Je m’appelle Arthur KANENGIESER – « Kanengiz », une prononciation inattendue pour un sens qui l’est tout autant : « fondeur de cruches » en alsacien – et on m’a sollicité pour raconter un peu qui je suis, d’où ce bref portrait, tourné vers mes engagements. Rémois de naissance, je me suis installé à Paris à 18 ans avec de belles images et quelques clichés en tête, pour suivre des études scientifiques ; loin, dans un premier temps, du champ politique et associatif.
Je vis dans le 11e arrondissement depuis 8 ans. J’ai commencé à m’impliquer dans la vie de quartier via les 400 Coops, un supermarché coopératif qui venait de voir le jour. Le principe était simple : contre quelques heures par mois passées devant la caisse ou dans l’arrière-boutique, on pouvait acheter des produits – choisis par les membres, bio et locaux – à prix réduit. J’y ai passé une tête avec des amis, et puis j’ai fini par y rester 18 mois. Ce lieu était inspirant : on échangeait facilement avec l’ensemble des membres, et on construisait pas à pas un modèle alternatif auto-géré. Au-delà du supermarché solidaire, les 400 Coops est une vraie expérience de lien social et de convivialité entre riverain·es.
L’engagement a longtemps été pour moi une sorte d’animal difficile à appréhender. Il a pris de multiples aspects. Notamment une indignation profonde, et un refus de participer à l’émergence de l’empire Bolloré. Après mes études, j’ai travaillé dans le groupe Canal+, à la direction financière de iTélé. Une période douloureuse où j’ai vu une rédaction dont j’admirais le travail se faire démanteler pièce par pièce, avec violence. Malgré la grève qui avait duré un mois, les journalistes ont fini par partir (je leur ai emboité le pas). Puis iTélé est devenu CNews. S’en est suivi Europe 1, le JDD, etc. À chaque média sous la coupe du businessman idéologue, c’est un bout de démocratie qui se décroche de l’édifice républicain.
Je me suis ensuite essayé à plusieurs formes d’engagement, en tant que délégué du personnel ou au sein de quelques associations. Je suis notamment parti au Sénégal pour travailler avec les services départementaux d’une zone rurale près de la frontière gambienne. Les pluies se décalaient année après année, les périodes sèches s’allongeaient et les rendements agricoles diminuaient. Pour faire face, le département a souhaité diversifier son agriculture, historiquement dépendante de l’arachide, vers des céréales plus résistantes. Avec l’aide d’une association, je suis parti seul donner des formations bénévoles aux tableurs de calcul afin de monter des dossiers de financement. Une petite goutte, mais une goutte malgré tout.
J’ai ensuite adhéré à EELV fin 2021. Je n’y connaissais personne et je n’avais jamais milité pour un parti politique. Mais tout partait d’un constat : la planète meurt, les inégalités se creusent, on le sait, on regarde et rien ne se passe. Le constat scientifique est établi, les associations font un travail incroyable, l’opinion publique se sensibilise peu à peu… le frein venait du politique, d’où cet engagement à l’approche de l’élection présidentielle. J’ai commencé par distribuer des tracts, parler aux passant.e.s, débattre avec des militant.e.s, et puis… j’y suis resté. Même en ayant un sentiment initial de petit engrenage au sein d’une grande machine militante qui s’actionne pour propulser quelques-un.e.s dans des positions de responsabilité, cela me semblait important d’au moins y faire ma part. Le champ politique n’est pas parfait, mais il reste central pour lutter face à un système néolibéral destructeur, au sein duquel une minorité accapare toutes les ressources, naturelles comme financières. Durant ces périodes électorales, j’ai également pu rencontrer des militant.e.s formidables.
Aujourd’hui j’ai la chance d’être avec Michèle Priser co-secrétaire de EELV Paris 11. C’est un rôle passionnant, au sein d’un groupe local rempli de personnalités diverses, toutes investies par une volonté de changement, pour une société plus sociale et plus écologique. Espace public, zéro déchet, soutien aux commerçants, solidarités… grâce aux actions des élu.e.s et à l’engagement des militant.e.s, nous pouvons agir sur des aspects essentiels de notre ville, défendre nos idées, et sensibiliser au long cours sur les dangers qui pèsent sur la planète et notre démocratie.
« Dans le civil », je travaille dans le développement territorial au sein du groupe de la Caisse des Dépôts et des Consignations. Ce métier m’amène à aller d’un bout à l’autre de la France : Haute-Marne, Indre-et-Loire, Landes, Moselle, etc. pour soutenir les projets des collectivités locales. Je me suis notamment spécialisé dans l’accompagnement de projets culturels. Je suis fier de pouvoir œuvrer pour l’intérêt général, et particulièrement pour les territoires.
Aménagement des boulevards Jules Ferry et Richard Lenoir
L’aménagement du boulevard Richard Lenoir / Jules Ferry est un projet qui figure dans notre feuille de route définie au début de la mandature en 2020 au moment où notre équipe municipale a été élue à la Mairie du 11e.
Cet axe traverse de part et d’autre notre arrondissement. C’est une trame verte essentielle dans un arrondissement qui a très peu d’espace vert. Elle joue un rôle primordial. Penser dans les années 90 pendant la mandature de Georges Sarre, accompagné par l’architecte David Mangin et la paysagiste Jacqueline Osty, cet axe mérite que nous nous y attardions et que nous, élu-es et citoyens et citoyennes nous travaillions avec transparence à partir de données, d’analyses, d’études, de diagnostics et de projections chiffrés et fiables, qui nous permettent de nous projeter avec confiance dans l’avenir.
Les objectifs des écologistes sont de faire évoluer cet axe de manière qualitative, pour que cette trame verte joue pleinement son rôle. C’est à partir de l’usage que peuvent en avoir les piétons et cyclistes que nous, nous réfléchissons.
Y développer plus de végétaux, plus de biodiversité, plus d’espaces de promenade, plus d’espaces de tranquillité, plus d’espaces de jeux pour les enfants, pour y installer un espace canin tant attendu dans le 11e, pour des fontaines en bon état, des espaces de tri, des marchés alimentaires dynamiques et attrayants,
Pour y développer aussi des vélos rues afin de réduire la place des voitures tout en respectant les activités économiques, les artisans de gros, les commerces de détails. Ils ont besoin aussi de place de circulation, de livraison Cet axe est un vrai pôle économique de l’est parisien, qui risque de disparaitre au détriment des villes de la petite ou grande couronne . Bien entendu l’activité des Urgences (Police Samu) est respectées dans le cadre des Velos –rues
Une fois que l’on a dit que l’on va prendre en compte les différents usages, les nouveaux besoins en raison du changement climatiques de la multiplication des pics de chaleur, des pollutions atmosphériques, du déclin de la biodiversité, de la disparition par exemple des moineaux dans le 11e, des attentes des parisiens, du constat de la nécessite du partage de l’espace public indispensable dans une ville, surtout dans un arrondissement aussi dense que le 11e.
Que nous n’oublions pas bien évidemment les moments tragiques du 11e, de la volonté partagée par les écologistes et je crois par tous les habitants du 11e de déplacer la stèle commémorative en souvenir des attenta du Bataclan.
Eh bien, Il faut prendre maintenant à bras le corps la transmission des aménagements possibles à tous les niveaux : auprès des élu·es d’arrondissement, des citoyen·nes, des riverain·nes, des commerçant·es, des acteurs économiques.
Et arrêter de travailler en silo et dans la précipitation.
Cet aménagement est passionnant, il soulève pleins de questions, Alors, partageons les cheminements et les appropriations
Les écologistes utilisent les mots information, concertation, participation, démocratie et souhaitent les faire vivre avec les parisiens Aujourd’hui, nous avons l’impression que dernières ces mots, tous les partis politiques ne mettent la même chose.
La participation des citoyens et des citoyennes n’est pas quelques choses en plus, si nous obtenons plus d’argent de la Ville de Paris. La participation citoyenne est une volonté politique
La participation aux projets d’aménagement de l’espace public, est la base du travail des élu-es lorsque les services ont réalisé et transmis les études. On ne lance pas un projet en cherchant des crédits complémentaires dans un second temps pour la participation et l’entretien et le bon usage des espaces. On a l’impression de marcher à l’envers… C’est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons concernant le vœu présenté par Paris en commun
Nous savons aussi combien les oppositions se focalisent essentiellement contre le retrait des grilles. Le vœu de Changer Paris réduit d’ailleurs sa proposition a cette unique demande. Le projet d’aménagement mérite une plus large réflexion et les écologistes évidement ne se retrouvent pas dans cet unique attendu.
Les écologistes entendent les oppositions au sujet des grilles, nous réaffirmons fortement notre attachement aux haies qui les longent les grilles , indispensables à la biodiversité. Nous demandons que les études préalables au retrait des grilles, au regard de l’impact environnemental soient communiquées largement et que nous puissions étudier ensemble les conséquences afin de pouvoir nous positionner avec discernement.
Vœu déposé par les élu·es du groupe les Écologistes
Vœu relatif à l’aménagement concerté d’une trame verte des boulevards Jules Ferry et Richard Lenoir
Considérant l’accélération du changement climatique, la multiplication des pics de chaleur et des pollutions atmosphériques, le déclin de la biodiversité et en particulier la disparition des colonies de moineaux dans Paris et le 11e arrondissement ;
Considérant la volonté des élu-es écologistes dès 2014 de créer des trames vertes qui convergent vers les boulevards Richard Lenoir et Jules Ferry, afin de préserver la biodiversité et développer la végétalisation dans notre arrondissement ;
Considérant la carence d’espaces verts dans l’arrondissement le plus dense de Paris ;
Considérant la nécessité de débitumer et déminéraliser notre arrondissement;
Considérant que les haies sont des refuges pour la biodiversité végétale et animale;
Considérant que la préservation du patrimoine végétal existant doit rester prioritaire lors de tout aménagement urbain ;
Considérant le couvert végétal remarquable de l’axe, principal îlot de fraîcheur de l’arrondissement et la volonté des élu.e.s écologistes de renforcer les continuités piétonnes et végétales de cette promenade;
Considérant la nécessité d’avoir un espace public partagé et apaisé notamment pour les enfants;
Considérant la nécessité de développer l’usage des mobilités douces, la réduction du nombre de voitures et la nécessité de développer les transports collectifs ;
Considérant le sous-dimensionnement actuel des pistes cyclables de cet axe reliant Bastille à République et la nécessité d’apaiser cet axe pour sécuriser les trajets cyclables et piétons ;
Considérant l’aménagement des boulevards Richard Lenoir-Jules Ferry lors de la mandature de Georges Sarre et la création de fontaines, squares, grilles dans les années 1990 par l’agence Seura et la paysagiste Jacqueline Osty, reconnu comme du mobilier urbain esthétique et de grande qualité ;
Considérant les fortes réticences de Jacqueline Osty aux modifications trop conséquentes de l’aménagement des Boulevards Richard Lenoir et Jules Ferry,
Considérant la proposition de campagne de Paris en Commun en 2020 de créer une promenade plantée sur ces boulevards puis les changements annoncés par la Maire de Paris de réaménager cet axe principal du 11ème pour créer une promenade à l’image des Ramblas de Barcelone ;
Considérant la publication du dépliant par la Mairie du 11e : Paris se transforme, la preuve par le 11e en 2022 qui propose la création d’une promenade de l’est parisien : Requalification du bd Jules ferry
de Stalingrad à Bastille. Première étape réalisée à l’été 2022 avec l’expérimentation d’une piétonisation partielle du boulevard les jours de marchés;
Concernant la parution d’une plaquette par le Maire d’arrondissement : Création d’une promenade de l’Est parisien : découvrez la première étape distribuée lors du forum des associations le 9 septembre 2023;
Considérant la mobilisation importante des citoyennes et citoyens depuis le début de l’été 2023 dénonçant le manque de concertation sur cet aménagement;
Considérant le devoir de mémoire et la volonté des associations de victimes des attentats du 13 novembre de déplacer la stèle commémorative en face du Bataclan ;
Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :
Commence sans tarder les travaux relatifs au déplacement de la stèle commémorative en face du Bataclan pour la commémoration du 13 novembre 2023 en hommage aux victimes ;
Organise un processus de dialogue et de concertation en lien avec les habitantes et habitants, les associations comme Sauvons Jules et Richard et FNE Paris ainsi que les conseils de quartier sur l’ensemble du projet de réaménagement et une campagne d’information des riveraines et riverains sur les étapes du processus;
Revoie de manière concertée l’ensemble du projet, afin de garantir la préservation de la biodiversité existante notamment par le maintien des haies, développer l’accès à l’eau et aux fontaines, créer éventuellement un espace canin et d’installer du mobilier dédié à la collecte des biodéchets;
Demande à ce que le projet actuel envisagé au Square Jules Ferry offre une réelle diversité végétale favorable au développement de la biodiversité;
Réalise et communique une étude préalable au retrait des grilles au regard de l’impact environnemental et urbain et donne accès libre aux plans et études déjà existantes relatives à cet aménagement;
Réalise et communique une étude sur un potentiel réaménagement du marché Popincourt pour garantir un meilleur partage de l’espace et favorise le tissu commercial et économique
Assure la sécurité des espaces de jeux pour enfants et associe le Conseil des enfants à des ateliers pédagogiques de concertation et sensibilisation à l’environnement ;
Je m’appelle Alexandre, je suis habitant du 11e depuis plus de 3 ans, dans le quartier de la place Voltaire. Je suis médecin à l’AP-HP (assistance publique Hôpitaux de paris) ce qui prend une bonne partie de mon temps.
J’ai eu la chance de grandir en banlieue parisienne dans une ville verte des Yvelines. Au lycée, j’étais membre du conseil de la vie lycéenne. J’ai ensuite fait mes études de médecine à l’UFR des sciences de la santé Simone Veil de St-Quentin-en-Yvelines durant lesquelles j’ai passé beaucoup de temps en activité associative ( BDE, association solidarité en santé).
C’est au cours de mes études que j’ai été le plus confronté aux inégalités sociales, aux inégalités d’accès aux soins, et à la violence de la précarité d’une partie de la population. J’ai assisté à la dégradation du système de santé hospitalier, le départ de beaucoup de soignant·es d’exception, à cause d’un mode de gestion à contretemps des problématiques du personnel de terrain.
Parallèlement, la prise de conscience des problématiques liées au changement climatique, les images d’élevages et d’abattages intensifs diffusées par L214 et l’absurdité de certaines activités humaines sur terre m’ont poussé à aller un peu plus loin.
J’ai donc adhéré à EELV en mai 2021. J’ai longtemps hésité entre m’investir dans une association ou dans un parti, mais c’est l’envie de comprendre les mécanismes politiques, la possibilité d’avoir accès aux élu·es, qui mettent en œuvre concrètement des actions au sein de la société, qui m’ont poussé à prendre ma carte. Je suis heureux d’être dans un parti qui défend les choses auxquelles je crois, le service public, la justice sociale et environnementale.
J’aime notre 11e arrondissement, l’ambiance qui s’y dégage et la population diversifiée qui y habite. Nous avons de la chance d’avoir des quartiers aussi vivants en terme de vies associatives, militantes et culturelles (de nuit, comme de jour).
En ce moment, je tente de poursuivre mes combats pour la défense du service public dans différents collectifs : « collectif inter hôpitaux » (CIH) et « Nos services publics ».
En aout, travaux réalisés sur la voirie, rencontre avec les commerçants, animations pour les jeunes qui ne partent pas en vacances, préparations des évènements de la rentrée…
Joëlle MOREL a rencontré des associations de commerçant·es et continue avec une prochaine rencontre, plus collaborative le 25 septembre : Soyez attentifs !
Le forum emploi culture aura lieu le 19 octobre. Je vous en dis plus dans la prochaine édition.
Alexandre VISCONTINI :
Alors que 2 nouvelles bornes de collecte textiles ont été installées à Babelville et Popincourt, visons la réduction des achats de vêtements neufs, la promotion de la 2nde main, le réemploi, l’upcycling et, à défaut, le recyclage.
Préparation SERD (Semaine Européenne de la Réduction des Déchets) avec un focus sur le textile qui aura lieu du 18 au 26 novembre. Pour participer à l’organisation 2023 : Inscriptions en cliquant ici.
David BELLIARD, Les principaux travaux réalisés cet été :
Entretien des chaussées : alors qu’il y a moins de circulation, l’été est propice, aux réfections de chaussée pour assurer l’entretien du patrimoine et la circulation en toute sécurité des vélos notamment (par exemple rue Jean-Pierre Timbaud, au droit de l’esplanade Roger Linet, du 26 juin au 30 septembre : réfection de la structure de chaussée et renouvellement des pavés)
Aménagement provisoire sur l’avenue de Bouvines en attendant des travaux plus lourds : réfection de huit pieds d’arbres, marquage ludique, pose d’une fontaine.
Saint-Sébastien/Baudin : plantation d’arbres isolés, réduction de la largeur de la voirie pour limiter la vitesse et donner plus de place aux piétons, création de jardinières et d’un espace de biodiversité.
NourDURAND-RAUCHER,
« Cet été encore, dans le cadre de ma délégation à la prévention, nous avons organisé des activités pour les jeunes qui ne partent pas en vacances.
Tous les jeudis du mois de juillet sur le boulevard de Belleville de nombreuses animations et activités gratuites dédiées aux jeunes en partenariat avec des associations du 11e.
Mais aussi des activités sportives, des sorties loin de Paris, et des animations square de la Roquette avec notamment un barbecue pour les jeunes et les familles pour le 14 juillet.
Un arrondissement qui vit bien prend soin de sa jeunesse, pendant les vacances et tout au long de l’année.
Les élu·es écologistes toujours impliqué·es dans la vie du 11e de la qualité de vie aujourd’hui et demain.
Joëlle MOREL :
a assisté à la réunion MJC Mercœur qui, à la Mairie du 11e, présentait son « futur » ;
est intervenue à la soirée « Vie Associative et Citoyenne » au Consulat où, quelques jours plus tard, aux portes ouvertes des Ateliers d’artistes elle s’est entretenue avec Tom Lellouche, l’artiste qui y est hébergé ;
était présente à l’inauguration de l’exposition rue de Rivoli « zéro chômeur longue durée » et serait partante pour que le 11e rejoigne cette démarche innovante ;
inaugurait le kiosque citoyen pour les associations et développement du Territoire Zéro Déchet, devant la Maison des Metallos ;
était heureuse d’accueillir la lauréate du « goût d’entreprendre » la boulangerie « Frappe » rue Sedaine.
Joëlle MOREL et Alexandre VISCONTINI inauguraient le premier salon de coiffure « entreprise d’insertion » dB Nova au 58 avenue République dans le 11e.
Par ailleurs, avec de nombreux partenaires : assos, entreprises, commerces du 11e, Joelle et Alexandre ont commencé à préparer La Semaine Européenne Réduction des Déchets en vue de proposer des animations. Une belle dynamique s’engage autour du textile : réduire, recycler, upcycler.
Alexandre VISCONTINI continu son combat pour le zéro déchet et invite à la convivialité, que ce soit dans les quartiers, avec les commerçants, dans les collèges. Son crédo :
Élargir et maintenir notre quartier politique de la ville,
Renforcer les équipes de la ville pour accroître les actions de prévention des déchets
Dans le 11e, il visite les composteurs de quartier cité Industrielle et Mainguet-Lepeu, où il viendra fêter le 1er anniversaire en compagnie des riverain·nes.
Au Jardin Truillot, il accompagne la reprise des permanences du composteur avec des nouveaux bacs livrés en juin et participe à l’élaboration de la fête de la musique.
Chloé SAGASPE alerte toujours et encore au travers du plan « Paris à 50° » et découvre avec cette équipe un lieu exceptionnel sur les toits de l’Opéra Bastille où des cultures maraîchères en agro-écologie fournissent les restaurants aux alentours en produits frais.
Il organise une concertation sur l’aménagement de la vélorue FG du Temple 10e-11e et la prochaine piétonisation rue Oberkampf (Parmentier/ Richard Lenoir).
Avec Joëlle Morel, ils s’octroient une pause au repas solidaire organisé par le CQ à la MJC Mercœur.
Ensemble, élu·es écologistes, citoyen·nes du 11e soutiennent les Soulèvements de la Terre, participent aux Marches des Fiertés et à la marche blanche pour Nahel.
Vœu relatif au renfort des moyens des divisions territoriales de la propreté pour accompagner la politique de réduction des déchets vivre
Considérant l’ambition de la Ville de Paris en matière de réduction des déchets, l’engagement de l’exécutif parisien sur le sujet et le renforcement progressif de l’expertise en matière d’économie circulaire au sein de la direction de l’attractivité et de l’emploi (DAE) et de la direction de la propreté et de l’eau (DPE) au niveau parisien,
Considérant la réglementation européenne qui rend obligatoire au 1er janvier 2024 le tri à la source des déchets alimentaires et l’obligation faite aux collectivités de proposer des solutions de collecte séparée et de valorisation,
Considérant l’engouement des parisiennes et des parisiens pour les premières bornes d’apport volontaires des déchets alimentaires sur les marchés et le compostage de proximité dont les dispositifs saturent rapidement,
Considérant la nécessité de développer et d’accompagner à l’échelle locale l’exploitation des sites de compostage ainsi que leurs usagers,
Considérant que les capacités d’incinération du SYCTOM seront réduites de 350 000 tonnes en 2025, risquant de renforcer le recours à l’enfouissement et l’augmentation significative du coût de traitement de ces ordures,
Considérant l’urgence environnementale à réduire drastiquement la proportion de nos déchets collectés dans les ordures ménagères résiduelles,
Considérant la territorialisation de la politique d’entretien de l’espace public de la Ville de Paris et la création de « territoires zéro déchet » s’appuyant sur les acteurs associatifs locaux,
Considérant la mise en place dans l’arrondissement de deux territoires zéro déchet (Fontaine au Roi et Sédaine Popincourt), d’un Réseau Compost 11 et d’un Réseau des entreprises engagées en faveur de l’économie circulaire, qui requièrent un accompagnement et une animation par les services de la Ville de Paris ;
Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :
renforce les moyens des divisions territoriales pour accompagner la politique de réduction des déchets ;
crée un poste à temps plein au sein de chaque division territoriale de propreté, chargé de :
promouvoir et développer localement la politique publique de prévention et de valorisation des déchets,
développer les pratiques de tri des biodéchets et de compostage, animer le réseau local des sites,
développer et superviser des projets d’économie circulaire, de tri et de sensibilisation en partenariat avec le tissu économique, associatif et citoyen locale, ainsi que des directions déconcentrées de l’arrondissement, notamment en mobilisant les moyens des partenaires institutionnels de la Ville,
mettre en œuvre des actions de réduction des déchets au sein des directions déconcentrées,
forme les responsables de quartier aux enjeux et outils de la réduction des déchets.
renforce les moyens des divisions territoriales pour accompagner la politique de réduction des déchets ;
Vœu déposé par les élu·es du groupe écologiste
Vœu relatif à la massification de la collecte des biodéchet
Considérant la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, qui prévoit la généralisation du tri à la source et de la collecte sélective des biodéchets à partir du 1er janvier 2024 ;
Considérant que la Ville devra mettre à disposition de chaque Parisien·ne une solution de collecte des biodéchets à moins de 250m de son domicile ;
Considérant que tous les établissements produisant des déchets alimentaires auront l’obligation de les trier et de les faire collecter ;
Considérant que les déchets alimentaires représentent à Paris presque un tiers des ordures ménagères jetées dans la poubelle verte, étant ainsi incinérés ;
Considérant que la Ville déploie progressivement des dispositifs afin de répondre à cette exigence règlementaire, notamment par l’installation des bornes aux abords des marchés alimentaires, ou en prévoyant d’équiper l’ensemble des Trilib’ présents sur la voie publique d’un module supplémentaire destiné aux déchets alimentaires ;
Considérant que, malgré ses efforts, la Ville et les établissements privés seront difficilement au rendez-vous de cette exigence en janvier prochain ;
Considérant qu’il est programmé de supprimer la collecte en porte-à-porte des biodéchets pour les particuliers, expérimentée depuis 2017 dans les 2e et 12e arrondissements et depuis 2019 dans le 19e arrondissement, notamment en raison de son coût jugé trop élevé au regard des volumes collectés ;
Considérant que la suppression de ce service dans les arrondissements où elle se pratique déjà peut mettre à mal les habitudes des personnes qui font l’effort de trier leur déchets alimentaires, en particulier si les solutions d’apport volontaire ne sont pas encore pleinement opérationnelles;
Considérant que la collecte en apport volontaire du verre n’a pas remis en cause sa collecte en porte-à-porte et que les deux modes de collecte se complètent ;
Considérant que les composteurs de proximité rencontrent un succès grandissant et sont rapidement saturés, obligeant à rechercher de nouveaux exutoires pour le compost mature et de nouveaux emplacements ;
Considérant que les Caisses des écoles sont autonomes et que leur état de préparation à la généralisation de la collecte des déchets alimentaires, prévu en 2024, est inégal, parfois en raison de coûts d’investissement élevés et malgré les aides financières à leur disposition ;
Considérant la Stratégie zéro déchet non valorisé, adoptée en 2014 par la Ville de Paris ;
Considérant la mise en place depuis décembre 2020 dans l’arrondissement d’un RéseauCompost11 dynamique, et le développement de sites de compostage partagé, en particulier en remplacement des places de stationnement (rueLacharrière, rue Amelot, rue Baudin…) ;
Sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que la Ville de Paris :
Que la collecte en porte-à-porte soit maintenue et encouragée dans les arrondissements où elle se pratique déjà, au moins pendant une année et pas avant que ne soient atteints les objectifs réglementaires relatifs aux points d’apport volontaire ;
Qu’en sus du futur module de Trilib consacré à ce flux, d’autre bornes plus légères puissent compléter le maillage de points d’apport volontaire, sur le modèle des bornes installées devant les marchés alimentaires ;
Qu’une solution de collecte publique soit proposée aux professionnel·les concerné·es au travers de contrats de redevance pour l’enlèvement et l’élimination de déchets non ménagers et qu’une expérimentation soit mené avant la fin de l’année 2023 ;
Que les Caisses des écoles soient accompagnées par la Ville afin de faciliter le financement de la collecte des déchets alimentaires et l’installation des tables de tri, ainsi que la formation du personnel et des élèves, en vue de la généralisation de la collecte en janvier 2024 ;
Qu un plan territorialisé de développement du compostage de proximité soit mis à jour et que sa mise en soit pilotée par la Ville et les divisions territoriales de la DPE, afin de faciliter la mise en réseau des sites, la formation des animateurs, le financement de la maintenance, la livraison du broyat, ainsi que la création des protocoles permettant l’exploitation des sites de compostage par la Ville de Paris et l’utilisation du compost mature dans ses parcs et jardins.
Vœu de l’exécutif
Vœu relatif à la géographie prioritaire du 11e arrondissement
La Politique de la Ville a pour but de réduire les inégalités sociales et territoriales et d’améliorer les conditions de vie des habitant·es des quartiers populaires.
La Ville de Paris est pleinement mobilisée dans la réduction de ces inégalités, par l’engagement de nombreuses politiques publiques municipales renforcées dans ces territoires, comme l’éducation et la petite enfance, la santé, l’emploi et la formation, la tranquillité publique, l’accès à la culture, la transition écologique ou bien encore l’alimentation durable.
Le contrat de ville 2015-2022 a acté le besoin d’intervenir sur le quartier Fontaine Au Roi. Ce territoire, malgré les lourdes conséquences des crises successives sur les habitants les plus précaires, a pu bénéficier de la dynamique générée par la Politique de la Ville, mais il reste très fragile. Il est indispensable, dans l’intérêt des habitants de ce quartier, que cette dynamique puisse se poursuivre dans les années qui viennent.
Les contrats de ville arrivent désormais à échéance, après deux votes du Parlement qui les ont prolongés de 2020 jusqu’à la fin de l’année 2023. Actuellement, le contrat de ville fait l’objet de discussions entre l’État et la Ville de Paris, avec comme indicateur de base à la discussion, le revenu médian de la population.
Le revenu médian de la population ne saurait, dans la conjoncture économique actuelle, être le seul facteur pertinent pour définir la géographie dans laquelle une intervention renforcée et conjointe des collectivités territoriales et de l’État est indispensable pour réduire les inégalités territoriales. Les données de l’INSEE datant de 2019, elles n’intègrent pas les bouleversements majeurs qu’a connu notre économie depuis lors, avec les conséquences toujours présentes de la pandémie de SARS-CoV 2 d’une part qui ont renforcé les inégalités territoriales, mais également la forte inflation de ces derniers trimestres, qui touche plus fortement les foyers aux revenus les plus modestes.
La seule étude du salaire médian de la population ne permet pas non plus de prendre en compte plusieurs spécificités de l’aire urbaine parisienne, ni de ses quartiers populaires. C’est, par exemple, le cas de la prévalence bien plus forte du coût du logement dans le budget des foyers, les différences de coût de la vie, la plus forte densité de population affectée par des facteurs de fragilité (nombre de chômeurs, de familles monoparentales, de jeunes ni en emploi ni en formation, nombre de personnes sous le seuil de pauvreté, nombre de foyers à bas revenus, etc…). L’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) a réalisé en 2023 des travaux permettant d’identifier les territoires concentrant le plus de fragilités socio-économiques, permettant d’appréhender de façon plus précise, la réalité des besoins des quartiers populaires parisiens.
Sur proposition de l’Exécutif, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que :
Au regard de la dégradation de la situation économique générale provoquée par les différentes crises s’étant additionnées depuis 2019, caractérisée par un nouvel accroissement des inégalités territoriales et non encore prises en compte dans les données de l’INSEE, l’ensemble des quartiers prioritaires du 11e arrondissement restent dans le futur contrat de ville ;
D’autres indicateurs que le revenu médian des foyers soient pris en compte par l’État comme indicateur de fragilité de la population, permettant d’intégrer le quartier de la Roquette, quartier également fragile du 11e arrondissement, à la géographie prioritaire.
Je m’appelle Louise Soulié-Dubol. J’ai 29 ans et j’habite rue Oberkampf dans le 11e à Paris.
Née à l’hôpital Saint Antoine dans le 12e, je suis allée à l’école maternelle de la Baleine située dans ce qui deviendra mon quartier. L’école élémentaire et le Collège Voltaire avenue de la République succèdent. Enfant, j’accompagnais régulièrement mon père à la bibliothèque Parmentier pour emprunter des livres ou des histoires à écouter.
J’ai beaucoup joué et nagé à la piscine Georges Rigal avec mes frères et sœurs et des amis. J’ai fait des cours de théâtres à l’atelier du Chaudron. J’ai pris des cours de danse classique et de danse jazz au conservatoire Charles Munch. À sa frontière, un autre lieu me permit de faire mes premiers pas de danse afro-brésilienne, l’ex Plateaux Sauvages. Ce territoire-multiple m’a fait grandir. Aujourd’hui, toutes ses particularités (diversité sociale et culturelle, fêtes régulières dans l’espace publique) font partie intégrante de mon équilibre en tant que citoyenne et artiste du territoire. C’est un arrondissement que j’aime. Il cartographie mon sensible.
Je suis surprise de ressentir un manque de cette vie de quartier quand je voyage pendant une longue période. N’ai-je pas depuis l’enfance commencé à frayer des chemins comme pour aujourd’hui y revenir ? C’est ce qu’une singulière expérience, vécue le jeudi 2 juin dans le cadre du Forum de l’Emploi à la Mairie du 11e, me permit de vivre. En effet, j’ai eu la chance d’être invitée par Joëlle Morel à imaginer deux performances in situ et de donner un atelier sur la confiance en soi ouvert à toute et tous. Ce fût une expérience sociale et poétique très forte.
Le chemin a été long avant de pouvoir revenir sur le territoire de mon enfance.
Suite à une formation en danse jazz à Rick Odums à Paris et en danse contemporaine à la Cobos Mika SEED’s en Espagne, j’obtiens un Master de recherche en danse à l’Université de Paris 8. En 2020, je danse dans la pièce Crépuscule portée par les chorégraphes burkinabés, Bienvenue Bazié et Auguste Ouedraogo. En 2021, je danse dans la performance Out of Sri Lanka du chorégraphe Sarath Amarasingam.
En 2018, je fonde avec d’autres l’association et compagnie l’Êttre–Louve. La compagnie collabore avec des artistes transdisciplinaires et internationaux. La compagnie produit en 2018 un premier projet de création chorégraphique intitulé l’autre-côté, coécrit avec le danseur et chorégraphe burkinabé Ousseni Dabare.
Elle remporte en 2019 le Prix du Public lors du Tremplin Propulsion initié par Les Plateaux Sauvages avec la création d’un solo musique et danse intitulé Histoire de(ux) solo(s). En 2020, elle collabore avec la scénographe numérique Pétronille Leroux à deux performances mêlant arts numériques, danse et musique live : Le Souffle des Particules et ALDEBARAN. L’Êttre-Louve intègre la coopérative culturelle CAE Clara & ClaraBis en 2023.
Pour rester vivante et résister aux effets du confinement, je crée la partition chorégraphique du titre Danser encore du chanteur HK. Ce flash mob sera par la suite repris un peu partout dans le monde.
À la même période, je suis à l’initiative du projet intitulé Action-Poétique. Il s’agit d’une improvisation participative géante, transdisciplinaire mêlant danse, musique, voix, texte, image (photos et vidéo) et poème en langues du monde mêlant amateurs et professionnels de tous horizons.
Je chorégraphie le spectacle Sois pluriel comme l’univers mis en scène par Morena Campani de la Compagnie Re-Exister. En 2022, je collabore avec des artistes vidéos tels que John Sanborn et Xavier Lavernhe pour le projet de portrait vidéo intitulé I AM.
Aujourd’hui, je transmets la danse contemporaine sous la forme de stages et d’ateliers ponctuels pour tous. Je donne aussi des cours d’éveil initiation à la danse au sein des Centre Paris Anim’ Maurice Ravel (75012), Centre Paris Anim’ Ruth Bader Ginsburg (75001), Centre Paris Anim’ Binet (75018) de la MJC Louis Lepage (94130) de Nogent sur Marne. L’éducation populaire fait partie intégrante de mes principes pédagogiques fondamentaux.
De plus, je me forme actuellement aux droits culturels dans le cadre de deux formations-actions. L’une co-portée par la Fondation Ali Zaoua au Maroc et la Compagnie S-composition de Jean-Pierre Seyvos et l’autre par la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs de la Ville de Paris.
La création participative fait partie de mon actualité créative. En tant que chorégraphe, je m’engage de plus en plus vers des processus de créations collectif faisant participer tous publics. Je suis convaincue de la force d’une ambiance, d’un travail convivial, éthique et solidaire. J’encourage la collaboration et la mise en partage des savoir-faire et des savoirs vivre de chacun. La réciprocité dans la relation est fondatrice pour co-créer un climat de confiance mutuel. L’esprit d’un groupe et le travail en collectif est plein de potentialités.
J’envisage la pratique de la danse comme un art, un soin et une philosophie de vie. C’est une matière de voir et d’appréhender le monde dans sa dimension sensible et sociale. L’interaction à l’autre est fondatrice dans l’élaboration de son geste. Pour ma part, la pratique du mouvement dansé est une manière de créer une forme d’empowerment personnel au devenir collectif. La création d’un spectacle permet l’ouverture d’un espace d’expérimentation et de liberté individuelle aux effets d’un soin de soi-même. S’ouvrir à la créativité procure une forme de bonheur et de joie contaminante.
J’ai eu la chance de pouvoir faire des voyages dans le cadre de mon chemin dansant à travers des pays tels que : l’Écosse, Madagascar, Israël, le Burkina Faso, le Mali, le Cameroun et le Sénégal. La dimension multiculturelle est fondatrice dans mon parcours. La rencontre de l’autre, soit d’une forme d’altérité, m’a permis l’ouverture sur le monde et la mise en partage de différentes formes de langues et de langages. Tout cela pour vous dire combien je suis motivée et disponible pour monter d’autres projets avec des structures du quartier et des gens du territoire.
« Je suis coiffeuse passionnée de métier mais artiste créatrice capillaire dans l’âme.«
Je m’appelle Salimata Sarah Sané, je suis née à Dakar et j’ai 48 ans. Je suis la cadette d’une fratrie de huit frères et sœurs. J’arrive en France en 1987 pour être accueilli chez ma grande sœur à Gentilly , afin de soulager notre mère divorcée. La première année en classe de CM2 fut un peu compliquée car j’avais du mal communiquer par peur des moqueries avec mon français qui paraissait bizarre à cause de mon fort accent Sénégalais. Mais l’année se termine plus que bien car beaucoup de copines me sollicitent pour leur faire des petites tresses pendant la récréation .
Déjà toute petite j’avais la dextérité pour faire des tresses . Un don de ma mère qui était coiffeuse.
Après un parcours scolaire simple, je choisis de m’orienter, dès la fin du collège, dans la mode voulant devenir créatrice de mode. Mais ma vraie passion me rattrape et je me redirige vers un CAP, puis BP coiffure.
En poursuivant mon chemin je travaille chez deux grands coiffeurs européens, Jean Michel Farettra qui m’initie au “Hairshow” et Thierry Lothman où j’étais sa spécialiste “coiffure afro”. Chez Peter Mbafore , plus important distributeur, je découvre les produits pour les cheveux frisés à crépus.
Ces différentes rencontres m’ont beaucoup apporté dans la connaissance des différents types de cheveux, caucasiens, négroïde, asiatique et à maîtriser les différentes techniques en coupe coloration, soins etc..
Toujours dans ma soif d’apprendre et de me perfectionner je fais plusieurs voyages “à la source” : Londres, États Unis, Inde et Chine. J’en rapporte une connaissance inégalée.
Aujourd’hui je suis gérante de mon salon à Belleville. Depuis plus de 10 ans, j’allie coiffure, bien vivre et partage dans ce quartier qui est le mien. Animée par mon esprit humaniste et écologique ,j’y crée des spectacles” capillaires” pour les habitant·es, jeunes et moins jeunes.
j’ai coiffé des stars, dont 3 Miss France: Sonia Rolland,Corinne Coman, Flora Coquerel, mais aussi Anthony Kavanagh, Titoff, Youssoupha, Nawell Madani ou Aya Nakamura.
Ma force de frappe dans la coiffure est de mêler les matières, et les textures pour transformer les petits volumes en extra volume pour sublimer les cheveux afin d’émerveiller le monde, tel est mon rêve.
Textures by Sally
5 rue de la Présentation – PARIS 11e – à Belleville
Nos élu·es toujours présent·es pour commémorer une lutte toujours actuelle, agir au présent, et préparer l’avenir. Pour le respect de chacun·e, de la qualité de vie aujourd’hui et demain.
Ici, le Vœu, proposé au dernier Conseil d’Arrondissement, relatif à l’expérimentation d’une Sécurité sociale de l’alimentation à Paris pour un véritable pouvoir de vivre a été déposé au dernier Conseil d’Arrondissement (à retrouver ici).
Joëlle MOREL en charge de la Semaine de l’Emploi a initié un échange très enrichissant, autour du dispositif ”premières heures” qui propose quelques heures de travail aux personnes à la rue, pour se remobiliser et retrouver le pouvoir d’agir. Accompagnée par “Social Builder” c’est aux femmes qu’elle s’est adressée en créant 2 ateliers destinés à reprendre confiance et oser la “tech”.
C’est avec plaisir qu’elle est venue saluer l’inauguration de la nouvelle exposition Calouga et Menthe et répondre à l’invitation, lancée par Arteo, à se retrouver entre commerçant·es du quartier.
Hommages à la Commune de Paris aux côtés des Amies et Amis de la Commune: Joëlle MOREL vient déposer une gerbe rue de la Fontaine au Roi où a eu lieu la dernière barricade tandis que David BELLIARD s’est rendu au mur des Fédérés,
Alexandre VISCONTINI et Joëlle MOREL, ici en présence de Colombe BROSSEL et Florentin LETISSIER (élu·es à la Ville de Paris), ont organisé la visite de la Remanufacture, acteur local engagé dans le réemploi du bois (33 rue de Montreuil)
Alexandre VISCONTINI a animé la Rencontre plénière du Réseau économie circulaire. Il a présenté les points d’avancement des travaux accompagné d’échanges fructueux autour des enjeux collecte des biodéchets, consigne, réemploi mobilier et textile, seconde main.
Les rencontres duréseau Compost 11 ont débuté au composteur de la cité industrielleavec un debrief de l’opération « Tous au compost », échange sur les relations avec les écoles. Une charte du compostage partagé est en cours. Plus d’infos ici
Chloé SAGASPE a participé à l’animation d’une journée partage à l’ESCP. Entre science-fiction et réalité, on a pensé la ville de demain en imaginant des futurs possibles. Les échanges furent passionnants autour #Paris50degrés. Des étudiant·es ont imaginé des solutions pour se préparer au commerce de demain avec IDCommerce_.
À l’initiative de E2CParis, Chloé a accompagné une « Marche pour l’eau » au profit d’ONG œuvrant pour un accès à l’eau potable universel à travers le monde.
Elle a également, lors du pré conseil d‘arrondissement, répondu aux questions des habitant·es sur l’accessibilité à l’eau, aux fontaines et Brumisateurs dans le 11e.
Vœu relatif à l’expérimentation d’une Sécurité sociale de l’alimentation à Paris pour un véritable pouvoir de vivre
Considérant l’importance d’une alimentation saine et équilibrée pour vivre en bonne santé, mais également son rôle social et culturel, construisant l’identité, créant du lien social et luttant contre l’exclusion ;
Considérant les hausses alarmantes des prix de l’alimentation qui ont atteint 15,9% en mars 2023 selon l’Insee ;
Considérant que le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire en France a triplé entre 2011 et 2022 d’après le réseau d’aide des Banques alimentaires ; À Paris, l’enquête du Secours populaire français annonce qu’environ 200 000 personnes ont recours à l’aide alimentaire mais que nous pourrions estimer que ce chiffre serait le double voire le triple en tenant compte de tout type de public confondu qui ne franchit pas la porte des associations.
Considérant que l’aide alimentaire se doit d’être un moyen d’urgence, et non une réponse structurelle, face aux situations de détresse les plus visibles ;
Considérant le manque d’engagement de l’Etat face à cette situation ne proposant que des solutions d’urgence ne répondant pas à un projet politique alimentaire d’égalité pour tous et toutes ;
Considérant qu’une mauvaise alimentation est responsable de plus de 40% des décès liés à des maladies chroniques, dont les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète, d’après un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) de 2017 ;
Considérant les inégalités sociales, économiques et géographiques d’accès à une alimentation de qualité, notamment dans les quartiers prioritaires de la ville, dont le constat a été dressé dans la Stratégie de Paris pour une alimentation durable ;
Considérant que l’alimentation compte pour 17% dans l’empreinte carbone du territoire parisien et constitue ainsi le deuxième poste d’émissions de gaz à effet de serre à Paris ;
Considérant la procédure actuelle de révision du Plan Climat pour 2024-2030, dont l’un des trois objectifs est d’être “plus juste” et de renforcer les liens entre enjeux écologiques et sociaux ;
Considérant les initiatives d’utilité publique qui ont émergé à Paris ces dernières années autour de l’alimentation saine, durable et accessible à toutes et tous. Dans le 11ème arrondissement, plusieurs structures sont implantées ou projets ont vu le jour comme par exemple la Trockette, le projet de halle alimentaire ou encore Nous anti gaspi à Rue Saint-Maur;
Considérant les politiques de soutien à ce type de structures menées par la Ville de Paris, notamment via des aides à l’installation et à la consolidation dans le cadre de l’appel à projets Alimentation durable et solidaire, ou encore via des aides d’urgence face aux difficultés financières rencontrées depuis l’épidémie de Covid-19 et aujourd’hui renforcées par l’inflation et la crise énergétique ;
Considérant le besoin de mettre en place des réseaux locaux au plus près des territoires pour lutter contre le gaspillage alimentaire et pour avoir une alimentation saine et durable accessible à toutes et tous, qui ont fait émerger plusieurs initiatives dans le 11 au moment du confinement ;
Considérant notre volonté de promouvoir et soutenir les commerces de vrac permettant de se nourrir selon la quantité souhaitée ;
Considérant le vœu du Groupe Les Écologistes relatif au soutien des bailleurs sociaux aux structures de l’alimentation durable et accessible à toutes et tous, adopté en Conseil de Paris des 14, 15, 16 et 17 mars 2023 ;
Considérant la lettre ouverte de 70 organisations environnementales, de consommateurs, de santé et de solidarité, adressée à la Première ministre pour une véritable stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat qui fasse de l’accès de toutes et tous à une alimentation saine et durable une priorité et qui mette en place des mesures concrètes pour atteindre cet objectif, notamment en donnant le pouvoir d’agir aux populations les plus précaires socialement ;
Considérant que la Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) propose d’instaurer démocratiquement un droit à l’alimentation grâce à l’allocation d’un budget mensuel pour l’achat de denrées alimentaires fléché dans des structures conventionnées ;
Considérant qu’au-delà des bénéfices pour les habitant.es, la SSA permet de soutenir une transformation du système alimentaire et agricole, en structurant les filières et en assurant un débouché aux producteur·trices, ainsi qu’aux initiatives de l’ESS et de l’innovation sociale engagées en faveur d’une alimentation durable et de qualité ;
Considérant les expérimentations de SSA qui émergent dans toute la France, comme par exemple à Montpellier ou en Gironde ;
Ainsi, sur proposition des élu·es écologistes, le Conseil du 11e arrondissement émet le vœu que :
La Mairie de Paris planifie pour 2024 l’expérimentation puis la généralisation d’une politique de Sécurité sociale de l’alimentation, en priorité dans les quartiers prioritaires de la ville et en lien avec les acteurs de l’ESS parisiens.
La Mairie de Paris plaide auprès du gouvernement pour la mise en place d’une véritable stratégie volontariste et pérenne dans la réduction des inégalités d’accès à une alimentation saine et durable, en s’appuyant sur les demandes des collectifs et sur les expérimentations SSA mises en place par les collectivités.