Les propositions des écologistes pour le Terrain d’Education Physique de Ménilmontant

Le 49-53 boulevard de Ménilmontant, propriété de la Ville de Paris, est actuellement occupé par un Terrain d’Éducation Physique (TEP). La Mairie du XIe prévoit de réaménager cette parcelle en créant environ 80 logements sociaux et un centre de valorisation et d’apport des encombrants en sous-sol et un gymnase.
Pour plus d’informations sur le projet de la mairie, voir notre article (cliquer ici).

Le Groupe Local Europe Ecologie les Verts du XIe salue les efforts de la Mairie d’arrondissement en faveur du renouvellement de l’offre d’équipements sportifs, de la construction de logements sociaux et sur la réflexion pour une autre organisation dans la gestion des encombrants.

En effet, nous reconnaissons que l’état du terrain d’éducation physique aujourd’hui n’est pas idéal. Cependant, nous avons quelques propositions à apporter à ces efforts.

 

Préserver le lien social

Les espaces collectifs du projet devront être rendus accessibles à la population :

  • En s’assurant de la desserte du petit square central et des terrains de sport directement par le boulevard de Ménilmontant
  • En construisant un square en pleine terre, espace de verdure et de respiration au sein d’un arrondissement particulièrement dense
  • En veillant côté passage Regnault à respecter les proportions de cette petite rue, en évitant l’effet “monobloc”
  • En évitant l’effet “barre” sur toutes les constructions éventuelles, en jouant sur les matériaux, les hauteurs…
  • En garantissant le maintien du libre accès aux terrains de sport aux heures d’ouverture du square

 

Le projet de valorisation d’apport des encombrants doit être précisé

Il ne doit pas être créateur de nuisances pour les riverains. A l’inverse il peut devenir une innovation sociale et environnementale au service des habitant/es (à l’exemple de la Ressourcerie « La Petite Rockette » de la rue Oberkampf dont l’activité de recyclage est très appréciée).

Il est donc indispensable que la concertation s’engage et se poursuive tout au long du processus du réaménagement de la parcelle.

Le questionnaire est une première étape. La consultation des riverains et leur participation sont le préalable indispensable pour une bonne appropriation des équipements futurs.

 

Préserver le jardin partagé

La disparition d’un jardin partagé en pleine terre à Paris nous alerte

Dans une ville ultra-dense et polluée, la disparition d’un exceptionnel jardin mi-cultivé mi-sauvage à même la terre sera un nouveau coup porté au cadre de vie des parisiens et à leur bien-être.

Cette année, la Mairie de Paris a adopté un plan d’actions pour mettre un terme à la disparition de la biodiversité dans notre ville. Or, la Mairie d’arrondissement néglige l’impact de son projet sur la biodiversité et sur la continuité des espaces naturels en ville.

Les habitants de Paris, et notamment les enfants et les personnes âgées, ont besoin d’espaces naturels pour vivre mieux. Quand la Mairie va t-elle passer de la parole aux actes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Préserver la biodiversité

La nature résiste dans l’espace urbain. Certaines espèces animales ou végétales se sont particulièrement bien adaptées aux espaces transformés et occupés par l’homme.

Oui, la biodiversité reste présente en ville dans nos espaces verts, nos jardins (notamment les moins entretenus), et même nos balcons !

Au delà de son aspect récréatif, cette nature en ville permet une régulation de l’air, des sols et de l’eau via les végétaux par exemple.

Mis-à-part l’opportunité foncière, d’autres sites alternatifs ont-ils été étudiés par la Mairie, ou vont-ils l’être ?

 

Parce que la biodiversité est essentielle à la collectivité, cultivons la!

Ce projet pourrait être un exemple d’innovations urbanistique et écologique :

  • Les villes sont les lieux où peuvent se mettre en œuvre des réponses concrètes aux enjeux du développement durable. Il faut pouvoir y tester les innovations au service de ses habitants.
  • Ce projet doit être exemplaire sur la végétalisation des façades ou des toits, ce qui contribuera de facto à une meilleure isolation des bâtiments, donc à une plus grande économie d’énergie. Des exemples existent déjà à Paris, généralisons les.
  • Un jardin potager pourrait être créé sur le toit du gymnase (voir le projet de la rue des haies dans le XX°) : espace ouvert à taille humaine pour cultiver l’échange et la solidarité. De plus, des services éducatifs ou d’approvisionnement alimentaire pourront ainsi être rendus à notre collectivité.

 

Notre tract :

 

 

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