseil de quartier Nation Alexandre Dumas, quartier qui accueille le site de traitement des encombrants Avenue de Bouvines depuis 2019;

    Considérant les nuisances environnementales (absence de tri et de réemploi) et sonores supportées par les riverains et en particulier les enfants des écoles Bouvines – en cette période si particulière de crise sanitaire et l’obligation d’ouvrir les fenêtres à toutes les heures ;

    Considérant le courrier du Maire envoyé le 9 février 2022 aux pétitionnaires et aux élu-es, précisant la volonté d’installer la benne au 49 bd de Ménilmontant, sur la Terre d’Écologie Populaire (TEP) de Ménilmontant, proposition contraire aux termes du contrat de mandature entre les groupes écologistes et Paris en commun ;

    Considérant l’obligation par l’ordonnance n 2010-1579 du 17 décembre 2010 qui introduit “ une hiérarchie des modes de traitement des déchets consistant à privilégier (…) la réutilisation, le recyclage, toute autre valorisation ” ;

    Considérant le nécessaire respect des conditions de travail des agents de la division territoriale de la Direction de la Propreté et de l’Eau, qui ne peuvent réaliser de trop nombreux allers-retours pour apporter les objets encombrants en dehors de l’arrondissement en vue de leur incinération, allers-retours augmentant également le trafic routier, la pollution directe et l’empreinte carbone ;

    Considérant, au regard des problèmes environnementaux, la nécessité absolue de réduire la production de déchets dans le 11e

    Considérant la création dans notre arrondissement d’une nouvelle délégation au début de cette mandature « économie circulaire et trajectoire zéro déchet » ;

    Considérant la territorialisation du plan de propreté dans les arrondissements qui, depuis quelques mois, offre une plus grande capacité d’action aux arrondissements, au plus proche du vécu et des expertises des habitants.

    Sur proposition des élu.es du groupe écologiste du 11è, 

    Émet le vœu :

    Que la Ville de Paris réalise, en toute transparence et dans les meilleurs délais possibles, des études de nouveaux emplacements pour la broyeuse d’objets encombrants, précisant par écrit les contraintes techniques et les opportunités, et communique celles-ci en priorité aux élu-es concerné.es ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe municipale ;

    Que la Ville de Paris renforce considérablement la collecte sélective à la source des objets encombrants, en vue de leur réemploi dans les filières dédiées, notamment en ciblant des prestations dédiées par nature d’objets, en développant la formation des agents de la Ville de Paris et en s’appuyant sur les travailleurs du réemploi ;

    Que la Ville de Paris, en lien étroit avec les élu.es concerné.es, communique plus fortement auprès des habitant.es et entreprises du 11sur la nécessité de réduire le volume des objets encombrants et les invite à utiliser les outils de réemploi existants : la démarche Paris réemploi, les ressourceries… ;

    Que la Ville de Paris et les bailleurs sociaux, en lien étroit avec les ressourceries, en particulier celles ayant leur activité dans l’arrondissement, identifient des lieux dans les sous-sols pour aider au tri et à la valorisation des objets encombrants ;

    Que la Ville de Paris soutienne activement le développement de ressourceries éphémères organisées par les habitant-es et acteurs concernés, en apportant l’ingénierie nécessaire (appui logistique, gestion des gisements, mise à disposition d’agents de la Ville, des Volontaires de Paris…) et en autorisant celles-ci dans des lieux ouverts à toutes et tous (cours d’écoles, jardins publics, espace public…).

  • SOUVENIRS…   SOUVENIRS

    SOUVENIRS… SOUVENIRS

    Michel ROURE
    Michel ROURE

    J’ai 80 ans bien sonnés.« Papa, tu ne les fais pas », me disent mes filles. Peut-être pour elles, mais pas pour moi. D’ailleurs, je le constate bien: les marches sont de plus en plus hautes, et le son de la télé de plus en plus bas !

    Trèves de badinage. Je me souviens………

    Je suis né pendant la dernière guerre mondiale, à Drancy, alors département de la Seine. Je ne m’en rappelle que quelques clichés : un bombardement terrible lors de la libération de Paris, un combat aérien entre avions allemands et américains, et les tickets de rationnement.

     Ma ville natale est une ville ouvrière de la banlieue nord- est de Paris. Je suis né chez moi, en 1942, dans la maison familiale, près de la gare qui est un grand centre de triage ferroviaire.

    Michel ROURE - enfant
    Michel ROURE – 3 ans

    Je grandis dans une famille ouvrière de quatre enfants dans une ville communiste. Mais je n’ai jamais fait partie de cette mouvance. Mes parents, catholiques, préfèrent m’envoyer dans des structures chrétiennes jusqu’à 20 ans!

    Michel ROURE à l'armée

    Je n’ai qu’une vision très parcellaire de la société quand je pars à l’armée, où j’y ferai deux ans et demi. L’armée se charge de me faire connaître d’autres choses !

    Je ne pars pas en Algérie, nous étions pourtant en 1960, mais je reste en Allemagne. Le mur de Berlin est construit par l’URSS et il faut garder quelques fantassins français dans les Forces Françaises en Allemagne (FFA) au cas où la construction de ce mur ne se transforme en cause de conflit entre les Forces de l’OTAN et celles du Pacte de Varsovie. Mais tout restera calme.

     Après ma démobilisation, ne sachant ou m’orienter, je pose ma candidature comme éducateur pour m’occuper de jeunes délinquants. J’y reste  deux ans mais ne poursuis pas. Mais je ne sais pourquoi, j’ai toujours ce mot qui revient en moi « Servir ». 

    Et c’est ainsi que je rentre dans la Police.

    Pour moi, c’était m’engager dans un service public. J’aurais pu tout aussi entrer dans l’enseignement, les Postes, ou l’armée. Mais peut être le fait que ce soit un bon vieux copain qui me l’ait conseillé, ou que les lectures des enquêtes du « Commissaire Maigret », ont sûrement motivé ma décision. Je suis toujours resté dans la Police. Je ne l’ai jamais regretté.

    Je suis nommé Officier de Police Adjoint Contractuel à la Direction des Renseignements Généraux de la Préfecture de Police. Un bac puis un modeste  concours d’entrée m’ont suffi . Mais je ne connais rien à la Police Je vais apprendre à la connaître, par des collègues «sur le tas », et par des ouvrages spécialisés

    Je suis affecté à la Section Presse. Mon Service se charge de recenser et de faire parvenir à la Préfecture tous les articles de journaux ayant trait à la Police et aux mouvements sociaux.

    Je me rends rapidement compte que les « RG » ne m’intéressent pas du tout. Je demande mon affectation à la Direction de la Police Judiciaire et suis nommé à la Brigade de Protection des Mineurs, quai de Gesvres à Paris. J’y resterai 7 ans.

    Michel Roure et sa fille

    Entre-temps, en 1966, j’ai épousé Françoise, infirmière. Nous aurons deux filles. 

    Nous ne savons pas encore que nous aurons six petits enfants. Mais nous savons que cette année, en 2022, nous fêterons nos 56 ans de mariage.

    En 1968 mon épouse, moi même et notre aînée, nous installons dans le 11ème, rue Léon Frot. Nous y resterons jusqu’en 2001. Cette année là nous partons pour la rue de la Folie Regnault, et, de locataires, nous passons propriétaires et de 4 occupants  nous passons à 2…

    Mes premiers pas dans le 11ème me plaisent. Je le connais fort mal, mais ma femme un peu mieux, car nous occupons l’appartement de sa tante, partie en maison de retraite. Il y a encore des voitures à chevaux qui transportent les blocs de glace pour les cafés. Mais ils disparaîtront vite, comme les marchands de couleurs, les crémeries, comme les ateliers d’ajustage et les menuiseries car les temps changent.

    Un autre monde est en train de naître. Je ne fais pas partie de mouvements politiques ou engagés du fait de mon statut de fonctionnaire de police. Par la suite cela sera possible mais pas de « mon temps ». Mais je fais autre chose car je sens que je vais rester dans cet arrondissement.

    Deux associations vont m’intéresser. La première c’est « L’Entraide Charonnaise » qui s’occupe des jeunes en difficulté de la rue de Charonne et des alentours. Notamment en les envoyant, l’été à la colonie de vacances dite «Ker Lann», à Trégastel en Côtes d’Armor.

    Je ne vais pas en Bretagne mais assure l’animation à Paris pour parents et jeunes: fêtes, réunions, chants. Et de temps à autre on tape le ballon au Bois de Vincennes.

    L’autre s’appelle «Pour et par le quartier». Le 11ème est, dans les années 1970, en pleine mutation sociale, industrielle, humaine, comme je l’ ai déjà dit plus haut. Mais il reste un endroit de revenus modestes avec des gens souvent agés et isolés. Avec ma femme et des amis du quartier nous lançons donc cette association. On fait des balades dans le quartier et des balades en autocar. 

    Tout le monde est ravi.

    En plus des sorties nous faisons du théâtre! Un couple du quartier, Irène et Henri, comédiens professionnels, décident de monter une troupe et de la faire jouer dans une maison d’enfants handicapés mentaux «La Maison Heureuse».

    Nous montons tout nous mêmes, aidés par quelques professionnels: salle, coulisses, costumes, décors. Nous jouerons une dizaine d’années. Mon plus grand souvenir fut celui jouant le rôle principal du « Malade Imaginaire ». J’étais entouré par des “Diafoirus” en folie, sous la houlette d’un médecin authentique entouré des pensionnaires hilares de cette Maison..

     Revenons à la  Brigades des Mineurs. Je suis maintenant appelé « Inspecteur de Police ». Celà me plait. La population aime aussi !

    Le groupe d’enquêtes dans lequel je me trouve s’occupe de jeunes signalés disparus. C’est le groupe « dispas ». Celà en fait un certain nombre d’autant plus que la majorité est toujours à 21 ans! J’enquête à Paris dans les quartiers  Nord et en banlieue sur les pourtours de Montreuil, Noisy le Sec, Bondy…

    C’est dans ce contexte que je prends contact avec des centres d’accueil, mouvements d’aide à l’enfance, services sociaux, enseignants, associations diverses. C’est de cette période que j’ai acquis la conviction que la police se devait d’entrer en contact avec les structures œuvrant dans le même sens pour confronter les expériences et trouver la solution idéale. 

    Là, ce sont les jeunes. Mais pour d’autres missions de police il s’agit d’opérer de la même manière. Celà permet une bonne relation avec la population, ce qui manque tant aujourd’hui.

    En 1968 je rentre à l’École de Police dite « Beaujon », à Paris, car nous utilisons les locaux de l’ancien hôpital. Celà dure 5 mois. C’est un peu juste. Heureusement que je potasse le droit à la maison, entre deux répétitions de théâtre.

    En 1972, désirant voir autre chose, je demande ma mutation à la Brigade Mondaine, et plus spécialement au Bureau des Stupéfiants. Je rentre au 36 quai des Orfèvres, le saint des saints de la PJ parisienne! Je m’occuperai de dealers et de drogués pendant 3 ans. Mais cette affectation ne me plait pas trop car le climat est morbide, pernicieux, démoralisant.

    C’est en 1975 que  je suis affecté à la  Brigade Criminelle. Je voulais imiter “Maigret”  j’y suis…

    Je ne serais pas déçu car les affaires dont j’aurai à m’occuper défrayent la chronique: enlèvement du Baron Empain, assassinat du prince de Broglie, attentats terroristes de Septembre Noir et Action Directe. La Brigade a des principes : On commence dernier de groupe et on finit chef. Je ne manque pas à cette mesuration.

    Je deviendrai Chef de Groupe avec le grade d’Inspecteur Divisionnaire. Mais mon travail à la « Crim » sera terni par la mort d’un de mes proches collègues, tué en 1978 dans une affaire de terrorisme.

    Du fait de missions de plus en plus longues, d’heures de plus en plus passées loin de la maison, de ma famille qui ne me voit plus, je jette l’éponge.

    Je pars en 1983. A cette date, je rejoins la Direction de la Formation de la Police Nationale dans un Centre de Formation Continue à Gif sur Yvette.

    Après une formation adéquate, je suis chargé, avec toute une équipe pluridisciplinaire de policiers, psychologues, conseillers d’éducation (anciens enseignants), spécialistes divers, de fournir les nouvelles connaissances de ce monde qui change à tous les gradés et pour tous  les Services de la Police. 

    Pendant 6 ans je m’occuperai de modules de formation très divers: informatique, management, ressources humaines,  nouvelles formes de délinquance, rencontres avec d’autres acteurs de la vie publique (enseignants, éducateurs, élus, assistants sociaux, soignants…)

    Je terminerai ma carrière à la Direction de la Formation. C’est là que viendra l’idée de mettre des psychologues dans les Services de Police.

    Je pars en retraite, quelque temps avant l’an 2000. C’est vers ce temps là que je commence à avoir des problèmes de malentendance, de l’arrivée d’acouphènes et suis un peu désorienté. C’est alors qu’avec deux amis, nous montons une association pour préparer, pèlerins ou marcheurs, à aller à Saint Jacques de  Compostelle. Notre association a immédiatement du succès. Elle en aura encore plus lorsque, en 2001, nous décidons d’emmener des pèlerins handicapés en Espagne sur des joëlettes.(*)

    En 2015, j’écris un livre “Brèves de Police » où je raconte ma vie de policier.

    Livre de Michel Rouge"Brève de Police"
    « Brève de Police » par Michel ROURE

    Peu après je mets en place, dans Paris, des balades intitulées “ Sur les Pas du Commissaire Maigret “ ou “Le Père Lachaise inconnu “. J’ai du monde…Ces mêmes années je m’inscris au Conseil de Quartier «Léon Blum/Folie Regnault, » commissions propreté et sécurité. J’y reste 4 ans car l’âge commence à peser. Ce qui ne m’empêche pas de créer mon blog “Michel Roure raconte”

    Pour 2023 j’ai une idée.  Mais cela est une autre histoire !

    (*) La joëlette est un fauteuil muni d’une roue unique, située sous le fauteuil, et de deux brancards, permettant ainsi de véhiculer la personne en situation de handicap.

  • Avant-première du Film « Pacifique : à la rencontre du Costa Rica »

    Avant-première du Film « Pacifique : à la rencontre du Costa Rica »


    RDV le 7 mars 2022 : 20h au Cinéma Majestic Bastille

    Film Pacifique à la rencontre du Costa Rica

    Pour l’avant-première du film documentaire « PACIFIQUE, à la rencontre du Costa Rica ».


    Ce long-métrage, produit par l’agence Muséo, est un véritable hymne à la biodiversité qui nous invite à la réflexion sur la protection de l’environnement et notre rapport à la nature. L’occasion de mieux connaître ce pays singulier en traversant le Costa Rica, à la rencontre de sa population, du Président de la République aux paysannes et paysans.

    Nous aurons le plaisir d’accueillir des invité·e·s d’honneur :

    Mme Sonia Marta MORA ESCALANTE, Ambassadrice du Costa Rica en France et Déléguée permanente du Costa Rica auprès de l’Unesco

    M. Jean-Pierre DUVAL, un des réalisateurs du film.

    Cinéma Majestic Bastille – 2 bld Richard-Lenoir

  • Sauvegarder la piscine du 160 rue Oberkampf

    Sauvegarder la piscine du 160 rue Oberkampf

    Piscine du 160 rue Oberkampf

    Face à la fermeture de la piscine Oberkampf, seule piscine âgée de 140 ans dans notre 11e arrondissement de Paris.

    Par cette fermeture le 28 février 2022, c’est le bien être de nos riverains et l’apprentissage de la natation scolaire ainsi que des écoles de natation qui se voient injustement touchés.

    Cela donnait de la vie au quartier ainsi qu’à l’ensemble des petits commerces de proximité.

    L’économie et l’historique de cette piscine, en ces temps difficiles, est un vrai poumon vert pour la vie en communauté.

    Mobilisons nous il y a URGENCE.

  • Bilan 2021 Nour DURAND-RAUCHER

    Bilan 2021 Nour DURAND-RAUCHER

    Nour DURAND-RAUCHER

    Conseiller de Paris

    Conseiller du 11e arrondissement de Paris

    Délégué à la sûreté, à la prévention, à la médiation et à la protection de l’enfance dans le 11e

    2021 une année de luttes

    Je vous présente ici des éléments de mon action d’élu en 2021, je représente EELV aux conseils municipaux de Paris et du 11e arrondissement. J’ai pris le parti de ne présenter qu’une activité par mois plutôt qu’un bilan exhaustif.

     JANVIER : Pression pour le renouvellement de l’agrément d’Anticor.

    L’association de lutte contre la corruption Anticor a besoin, pour avoir le droit de se porter partie civile en cas d’atteinte à la probité, d’un agrément que le ministère de la Justice renâclait à renouveler. Sur recommandation de Thomas Watanabe-Vermorel, élu écolo du 10e, nous avons déposé un vœu dans plusieurs conseils d’arrondissement dont celui du 11e. Nous avons également déposé un vœu au conseil de Paris pour que cet accord soit renouvelé.

    Le vœu a été adopté à la fois dans le 11e et à l’Hôtel de Ville.

    L’agrément a finalement été renouvelé le 2 avril.

     FÉVRIER : Prévention des rixes

    Cet hiver, notre arrondissement a connu une recrudescence des rixes. Les conflits étaient violents entre jeunes dans l’est de l’arrondissement et plusieurs acteurs de la prévention semblaient défaillants ou mal communiquer entre eux dans le secteur. J’ai donc entamé avec les acteurs associatifs et municipaux une réflexion pour retisser un maillage associatif dans le quartier et pouvoir ainsi éviter au maximum les trajectoires délinquantes.

    L’objectif est également que nous soyons alertés au plus vite à chaque signal faible pouvant indiquer de potentielles bagarres entre jeunes et ainsi les prévenir.

    MARS : Rédaction d’une tribune sur les besoins d’investir dans la prévention spécialisée et de s’appuyer sur le tissu associatif local

    J’ai cosigné une tribune sur le sujet des rixes avec des personnalités venant d’associations, de la prévention, de la médiation, de l’éducation et du social. 

    Nous y rappelions que, pour limiter les rixes, il était nécessaire de donner plus de moyens à la prévention spécialisée, de s’appuyer sur le tissu associatif local et nécessite aussi un bon niveau de service public, éducation, CMP, médiation etc.

    AVRIL : Mobilisation contre la création d’une barre d’immeuble gigantesque juste derrière la gare d’Austerlitz

    Projet gare d’Austerlitz

    J’ai soutenu lors de mobilisations de terrain, au tribunal administratif et en conseil de Paris, la lutte contre un projet inutile dans le 13e arrondissement. Ce projet est anti écolo par excellence : une barre de 300m de long, 37 m de haut avec 25 000m2 de surface commerciale et 50 000m2 de bureaux. C’est un combat mené au sein du collectif Austerlitz par Olivier le Marois, militant EELV du 5e, Laurent Audouin, élu écolo de l’arrondissement, et des associations comme FNE Paris, les Amis de la Terre et SOS. J’ai porté un vœu pour que le projet soit entièrement revu en prenant en compte le réchauffement climatique et le besoin de logement abordable.

    Ce vœu a été adopté en Conseil de Paris contre l’avis du Parti Socialiste qui soutenait ce projet. Il est toujours possible de signer et partager la pétition pour donner de la force à cette lutte. Le combat continue actuellement devant les tribunaux.

    MAI : Défense des droits des personnes exilées

    J’accompagne les associations de défense des exilé·e·s à la rue. Le collectif Réquisition regroupe des associations desolidarité avec ces personnes. Quand l’Etat veut invisibiliser la situation des nombreux·ses exilé·e·s à la rue en les renvoyant hors de Paris, loin des regards, le collectif réagit en installant régulièrement, depuis novembre 2020, des campements en plein Paris.

    J’accompagne les associations dans leur lutte pour un traitement digne des personnes migrantes, une mise à l’abri systématique et, plus généralement, pour une nouvelle politique d’accueil. Je m’associe à leurs actions et les soutiens en conseil de Paris. Avoir un élu systématiquement à leurs côtés permet parfois de pacifier le rapport aux forces de l’ordre et de mettre la pression sur le terrain et dans les institutions.

    En mai, le collectif Réquisition avait investi le gymnase Japy dans le 11e puis la place de la République, permettant ainsi la mise à l’abri de plus de 1000 personnes à la rue.

    Depuis le ministère de l’intérieur et la préfecture mènent une politique toujours plus répressive vis-à-vis des actions du collectif.

    JUIN : Régulation des terrasses estivales et éphémères

    La Ville de Paris souhaite permettre aux commerçant·e·s, en particulier aux bars et restaurants durement touchés par les retombées économiques de la pandémie, d’agrandir ou ajouter des terrasses.

    Joëlle Morel et moi-même comprenions le besoin de soutenir les commerces et l’envie des parisien·ne·s de profiter de l’espace public après les différents confinements. Nous avons essayé d’articuler ce besoin en prenant en compte les risques d’ouvrir des droits de manière précipitée (nuisances sonores…) et la privatisation de l’espace public.

    Dans notre arrondissement, nous avons autorisé seulement des terrasses éphémères, dites terrasses estivales, pour nous laisser le temps d’évaluer les gênes éventuelles pour les riverains. Le contrôle de l’activité des terrasses et du respect des règles par les établissements et leur clientèle ont constitué la grande majorité de l’activité des agents des services qui dépendent de ma délégation, la DPSP (Direction de la Prévention Sécurité et Protection) pendant l’été.

    Nous avons porté une critique du règlement des étalages et terrasses notamment à travers le vœu porté par la présidente du groupe écologiste au conseil de Paris Fatoumata Koné.

    JUILLET : Financement des activités dans le quartier politique de la ville pour les jeunes ne partant pas en vacances

    Les associations autour du centre social du Picoulet ont proposé des activités dans le quartier politique de la ville situé dans le nord-ouest de l’arrondissement. Ces actions, par exemple l’initiation à la danse ou à la radio, sont destinées aux jeunes qui ne partent pas en vacances dans ce quartier prioritaire.

    Elles ont été largement financées par le budget lié à ma délégation. Cette année est la première où nous avons regroupé toutes les activités en extérieur sur le boulevard de Belleville pour plus de participation, de cohérence et de visibilité.

    En 2022 l’objectif est de nous coordonner avec le 20e pour que “ l’été à Belleville ” prenne plus d’ampleur.

    AOÛT : Coordination des activités pour les jeunes square de la Roquette

    J’ai supervisé la coordination des activités sur le square de la Roquette. Avec la MJC (Maison des Jeunes et de la Culture/centre d’animation) Mercœur, le centre social solidarité Roquette et le club de prévention Olga Spitzer nous avons accompagné des associations pour leur animation du jardin. Là encore l’idée est de proposer des activités pour les jeunes n’ayant pas la possibilité de partir en vacances. Elles et eux doivent se sentir bien en ville, ce qui peut permettre d’améliorer la vie de tout un quartier.

    Une des associations s’est montrée très fiable et a permis un été moins conflictuel, plus paisible et agréable dans le square et alentours, l’objectif est maintenant d’accompagner le développement de cette association et de permettre son autonomie.

    SEPTEMBRE : Inauguration du local de Tatane rue de l’Orillon dans le bas Belleville

    Nous avons inauguré le local de l’association Tatane qui assure la cohérence des dispositifs de l’été sur Belleville. Elle avait besoin d’un lieu administratif et de stockage dans le 11e, lieu qui désormais lui permet de rester en contact quotidien avec le quartier.

    OCTOBRE : Travail sur l’Éducation Artistique et Culturelle

    Avec Raphaëlle Rémy-Leleu, je représente le groupe écologiste au sein de la MIE (Mission d’Information et d’Évaluation) sur l’EAC (éducation artistique et culturelle). La mission doit nous permettre pendant six mois d’auditionner chaque semaine les acteurs de l’EAC et de nous documenter en vue d’émettre des recommandations à Paris.

    Depuis 2008, les MIE permettent aux élu·e·s parisien·ne·s d’évaluer les politiques déployées par la collectivité parisienne au service des usagers afin de s’assurer de leur pertinence et de leur efficacité.

    Les conclusions seront rendues lors du conseil de Paris d’avril 2022.

    NOVEMBRE : Vœu pour mieux encadrer le quick commerce

    Joëlle Morel, en soutien de l’association ASQP (Agir Solidairement pour le Quartier Popincourt) a déposé un vœu en conseil d’arrondissement afin de mieux travailler à encadrer le quick commerce, comme rue Popincourt. J’ai déposé ce vœu au conseil de Paris. Notre volonté était que les “ dark stores ” et “ dark kitchen ” ne se développent pas au détriment des droits des travailleur-ses, de leurs conditions de travail, de la vitalité commerciale de la ville et des enjeux environnementaux.

    Notre vœu a été adopté aux conseils de Paris et du 11e arrondissement.

    DÉCEMBRE : Coordination sur le quartier Roquette pour donner une cohérence d’ensemble aux actions publiques et associatives

    Nous avons mis en place une coordination sur le quartier Roquette avec les principales associations du quartier, les services de la ville et le commissariat pour donner une cohérence d’ensemble aux actions publiques et associatives dans le quartier. Les actions étaient auparavant trop souvent élaborées séparément ou en bilatéral, sans coordination des compétences de chacune des entités, ce qui nuisait à la prévention et l’accompagnement dans le quartier.

    C’est un travail de fond qui est engagé et j’ai bon espoir qu’il portera ses fruits et ainsi diminuer les souffrances sociales, l’isolement, les agressions physiques et verbales et permettre à un maximum de jeunes d’avoir une trajectoire positive.

    Mon rôle d’élu m’oblige et j’espère que ce texte vous aura permis de mieux connaître mon activité.

    Je crois profondément au collectif et remercie mes collègues du groupe, les collaborateurs et collaboratrices qui travaillent à mes côtés ainsi que les militantes et militants qui s’investissent pour faire grandir l’écologie dans le 11e

    à Paris et au-delà.

    Mon mandat à la Ville est prioritairement orienté sur la défense des exilé·e·s à la rue ou mal-logé·e·s et en arrondissement sur les questions de prévention. Mon action vise à construire un monde plus solidaire, plus écolo, plus égalitaire, plus aimable.

    Merci,

    Nour DURAND-RAUCHER – Conseiller de Paris

    Email : nour.durand-raucher@paris.fr

  • Bilan 2021 David BELLIARD

    Bilan 2021 David BELLIARD

    David BELLIARD

    Conseiller de Paris,

    Conseiller métropolitain,

    Adjoint à la Maire de Paris en charge de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie.

    En 2021, nous avons continué à transformer Paris, avec une règle simple : moins de place pour les voitures, plus de place pour les piétons, les bus, les vélos, la nature ! C’était un engagement de campagne et nous le réalisons.

    Les pistes cyclables

    avenue de la République et rue du Faubourg Saint Antoine sont en cours de pérennisation, avec déjà des premiers et beaux tronçons réalisés! 

    En 2022, nous finirons les tronçons du faubourg Saint-Antoine entre Ledru-Rollin et Faidherbe et l’avenue de la République jusqu’au Père Lachaise.

    Des stationnements vélos sécurisés ont été réalisés, notamment dans les parkings des bailleurs sociaux. Rue Morand par exemple.

    Rues aux écoles

    De nombreuses rues de l’arrondissement ont été apaisées pour devenir des rues aux écoles, d’autres commencent déjà à se transformer comme la rue de la Présentation en plein cœur du quartier Orillon / Bas Belleville ou bien 

    la rue Amelot qui sera réaménagée sur sa portion entre la rue de Crussol et la rue Jean-Pierre Timbaud en 2022.

    La concertation de la démarche Embellir votre quartier Chemin Vert a bien avancé et nous allons bientôt pouvoir lancer les travaux. 

    En outre, pour accélérer l’usage de motorisations moins polluantes, des bornes électriques  ont été installées, et de nouveaux services au travers de la location de véhicules électriques pour les professionnels (service clem’) ont été déployés.

    Par ailleurs, notre arrondissement est particulièrement touché par ce qu’on appelle les « black stores », ces restaurants et boutiques sans vitrine, qui servent avant tout d’espaces de stockage. Nous avons lancé un travail pour lutter contre la précarité des livreurs et cesser l’usage de scooters thermiques, (très utilisés pour les livraisons) polluants et bruyants inhérents à ces nouvelles formes de commerce
    Enfin, partout dans notre arrondissement, comme partout à Paris, nous travaillons à réduire la vitesse, renforcer la sécurité, améliorer la qualité de l’air et rendre la ville plus agréable et plus adaptée à la nouvelle donne climatique.

    En 2021 on a changé le 11ème. En  2022, avec vous, on continue !

    David Belliard conseiller de Paris adjoint à la Maire de Paris
    David BELLIARD – Adjoint à la Maire de Paris

    Email : david.belliard@paris.fr

  • Bilan 2021 Alexandre VISCONTINI

    Bilan 2021 Alexandre VISCONTINI

    Une trajectoire zéro déchet enclenchée dans le 11e

    Alexandre Viscontini élu écologiste du 11e arrondissement de Paris
    Alexandre VISCONTINI élu écologiste de Paris 11e

    En qualité de conseiller d’arrondissement délégué à l’Économie circulaire, au recyclage et à la trajectoire zéro déchet, j’ai établi à l’automne 2020 une feuille de route selon laquelle, à l’horizon 2026 (fin de mon mandat d’élu), le 11ème devait être transformé ainsi :

    • La démarche zéro déchet est arrivée dans le quotidien des habitants, des commerçants, des entrepreneurs, des associations, de tous les acteurs du 11ème 
    • La réduction des déchets, leur réemploi, leur recyclage, soutenus activement par la Mairie, sont devenus la norme ;
    • Les acteurs de l’économie circulaire sont organisés en réseau et représentent une part grandissante de l’économie.

    Depuis, j’ai initié un certain nombre d’actions destinées à contribuer à cette transformation.

    La Mise en place du Réseau Compost 11 pour impulser le développement du compostage de proximité

    A la fin de l’année 2023, nous devrons toutes et tous trier nos déchets alimentaires, et la Mairie devra proposer des solutions de collecte. Sous l’impulsion de la Ville de Paris, la collecte des biodéchets sur tous les marchés alimentaires du 11ème a été mise en place en 2021, et sera complétée en 2022 par une collecte des biodéchets des cantines scolaires. Ces déchets sont destinés à la méthanisation (réalisation de biogaz).

    Une autre solution est le compostage de proximité. Celui-ci peut prendre la forme d’un compostage collectif dans un quartier, dans un immeuble, dans une école, ou alors d’un compostage individuel, chez soi (lombricompostage, avec trois distributions de lombricomposteurs réalisées en 2021 aux habitant.es ; compostage en boîte en carton selon la méthode utilisée par Les Créatures terriennes).

    Le ReseauCompost11 a été créé en décembre 2020 pour favoriser le développement du compostage de proximité, vecteur de lien social, et aussi pour donner une force aux initiatives des uns des autres, et installer ainsi une dynamique de l’arrondissement en faveur du compostage (information, formation, actions collectives…).

    Ce réseau, composé au départ des référents des composteurs de quartier, s’est élargi aux référents des composteurs d’immeuble volontaires, et une rencontre élargie aux référents compost des écoles a été organisée le 8 octobre 2021. De nombreuses demandes d’installation de nouveaux composteurs ont été déposées, et certains ont pu voir le jour (jardin d’Olga, école Cavaignac). 

    Le réseau a aussi mené diverses actions dans l’arrondissement, en particulier à l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets en novembre 2021 : récupération partagée de broyat, premier Worm bar à destination des lombricomposteurs, premier ComposTour de l’arrondissement, qui a permis de découvrir les différents sites de compostage du 11ème.

    Enfin, j’ai confié au premier semestre 2021 à Florian Nouvel, une mission pour installer dans l’arrondissement un composteur micro-industriel (MICOMI), afin de passer à l’échelle supérieure et de proposer une solution de compostage de proximité de grande capacité aux habitants et aux commerçants. 

    A ce jour, le projet ne trouve pas de lieu adapté qui pourrait accueillir ce type de composteur électro-mécanique, mais les recherches se poursuivent en 2022, en coopération avec les arrondissements limitrophes.

    En 2022, le ReseauCompost11 se réunira tous les 3ème vendredis de chaque mois, et préparera le temps fort : Tous au compost, du 26 mars au 10 avril 2022.

    Le lancement des Territoires zéro déchet pour créer une dynamique partenariale et territoriale

    Dans ma feuille de route, je me suis engagé à lancer une démarche “ zéro déchet” visant à réduire et valoriser les déchets dans l’arrondissement. Pour accompagner cette dynamique, plusieurs espaces de l’arrondissement seront identifiés comme des « Territoires zéro déchet ».

     De mars à mai 2021, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé auprès des acteurs de l’arrondissement (habitants, écoliers, bénévoles associatifs, commerçants, entrepreneurs…) pour les inviter à s’engager pour la réduction de leurs déchets, leur réemploi et leur recyclage et à mener ensemble des actions de sensibilisation.

    Plusieurs collectifs de l’arrondissement se sont mobilisés, et je tiens à les en remercier vivement.

    Nous avons décidé de démarrer un premier Territoire zéro déchet en 2021 sur le quartier Fontaine-au-Roi, avec un collectif d’acteurs dont la coordination est assurée par la Régie de quartier. Le lancement officiel a été mené en novembre 2021, à l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets, avec de nombreuses activités proposées aux habitants. Un questionnaire a aussi été lancé pour interroger les habitant.es sur leurs usages des dispositifs de tri et de réduction des déchets.  Un second territoire sera très probablement lancé en 2022 dans le quartier Sedaine Popincourt. Sur ce territoire, l’action initiée rassemble les commerçants et habitants pour mettre fin au plastique à usage unique, et développer la consigne dans les commerces de bouche et les restaurateurs (utilisation de contenants réemployables dans les commerces membres du réseau). Ce projet devrait voir le jour au premier semestre 2022.

     Le zéro déchet dans les écoles pour sensibiliser les plus jeunes

    En 2021, mon objectif était aussi d’accompagner les écoles et collèges dans leurs actions en faveur du zéro déchet. 

    J’ai organisé en juin une séance de la commission Environnement et cadre de vie du Conseil des enfants dans une école maternelle disposant d’un composteur, pour sensibiliser les enfants.

    Par ailleurs, 15 écoles et collèges et plus de 500 enfants ont participé à la 4è édition du Village de la Récup, qui pour la première fois avait une journée dédiée au public scolaire, le 17 septembre 2021. Ont ainsi été proposés : des ateliers Do It Yourself, un théâtre forum One Two Tri, des parcours zéro déchet avec des commerçants vrac de l’arrondissement et des composteurs de quartier…

    Puis, à l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets, des parcours découverte des composteurs de proximité ont été mis en place par plusieurs écoles avec le ReseauCompost11.

    La promotion du tri

    Tout au long de l’année, j’ai contribué à l’installation des nouveaux Trilib, en choisissant avec les collègues élus les lieux les plus appropriés dans l’arrondissement. Ces bacs de tri, proches de chez vous et accessibles 24h/24 permettent de collecter plus et mieux, notamment le verre, les emballages en plastique et en métal, les papiers et les cartons.

    A partir du mois de mai 2021, 5 bornes de collecte de masques ont été installées dans les locaux de la Mairie du 11e A cette occasion, nous avons lancé un défi Recycle Ton Masque en proposant aux habitant·e·s des 5 quartiers du 11e de venir déposer leurs masques dans la borne correspondant à leur quartier.Pour voir les résultats du Défi, c’est ici : Recycler vos masques chirurgicaux en Mairie – Mairie du 11ᵉ (paris.fr)

    Le soutien et le développement des ressourceries

    Le soutien et le développement de ressourceries est indispensable pour avancer vers le zéro déchet. Bien entendu, j’ai apporté tout mon soutien aux nombreuses activités de la Petite Rockette, que j’ai souhaité soutenir et relayer au mieux dès que je l’ai pu.

    Mais aussi, j’ai organisé en mars une rencontre avec le Maire du 11ème pour soutenir la Ressourcerie du cinéma dont une partie de l’activité est située dans le 11ème arrondissement.

    Enfin, l’objectif du mandat est de créer une Ressourcerie dédiée à la petite enfance, et de nombreux contacts ont été pris cette année, qui je l’espère pourront aboutir favorablement au premier trimestre 2022.

    Le développement des Repair café pour lutter contre l’obsolescence programmée

     Le développement des Repair café, où l’on vient réparer soi-même ses objets défectueux, avec l’aide de bricoleurs volontaires, est indispensable pour lutter contre l’obsolescence programmée. Après avoir accueilli les volontaires du Repair café Paris lors du Village de la Récup le 18 septembre, ceux-ci se sont installés au Consulat (14 avenue Parmentier) le 23 octobre et le 18 décembre.

    Je souhaite que ce rdv puisse devenir régulier, et je remercie aussi les partenaires de l’arrondissement qui accueillent d’autres Repair café : Le Picoulet, Les Glaneuses, L’Horloge.

    Des temps forts pour mieux communiquer et sensibiliser

    Des collectes solidaires

    Les collectes solidaires organisées par l’éco-organisme Ecosystem et Emmaüs Défi se sont poursuivies en 2021, uniquement sur le parvis de l’église St Ambroise, car l’espace de la rue Léon Frot n’était plus disponible. De nombreux déchets électriques et électroniques ont pu être collectés.

    Le Village de la Recup : 17-18 novembre 2021

    Au-delà de la journée dédiée au public scolaire (voir ci-dessus), le Village de la Récup a accueilli la première opération 24h des encombrants : ainsi, tous les encombrants ramassés dans l’arrondissement le vendredi et le samedi matin ont été déposés sur le parvis de la Mairie pour montrer ce que cela représente et sensibiliser les habitants à la nécessité de réduire leurs dépôts… voir la vidéo de présentation : https://youtu.be/QftOus6sEM8

    Les agents de la Direction de la propreté et de l’eau ont été à cette occasion sensibilisés aux métiers du réemploi par la Petite Rockette. 

    Le samedi, de nombreux partenaires associatifs organisaient à la Mairie ou hors les murs (jardin des moines de Tibhirine, 230m3 rue du Chemin Vert) de nombreux ateliers zéro déchet.

    La Semaine européenne de réduction des déchets : 20-27 novembre 2021

    A l’occasion de la SERD 2021, nous avons lancé le premier Territoire zéro déchet dans le quartier de la Fontaine-Au-Roi, et plusieurs ateliers zéro déchet ont été organisés par les partenaires de l’arrondissement (Régie de quartier, La Petite Rockette, Le Picoulet, Chemins Verts, Le Bouquin qui bulle…).

    Le RéseauCompost11 a aussi organisé de belles actions pour faire découvrir le compostage de proximité aux habitants et renforcer les liens entre référents compost (cf point 1).Pour rejoindre la dynamique zéro déchet dans le 11e, participez au Slack :

    Alexandre Viscontini élu écologiste du 11e arrondissement de Paris
    Alexandre VISCONTINI – élu écologiste du 11e arrondissement de Paris

    Email : alexandre.viscontini@paris.fr